Extrait : Le Mexique : Désillusion, sang, haine, mort et anomalies…
En 1862, je fus réquisitionné, sans trop de mal, curiosité et soif d’aventure obligent, pour l’expédition que Napoléon III envoya au Mexique pour soutenir l’empereur Maximilien, arrivé au pouvoir en 1864 contre la dissidence de Jùarez. La guerre fut atroce. Malgré ma grande tolérance, la mentalité mexicaine m’apparut en contradiction complète avec mon système de valeur.
En 1863 des phénomènes bizarres apparurent, des morts ne l’étaient pas vraiment, mexicains et français s’alliaient parfois contre des êtres indescriptibles, la terreur, et non plus la peur de la guerre, vu le jour et la plus grande confusion était de rigueur. Je restais sur place plus de 5 ans. Vie faite de caserne, d’expéditions punitives et d’attaques de guérilla.
J’appris là-bas à détester mes ennemis : les mexicains et à détester mes collègues : les soldats, tous plus barbares et sales les un que les autres. J’appris aussi à me servir d’armes (fusils, pistolets, artillerie, explosifs)…
Sur la fin nous sortions que très peu, les soldats devenaient parfois fous : leur compagnon venait de se relever avec un trou à la place du ventre… Des bruits commençaient à courir sur des « abominations »… Moi c’était les cauchemars…
Début 1867 Napoléon III rappela ses troupes, sauf un corps expéditionnaire détaché au palais de Maximilien pour sa protection. Je fis parti de ce dernier, je ne pouvais de toute manière pas rentrer si tôt, je n’avais pas d’identité en France et têtu je décidais d’aller jusqu’au bout…
Jùarez en profita, il pris Mexico, certains disent qu’il n’était pas seul… Je veux bien les croire. Nous nous retranchâmes à Querétaro au nord-ouest.
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