
La Maison Varich vient des steppes d’Europe orientale et de Russie. Associée aux guerriers cavaliers et nomades comme les Magyars, les Tatars, les Avars et les Kazars, la Maison Varich raconte une histoire de sa fondation qui reflète ses origines. Selon leurs légendes, Varich était le fils de deux Vila (ou Tuatha) : Miesac, dieu aux cheveux d’argent et yeux sombres de la Lune, et de Dazbóga le Soleil, déesse aux tresses d’or. Courageux, séduisant, brillant, Varich aux cheveux d’or et aux yeux de minuit était un prince idéal. Pourtant, nulle femme ne trouvait grâce à ses yeux. La Lune parla à ses servants, les esprits des lacs et des montagnes pour lui trouver une fiancée. Des vents, les russalka, cherchèrent partout, ainsi que les leshii des arbres. Nul ne trouva une fiancée qui puisse égaler la perfection de Varich. Dazbóga demanda aux Sluaghs qui eux savent trouver les trésors cachés à l’intérieur des hommes, plaçant un geas sur eux. Ceux-ci se désespèreront de trouver ce que les Inanimae n’avaient pas trouvé. L’une d’entre eux, une sorcière du nom de Charodei, fabriqua une sculpture de glace et de neige aux yeux d’ambre, aux cheveux de fils d’or fin, aux lèvres et aux tétons de son propre sang. Elle plaça son cœur, un rubis empli du sang de mortels sacrifiés. Quand Varich la vit, il en tomba fou amoureux. Ils s’unirent, mais alors que leurs corps s’entremêlaient, la chaleur de Varich fit fondre sa bien-aimée. Ses parents furent enragés et maudirent les Sluaghs car Charodei s’était cachée : ils auraient tout le temps peur de la lumière du soleil et de la lune, ne pouvant vivre que dans les ombres de leur trahison. Varich avait gardé les fils d’or de la chevelure de la seule créature dont il était tombé amoureux. Il erra, formant des motifs avec ses mains des cheveux de sa bien-aimée. Il rencontra alors une créature à la peau de neige appelée Marena. En réalité, la créature était une Fomorian et elle mena Varich à lui ouvrir son cœur avant de l’attaquer avec des Féroces et des sombres créatures des cauchemars. Varich se défendit l’épée à la main, mais il sentait que son désespoir le rongeait, lui glaçant le cœur. C’est alors qu’il sentit une chaleur solaire ; elle venait des cheveux d’or de sa bien-aimée. Il lança la toile formée par les cheveux d’or sur la Fomorian qui se recroquevilla, sa chair brûlée avant de s’enfuir. Varich s’écroula, mourant. Ses parents vinrent à lui et il leur dit ce qu’il s’était passé. Ses parents l’emmenèrent chez les Vila et Varich, parce qu’il avait défait une Fomorian qui incarnait l’Hiver, reçut le privilège de fonder sa maison.
La Maison Varich considère la ville de Novgorod comme son foyer originel. Les Sidhes de la maison y furent vénérés en tant que dieux. Ils entraînaient les humains dans leurs danses et leurs rituels. Les Varich jouissaient de l’obéissance des Inanimae de leurs terres. Comme Varich, les membres de sa maison reçurent la faculté de percevoir les motifs qui se cachent derrière les évènements pour former une tapisserie. C’est ainsi qu’ils comprirent tôt que le Christianisme allait les chasser de leur place d’honneur parmi les humains. Les Varich combattirent la nouvelle religion, sans succès. Ils eurent des alliances avec les Aesin. Finalement, quand leurs Rêveurs à présent convertis se retournèrent contre eux, les Varich décidèrent de quitter la Terre pour Arcadia. Selon eux, la Cour Seelie chercha à prendre le pouvoir alors, ce qu’ils laissèrent faire, sachant qu’ils tissaient ainsi leur propre chute. Parmi les premiers à partir pour Arcadia, les Varich eurent le pouvoir là-bas. Seule une petite faction au sein de la maison resta plus longtemps, les Obtenyani, menés par Wila Irynochka, une jeune rystar (chevalier). En fin de compte, elle aussi partit avec les siens, plaçant un geas sur les derniers Rêveurs de la maison de toujours se souvenir d’eux au plus profond de leurs êtres. Les Varich se souviennent d’un hiver éternel en Arcadia, causé par la stagnation. Quand l’étoile rouge apparut, ils comprirent que le temps du changement arrivait. Ils revinrent sur Terre pour trouver les Inanimae partis ou endormis, leurs Rêveurs les ayant largement oubliés. Ils tentent de réveiller l’allégeance de leur Rêveurs en encourageant les religions néo-païennes qui, à leur tour, peuvent aider au retour de leurs anciens serviteurs, les esprits-fées de la nature. Suivant leurs Rêveurs dans leurs migrations, les Varich se sont rendus en Amérique du Nord où ils se fondent dans les communautés des pays de l’Est.
Contemplatifs quand il s’agit de comprendre les motifs du destin, les Varich utilisent leur capacité dans la bataille et dans leur vie quotidienne, analysant, percevant la manière dont les évènements s’agencent les uns avec les autres pour former une toile sur laquelle ils vont alors pouvoir agir. Leur acuité leur permet de deviner à l’avance les actions et les mouvements des autres. Pour eux, la vie est une partie d’échecs. De fait, les Varich sont incapables de résister à un défi quand celui-ci se présente. Incapables de professer leur amour, les Varich ne peuvent se lier avec d’autres, si ce n’est dans des passions qui ne durent pas. Les Varich considèrent que les autres créatures sont à leur service, notamment dans leurs fiefs ancestraux. Pour un Varich, un humain ukrainien est un de ses sujets de facto. Les Varich sont les ennemis des upyri, les vampires et, notamment, avant l’Eclatement, de la vampire Baba Yaga.
Les Varich cherchent à rétablir leur influence dans leurs terres ancestrales de Novgorod à la Lituanie. Ils rencontrent dans cette entreprise l’existence de la Confédération Galatéenne qui est, à leurs yeux, une aberration. En attendant, leur Haut Seigneur et fondateur, Varich lui-même, est un changelin vivant à San Francisco d’où il dirige la maison. Sous son identité humaine, il est un danseur et surveille la baie depuis sa maison de style Reine Anne. Le prince cherche à comprendre le motif du Long Hiver qui se tisse avant de défaire les Fomorians. Wila Irynochka, chef des Obtenyani, considèrent que les Varich se sont fourvoyés vis-à-vis des Inanimae, des roturiers et de leurs Rêveurs et, derrière son identité comme percussionniste dans un groupe lesbien du quartier du Castro à San Francisco, elle cherche à gagner le pardon des anciens sujets de la maison, s’opposant à l’arrogance de Varich.