Bichunmoo - (Young-Jun Kim, 2000)
Un grand classique dans son genre : dans la Chine du XIVème siècle, deux clans se disputent la domination du pays. D’où des scènes de combats homériques et enlevées, et une épopée aux multiples rebondissements peuplée de héros (presque) indestructibles. Mais on retiendra surtout une maîtrise de la photographie qui fait de chaque image un véritable tableau. Un réel plaisir pour tous, une obligation pour les passionnés de Legend of the Five Rings.
Bless the Child - (Chuck Russel, 1999)
On a connu les enfants destinés à devenir l’Antéchrist. Ici, nous avons une fillette qui guidera l’humanité vers Dieu. L’enjeu est d’importance pour les satanistes : il faut absolument que cette fillette de six ans change de camp avant l’an 2000. Les amateurs de théories millénaristes et de INS/MV vont adorer.
Faust - (Brian Yuzna, 2000)
Pactes, invocations, manipulations sont au menu de cette version modernisée de l’oeuvre de Goethe aux effets spéciaux soignés, avec, pour encore relever le goût, une secte de satanistes prête à tous les sacrifices (tous !) pour ouvrir l’accès à une bête venue d’ailleurs. Un scénario très classique pour Call of Cthulhu.
Ghost in Love - (Kwang-Hoon Lee, 2000)
Entre ce monde et l’autre s’agite une faune bigarrée d’âmes recherchant la vengeance, de messagers des enfers jouant plusieurs jeux et d’envoyés du paradis cruels et cyniques. Nul n’est vraiment blanc ou noir, tout est affaire de nuances. On triche, on doute, on influence, on assassine même, au nom de l’apaisement et des intérêts personnels. Pour quiconque désireux de jouer un personnage mort seulement charnellement, ou un ange ou un démon malade de son état, ce film constituera une référence.
Hellraiser V : Inferno - (Scott Derrickson, 2000)
C’est l’histoire toute simple et toute machiavélique d’un type peu à peu broyé par un piège parce qu’il a touché à une drôle de boîte, un exemple de scénario sans retour qui peut être agrémenté à toutes les sauces. Cependant, les inconditionnels de la série hurleront avec raison à la trahison, car si l’esprit de la série demeure, ce n’est que par suggestion et évanescence : la célébrissime boîte joue ici un tout nouveau rôle.
House on Terror Tract - (Lance W. Dreesen & Clint Hatchinson, 2000)
Ou l’art de raconter des histoires. Celles de maisons du modèle qui hante toutes les séries familiales télévisées, mais qui sont dans ce quartier résidentiel en apparence bien paisible devenues invendables car liées à des meurtres sordides ou sanglants. Peur indicible, animal trop surdoué, visions prémonitoires sont quelques-unes des composantes des trois sketches réunis dans ce film, autant de friandises pour le maître de jeu généraliste. On sera également sensible à l’inexorable crescendo dans l’horreur jusqu’au feu d’artifice final. Et, en plus, on rit.
Tales of the Unusual - (Hisao Ogura et autres, 2000)
Quatre sketches et autant de scénarios possibles : le huis clos de réfugiés d’une catastrophe coincés dans une cabane et tourmentés par l’esprit d’une des victimes ; comment un GSM propulsé au Japon en 1701 a pu fabriquer un héros et ainsi faire basculer l’Histoire ; une partie d’échecs, où la prise d’une pièce provoque la mise à mort d’une personne ; votre divorce virtuel, ou comment un voyage dans le temps permet de voir votre prochain mariage décrépi et usé par le temps qui s’écoule. Le lien entre les quatre histoires est le conteur, qui improvise à partir d’un élément anodin qui tombe devant ses yeux.



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