Un voyage.
Le Vent divin m’est apparu.
Il m’a dit :
Suis-moi !
Et je suis partie.
Sur ma route, j’ai rencontré
Des guerriers hypnotisés par le reflet de leur lame.
Des sectes sataniques aux instincts dionysiaques.
Des androïdes plus humains que leurs créateurs,
Des chasseurs sans respect pour leur gibier.
Des hommes qui volent la mémoire,
Des hommes qui savent quoi penser de leur vie.
Sur ma route, j’ai traversé
un gourou amateur de sang et de pouvoir
Des poupées qui riaient toutes seules
d’être damnées par leur créateur.
Des inconnus me pénétrant avec leurs peurs inconscientes
M’implorant de leur donner le plaisir égoïste et cruel
Des robots cherchant leurs semblables pour combattre
Des mutants dans les refuges puant la sécurité.
Sur ma route, j’ai trouvé
Le sexe de compagnons transformés en démons,
Le plaisir du sacrifice et des chaînes acérées,
La souffrance de l’autorité et de la solitude,
La compagnie de l’acier et des prisons dorées.
Puis, je me suis envolée vers les sommets brûlés
Commandées par les Dieux, désertés par les pieux.
Le vent m’a transporté dans les mains décharnées et oubliées
jusqu’aux chambres de tortures des illusionnistes.
Danse magique.
Le mouvement est beau,
Il évoque le souffle du vent dans les branches
Pâle froideur du soir
Douce caresse sur les peaux échaudées et battues.
Rapide comme le félin qui bondit
La terreur du duelliste
Le geste sauveur, situation critique, impasse ouverte.