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Age des ténèbres

Les armes blanches

lundi 29 mars 2010, par Mercutio

Liste d’armes blanches, leurs caractéristiques, et quelques illustrations.

Les caractéristiques des armes

Prise : désigne la façon dont doit être tenue l’arme, et le nombre de mains qui peuvent être posées sur la poignée. Les armes à deux mains ne peuvent être tenues à une main que si le porteur cumule un score de 5 en Force+Puissance.

Attaque : sans incidence sur les jets de dé, cela désigne juste la façon dont est maniée l’arme. Vous pouvez en tenir compte pour la description en jeu des coups portés par le personnage.
- Ta = Taille. Les attaques sont données avec le tranchant de l’arme, et visent à couper.
- Es = Estoc. Les attaques sont données avec la pointe de l’arme et visent à transpercer.

Longueur de la lame : elle donne surtout des indications sur l’allonge du combattant. Système : pour représenter cette différence, on peut classer les armes en 3 catégories selon leur longueur :
- de 0 à 40 cm : arme courte
- de 40 à 100 cm : arme moyenne
- de 100 à plus de 200 cm : arme longue

La difficulté est augmentée de 1 par catégorie de différence pour le porteur de l’arme la plus courte.

Ex : LNA se retrouve au combat. Elle tire sa rapière et se prépare à croiser le fer avec Augustus, qui fait de lourds moulinets avec son épée à deux mains. Pour espérer toucher son adversaire, LNA devra compter sur une difficulté de 7. Si elle avait tiré sa dague, celle-ci aurait été de 8 ! Pour Augustus, aucun changement. Il reste à 6.

Dommages : désigne les dégâts infligés par l’arme. Ils dépendent du tranchant, du poids de l’arme. Ils sont toujours létaux, sauf indication contraire.

Dissimulation : indique si les armes peuvent être dissimulées sur le porteur, évitant les questions indiscrètes des forces de police...
- V = Veste
- I = Imperméable
- N = Non dissimulable

Poids : sans réelle importance, donné à titre indicatif, il détermine tout de même avec d’autres critères, comme la taille de la lame, la Force nécessaire pour manipuler l’arme.

Pour les ambidextres

Système : La plupart des armes sont prévues pour être utilisées seules. Aucun armurier ou forgeron n’a créé son épée en prévoyant que le combattant en tienne une deuxième dans son autre main. Le résultat, c’est qu’il est malaisé de manier les deux en même temps : la longueur des lames gêne les mouvements, et rend le combattant beaucoup moins agile. Ainsi, toute tentative de se servir de deux armes simultanément est à une difficulté de +1.

Seules certaines d’entre elles sont conçues, ou étudiées, pour être utilisées en duo, comme la rapière et la main gauche, ou le daisho du samouraï ; pour ces armes, il n’y a pas de restrictions.

Nouvelles règles de parade

Système : le joueur fait un jet de Dextérité + Mêlée, diff. 6. Chaque succès obtenu enlève un dé de dégâts à l’adversaire ; chaque succès obtenu en plus de ceux de l’adversaire baisse la difficulté de la prochaine attaque de 1, jusqu’à un minimum de 3.

Glossaire succinct

Bushi : dans le Japon médiéval, se dit d’un guerrier qui suit le bushido.
Bushido : code d’honneur et règle de vie des bushis
Garde : ensemble de ce qui protège la main sur une épée.
Garde en panier : protection tardive qui enveloppe la main et la protège des coups, dispensant de l’utilisation d’un gant clouté.
Pommeau : pièce de métal plus ou moins lourde, plus ou moins décorée, placée au bout de la poignée pour équilibrer l’arme en compensant le poids de la lame. Généralement, plus celle-ci est lourde, plus le pommeau est gros.
Quillons : sur une garde, ce sont les branches, perpendiculaires à la lame, destinées à la protection de la main.
Ronin : dans le japon médiéval, guerrier déshonoré qui arpente les routes et ne respecte pas les valeurs du bushido.

Les armes

Les épées de type médiéval

Sous ce nom seront réunies toutes les armes à dominante de taille, dont la garde simple n’enveloppe pas la main, et dont la lame est relativement large, et prévues pour être tenues à une main. Toutes les civilisations ont, à un moment ou un autre, développé une arme du type de celles présentées ici.

DelTin-EpeeNormande

Épée romane
Utilisée du 11ème au 15ème siècle, avec une pointe de popularité entre 1050 et 1350, ce type d’épée était l’arme privilégiée des corps à corps.

Principalement de taille, avec un bout arrondi, l’épée va finalement obtenir une pointe acérée qui va lui permettre d’attaquer d’estoc et de percer les plates des armures quand celles-ci vont commencer à s’améliorer sensiblement.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta 75 cm F+2 I 1,6 kg 2
DelTin-EpeeBatarde

Épée bâtarde
Elle découle directement de la précédente, après que la poignée ait été rallongée pour pouvoir la tenir avec un gantelet. Appelée au moyen âge épée longue, ou épée à une main et demie (à cause de la longueur de la poignée, d’une main et demie, avec la deuxième main qui vient s’appuyer sur le pommeau).

Son appellation de bâtarde vient de ce que pour la tenir à deux mains, le chevalier était contraint d’abandonner son écu, sur lequel était représenté son blason ; on considérait alors qu’il abandonnait sa famille, et ce n’est pas sans un certain dédain que cette arme a été ainsi surnommée. On s’en servait habituellement d’une main à cheval, et à deux mains lorsqu’on était à pied. Cela confère à l’arme une grande polyvalence, puisqu’elle permet de privilégier au choix l’agilité ou la force.

Spécial : lorsque le porteur la tient à deux mains, l’épée bâtarde inflige F+3 de dommages.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1-2 main(s) Ta / Es 80 cm F+2 I 1,8 kg 3
DelTin-EpeeViking

Épée viking
Caractérisée par une garde courte, et un gros pommeau multilobé. Lourde pour sa taille, elle confère une force de frappe non négligeable au porteur.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta 73 cm F+3 I 1,6 kg 3

Gim
C’est une épée chinoise dont l’apparition remonte au deuxième siècle avant JC. Elle a équipé aussi bien les soldats professionnels que les civils, dans une version légèrement plus courte et moins lourde.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta / Es 75 cm F+2 V 0,3 kg 1

Glaive
Arme à une main, à double tranchant et à lame large, parfois ondulée. C’est sans doute l’une des plus anciennes armes, puisqu’elle est en usage dans l’armée romaine dès le 2ème siècle av. J.-C. Sa garde dépasse peu par rapport à la lame, et le poids de celle-ci impose l’utilisation d’un pommeau conséquent.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta 60 cm F+2 I 1,3 kg 2

Les épées de type Renaissance

Sous ce nom seront réunies les armes postérieures, privilégiant les attaques d’estoc, à lame plus fines et à garde complexe, généralement enveloppant la main. Elles ont commencé à apparaître à la Renaissance, quand les armes à feu ont rendu obsolètes les moyens de protection médiévaux, qui ont ainsi été abandonnées. Les épées n’avaient alors plus besoin de transpercer les armures, et se sont donc allégées...

Épée large
En anglais « broadsword », cette arme est apparue dans les Highlands aux environs du 17ème siècle. Dérivée de la baskethilt, épée semblable anglaise, elle se caractérise par une lame large et une garde en panier qui enveloppe la main. La parenté avec la schiavone semble évidente, mais reste assez énigmatique. Il en existe deux versions : une à double tranchant et une à simple tranchant, appelée backsword.

Spécial : sa garde enveloppante gêne les man½uvres de désarmement. Toute tentative pour désarmer une épée large a une difficulté de + 1.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta / Es 65 cm F+2 I 1,3 kg 2
DelTin-EpeeDeCour

Épée de cour
Elle vient directement de la rapière. Les gentilshommes trouvaient cette dernière trop lourde et trop longue, et elle s’est donc peu à peu allégée et raccourcie pour être compatible avec l’élégance des costumes. Plus légère, plus courte et plus maniable, elle est aussi plus axée défense que sa grande s½ur.

Spécial : du fait de son poids et de sa taille, l’épée de cour est plus maniable que la moyenne. Elle confère donc à son porteur un bonus de + 1 en Initiative.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta / Es 80 cm F+2 I 1 kg 2
DelTin-Fleuret

Fleuret
Apparu en France, le fleuret est sans doute l’arme la plus légère qui soit dans la catégorie des épées. Créé à la base pour l’escrime sportive et l’entraînement, il tire son nom de la fleur qui était mise à sa pointe pour ne pas blesser les escrimeurs. Sa garde est très réduite, car les touches à la main étaient interdites.

Il est impossible d’attaquer de taille avec un fleuret ; tout au plus peut-on fouetter : l’estoc est en général obligatoire. En revanche, c’est une arme purement sportive ; si les fleurets du 19ème conservent une lame correcte, ceux modernes sont inutilisables, car leur lame est trop fine et se tord trop facilement.

Spécial : le fleuret n’est pas réellement une arme pour le combat pur. Sa lame très fine peut briser bien plus facilement que celle d’une rapière ou d’une arme similaire, et peut même se tordre lors d’un coup trop violent. En revanche, son poids plume en fait une arme très rapide, et ajoute +2 à l’initiative de son porteur. Enfin, les dégâts causés par le tranchant de la lame sont contondants.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Es 80 cm F+1 V 0,3 kg 1
Armor-Katzbalger

Katzbalger
Épée germanique du 16ème siècle, à lame large et relativement courte, prévue pour être tirée rapidement au corps à corps. C’est une arme professionnelle, au sens où elle est réservée à la guerre, portée majoritairement à l’époque par les Lansquenets, mercenaires germaniques très violents. Pourtant, vers la moitié du 16ème, elle devient à la mode et est forgée pour certains nobles.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta / Es 55cm F+2 I 1,4 kg 2
DelTin-Rapière

Rapière
Apparue vers le 14ème siècle, elle marque la fin de l’épée médiévale réservée à la taille. Sa lame, encore large à son apparition, s’est peu à peu affinée, finissant par la bannir des champs de bataille, étant devenue trop fragile. Sa garde, qui enveloppe la main, permet de se passer du lourd gantelet de fer utilisé auparavant pour manier l’épée.

La lame, même fine, reste à double tranchant, et si elle permet encore des attaques de taille, elle privilégie nettement, pour la première fois de l’histoire, l’estoc, rendu plus efficaces encore par la taille conséquente : près d’un mètre d’acier. Elle est utilisée jusqu’au 18ème siècle, et connaît son apogée à la Renaissance. Les Japonais, qui la découvrirent à cette époque, en furent très impressionnés, et la considéraient comme l’équivalent européen du katana.

Spécial : contre une épée à lame large prévue pour des attaques de taille (comme les armes médiévales), la rapière fait le poids, mais n’est pas prévue pour des parades contre des coups trop violents. Si l’attaquant fait suffisamment de succès, la lame trop fine de la rapière pourrait se briser. En revanche, elle procure un bonus de +1 à l’initiative contre une épée lourde, surtout à cause des attaques d’estoc, plus rapides que des attaques de taille.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta / Es 95 cm F+2 I 1,3 kg 2
DelTin-Schiavone

Schiavona
Épée vénitienne du 16ème siècle, elle tire son nom des Slavonics, slaves qui composaient la garde rapprochée du Doge. Sa garde particulière, qui enveloppe toute la main, et sa lame large et solide en font une arme polyvalente et efficace, capable de concurrencer des rapières comme des épées bâtardes.

Spécial : toute tentative de désarmement sur quelqu’un qui tient une schiavone a une difficulté de +2. Son poids et son utilisation en font une arme rapide, et confère au porteur un +1 à l’initiative.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta / Es 85-90 cm F+2 I 1 kg 2

Les armes de type sabre

Sous ce nom seront réunies les armes dont le simple tranchant est courbé, et qui permettent des attaques d’estoc comme de taille. Leur forme courbe les rend inefficaces contre les armures traditionnelles, mais leur permet de couper très facilement les tissus et d’attaquer rapidement les chairs.

AGA-Cimeterre

Cimeterre
Sabre du Moyen-Orient, dont le nom dérive de l’arabe Shamshir, qui est apparu dès l’antiquité tardive, et entre en usage de 600 à 1500. Découvert par les Européens lors des croisades successives, il a vite acquis une réputation sinistre. Enfin, sa pointe acérée en faisait une arme d’estoc redoutable.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta / Es 80 cm F+2 I 1,3 kg 2
Armae-Coutelas

Coutelas
A la base destiné au découpage de la viande par les boucaniers, le coutelas, simple couteau large auquel est ajoutée une garde, s’est répandu largement au 17ème siècle. Cette arme relativement courte, popularisée par les pirates, a connu un réel succès, et tout particulièrement auprès des marins pour les abordages : sa garde en panier protégeait la main mieux que les autres sabres.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta 50 cm F+2 I 0,7 kg 2
AGA-Dussack

Dussack
Cette version extrêmement dénudée du fauchon est originaire de Germanie. Forgée d’une seule pièce, sans quillons, on n’en a retrouvé aucun exemplaire, bien que les représentations en soient relativement nombreuses.

Spécial : son absence de garde efficace fait que toute parade tentée avec le dussack est à + 1 de difficulté.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta 50 cm F+2 I 1 kg 2

Épées papillon
Généralement utilisées en paire. Rangées dans le même fourreau, les deux armes sont encastrées l’une dans l’autre pour prendre moins de place et donner l’impression qu’il n’y a qu’une seule épée. Dans les mains d’un adepte du kung-fu, qui enseigne l’art de les utiliser, elles sont particulièrement dangereuses, malgré leur lame courte, et leur garde en D caractéristique les rend utiles pour la défense.

Spécial : Si l’on est pas ambidextre, il faut au moins 4 en Mêlée pour pouvoir utiliser cette paire. Cela reste une arme prévue pour être man½uvrée ainsi a cause de sa lame courte : la difficulté n’est donc que de 6 pour la bonne main, et de 7 pour la mauvaise.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta 40 cm F+2 I 1 kg 1
DelTin-Falcata

Falcata
Cette arme, déjà connue chez les Grecs antiques sous le nom de Kopis et chez les Thraces sous celui de Machaira, est arrivée à Rome en passant par l’Espagne actuelle. Bien qu’elle ne possède qu’un seul tranchant, elle permet des attaques d’estoc efficaces. C’était également une arme populaire à Rome du fait qu’elle était utilisée par les Thraces, une classe de gladiateurs.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta / Es 65 cm F+2 I 1,4 kg 2
DelTin-Fauchon

Fauchon
Version européenne du cimeterre, datant du 13ème-14ème siècle. Sa lame à simple tranchant, large, courte et courbe en fait une arme de corps à corps réservée aux attaques de taille, bien que son extrémité effilée lui permette des attaques d’estoc malaisées. Ses quillons disposés en S le distinguent de son équivalent arabe et turc. C’est une épée qui a connu un franc succès guerrier en Italie et en Allemagne à la Renaissance, dû à sa lame bien plus solide que celle d’une rapière.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta 60 cm F+2 V 1,4 kg 2

Katana
Associé au wakizashi, ce sabre constitue le daisho, armement typique du bushi. Considéré par ce dernier comme un reflet de son âme, il apparaît à la fin du 7ème siècle et prend peu à peu sa forme courbe caractéristique. Porté à gauche, souvent tranchant vers le haut afin de ne pas en abîmer le fil, il a un manche long pour l’équilibre de l’arme qui permet de le saisir à deux mains.

Il est, comme tous les sabres, prévu surtout pour des attaques de taille, bien que sa lame effilée lui confère une certaine efficacité d’estoc. Son utilisation est normalement liée à toute une série de préceptes d’honneur et de valeur, mais sa popularité extensive, liée à son utilisation dans de nombreux films à succès, fait que peu de possesseur du katana connaissent désormais les codes qui s’y rattachent.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
2 mains Ta / Es 60-90 cm F+2 I 0,7 kg 2
Armae-Kopesh

Kopesh
Arme de l’antiquité égyptienne, représentée abondamment sur les fresques et les peintures des tombeaux, palais et pyramides. Elle a longuement évolué vers le cimeterre, puis le sabre, mais on n’en a retrouvé aucun exemplaire.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta 60 cm F+2 I 1,4 kg 2

Kopis
Voir la Falcata. Machette Ressemblant vaguement au coutelas, la machette sert à la base pour couper les branches et les lianes dans les environnements inextricables. C’est l’une des armes les plus faciles à trouver, puisqu’on peut l’acheter dans les magasins de jardinage !

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta 45 cm F+2 V 0,5 kg 1
Armae-Sabre

Sabre
Sous ce nom sont regroupées toutes les armes européennes et américaines à simple tranchant, courbes, et possédant généralement une garde incurvée qui protège la main. Initialement destinée aux attaques de taille, sa lame s’est affinée au fil du temps et a gagné en polyvalence. Il a connu un succès grandissant auprès des cavaleries, et est devenu de nos jours une arme de cérémonie.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta / Es 90 cm F+2 I 1,5 kg 2

Yatagan
Arme turque, du 17ème-18ème siècle, à la lame courbe et fine. Celle-ci diffère des autres armes incurvées par le fait qu’elle pointe vers le bas. Enfin, le yatagan se caractérise par l’absence de garde à la poignée, et souvent également par un pommeau en oreilles.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta 75 cm F+2 I 1 kg 1

Les épées à deux mains

Sous ce nom sont réunies toutes les armes à lame longue - souvent plus d’1m10 - trop lourdes pour être tenues d’une seule main. Difficiles à manier, elles ont pour fonction première de désarçonner les cavaliers, souvent hors de portée. Elles demandent beaucoup de place pour être utilisées, et sont peu adaptées au combat de fantassin.

DelTin-Claymore

Claymore
C’est l’arme de William Wallace dans Braveheart. Lourde, d’origine écossaise, elle apparaît fin 15ème. Son nom signifie épée glorieuse, et elle a eu un succès certain au 16ème siècle. Elle se caractérise par une garde en V qui se termine par des trèfles à quatre feuilles. Arme presque exclusivement de taille.

Spécial : La Claymore est une arme lourde, ce qui la rend difficile d’utilisation. On ne peut frapper qu’une fois par tour, et il faut un autre tour pour armer le coup suivant. On ne peut donc frapper qu’une fois tous les deux tours, ou toutes les deux actions pour ceux qui possèdent Célérité. L’utilisateur souffre également d’un malus de -1 à l’initiative.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
2 mains Ta 80-120 cm F+4 N 3 kg 4
DelTin-Espadon

Espadon
C’est l’épée longue basique à deux mains (littéralement grande épée en italien), principalement utilisée au Moyen-âge.

Spécial : l’espadon est une arme lourde, ce qui la rend difficile d’utilisation. On ne peut frapper qu’une fois par tour, et il faut un autre tour pour armer le coup suivant. On ne peut donc frapper qu’une fois tous les deux tours, ou toutes les deux actions pour ceux qui possèdent Célérité. L’utilisateur souffre également d’un malus de -1 à l’initiative.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
2 mains Ta 130-160 cm F+4 N 4 kg 4

Estoc
Bien qu’il ait pu exister des versions à une main, celle à deux mains est la plus fréquente. Apparue en Allemagne, elle a une lame sans tranchant, et seule la pointe peut être utilisée pour attaquer. Sa fonction première était de percer les armures et les cottes de maille.

Spécial : la difficulté pour percer les armures est à -2. En revanche, sa lame trop fine n’est pas prévue pour contrer des coups violents : la lame peut briser si l’assaillant cumule assez de succès. Enfin, toute tentative de frapper de taille n’infligerait que des dégâts contondants.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
2 mains Es 110 cm F+3 N 1,5 kg 2

Flamberge
Épée à deux mains très particulière, utilisée en Allemagne entre le 15ème et le 17ème siècle. Très appréciée des mercenaires suisses, les Landsknecht, sa lame ondulée est surtout décorative. En revanche, les pointes perpendiculaires à la lame permettaient des parades hautes. C’est surtout une arme de cérémonie, mais elle a été utilisée également pour les duels par des bretteurs confirmés.

Spécial : la flamberge est une arme lourde, ce qui la rend difficile d’utilisation. On ne peut frapper qu’une fois par tour, et il faut un autre tour pour armer le coup suivant. On ne peut donc frapper qu’une fois tous les deux tours, ou toutes les deux actions pour ceux qui possèdent Célérité. L’utilisateur souffre également d’un malus de -1 à l’initiative.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
2 mains Ta 120 cm F+4 N 3 kg 3

Les dagues et armes similaires


Sous le nom général de dagues sont regroupées des armes courtes, généralement le tiers de la longueur d’une épée. Arme de corps à corps rapproché, destinée surtout à l’estoc, elle a en Europe peu à peu remplacé le bouclier lorsque les armes à feu ont rendu obsolète l’utilisation d’armures et de boucliers. Pour cette raison seront également abordés ici certains moyens défensifs parallèles.

Spécial : leur petite taille et leur poids peu conséquent confèrent aux dagues un bonus de +1 en Initiative pour attaquer lorsqu’elles sont utilisées en arme principale.

Cape
Ce n’est évidemment pas une arme, mais la cape a eu à la Renaissance la même fonction que la dague, puisqu’elle servait de bouclier. En cours de combat, on pouvait saisir un pan de la cape et la jeter à la tête de l’adversaire en portant un coup d’épée, ou encore en jeter les pans sur sa propre lame en frappant d’estoc, pour cacher la lame et sa direction.

Spécial : Il faut au moins 4 en Mêlée pour pouvoir s’en servir. Au début de chaque tour, le porteur fait un jet d’Astuce + Mêlée, diff. égale à la Perception + Mêlée de l’adversaire. S’il obtient au moins 2 succès, l’adversaire a une difficulté de 8 pour toucher. Avec 4 succès ou plus, il gêne tellement son adversaire que sa difficulté pour toucher descend à 5.

DelTin-Cinquedea

Cinquedea
Cette dague a connu une brève et intense période de popularité, en Italie seulement, aux 15ème et 16ème siècles. Son nom signifie cinq doigts, à cause de la largeur de la lame. Cette particularité a fait d’elle un support pour de multiples gravures, et la cinquedea était souvent une véritable ½uvre d’art. A noter qu’il existe quelques rares cinquedea dont la lame atteint la taille de celle d’une épée - entre 70 et 80 cm.

Spécial : la cinquedea n’est en rien une arme de défense classique : sa garde trop petite l’empêche de parer efficacement. Elle devrait donc être réservée aux ambidextres qui souhaiteraient l’utiliser comme arme secondaire, ou être utilisée comme arme principale.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Es 35 cm F+1 V 0,6 kg 1
DelTin-Dague-Rondelle
Dague à rondelle

Dague
La dague est une arme de petite taille, pointue et à double tranchant, un peu plus grande qu’un couteau. Au début utilisée pour la chasse, où elle sert à achever les animaux, elle évolue peu à peu vers une fonction décorative ; ainsi, à la Renaissance, elle est souvent d’apparat, bien que parfois utilisée en combat.

Spécial : les mêmes limitations que pour la cinquedea s’appliquent.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Es 20 cm F+1 V 0,4 kg 1
DelTin-BriseLames

Dague brise-lames
Utilisée à partir de la Renaissance, cette arme de main gauche, destinée à remplacer le bouclier, a également pour fonction d’emprisonner la lame adverse et de la briser, grâce aux dents qu’elle porte sur le faux tranchant.

Spécial : un ambidextre peut s’en servir pour casser l’arme de l’adversaire. Sur un jet de parade réussi avec au moins 2 succès de plus que l’agresseur, le porteur de la dague peut tenter un jet de Force + Mêlée diff. 7 pour briser la lame de l’adversaire. Pour quelqu’un qui n’est pas ambidextre, les mêmes règles que pour la Main gauche s’appliquent.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Es 20 cm F+1 V 0,4 kg 1

Gant clouté
En escrime Renaissance, la main gauche était généralement dirigée vers l’avant, pour pouvoir éventuellement servir de dernier rempart en cas de parade désespérée. Plus tard s’est donc imposée l’utilisation d’une protection pour cette main, et le gant clouté s’est tout naturellement présenté. Cette protection de main gauche servait surtout pour dévier, voire saisir la lame adverse.

Spécial : le gant ne peut être utilisé qu’en défense. Il faut au moins 4 en Mêlée pour réussir à s’en servir efficacement ; il impose alors à l’adversaire une pénalité de + 1 pour toucher. Sur un échec de l’adversaire, le porteur peut essayer de saisir l’arme, sur un jet de Dextérité + Bagarre diff. 6.

DelTin-MainGauche

Main gauche
Dague apparue à peu près en même temps que la rapière, elle est utilisée avec celle-ci pour le duel. Elle remplace le bouclier, permettant de parer les coups de l’adversaire et d’attaquer parallèlement à la rapière. A noter qu’il n’était pas rare, lorsque l’occasion se présentait, de frapper avec la main gauche.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Es 40 cm F+2 V 0,6 kg 1

Spécial : si le porteur n’est pas ambidextre, il peut tout de même l’utiliser, mais seulement comme arme de défense. Il doit alors avoir au moins 3 en Mêlée pour pouvoir l’utiliser. Dans ces conditions, la main gauche impose à l’adversaire une difficulté de + 1 pour toucher.

Armae-Pugio

Pugio
Ce court poignard de l’antiquité romaine était possédé par tous les légionnaires. Ce n’était pas vraiment une arme, plus une sorte de pièce de grande valeur, à laquelle les hommes rajoutaient pierreries et dorures au fil de leur carrière, et qui leur apportait une grande fierté. La plupart des exemplaires retrouvés sont ainsi d’une très grande richesse.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Es 25 cm F+1 V 0,4 kg 1

Stiletto
Arme courte italienne des 16ème et 17ème siècles, le stiletto était souvent le dernier rempart du soldat quand les armes à feu avaient échoué. Réservé à l’estoc, il avait une lame souvent graduée sur sa longueur, permettant au porteur de mesurer le canon d’un pistolet et le calibre ’une balle.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Es 13,5 cm F+1 V 0,4 kg 1

Wakizashi
Semblable au katana, si ce n’est qu’il est plus court. Le waki, porté du même côté que le katana, n’est que très rarement utilisé à la main gauche : il est surtout une arme de secours, ou d’apparat. A noter que de rares samouraïs ou ronins s’en servaient pour combattre à deux armes, mais c’était assez mal vu. Cela dit, rien n’oblige le porteur à respecter le bushido, le code d’honneur imposant ces limitations...

Spécial : si le porteur n’est pas ambidextre, il peut tout de même utiliser le wakisashi, mais seulement comme arme de défense. Il doit alors avoir au moins 3 en Mêlée pour pouvoir l’utiliser. Dans ces conditions, le waki impose à l’adversaire une difficulté de + 1 pour toucher. Sinon, cela reste une arme principale très correcte, malgré sa courte portée.

Prise Attaque Longueur de lame Dommages Dissimulation Poids Force
1 main Ta / Es 40-60 cm F+2 V 0,4 kg 1

Armes d’hast

Sous ce nom sont réunies toutes les armes dont la lame est fixée au bout d’un manche long tenu à deux mains. Armes de base du fantassin médiéval, elles permettent de tenir un adversaire, même entraîné,à distance respectable.

Spécial : difficiles à manier, les armes d’hast imposent une difficulté de 7 pour être utilisées. De même, si l’adversaire se trouve à moins d’un mètre du porteur, il n’est plus possible de frapper avec la lame ; on ne peut plus se servir que de la hampe, qui cause alors des dégâts contondants à F+1. Enfin, la difficulté du maniement, due à la longueur et au déséquilibre de l’arme, passe à 8.

A noter que toutes ont à peu près les mêmes caractéristiques de combat :

Prise Attaque Longueur totale Dommages Dissimulation Poids Force
2 mains Ta / Es 160-180 cm F+3 N 2,5 kg 3

Corsèque
Elle tire son nom du mot corsica, Corse, pays d’où elle serait originaire. Sa forme, une lame large et deux excroissances sur les côtés, lui a également valu le surnom de Chauve souris.

Fauchard
Hérité de la faux, outil agricole dont il est une version améliorée, le fauchard est souvent l’arme des paysans lorsque ceux-ci doivent se défendre.

Glaive
Sous ce nom trompeur se cache l’arme d’hast est la plus simple à faire, puisqu’il s’agit simplement d’un gros couteau fixé au bout d’un manche. Son caractère de fortune en fait une arme facile à se procurer, mais peu efficace.

Spécial : à cause de sa lame souvent peu efficace, le glaive n’inflige que F+2 de dégâts.

Guisarme
Sa forme est assez particulière, puisque la guisarme, également appelée bisarme, possède deux lames opposées : une courbe, aiguisée sur le côté extérieur, et une droite. Principalement utilisée du 11ème au 15ème siècle, cette arme européenne permettait de frapper d’estoc, de taille, et rencontrait un succès tout particulier pour trancher les jarrets des chevaux.

Hallebarde
Utilisée dès le 13ème siècle, c’est sans doute l’une des armes d’hast les plus reconnaissables. Elle connaît un succès retentissant aux 15ème et 16ème siècles, dû à sa grande polyvalence. La hallebarde peut en effet frapper de taille, avec sa lame de hache, mais aussi d’estoc, avec sa pointe acérée de lance et son bec de marteau de guerre. Tombée en désuétude comme arme de combat à partir du 17ème siècle, elle est encore portée par les Gardes Suisses du Vatican et les Beefeaters de la Tour de Londres.

Lance
Arme de base du fantassin, qui a équipé sous différentes formes toutes les troupes à pied de l’histoire. Sa taille a pu varier de 160 à 220 cm. Prévue pour l’estoc exclusivement, certains modèles peuvent être lancés.

Spécial : le porteur peut la lancer sur une distance égale à 4 mètres par point de Force et/ou Puissance. Il faut alors faire un jet de Dextérité + Athlétisme diff. 7.

Langue de Boeuf
La forme de sa lame faisant penser à la langue d’un bovidé lui confère ce nom un peu particulier. Très proche de la lance basique, elle ne peut cependant pas être lancée, car trop lourde, et doit être réservée à l’estoc.

Marteau de Luzerne
C’est une espèce de marteau de guerre à quatre piques auquel on aurait ajouté une pointe et un manche. Très efficace pour broyer et désarçonner les cavaliers, les quatre pointes de son marteau permettaient d’éventrer n’importe quelle armure ; en revanche, il était de facto incapable de couper.

Spécial : le marteau de Luzerne a une difficulté de -2 pour percer et détruire les armures et équipements de protection.

Naginata
Arme d’hast des samouraïs, il s’agit d’une lame de katana fixée sur une hampe. La pièce de métal qui continuait la lame pour s’encastrer dans le manche pouvait faire la même taille que la lame elle-même, ce qui en faisait une arme presque impossible à séparer en combat.

Pertuisane
Arme d’officier, qui s’est répandue en Europe au 16ème siècle et a été utilisée jusqu’au 19ème siècle. Souvent plus d’apparat que de combat, la pertuisane était cependant utilisée de la même façon qu’une hallebarde. Le fait qu’elle était réservée à des soldats d’élite lui a valu d’être souvent décorée d’enluminures et de dorures.

Vouge
La vouge est une arme simple, dérivée des outils servant à l’abattage des arbres. Elle se caractérise par une lame large héritée des haches, qui se termine habituellement en pointe pour l’estoc, fixée au manche par de simples clous.

P.-S.

Nous tenons à remercier, pour nous avoir permis d’avoir utilisé les images qu’ils avaient mis en ligne, les sites suivants :

Armae http://www.armae.com/
Armor http://www.armor.com/
DelTin spade http://www.deltin.net/indice.htm
L’Académie Genevoise d’Armes Anciennes http://www.agaa.ch/



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