Les nobles - La noblesse, caste opprimée du jeu de rôle
Combien de fois, lors de mes aventures rôlistes, ai-je expérimenté en tant que PJ ou PNJ ce type de personnage : le noble ? Un nombre incalculable de fois ! Quasiment à chaque fois ! Quel que soit le jeu auquel on joue, on a toujours affaire avec la caste privilégiée ou dominante du monde de jeu. Que ce soit un med-fan, un space opéra ou un univers contemporain, ce type de personnage est incontournable. Ils tirent les ficelles du pouvoir, on se heurte sans arrêt à eux, ils sont puissants et omniprésents eux ou leurs hommes, et sont bien souvent les protagonistes des joueurs. Aussi, quelle tristesse de voir leur rôle se réduire le plus souvent à des clichés réducteurs ! Arrogants, imbus d’eux mêmes et de leur pouvoir, injustes et méprisants, fous et irresponsables, voilà à quoi se réduit leur roleplay dans quatre-vingt-dix-neuf pour cent de leurs apparitions ! On ne peut réduire la noblesse à ces tristes qualificatifs ! Aussi l’objet de cet article est-il de pallier à cette injustice et de vous permettre d’introduire ce personnage fascinant dans toute sa dimension dans votre scénario : le noble.

Cette rubrique est consacrée à tous les MJs qui s’arrachent les cheveux en essayant de créer des scénarios de Jeux de Rôles originaux. Il faut bien reconnaître que la création d’un scénario est sans doute l’exercice le plus périlleux qui soit dans le domaine du JdR...

L’hygiène du bazooka - Rajoutez une dose de saletés dans votre JdR
Alors les filles, on s’amuse bien ? On mange des chips, peinards, en jouant des petites intrigues bien pépères, pendant que le MJ part dans des envolées lyriques sur les petits zoziaux qui volent dans le ciel avec un ton monocorde ?

Les syndicats du crime appellent leurs membres de différentes manières. Cela permet pour chaque membre de s’identifier comme faisant partie d’un tout, mais cela permet aussi de communiquer sans être compris par un "non membre" de l’organisation. Quel que soit le jeu, avoir ces informations peut renforcer l’ambiance générale.

Imaginez un ancien temple dédié aux divinités chaotiques et chtoniennes, à moitié imergé dans des marécages putrides, abritant au plus profond de ses souterrains une horreur indicible qui par sa seule présence perturbe les rêves des dormeurs alentours, fait rouiller les métaux et fuir la faune ordinaire. Vous avez franchi mille dangers pour aller la débusquer jusque dans son repère, enfin vous allez vous confronter au mythe, découvrir quelle créature a tellement effrayé le Grand Veneur que ses cheveux en sont devenus blancs en une nuit et causé la perte de caravanes entières, vous allez affronter le cauchemar, encore une seule porte à pousser et la voilà... qui titre 440 points de vie, dommages aggravés morsures/tentacules deux fois par round, déflections des projectiles, jets d’acides 54%, immunité aux armes métalliques et attaque psychique 72%.
C’est nul à pleurer.

Dans quasiment toutes les civilisations, la règle de vie en société la plus basique consiste à ne pas tuer son prochain. Mais, paradoxalement, presque toutes ces sociétés entretiennent en leur sein des gens dont la fonction est de tuer, au mépris des lois officielles et de la morale : les assassins. Examinons un peu cette activité qui a généré autant de mythes que de cadavres.

Le Voleur de profession, qu’on distinguera du voleur occasionnel dont la main malhabile s’abat sur un étal, la cassette de son maître ou un sac de voyage dans une poussée d’avidité que la lâcheté tempère d’ordinaire, le Véritable Voleur (donc) est un être à part de par un choix de vie radical : la clandestinité.



Féodoric plaqua ses poings sur ses yeux et un grognement lui échappa. Son corps fut secoué par de longues convulsions tandis qu’il sentait ses muscles se tendre. Il se releva pour pousser un long cri guttural, et lorsqu’il ôta ses poings, ses yeux étaient rouges, ses traits déformés par... LA RAGE !

Parce que le jeu représente une part importante dans l’évolution et l’éducation de l’homme, mais surtout parce que nous croyons que sa pratique ne doit pas s’arrêter au moment du passage de cette frontière intangible entre le monde des enfants et celui des adultes, nous avons décidé de créer une fédération des jeux de simulation.

L’Archétype du Barbare - (En slip d’ours)
Le Barbare est, parmi les archétypes du med-fan, l’un des plus prisés et l’un des plus simplifiés par l’interprétation des joueurs débutants. C’est dommage, parce qu’un Barbare peut-être bien autre chose qu’un gros bœuf en slip d’ours, il est originaire d’une certaine culture qui possède ses cultes, ses traditions, sa conception du monde et de l’humanité, toutes choses permettant d’approfondir le roleplay et de donner une âme à cet archétype trop souvent crétinisé à l’extrême.

L’Âme des Guerriers - Psycho-sociologie de la castagne.
La baston est un événement récurrent du JdR, les combattants plus ou moins spécialisés forment souvent le gros de la troupe des PJ et la guerre est en soit une activité "extrême" qui cristallise une foison de mythes, d’émotions, d’enjeux et d’attitudes. C’est pourquoi je vous propose de tenter de donner aux guerriers med-fan un peu de sociologie à leur mesure juste histoire de dire que la castagne n’est pas l’anti-thèse du roleplay.

Le Système EST important ! - Introduction au Modèle GNS
Traduit de l’anglais : System does matter, de Ron Edwards.
Ce texte a été écrit fin 1998. Publié une première fois sur le site Gaming Outpost début 1999, puis le site Hephaestus’ Forge et finalement sur The Forge. Une version légèrement modifiée est incluse dans l’édition papier de "Sorcerer", jeu de rôle écrit par Ron Edwards.