Voici ma vision des choses, telle qu’elle a été façonnée par un joyeux mélange de restes d’Histoire, de séries télé, de vagues souvenirs de romans et de confrontations avec d’autres cultures ethniques (systèmes polynésiens, mélanésiens et antillais entre entres). Je simplifie, c’est pour un jeu après tout !
Dans un premier temps, j’émettrai l’hypothèse selon laquelle tout le monde est au courant - les choses changeront du tout au tout si cela devient un secret familial...
Un fils bâtard, même s’il ne possède pas tous les avantages et privilèges d’un enfant légitime, est tout de même respecté. Après tout, si le couple marié n’a pas/plus d’enfants, et si personne ne peut se prétendre de sang plus pur en que ci concerne la succession, c’est à cet enfant illégitime que reviennent le fiefs et les devoirs qui vont avec. Seulement, la mère de cet enfant sera bannie ou persécutée si le noble se refuse à la protéger - reste l’espoir qu’il la prenne un jour pour femme, si jamais sa compagne officielle décède.
Mais n’oubliez pas que les sentiments à l’égard de l’enfant divergent selon les classes sociales :
Pour un paysan, cet enfant est le fruit de son seigneur, il lui doit respect et obéissance.
Pour un prêtre de haut rang, l’enfant n’aura guère de droits ou peu s’en faut : il est le résultat de l’adultère, ce qui est parfaitement contraire aux enseignements de l’Église. Mais rien n’empêche d’accepter de légitimer cet enfant, suivant les intérêts politiques du moment...
Pour un prêtre de bas rang et/ou proche de la famille, cet enfant reste un noble, et ce sont les amants adultérins qui doivent être punis pour leur comportement - mais le parent noble mérite peut-être d’autant plus votre indulgence qu’il est la main nourricière du prêtre...
Pour un noble, le sentiment à l’égard de l’enfant dépend des relations avec le père du bâtard. S’il s’agit d’un ami (et si la chose n’est pas entourée du secret), le bâtard sera considéré comme n’importe quel autre enfant légitime ; mais s’il s’agit d’un ennemi, l’enfant se verra dénié toute considération et pouvoir (surtout s’il est en position d’héritier du fief).
Reste le problème où légitimer un enfant naturel est l’unique moyen pour conserver une terre, voire une province entière, et empêcher que le domaine ne passe à une famille ennemie. Autant dire que cela mènera à bien des dissensions entre vassaux plus ou moins religieux et obtus - lesquels d’entre eux reconnaîtront véritablement le bâtard comme héritier ? Autant d’occasions d’aventures...




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