Manitou étant hors de portée de l’Inquisition, les Eskatoniques estiment avoir les mains libres quant à leurs sujets d’études - cependant, cela n’empêche pas les Sanhédrins de veiller et de pénétrer dans le système. Le monastère continue donc de se plier tant à la doctrine eskatonique qu’orthodoxe.
Le monastère, baptisé Passerelle des Cieux, est une véritable curiosité à lui seul : si les parties les plus basses de l’île comprennent les quartiers d’habitation, la cantine, les terrains d’exercice, les docks d’appontage et une petite surface d’atterrissage, il faudra gagner le sommet pour atteindre le temple principal, les bibliothèques et un petit sanctuaire dédié à Ven Lohji et à Saint Horace. Pour parvenir à cette partie du monastère, reste à gravir les mille marches qui entourent les bords du pic. Cet escalier à été creusé à partir du roc il y a déjà fort longtemps, et l’on prétend que l’île aurait été érigée par les Vao afin d’obéir à leurs oracles... Certains vont jusqu’à murmurer que les Ur eux-mêmes utilisèrent cette île un jour, nœud énergétique de la planète - sous l’escalier se cacheraient de mystérieux mécanismes, qui une fois correctement activés devraient mener à l’ultime illumination.
Le seul acte de gravir les marches, en théorie, représente l’idéal de la Quête et l’ascension vers le Sacré. Toute personne qui oserait atteindre le sommet grâce à un aéronef ou tout autre moyen sera ignorée par les Eskatoniques, jusqu’à ce qu’elle emploie l’escalier.
Le maître des lieux se nomme Guillaume de la Passerelle, abbé du monastère. Lui et son assistant Osanto cumulent les informations au sujet des multiples convents psychiques qui opèrent sur le sol de Manitou, et certaines agences de renseignement des Mondes Connus font souvent halte sur l’île en vue d’obtenir certaines informations. Guillaume est un homme sage et paisible, bien qu’il soit capable de parler pendant des heures après qu’on lui ait posé une certaine question. On prétend qu’il serait une sorte de prophète, ou encore qu’il écrirait la destinée des Mondes Connus dans les pages de ses chroniques...




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