Crime au kabuki (goethe)

de Charles Haquet

Roman en langue française
Genre : Roman policier

Editions :

Le Masque (2002-collection Labyrinthes n°152)
283 pages
ISBN-10 : 2702432921 & ISBN-13 : 978-2702432921

Biographie de l’auteur :

Charles Haquet est né en 1966.
Il se passionne pour la culture japonaise de longue date.
Journaliste, pratiquant les arts martiaux, il a effectué de nombreux voyages dans ce pays, des plaines de Kanazawa aux forêts de Shiratoko.
Crime au kabuki est le deuxième volet de la trilogie des aventures du samurai Tosode.

Contexte de l’intrigue :

Epoque :

Hiver 1878.
Début de l’Ere Meiji - Les classes sont abolies, et les samuraï qui ne parviennent pas à s’adapter aux nombreuses réformes et à l’ouverture à l’Occident disparaissent un par un.
Les plus "coopératifs" forment néanmoins l’élite du nouveau Japon : chefs d’entreprises et cadres de la nouvelle administration Impériale, autant civile que militaire ; les autres doivent désormais se plier aux ordres des hinin qui les emploient et vivre dans la misère...
Cette année là, la société Kawasaki et le premier club de base-ball japonais sont fondés.

Lieu :

Tokyo, au Japon.

Personnages principaux :

Tosode, ronin ;
Suzuki Hikonoshin, journaliste ;
Sumara, vendeuse de cerfs-volants ;
Yoshiro, acteur de kabuki ;
Tanaka, acteur de kabuki ;
Takagi, acteur de kabuki ;
Teshigara, ancien acteur de kabuki ;
Akatsura, propriétaire du théatre ;
Yasuda, directeur de la troupe ;
Kataï, metteur en scène ;
Oda Kujiro, écrivain de théatre

Résumé :

Un soir de l’hiver 1878, dans un théâtre kabuki de Tokyo, l’acteur Yoshiro dégaine son sabre et se lance dans une danse endiablée au rythme du shamisen.
Son kimono virevolte dans le halo safrané des lampes à pétrole. Soudain, il frappe d’un geste vif son adversaire qui tombe au sol à la grande joie des spectateurs.
Mais après la représentation Yoshiro disparaît mystérieusement : fuite ou enlèvement ?
Bien malgré lui, le jeune samurai Tosode va devoir mener l’enquête dans les coulisses obscures et dangereuses du théâtre de Nakajima.
En chemin il rencontrera des personnages pittoresques : un journaliste ambitieux, une séduisante vendeuse de cerfs-volants, un enfant amateur d’haïkus et un inquiétant joueur de flûte masqué.
Mais le Japon qui entre dans la frénésie moderniste de l’ère Meiji lui réserve bien des pièges et des surprises.

Du même auteur :

L’Œil du Daruma (2001)
La Geisha de Yokohama (2005)

Inspirations possibles :

Ce roman propose une intrigue policière riche en rebondissements et haute en couleurs, qui peut être jouée sous réserve de quelques modifications et ajustements, de préférence sur une période de troubles politiques majeurs (Guerre des Clans, KYOD, etc...).
Par ailleurs, il dépeint parfaitement les difficultés quotidiennes que rencontre un ronin pour survivre.
Enfin, un glossaire est proposé à la fin du roman, ce qui peut s’avérer très utile pour nommer certains éléments typiques de l’univers japonais (par exemple, le "moine errant à panier percé jouant de la flûte" est tout simplement un "komusô").