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Description physique
La suivante, c’était Julian, avec son air placide, ses cheveux longs et sombres, ses yeux bleus n’exprimant ni passion, ni compassion. Il était enfermé dans une cotte de maille blanche, non pas couleur d’argent ou d’acier, plutôt émaillée.
- les Neuf Princes d’Ambre
Psychologie
Julian, Julian, Julian... Est-ce que je ne t’aurais jamais connu ? Non. La verte magie d’Arden a dû adoucir cette vieille vanité pendant ma longue absence pour ne laisser que cette juste fierté et une chose que j’appelerai l’honnêteté... quelque chose de différent de la pitité, certes, mais qui, ajouté à la panoplie de tes qualités, ne leur ôtera rien.
- Les Cours du Chaos.
Nous avons là un des Ambriens les moins compliqués, en termes de pouvoirs, mais aussi des plus intéressants, du point de vue jeu de rôle.
Le maître de la forêt d’Arden chevauche une créature de légende, Morgenstern, un être qui ressemble à un cheval mais qui ne peut être atteint par des balles ordinaires, capable de rattraper une voiture et de sauter par dessus sans élan. Julian mène aussi une meute presque sans limites de Chiens d’Enfer, voit par les yeux de ses faucons et dirige une troupe de cavaliers sortant tout droit des contes anciens.
Pourtant, dans les romans, la première impression qu’on a de lui est que c’est un minable. Corwin le bat sans problème au corps-à-corps.
Est ce bien vrai ?
Considérons logiquement la situation. Voilà Julian, dans son armure blanche invulénrable, monté sur Morgenstern, à la tête de ses chiens d’Enfer, qui ne se contentent pas de pourchasser les voitures, mais de les manger.
Peut-être que su Julien a perdu face à Corwin, c’était que, comme tout Ambrien dans le cas-là, il avait ses raisons.
Pour le MJ, Julian est un homme vigoureux. Il sera dur avec les personnages-joueurs, les voyant comme des jeunots intrépides qui ont besoin qu’on les prenne en main avec fermeté. Si on lui demande un chemin, plutôt que de tendre le doigt pour le montrer, il saisira probablement son interlocuteur par l’épaule afin de le faire pivoter pour le mettre dans la bonne direction.
Toute personne qui osera lui répondre insolemment finira tôt ou tard par recevoir une bonne leçon, un jour où elle se trouvera en Arden. Julian s’arrangera pour qu’elle se perde et passe quelque jours sans manger, pour qu’elle soit attaquée par quelque bestiole peu agréable ou tout simplement pourchassée par sa meute de Chiens. Il ne lui fera pas (trop) de mal et s’occupera personnellement de son sauetage, mais pas sans lâcher une ou deux remarques ironiques.
Intrigues
Julian n’est pas aussi fort, aussi talentueux, ni aussi versé dans les l’utilisation des pouvoirs que ses frères. Mais quand on en vient à sa tâche principale, garder la route qui traverse la forêt d’Arden, il est incomparable.
"Julian n’avait pas d’amis", dit-elle. " Sa personnalité glaciale ne se réchauffe que lorsqu’il songe à lui-même. Oh ! oui, dans les récentes années, il paraissait très proche de Caine que de tout autre. Mais cela même.. pouvait faire partie du complot. Feindre l’amitié pendant assez longtemps pour qu’on y croie, afin de ne pas compter parmi les suspects en ce moment, j’en pense Julian capable, parce que je ne le vois nullement susceptibles de liens émotifs puissants."
- Fiona parlant de Julian, dans Le Signe de la Licorne
La seule véritable allégeance de Julian pourrait bien être envers la forêt d’Arden. Celle-ci, la plus belle des forêts, serait la seule qui puisse adoucir son coeur et de lui donner un but.
Si vous voulez aller en Ambre par voie de terre, vous devez traverser la forêt d’Arden. Et cela veut dire passer chez le prince Julian, le défenseur attitré d’Arden.
Il n’est pas aussi fort que d’autres, ni aussi doué pour le maniement des armes. Selon les critères Ambriens, Julian est un éternel second. Mais comment allez-vous l’atteindre ?
D’abord, il connaît les profondeurs de la forêt d’Arden ; pas selement les vastes étendues que l’on voit du Kolvir, mais les milliers d’Ombres d’Arden qui forment la véritable frontière d’Ambre. Il patrouille le long des chemins d’Ombre, à travers Arden, dans son impénétrable armure d’écailles, entouré d’hommes soigneusement choisis, de Chiens d’Enfer, de faucons et Dieu sait quoi d’autre.
Il est toujours à cheval, si l’on peut appeler Morgenstern un cheval. Corwin nous apprend qu’il « a créé Morgenstern. Il l’a fait jaillir des Ombres, et lui a donné la force d’un ouragan et d’un marteau-pilon ». Comment peut-on appeler une créature qui ressemble à u ncheval, mais qu’il est impossible de blesser avec des balles ordinaires, qui galope à cent soixante kilomètres l’heure, et est capable de sauter sa propre hauteur, au-dessus d’un mur, sans élan ? C’est un peut plus qu’un simple cheval. Ce qui nous ramène aux Chiens d’enfer. Ils sont rapides aussi, et ils ne se contentent de courir après les voitures, ils les mangent. Et Julian a beaucoup de Chiens d’Enfer...
Julian est aussi un homme qui aime prendre la pose. N’attendez pas de lui qu’il explique ses raisons, ses motivations ou ses méthodes. S’il vous à la bonne, tant mieux ; il vous aidera (il ne prendra peut-être jamais la peine de vous le dire, mais il vous aidera). Affrontez-le, et à moins que vo_us ne lui posiez une lame sous la gorge, n’espérez pas qu’il se justifie devant vous. Julian est un homme fier, et de son point de vue, si vous ne le croyez pas, si vous ne lui faites pas confiance, vous pouvez aussi bien vous reconvertir en patée pour ses Chiens.
« Tu choisis mal tes mots, fis-je.
Au contraire. J’ai réfléchi à chacun d’eux, répondit-il. Nous consacrons tellement de temps à nous mentir les uns aux autres que j’ai conclu qu’il serait peut-être amusant d’exposer mes vrais sentiments. Rien que pourvoir si l’un de nous le remarquerait. »
Corwin et Julian, dans Le Signe de la Licorne
Julian a été les principaux alliés d’Eric, et pourtant, celui-ci le traitait avec mépris. Il s’est tenu aux côtés de Corwin, qui ne lui accordait pas la moindre confiance. En fait, Julian semble plus dévoué à Ambre et à Arden qu’à toute personne qui régnerait sur elles, Il perçoit les manoeuvres de ses frères et ne les approuve pas.
Le plus proche ami de Julian est probablement Caine, et tous deux seront sans doute alliés, « coconspirateurs » et complices. Il respecte et aime beaucoup Fiona, en en dépit du fait qu’elle le méprise, mais n’est pas très populaire auprès de Corwin et de Random. La plupart des autres se méfient de lui.
Avoir Julian comme Père
Julian peut faire un père merveilleux, le meilleur de la bande. Son domaine, Arden, serait un terrain de jeu rêvé pour n’importe quel enfant. Ses pavillons de chasse (ou une maison dans les arbres) arbriterait une famille unie. Julian serait souvent là, toujours un cadeau à la main, proposant un mystère à découvrir ou un endroit merveilleux d’Arden à explorer, et surtout, prenant le temps d’être un père.
Julian, le chasseur
Pour d’autres personnages, les habitudes sportives de Julian peuvent poser problème. Quelqu’un de très sensible, opposé à ces activités meurtrières, risque d’avoir avec lui des relations distantes, ponctuées de fréquents accrochages.
Julian, maître des chiens
D’un autre côté, Julian est quelqu’un de si froid, si dur, qu’il peut inspirer de la haine : « Qu’il aille au diable ! Il croit qu’il peut me contrôler comme il manipule ses Chiens ! Je ne le laisserai jamais me dire ce que je dois faire... »
Citations
J’imagine que, très vite, le mantichore eût été dévoré. Mais à cet instant, les cavaliers apparurent au sommet de la colline et arrivèrent au galop. Ils étaient cinq, Julian en tête. Il portait son armure à plaques blanches, son cor de chasse suspendu au cou, et montait Morgenstern, une bête qui avait toujours fait preuve d’une profonde aversion à mon égard. Il leva sa longue lance, s’en servit pour faire un signe dans ma direction, puis l’abaissa et lança des ordres à ses chiens. Ceux-ci abnadonnèrent leur proie à contrecoeur et tous, y compris cleui qui se trouvait perché sur le dos du mantichore, se retirèrent lorsque Julian, lance basse, éperonna les flancs de Morgenstern.
La créature se tourna vers lui en lançant un dernier cri de défi et bondit, tous crocs dehors. Lorsque le choc eut lieu, le poitrail de Morgernstern m’empêcha de voir ce qui se passait, masi un instant plus tard, je sus au comportement du cheval que le coup avait porté.
En me déplaçant, je vis la bête gisant, la poitrine ensanglantée d’une corolle pourpre autour de la hampe noire de la lance.
Julian descendit de cheval et donna aux autres cavaliers des instructions que je ne pus entendre ; ceux-ci demeurèrent en selle. Puis il contempla le mantichore qui tressaillait encore avant de se tourner vers moi en souriant. Il alla jusqu’à la bête, saisit la lance d’une mai n et la retira de la carcasse. Il la plante ensuite dans la sol, et attacha Morgenstern à la hampe, puis il le flatta du plat de la main, tourna la tête et se dirigea vers moi
- la Main d’Oberon
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