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La Cappadoce Comme le nom du clan l’indique, le berceau des Pilleurs de Tombe est la Cappadoce, qui deviendra plus tard une contrée de la Turquie. Vous pouvez trouver ci-joint un parchemin issu du carnet de route d’un frère aujourd’hui décédé : Niccolo Giovanni de Venise. Son but, qu’il a semble-t-il atteint, fut de rejoindre le Mont Argée pour en extraire ses secrets. Le travail de ce moine que l’on dit Nodiste, est exceptionnel de par la quantité d’informations qu’il nous livre mais aussi de par leur qualité. En effet son étude lui a permis en se rendant sur place, de nous laisser un témoignage de ce qu’il avait découvert. Vous allez ainsi pouvoir découvrir au fil de votre lecture, des croquis de chardon et de craie fait par Niccolo de Venise. De l’histoire des hommes...La Cappadoce semble accueillir très tôt un grand pôle de commerce non loin de Kayserie. Le terme "très tôt" est ici utilisé par défaut mais on peut l’estimer à 2 à 3 000 ans avant Jésus Christ. Cet important commerce est dû à la richesse métallurgique de la région où l’on trouve cuivre, argent et or et à la quasi absence d’étain, nécessaire à la fabrique du bronze. Les commerçants Assyriens introduisent en outre l’écriture, nécessaire à leur système de taxes et d’intérêts, ainsi que la métallurgie, les cachets cylindriques, les temples... Au début du deuxième millénaire avant Jésus Christ les Hittites traversent le Caucase et s’installent en Anatolie. Ils y construisent leur empire qui sera détruit par les Phrygiens. Se succèdent alors les Barbares, les Lydiens, les Perses,... Ces derniers qui vénèrent le feu sont les premiers à vouer un culte aux volcans (Erciyes Dagi et Hassan Dagi). Alexandre met un terme à l’empire Perses en 332 avant JC. En 17 après JC, Tibérius fait de la Cappadoce une province romaine. En tant que croisée des routes commerciales, elle est un lieu de nombreuses batailles. Les fronts de l’Est et du Sud conduisent les romains à doter leurs cités (dont Kayserie) de murailles. Région troublée, elle accueille en outre les chrétiens fuyant Rome qui trouvent refuge dans les villages épars de la région. Ils se concentrent particulièrement autour de Gorème, à l’est du grand lac de Tuz Galu, où ils construisent des monastères troglodytes. Au moment de la division de l’empire de Rome, la Cappadoce reste sous la domination de l’empire romain de l’est. La première partie du VIIème siècle voit naître les disputes entre Sassanides et les Byzantins. Les Sassanides tiennent la région entre leurs mains pendant 6-7 ans. En 651, le Calife Osman vainc les Sassanides et la région tombe cette fois entre les mains des Arabes. Léon III influencé par la religion musulmane, fait interdire les icônes. Face à cette situation, les chrétiens iconodules commencent à se cacher. Le mouvement iconoclastique durera près d’un siècle (726-843). Durant cette période, l’influence de l’iconoclasme a été très forte, les icônes étant le seul moyen de rester caché tout en continuant à pratiquer un culte. Les Seldjoukides sont originaires d’Asie centrale et leur fondateur est Selçuk Bey, Oğuz des turques. Au Xème siècle, l’islamisme s’est fortement étendu et les Seldjoukides qui ont reconnu l’islam comme leur religion, s’efforçent de convertir les peuples et d’annexer des territoires aux leurs. Une nouvelle période commence en Anatolie au moment où l’empereur byzantin Romanos Diogène est défait par le petit-fils de Selçuk Bey, Alparslan en 1071. En 1075, l’État Seldjoukide s’installe en Anatolie. En 1082, Kayseri est conquise et la Cappadoce appartient alors à l’état seldjoukide. L’Anatolie, centre du christianisme, se trouve insérée à la religion musulmane qui s’étend alors de l’Afrique du Nord au proche et moyen orient. La conquête de L’Anatolie Centrale par les Seldjoukides n’a pas affecté l’autorité religieuse du patriarche. ...et de celle des Caïnites.L’Anatolie et la Cappadoce sont les refuges des Cappadociens et la terre d’origine de leur fondateur. C’est d’ailleurs la seule chose que l’on sache de lui, sinon qu’il était prêtre ou chaman. Toutefois cette terre ne sera longtemps pour eux qu’un lieu de passage lors de leurs voyages à travers les Terres de Nod. Comme toujours la présence des Infants de Caïn est étroitement liée à celle des mortels. L’histoire a donc vu nombre de Caïnites fouler les terres de Cappadoce. Pour le clan, la région prit de l’importance lorsque, suite à sa première révélation, Cappadocius convoqua le Clan dans la cité troglodyte de Gorème, aussi appelée : Korama, Matiana, Maccan ou bien encore Avcilar. Les premiers chrétiens y étaient alors établis et s’y terraient, fuyant la vindicte de Rome. Des Cappadociens y résidaient aussi attiré par les étranges cheminées de Fée, qui servaient de sépultures aux romains. L’enseignement de Cappadocius impliquant la proximité des Cieux, tous prirent la direction du Mont Argée.
Sous la direction de Caias Koïnè le Cappadocien, la troupe massacra tous les moines et l’Osiris et s’empara du monastère qui fut modifié selon le bon vouloir des Pilleurs de Tombe. En quelques mois le monastère, que les mortels nommèrent le Monastère des Ombres, accueilli en son sein tous les membres du Clan attirés par les nouvelles perspectives de Cappadocius, mais aussi d’autres vampires croyant y découvrir des orgies de sang. Sous la tutelle du monastère qui accueillait la dépouille de Cappadocius, les villes Cappadociennes de Derinkuyu et de Kaymakli se développèrent et s’agrandirent.
A cinq lieues au sud de Nevsehir se trouve Kaymakli. La ville est construite sous terre et compte 6 niveaux. Du moins, c’est ce que laissent croire les Pilleurs de Tombe. Les villageois ont installé dans les premiers niveaux tout le nécessaire à leur vie de tout les jours : greniers, étables... Les habitations étant dans les niveaux inférieurs. Au deuxième niveau on trouve aussi une église qui jouxte un mausolé. Le troisième niveau est consacré aux cuisines et autres ateliers. Les niveaux les plus profond sont les repaires des Cappadociens. Les Cappadociens, avec l’aide de Nosferatus ont relié les deux cités par un long et étroit tunnel. |