Des Bandes Dessinées


Preacher scénarisé par Garth Ennis, chez Vertigo (et aussi chez feu Le Téméraire en VF). Genesis est le fils d’un ange et d’un démon. Il s’incarne dans la corps d’un prêtre qui n’a plus la foi et prend pour idée d’aller demander des comptes à Dieu directement. Il est aidé en cela par son ex-petite amie qui est devenue tueur à gage pour la mafia et un vampire irlandais dénommé Cassidy. Mais Dieu n’est pas d’accord (et il n’est pas le seul) et plusieurs personnes vont se faire un devoir de mettre des batons dans les roues de nos héros.

On ne peut oublier le travail de Grant Morisson, qui se considère comme un usagé de la chaos magick ou free style magic, et en particulier les Invisibles. On y suit les pérégrinations d’une cabale se battant contre une organisation qui controle notre réalité. Une traduction de la deuxième série a été faite chez feu Le Téméraire, mais elle ne couvre pas tous les épisodes américains. Il faut donc se rattraper sur la VO pour connaitre toutes les aventures de ce groupe furieusement UAesque.

Avec Kabuki, David Mack fait exploser le concept de la bande-dessinée et narre les aventures d’une espionne asiatique qui travaille pour une organisation secrète nommée « Les Masques de No ». Son héroïne, défigurée depuis l’adolescence, est en train d’agoniser sur la tombe de sa mère. Elle est entre rêve et réalité. Ses souvenirs et ses fantasmes se mélangent pour former un récit particulièrement riche. Il y a dans cette série les thèmes forts d’UA : la folie, l’obsession, l’engagement dans une cabale, la recherche de soi, le doute sur la réalité... David Mack ne se contente pas de dessiner, il se joue de l’image pour donner plus de profondeur à son oeuvre. A dévorer des yeux...