Les vents magiques qui parcourent le monde se divisent comme la lumière en un prisme de couleurs. La magie pure née des royaumes du chaos se divise ainsi en huit couleurs selon la roue des couleurs. Les huit couleurs sont le rouge, le bleu, le fauve, le gris, le vert, le violet, l’or et le blanc. Chacune d’entre elles est associée à l’un des huit collèges de magie (voir les collèges) et symbolise l’une des voies de la magie. Mais avant de passer au travers du prisme de la roue, la magie pure forme le cône sombre. Ce cône représente la magie du chaos, indivisible puissance du mal. Les membres du dixième collège puisent dans la magie noire du cône sombre. Le pendant du dixième collège, le neuvième collège, tire sa puissance du cône lumineux qui se trouve de l’autre coté de la roue des couleurs. Il s’agit de l’union des huit couleurs en une harmonie afin de lancer un sort. Plus difficile que la magie noire, la magie du cône lumineux représente la magie de la nature, victoire sur le chaos, car les mages servants du mal ne peuvent y accéder.
Lorsqu’un mage lance un sort, il apparaît dans le monde parallèle du warp. Ce monde, d’où sont originaires les démons et les dieux, est le monde de la magie. C’est là que se trouve l’origine du pouvoir des mages, les vents de magie. Lorsqu’un mage fait appel à ses pouvoirs, il draine les vents magiques vers son corps avant de la manipuler pour former l’effet du sort. S’il s’agit d’un mage des couleurs, il draine seulement sa couleur. Cette manœuvre de faire appel à la magie à une contrepartie : l’âme du mage se matérialise plus ou moins dans le warp comme un démon se matérialise dans le monde réel. Cette matérialisation est d’autant plus physique que le mage est puissant. C’est pour cette raison que les mages sont vulnérables aux démons lorsqu’ils invoquent des puissances qu’ils ne maîtrisent pas.