Alors, qu’est ce que c’est que cela Rolemaster... Dans Rolemaster, il y a deux choses :
- le moteur de jeu (comment créer un personnage avec ce système, comment résoudre les actions...),
- l’adaptation du moteur de jeu à un genre (médiéval fantastique dans le cas de Rolemaster).
Il n’y a pas :
- un univers spécifique permettant de jouer tout de suite. Ca, il faut chercher Middle Earth, Shadow World ou des créations personnelles...
Quand on dit que Rolemaster est « générique », c’est que le moteur est réutilisable : Spacemaster : Privateers, son cousin germain de SF, possède le même moteur, l’adaptation à un genre (la SF)... et un univers spécifique.
Il y a aussi eu d’autres adaptations (genre cyberpunk avec Cyberspace, un crossover Cthulhu/SF avec Dark Space...).
Rolemaster lui-même est un jeu de MedFan, avec deux tendances :
- assez « haut fantastique » (des monstres, pas mal de magie...),
- assez dangereux pour les personnages (mortalité élevée des personnages).
1) Un système à compétences, classes et niveaux :
2) Un système de résolution des actions fondé sur le principe de base suivant :
Si le résultat final est > 110, c’est un succès immédiat. Si le résultat final est entre 76 et 110, c’est un statu quo : succès mitigé ou différé (donne droit à une seconde chance avec un bonus). Si le résultat final est < 76, c’est un échec (avec des degrés d’échec).
3) Les actions offensives se résolvent de la même manière (d100 + etc) sauf que le modificateur de difficulté est fonction de l’adversaire (plus il est défensif et compétent, plus le facteur en question est élevé, en gros). Le résultat de l’action se lit sur une table (spécifique à l’arme employée), et la plupart des résultats, outre des dégâts superficiels, occasionnent un "coup critique", donc une chance de blessure sérieuse et détaillée, qui se détermine par 1d100 (non ouvert) sur une table dédiée (spécifique par type de blessure : impact, tranchant, etc...).
En résumé : 1d100 + bonus offensif - bonus défensif + modificateurs => table d’arme. Si critique, 1d100 => table de critique.
4) La magie : jeter un sort peut être automatique ou nécessiter un jet de compétence. Si le sort est réussi, il y a trois cas :
Voilà, en cinquante lignes, l’essentiel de Rolemaster. Le reste, c’est du détail d’implémentation (comment on calcule l’initiative, les différentes tables, la gestion des blessures...).
Vorig Kye