Le pays elfe a occupé 1/3 du monde, mais désormais sa super-ficie est des plus réduite (largement plus que le pays nain), et la tendance s’accentue toujours. Par exemple, sur le flanc nord-ouest mais surtout sur tout le flanc Est, où les colons humains installent leurs nouveaux villages de plus en plus près des montagnes. La Grande forêt des sylvains aurait même commencé à être déboisée et des colons se seraient installés sur les flancs Est de la chaîne de l’arbre. Le Pays elfe est donc limité à une série de chaînes monta-gneuses et aux moyennes montagnes environnantes, seules 3 grandes vallées font encore l’objet d’une agriculture intensive. Les elfes et les hobbits du Lamédon entretiennent de bonnes relations et les importations de céréales sont donc devenues monnaies couran-tes. Depuis quelques siècles les elfes des bois, traditionnellement chasseurs, travaillent au côté des paysans elfes et leur magie favorise grandement la culture sur ces terres ingrates. Enfin, signalons qu’il existe quelques cités où les maisons arboricoles des elfes sylvains sont conservées et qu’en certains endroits on peut rencontrer des sites réalisés par les nains (avant la guerre nains-elfes) ou des refuges de féerie.
- Climat : tempéré à montagnard avec de nombreuses zones à plus de 2000 mètres.
- Paysage classique : succession de vallées encaissées largement boisées, entourées de hautes montagnes enneigées (type Suisse ou Tyrol).
- Population : principalement elfique (80%) avec près de 10% de ½ elfes.
- Villes importantes : Elvénion (Capitale, 275 000 hab.), Donia la verte (50 000 hab.), Ashaël (25 000 hab.), Uzaë-Til-Narië (4 500 hab.).
- Architecture classique : petites maisons à 1 étage en bois où seuls les soubassements sont en pierre, toits très inclinés en planches prenant parfois un aspect de chalet.
- Capitale : Elvénion
Style : délimitée à l’Ouest par un à pic de 300 mètres (avec de nombreux élevages de rapaces), la basse ville est ceinturée par une grande palissade de rondins, les quartiers sont fréquemment entourés de larges allées de pelouses, de jardins ou de parcs boisés. La haute ville est entourée d’une grosse muraille de pierres blanches, parfois peintes, son accès est strictement limité par les gardes, les palais intérieurs sont en pierre blanche cristalline et possèdent une architecture complexe avec abondance de pinacles, de tourelles, de clochetons, le tout avec des formes géométriques courbes ou au contraire très aiguës. L’ambiance de la cité est très étrange, les enfants parcourent librement les rues en jouant et en riant, alors que les adultes emprunts de sérieux sillonnent rapidement les avenues de pavés ou de pelouse, parfois accompagnés de gardes ou d’escortes.
Administration : en théorie, la situation est claire : la reine Erénir-do-Niriel dirige la cour des elfes et donc la cité ainsi que le pays (voir tous les elfes du monde). Mais en vérité, la dernière décision politique importante de la reine date d’il y a plus de 25 ans et désormais Erénir s’occupe plus des Arts (esthétiques ou magiques) que de son peuple ou de son pays. Le grand conseil des elfes ne s’est plus réunit depuis 50 ans et la cour n’a pas siégé depuis 3 ans. La capitale est donc dirigée par les différentes familles nobles qui placent leurs pions dans les différents clergés, ou dans les guildes, les groupes d’élites, les assemblées de mages, etc. Et si tous les enfants de la noblesse elfique passent leur enfance à jouer ensemble sous la surveillance de leurs nourrices et précepteurs, passé l’âge de l’adolescence, ils apprennent vite à prendre leur distance et à utiliser des goûteurs, des gardes du corps : escrimeurs ou mages... La reine, dans la force de l’âge parvient simplement à maintenir l’équilibre entre toutes les familles et elle même est parfois menacée. Le chaos, si choyé par les dieux elfiques, est donc le principal gouverneur des elfes, d’autant plus que les ambassadeurs humains issus de Kédalion ou de Thalussa font tout pour maintenir cet état de fait.
Coutumes locales :
- Les défis : il s’agit d’une tradition qui peut prêter à sourire, mais qui peut aussi dégénérer de la plus grave des façons. Depuis des millénaires, il est d’usage chez les elfes d’Elvénion (et seulement de cette ville) de lancer des « défis » aussi nommé « prix » ou « récompenses ». Il s’agit d’une pratique héritée du jeu auquel se livrait Elÿs (le dieu elfe de la liberté) et Alinoë (le dieu elfe de la chasse). Ainsi, si l’envie vous en prend, et si vous êtes elfe, vous pouvez lancer un défi sur une personne, un objet ou un lieu, tout en proposant une récompense à votre convenance. La récompense peut être symbolique ou matérielle mais elle doit être déposée ou explicitée à l’assemblée des défis, le lieu où se passent les annonces (un grand bâtiment à l’entrée de la haute ville). Ensuite, si un elfe désire relever le défi, il lui suffit de s’inscrire sur le registre correspondant et de tenter sa chance. Cette coutume peut donc s’avérer charmante puisqu’on peut citer des défis où il s’agissait de trouver une fleur rare en échange d’un baiser, mais il fut courant de voir des défis bassement plus matériels où il s’agissait de briser la carrière d’un jeune capitaine de l’armée, de planter une dague jusqu’à la garde dans la gorge d’un marchand, etc.. Depuis quelques siècles, les défis équivalents à des assassinats sont strictement réglementés et pour la plupart refusés par l’assemblée. Mais cette tradition explique pourquoi la plupart des elfes importants qui habitent Elvénion ne se déplacent jamais sans leurs gardes du corps, car pour la justice royale, tuer une personne en répondant à un défi n’est pas un meurtre...
- Autres villes importantes :
- Donia la verte : à compléter
- Ashaël : à compléter
- Uzaë-Til-Narië : à compléter
Ces informations, sans les cartes, sont reprises dans le document à télécharger : Les provinces de Kalidhia qui figure dans l’article : La géographie de Kalidhia