Bienvenue au Maccumba, l’enseigne holo clignote en une série aléatoire de couleurs calculées par le Zmark du Maccumba. Cette super boîte à la mode pour gros richard, attend un gros bonnet de la puce du rêve, voila la raison de ma présence ici.
Je suis un de ses gardes du corps. Habituellement je travaille en los [1], mais après un appel du kiébane [2], mon découvert a eu raison de ma fierté. Dans l’ambiance surchauffée de la piste de danse, j’ai l’oeil fureteur, cherchant le détail qui n’a pas sa place, celui qui éveillera mon inconscient et réveillera mon cortex reptilien. Cette partie de mon cerveau est branchée en direct sur mes implants cybernétiques d’autodéfense. Par cette méthode d’implantation, les réflexes ne sont plus inhibés par les pensées parasites de la conscience.
Voici mon ordinaire de tous les jours, survivre coûte que coûte dans un pays de plus en plus exigu où la violence est le moyen d’expression le plus fréquent.
Quoique ce monde, c’est celui aux portes de Paris, car à l’intérieur, les bobos [3] restent entre eux. Ils distribuent la soap pulpo [4] pour se donner bonne conscience et calmer tout sentiment de révolte, mais les smiles [5] nous tiennent à distance. Un cordon "sanitaire", la surb’, a été instauré dans la petite cour [6]. Si tu n’as pas le petit coupon bleu de la ratp, le rat bleu, et qu’ils te mettent le grappin d’ssus, s’en est fait d’toi. Même mon patron est personna non grata, là-bas.
Mais bienvenue, ici on accepte tout le monde, noje [7].
Markus Roses - Le 15 août 2050.
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