En effet, il y a trois façons de devenir Changelin, les deux premières résultant de l’échange :
- l’enfant humain qui a été enlevé est élevé parmi les fées, et acquiert à leur contact une nature féerique faërique
- l’enfant fée placé chez les mortels finit lui-même par acquérir auprès d’eux une nature humaine
- le dernier cas est différent, car il s’agit du fruit d’une union entre un être fée et un mortel, donc d’un métissage
ce ne sont pas les seuls moyens, mais principaux. En effet, un humain enchanté vivant longuement parmi les Fae peut devenir à plus ou moins long terme.
Par contre, même si les Changelins ne sont pas stériles, ils ne peuvent engendrer des Changelins. Leurs enfants auront du sang féerique, un héritage qui pourra se voir par une couleur de cheveux ou d’yeux inhabituelle, voire même éventuellement par une certaine affinité féerique, mais rien de plus.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, vivre parmi les Fae ne signifie pas forcément avoir un meilleur mode de vie. En effet, les Changelins ne vivent pas mieux, étant souvent traités comme des sang-mêlés, des mulâtres, des enfants illégitimes, des bâtards et autres termes peu sympathiques par les Premiers-Nés les plus traditionalistes. Ce sont des serviteurs au même rang, ou presque, que les Follets.
La lutte de l’Eglise contre la tradition cause des ravages parmi les Changelins. Si un Changelin est baptisé, il perdra toute nature faërique, et des familles ayant conscience de l’anormalité de l’enfant le feront baptiser. Certes, l’enfant survivra, mais ce ne sera plus qu’un vulgaire mortel, ayant perdu la nature qu’il avait à sa naissance...
Comme ils sont, à cause de leur nature, moins faëriques, les Changelins ne développent pas des traits surnaturels comparables aux autres Origines, et ont moins d’affinités avec les Brumes.
Leur première apparence est d’ailleurs leur forme mortelle, contrairement aux autres.
Ils ont aussi l’avantage de mieux connaître les traditions et les manières humaines, ce qui les rend précieux quand il s’agit de s’infiltrer parmi la société mortelle.
Les traditions les interdisant de commandement s’estompent d’ailleurs, permettant à ces Fae d’acquérir plus de droits et de pouvoirs, même si cela ne fait pas forcément plaisir à tout le monde, notamment aux moins humanistes des Fae (et sans doute encore moins à une certaine Cour glacée).