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Le baiser volé

Depuis quelques années, une statue de Véréna est sortie du temple de Bechafen le jour saint de la déesse. Durant
toute cette journée, la statue est révérée par l’ensemble de la population, sans considération de classe sociale ni
de fortune.
En échange, elle confère, la nuit venue et pour 24 heures, à la première personne qui l’embrasse le pouvoir de
guérir toute maladie, difformité ou blessure d’origine naturelle. L’acte de soin consiste à l’apposition des mains
sur la partie du corps à soigner et à donner un baiser sur le sommet du crane du patient, sauf s’il s’agit de la
partie à guérir. Toutefois, si l’affliction est justifiée, la guérison n’a pas lieu.
La coutume veut que ce soit le Grand Prêtre qui embrasse la statue. Il ne refuse les soins à personne, en théorie.
Les PJ sont abordés par une jeune et jolie femme mystérieuse. Elle explique leur explique ce qui précède et
demande aux PJ de voler le baiser quelques minutes avant le début de la cérémonie. Un de ses amis a une vilaine
blessure qui s’aggrave à chaque instant. Il a vraiment besoin qu’on l’aide. Bien qu’elle ne puisse entrer dans les
détails, elle les assure que sa requête est juste et fondée. Son ami est dans une situation critique et elle est sûre
que le Grand Prêtre refusera son aide car son ami a déjà essuyé un refus direct. Elle désire simplement qu’ils
volent le baiser, qu’ils embrassent son compagnon, puis qu’ils rendent le baiser à la statue. Elle peut payer en
bon or ou éventuellement utiliser le chantage si les PJ ont un passé trouble.
Si les PJ objectent qu’il est impossible de rendre le baiser à la statue ce qui privera de nombreuses personnes de
soins, la jeune femme rétorquera que cela n’est que balivernes et boniments religieux ; ce en quoi elle a raison.
La procédure du baiser telle qu’elle est codifiée par le culte de Véréna oublie en effet de préciser que le baiser
n’est qu’emprunté à la statue. Le Pouvoir de guérison dure effectivement 24 heures, mais il peut être transmis à
n’importe quel humanoïde, neutre ou bon, par le truchement de la statue.
La statue est exposée juchée sur une estrade sur le parvis du temple. Elle est constamment surveillée par des
hommes du guet et des jeunes initiés durant toute l’exposition.
Emmanuel Granier

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