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Appel de Cthulhu

Trafic, Reliques et Panique

jeudi 12 mai 2005, par enameril

Le but de ce scénario est de faire vivre aux joueurs une aventure où leurs talents d’érudits sont enfin reconnus, de plus elle devrait intéresser les passionnés d’histoire et d’archéologie qui sommeillent en chacun des rôlistes...

L’histoire est découpée en deux parties : vous avez la première devant vous et la suivante : Fouille à Aulis, lui est directement reliée (elle "provient" d’une revue). Il s’agit du scénario "le château des Argiens" parus dans le n°22 de Graal en décembre 1989 (par Pierre Bruno), cette excellente revue ayant malheureusement disparue depuis pas mal de temps, je me permets de reprendre le scénario en le modifiant pour l’intégrer dans cette campagne : Pour le maintien de la lumière...
Histoire à suivre donc..., mais pour l’instant, concentrons-nous sur ce scénario...
Il commence par l’expertise d’antiquités, se prolonge par une petite enquête au sein d’une association à Londres et se termine en France (ou vers la Grèce si les joueurs décident de s’occuper d’abord de la seconde piste). Mais la véritable révélation pour les investigateurs est l’existence d’une société secrète nommée la confrérie du Grand Zodiaque... mais nous en reparlerons...

Recherche experts... (initialisation du scénario)

Le scénario commence par la réception (le 19 avril 1920) d’une lettre de l’Université de Boston, (département d’Histoire). Cette lettre est envoyée au P.J. (ou aux P.Js) qui a (ont) des rapports avec l’archéologie, l’histoire ou les objets d’arts anciens, c’est même un bon moyen pour les faire se rencontrer ou pour insérer un nouveau personnage.
Cette lettre est une offre d’emploi, de courte durée mais bien rétribué, afin d’expertiser des objets d’art et de donner un avis sur une collection. La rétribution est de 300 $ pour 2-3 jours de travail assidu et continu durant 12 heures par jour (la fac est plutôt pressée et c’est pour cela qu’elle paye bien). Le nombre d’objets à observer est estimé à 200-250, le seul autre renseignement donné est le moment du début de l’expertise : le 21 avril, 8 heures. Si le(s) personnage(s) contacté(s) est (sont) intéressé(s), il est aussi indiqué le n° de téléphone de la fac.

Expertise... (début du scénario)

Le matin de la convocation, les personnages participants à l’expertise sont conduits dans une sorte de réserve (constituées de 6 salles), on trouve dans chacune : des armoires, de grandes tables et de nombreuses caisses. Sur les tables sont disposés des objets variés, tous étiquetés, mais répartis dans les diverses salles. Les experts sont au nombre de trois par salles (soit 18 en tout), quand ils ont terminé l’expertise d’une partie de la collection (environ 1/10 à chaque fois), ils peuvent faire appel aux employés de l’université pour avoir la suite des collections.
Les autres experts sont tous des pointures, il s’agit soit de professionnels, d’universitaires ou d’amateurs éclairés, spécialistes d’une époque, d’un peuple, d’une civilisation ou d’un type d’objet. On peut y reconnaître quelques personnalités d’Arkham (voir supplément consacré à la ville) :


- Francis Morgan : le tout jeune directeur du service d’archéologie de l’université d’Arkham (qui vient de se créer), il est peut-être le patron d’un des P.J. (Mystères d’Arkham page 64 n°615+ encart).
- Ferdinand C. Ashley, professeur au département d’histoire ancienne, doit partir prochainement pour une expédition en Australie en laissant un place vacante... (Mystères d’Arkham page 64, n°615)
- Andréas ver Hoven, marchand d’art du secteur commerçant A (Mystères d’Arkham page 48 n°414).

Les objets à étudier sont tous très intéressants, ils viennent de diverses cultures et civilisations, mais après l’étude de deux ou trois parties de la collections, on peut déduire qu’il y a en gros 5 types d’objets :


- Amérindiens : peuples américains d’origine (les Indiens), avec surtout des poteries et des armes blanches. Mais aussi, peuples précolombiens, objets de cultes mayas, incas et aztèques, avec de nombreux objets en or. Les n° d’inventaire sont tous relativement anciens.
- Egyptiens (ou du Moyen-Orient) : provenant soit de temples, soit de tombeaux (voir même de pyramides !).
- Grecs et romains : avec essentiellement des vases et des débris d’objets.
- Moyen-âge européen : de diverses civilisations : armes vikings, objets de culte français ou anglais.

Sur chaque objet, les "experts" doivent rédiger une petite fiche, en indiquant à chaque fois, le n° d’inventaire, la civilisation d’origine, la provenance supposée, l’époque identifiée, ainsi que la valeur et la qualité historique. L’analyse des experts (et des P.Js) se fait dans le sérieux, le calme et le silence, il leur est interdit de discuter entre eux de leurs observations, du moins tant qu’ils n’ont pas terminer leur travail.
Durant les trois jours que dure ce travail, chaque P.J. participant à l’expertise doit faire 9 jets :


- 3 jets sous Archéologie ou Histoire (1/jour) :
Si deux sont réussis, le P.J. découvre que certains objets ne correspondent pas tout à fait au peuple ou à l’époque dont ils font partie. Par exemple : deux vases phéniciens ont été trouvés dans un site grec ou bien une épée macédonienne dans une tombe crétoise.

- 3 jets sous Trouver objet caché (T.O.C.) :
Si deux sont réussis, le P.J. découvre quelques objets qui sont de toutes évidences des faux : Par exemple : une réplique d’une dague de chasse allemande du XVII° siècle ou bien un ciboire qui n’est pas en or mais doré.

- 3 jets sous Chance :
Si les trois sont réussis, le P.J. découvre un objet curieux. Il s’agit d’une crosse d’évêque datant du XII° et provenant de Provence. La relique est fausse, les sculptures ont été grossièrement imitées : des anges étranges avec des cornes, des satyres aux visages bestiaux. Les inscriptions ont été mal reproduites seul 1 nom est lisible (et encore) Nyarlam Otep.

Une fois que les experts ont remis leur copie, et que celles-ci ont été examinées par les spécialistes de l’université, tout le monde est conduit dans une salle de conférence. Dans cette salle, où se trouve déjà quelques personnes, on leur explique enfin le but de la manoeuvre. Note : les P.Js dont les compétences ne leur ont pas permis de participer à l’expertise sont eux-aussi convoqués à cette réunion.

L’A.A.E.

Le travail en fait été réalisé pour le compte de l’association des Amis de l’Art Européen, dont les membres du bureau sont présents dans la salle (de riches et généreux mécènes). Ce groupe subventionne près de 20 sites de fouilles dans le vieux monde, et depuis quelques mois, les objets collectés arrivent à Boston. Or après avoir observé quelques irrégularités et trouvé que des objets venant de ces sites étaient vendus sur le marché de l’art londonien, le muséum a contacté les investisseurs et organisé cette séance d’expertise pour les convaincre.
conclusions des experts rejoignant celles des universitaires de Boston, le bureau de l’organisation ne peut qu’être convaincu des fraudes. Celles-ci sont de deux types :


- des objets ne correspondent pas au sites où ils ont été soi-disant découverts, et sur de nombreux sites, la quantité d’objets relativement inintéressants (peu de valeur) est très (et même trop) importante.

- enfin, certains objets sont carrément des faux.

Ensuite, le responsable annonce qu’une commission d’enquête va être constituée et envoyée sur le vieux continent (afin de remonter la filière et d’en finir avec les fraudes). La responsabilité de cette commission sera confiée au P.J. dont le crédit est le plus important. Son but, entrer en contact avec l’organisme londonien qui gère les 15 sites de fouilles, visiter ses locaux, expertiser les stocks et remonter la piste de la fraude. Enfin, il lui faudra trouver le ou les responsables et mettre fin à l’escroquerie en le faisant arrêter.
Les experts sont ensuite remerciés et conduits à la sortie, sauf les P.Js auxquels il est expliqué que leur intérêt pour les enquêtes en tous genres a motivé leur sélection pour constituer la commission d’enquête (de plus, ils ont des compétences variées et elles seront utiles pour mener à bien le travail).
Vient ensuite le moment où les P.Js doivent marchander leurs services, faire des demandes plus précises ou se faire expliquer des points de l’opération. Environ 1000 $ par personne (1500 pour le responsable), plus le remboursement de leurs notes de frais (avec présentation des factures bien-sûr).
Mais les renseignements les plus utiles leur seront donnés par Arballister Mc Ferman, le responsable de l’A.A.E. à Londres.

Direction Londres :

Voyage des Etats-Unis à Londres (départ le 25 Avril, New-York), à bord du paquebot le Celtic, ce voyage dure 14 jours et coûte 200 $ / voyageur (en cabine normale trois personnes) et 800 $ en première classe. Rien de particulier ne se passe et les P.Js arrivent à Londres (aux environs du 12 Mai).
Mc Ferman les attend sur le quai, il leur a réservé une chambre par personne au Little Black Hotel près de la City. Il leur laisse 1 journée pour s’installer et les attend le lendemain au siège de l’association.
La fouille des locaux commence le 13 Mai, il s’agit d’un grand bâtiment avec des bureaux, dont celui de Mc Ferman, des salles pour nettoyer et emballer les objets et enfin de petits entrepôts pour stocker les antiquités. Lors de la première visite des P.Js, 4 archéologues responsables de sites sont présents sur les lieux : Sir Patrick Francis (anglais), Sir Herbert Yardgrave, (anglais), Heinrich Schlieman (allemand), et Juliano di Rosso (italien).
On les présente aux P.Js, puis ces derniers sont conduits dans le bureau de Mc Ferman, où le responsable leur explique l’organisation de l’A.A.E. En effet, outre les mécènes qui financent les travaux et le musée de Boston (qui récupère les oeuvres), on trouve deux types de personnes :


- les employés de Londres, dont il fait partie, qui ont pour mission de collecter les oeuvres d’art, de les préparer et de les envoyer à Boston.

- les employés sur les sites de fouilles, avec 6 archéologues responsables, tous de véritables pointures, reconnus par tous (dont ils viennent de rencontrer 4/6°), les autres étant soit en vacances, soit sur un site. Plus bas dans l’échelle, on trouve d’autres archéologues, moins renommés ou novices, de 1 à 3 par sites, enfin, on trouve les employés locaux, chargés du gros oeuvre et du travail proprement dit (de 25 à 500/sites).

Archéologues et sites : quelques détails

Les 6 archéologues sont les suivants :


- Sir Patrick Francis (anglais) : en ce moment : à Londres, il revient de Norvège où il fouille un village Viking.

- Sir Herbert Yardgrave, (anglais) : en ce moment : à Londres, il y est depuis 15 jours, revenant de Grèce, il part le lendemain en vacances dans son domaine de Cornouailles.

- Heinrich Schliemann (allemand) : en ce moment : à Londres, vient de finir de travailler sur un site autrichien, il part en Grèce dans 1 semaine et espère trouver la ville mythique de Mycènes (et il va y arriver voir encart de fin). Note aux puristes : oui, je sais... je décale de 40 ans la découverte de Troie.

- Juliano di Rosso (italien) : en ce moment : à Londres, en vacances, a insisté pour rencontrer les P.Js durant leur passage à Londres, fouille en ce moment le site sicilien.

- François Delattre (français) : en ce moment : en France, où il supervise la fouille des sites de Bretagne et de Provence.

- Sean Lafferty (américain) : en ce moment à Alexandrie (au repos), il est responsable de la fouille des sites égyptiens.

Signalons pour le gardien que parmi ces 6 archéologues : 3 sont honnêtes (du moins raisonnablement), 1 fait quelques fraudes (quand il ne trouve rien), mais 2 d’entre eux sont des criminels : ils sont donc les personnages clefs du scénario.


- François Delattre n’a jamais été archéologue, il est inconnu des spécialistes (jet sous Conn pour un archéologue, Conn/5 pour un Historien ou assimilé, jet sous Conn/10 pour les autres). Des recherches à la bibliothèque du British Muséum (3 jours, 2 jets de bibliothèque/3 tentatives), vont confirmer le fait ou bien à Paris (1 journée, 1 jet de bibliothèque/1 tentative). Il s’agit en fait d’un prêtre de l’homme noir (Nyarlathotep), qui profite de cette couverture pour rouvrir des sites maléfiques du sud de la France, mais cela les investigateurs ne peuvent pas encore le savoir...

- Sir Herbert Yardgrave est, lui, bien connu des spécialistes (même jets que pour le français), il est spécialiste des civilisations grecques et crétoises. Rien d’autre à dire, mais les P.Js vont découvrir au fil du scénario qu’il profite des champs de fouille subventionnés par l’association pour s’enrichir personnellement. De plus à Aulis, il a découvert le tombeau d’Hélène de Troie, il vient de le faire rapatrier dans les Cornouailles et compte rapidement le rejoindre dans son château. Avec son collaborateur Conrad Deadstone (dont les P.Js découvriront l’identité en fouillant Aulis), il a organisé un trafic d’objet d’art en pillant les beaux sites grecs, en revendant les objets et en ne fournissant à l’A.A.E. que les antiquités non monnayables sur le marché de l’art. Lorsque Mac Ferman a commencé à s’étonner que le site d’Aulis (pourtant très prometteur) ne fournisse pas beaucoup d’objets, ils ont commencé à y transférer des objets du site phénicien, de faible importance archéologique. Ce site étant à moitié immergé, il était en effet moins étonnant de ne pas y trouver beaucoup de reliques. La commission mise en place à Boston à un peu perturbé les deux fraudeurs, ils ont alors décidé de prendre des vacances, de fermer les sites, de transférer un maximum d’objet (ne laissant qu’une petite caisse dans la crypte d’Aulis voir deuxième partie du scénario).

- Heinrich Schliemann : il a un gros défaut, pour lui ne rien trouver sur un site est une faute professionnelle, voir personnelle, alors il s’arrange soit pour récupérer des objets sur d’autres sites pour enrichir ses découvertes, soit il fabrique quelques objets. Si les P.J. discutent avec lui, on s’aperçoit vite que cet archéologue est un peu étrange, d’un coté très romantique avec ses idées fixes : retrouver les grands sites qui ont marqué l’antiquité (dont Troie et Mycènes). De l’autre : un peu fanatique, car pour lui, un site doit donner des objets remarquables car sinon, il n’en vaut pas la peine, et s’il faut un peu tricher avec la science, pourquoi pas. Si les P.Js le questionnent un peu, ils peuvent découvrir qu’il est en fait très riche : millionnaire, fortune acquise en Russie (renseignements facilement vérifiables en 2 ou 3 jours), il n’a donc pas d’intérêt financier dans l’affaire, de plus les objets collectés ne l’intéressent pas, lui, c’est la fouille et la découverte (et pourquoi pas la gloire) : jet sous Psychologie. Aux P.J. de décider de son sort, mais ses fraudes sont toujours bénignes, du moins comparées aux deux autres.
De plus le dénoncer serait faire insulte à l’histoire car cet homme sera quelques années plus tard le découvreur des sites de Mycènes et de Troie et même si sa rigueur scientifique est déplorable, il cadre très bien avec le contexte historique... (que j’ai d’ailleurs décalé pour l’occasion...).

- les trois autres archéologues sont connus des spécialistes (voir plus haut pour les jets à faire), avec par ordre de mérite : Lafferty (un grand maître), Di Rosso, et Francis.

Voici maintenant la liste des sites subventionnés par l’A.A.E. :

  1. Site de Twig’leight Horn : Highlands, Ecosse, site Picte, 5 personnes, Sir Patrick Francis, peu d’objets ont été trouvés, seuls quelques restes de maisons, mais rien de vraiment notable (N.B. : du moins à l’époque, l’archéologie balbutiante ne considérait comme importante que les objets les plus spectaculaires et en or si possible). Objets découverts : poteries, silex taillés. Objets remarquables : aucun
  2. Village de Skiererson : Danemark, site viking, 12 personnes, Sir Patrick Francis, site beaucoup plus intéressant, y a été découvert 5 tombes de chef viking, avec tout leur armement, des cadavres de chevaux et des serviteurs, sacrifiés pour servir au Walhalla. Objets découverts, poteries, squelettes, armes, char. Objets remarquables : quelques bijoux en or, des objets médiévaux pris lors de razzia en Angleterre, deux belles épées.
  3. Tumulus de César : Bretagne, France, site gallo-romain, 25 personnes, F. Delattre, site décevant, apparemment déjà pillé, peu d’objets mis à jour. Objets découverts : poteries, débris divers. Objets remarquables : quelques pièces romaines en or, des restes de bijoux en pâte de verre colorée.
  4. Abbaye de St-Aignan : Provence, France, site médiéval, 8 personnes, F. Delattre, la fouille de ce site a débuté depuis peu, il semble prometteur car déjà de nombreux objets ont été trouvés. Objets découverts : squelettes de moines, de nobles français, armes, poteries, objets de culte. Objets remarquables : nombreux objets de culte en or, quelques armes de chevalier, divers bijoux et trois livres.
  5. Château de Noir-Mesnil : Provence, France, site médiéval, 26 personnes, F. Delattre, bel exemple d’architecture médiévale cathare, fouille difficile car situé sur un pic de montagne. Peu d’objets mis à jour, pas d’objets intéressants.
  6. Villa d’Augustus Pompei : Sicile, Italie, site romain, 55 personnes, Juliano di Rosso, restes bien conservés d’une villa d’un consul romain, très beau site, nombreux objets mis à jour. Objets découverts : nombreux vases et poteries, objets domestiques, divers bijoux et parures. Objets remarquables : bijoux précieux en or, mosaïques de sol, vases peints, sculptures en marbre et bronze.
  7. Port de Barbiros : île d’Aeos, Grèce, site grec, 120 personnes, Juliano di Rosso, site difficile à travailler car immergé à ½, peu d’objets découverts. Objets remarquables : aucun, sauf un reste de bateau, mais en 1920, sa sortie de l’eau a provoqué sa destruction.
  8. Temple d’Hermès : Delphes, Grèce, site grec, 150 personnes, Sir Herbert Yardgrave, beau site, mais déjà pas mal fouillé, grand temple en marbre avec annexes enfouies. Objets découverts : objets de cultes, statues en marbres, poteries. Objets remarquables : grande statue d’Hermès en marbre blanc, petites statues, fronton du temple, colonnes ornées diverses, pièces en or.
  9. Site d’Aulis : Péloponnèse, site grec, 200 personnes, Sir Herbert Yardgrave, ancien château grec, probablement, une petite forteresse, nombreux objets mais peu de remarquables. Objets découverts : armes en bronze et fer, pièces de cuivre, poteries. Objets remarquables : quelques armes bien conservées, deux petites statues, quelques vases peints.
  10. Port de Skousos : île de Styros : Crète, site phénicien, 75 personnes, Sir Herbert Yardgrave, site bientôt abandonné car ne donnant pas assez de résultats, peu d’objets découverts, mauvaises conditions de travail, pas d’objets remarquables.
  11. Pyramide de Shaouret III : Egypte, site égyptien, 150 personnes, Sean Lafferty, beau site, quasiment achevé, tombes royales intactes, tombes annexes en parties pillées. Objets découverts : nombreux et variés, avec des vases canopes, des bijoux, des sculptures, quelques armes. Objets remarquables : sarcophages royaux et momies intactes, bijoux en or et lapis-lazuli, bustes des époux, buste en marbre du pharaon, barque solaire en miniature. Note de Lafferty : Tous les objets de cette pyramide sont d’un intérêt extrême pour la science, même le plus petit, à ne manipuler qu’avec précaution et à n’entreposer qu’a l’abri de la lumière.
  12. Port d’Alexandrie : Egypte, site égyptien, 250 personnes, Sean Lafferty, site difficile, quasiment totalement immergé, quelques objets découverts, époques variées, peu intéressant, site décevant à refouiller plus tard.
  13. Temple d’Amon : Egypte, site égyptien, 500 personnes, Sean Lafferty, site commençant à être fouillé, très prometteur, énormes ruines, avec temple en place, nombreuses sculptures monumentales, encore aucun objet envoyé à Londres.
  14. Château de Ambourg : Autriche, site médiéval, 125 personnes, Heinrich Schlieman, souterrains d’un château du XVI intact, nombreux objets mis à jour dans des conditions difficiles pour causes d’éboulement. Objets découverts : vases et métal, armes médiévales, restes d’armures, tapisseries, squelettes divers. Objets remarquables : dague
  15. Ville de Mycènes : Péloponnèse, site grec, non commencé, Heinrich Schlieman, en prospection, recherche de la location du site.



L’enquête à Londres :

Elle peut se passer comme suit :
Après la rencontre du responsable londonien, les P.J. obtiennent la liste des sites, ils peuvent ensuite aller dans les entrepôts pour voir les collections et se renseigner sur la valeur des sites, valeur théorique et réelle, ils peuvent enfin, trouver les indices qui leur permettent de remonter les pistes. Pour simuler cette recherche, les laisser découvrir et réfléchir aux sites en répondant à leurs questions et en leur décrivant les objets récoltés : voir liste ci-dessus. Normalement, ils ont déjà des bases de recherches, s’ils les utilisent, ils mettront 1 journée pour avoir la première confirmation d’une de leurs hypothèses, sinon ce temps passe à 2-3 jours avec 2 jets réussis sur trois lancés : (archéologie ou histoire ou T.O.C.).
Ces pistes sont :

  1. la fausse dague allemande, achetée chez un antiquaire, par H Schlieman, afin d’avoir sur son site au moins une belle arme bien conservée, mais il ne s’est pas aperçu qu’elle était fausse. En fouillant dans les collections, on s’aperçoit que toutes les armes trouvées sur le site sont rouillées (jet sous T.O.C.) et pas très exposables, de même que les tapisseries du site 14 ont apparemment été restaurées au XVIII° (Jet sous Art ou Chimie) et elles n’ont jamais été conservées à l’humidité dans des souterrains (jet sous Chimie).
  2. le calice doré, la crosse d’évêque font penser à la France, en fouillant de ce côté, on peut s’apercevoir que les objets sont mal conservés, mal étiquetés, mal emballés et mal triés, tout cela est un véritable fouillis que Mc Ferman, va mettre sur le compte de la personnalité excentrique de l’archéologue français. De plus dans un des livres, on peut découvrir (jet sous T.O.C.), que deux pages ont été récemment arrachées, et (jet sous archéologie) que deux pierres précieuces d’un calice en or ont été démontées et dérobées.
  3. la fraude des objets mélangés est plus dificile à découvrir, mais si on cherche de ce coté, avec des jets sous archéologie (2 réussites sur trois essais en 5 jours), on peut s’apercevoir que dans les caisses qui viennent d’être ouvertes et provenant du site grecs d’Aulis, on a des objets de plusieurs époques et de plusieurs civilisation. Le mélange ne se fait donc pas à Londres, mais sur place. De plus avec un jet de chance + un jet sous archéologie, on découvre un casque en or, conique avec des croix gammées, soit disant provenant d’Aulis, mais visiblement Phénicien (où, je le rappelle aucun objet important n’a été soit-disant trouvé).


Comment exploiter ces pistes


  1. H. Schliemann est en ce moment à Londres, où il consulte de nombreux ouvrages afin de localiser le site de Mycènes. On peut donc le rencontrer au British Muséum, et discuter directement avec lui. De plus, on peut se renseigner sur son compte et apprendre qu’il s’agit d’un archéologue autodidacte qui tient plus de l’aventurier que du scientifique. Auprès de la fac de Londres, où il a passer son diplôme, on peut apprendre que s’il est professeur en archéologie s’est surtout pour lui permettre de fouiller des sites car il n’enseigne jamais (et n’en est sans doute pas capable). Il a cependant deux qualités : il est riche et peut financer lui-même ses recherches, mais il a aussi énormément de chance et fait toujours des découvertes phénoménales. Bref, s’il triche un peu, on lui pardonne, du moment que cela arrange tout le monde et fait parler de l’archéologie, qui, je le rappelle est une science nouvelle (en 1920).
  2. le cas de Delattre est plus complexe : si on se renseigne à l’université de Londres, on peut s’avoir que ce scientifique français est inconnu, mais il peu s’agir de la rivalité entre les deux pays, il faudra donc aller à Paris pour tirer les choses au clair. Si on demande à Mc Ferman comment, il a connu Delattre, il raconte qu’il lui a été conseillé par un de ses grands amis et mécènes de l’A.A.E., mais qu’il ne sait plus lequel (merci le sort suggestion mentale !). Si on lui parle de la crosse d’évêque, Mc Ferman, raconte qu’il était là-bas quand Delattre l’a dégagée de la crypte de l’abbaye, il y avait, en plus, la presse locale venue faire un papier sur le site, le Français a essayé de minimiser l’importance de la découverte, mais cette superbe crosse en or, n’a laissé personne indifférent. (Delattre, ne pouvant cacher cette pièce, en a fait une mauvaise copie et l’a envoyée directement à Boston). De plus, l’état dans lequel les objets arrivent doit mettre la puce à l’oreille quant à la réelle condition d’archéologue de ce responsable. Enfin, en faisant un jet sous Histoire, on peut se rappeler que les cathares prêchait le dénuement et la pauvreté du culte, et qu’il est étrange, vu la politique de l’association, de fouiller un site où on l’on a que très peu de chance de trouver des objets de valeur.
  3. le cas Yardgrave enfin : lui est un véritable archéologue, pair du royaume et vieille noblesse anglaise, toute accusation devra être sérieusement fondée avec des preuves concrètes. L’archéologue est parti en vacances dans son domaine, si on le contact (par téléphone), il nie tout et expliquera qu’il n’a rien à voir avec tout cela : le site est comme cela voilà tout. Si on se renseigne sur le marché des oeuvres d’art, on peut voir que depuis 6 mois, le nombre d’objets d’origine grecs (et de bonne qualité) a considérablement augmenté, il s’agit de statues classiques, d’armes grecques en bon état et de bijoux divers. Mais rien ne permet de remonter la piste, les marchés de l’art qu’ils soient légaux ou illégaux tiennent trop à la discrétion (et Yardgrave aussi).


Bref, la piste Schliemann, peut de régler à Londres, et en douceur ; la piste Delattre mène à Paris (pour guider les P.Js, leur indiquer que le Français est en ce moment là-bas) ou en "Provence". L’étape suivant de la piste Yardgrave mène à Aulis, champs de fouille exemplaire situé en Grèce, inactif pour le moment (ce qui correspond au début du second scénario : Fouille à Aulis).

En route pour la France :

Une journée et demie suffisent pour faire le voyage avec 4 heures pour rejoindre Douvres, 7 heures pour traverser la manche, et 8 heures pour rejoindre Paris. Coût en $ : 15 / P.J. Trouver un logement n’est pas très difficile et le change de livres ou de dollars en francs est une formalité.
A Paris, les P.Js peuvent apprendre que Delattre est parti pour Carcassonne, et cela même s’ils ont rendez-vous. Il ne leur reste plus qu’à enquêter un peu avant de partir dans le sud.
Le bureau de l’A.A.E. à Paris est juste un petit bureau au 5eme étage d’un immeuble rue Napoléon III, quand les P.Js s’y rendent, ils ont toutes les chances de rencontrer la secrétaire de Delattre, une superbe française vêtue à la mode des années folles : Sandra Martial.
Avec sa robe longue à franges, sa coupe à la garçonne, et un long fume-cigare (cigarette aromatisée), elle jouera la secrétaire classique, se faisant les ongles et discutant de tout et de rien. Elle répondra poliment aux questions des P.Js, laissant croire qu’elle regrette de ne pouvoir les aider. Si les personnages-joueurs comptent rester plusieurs jours à Paris (pour enquêter un peu), elle se propose de leur servir de guide et de les emmener dans les clubs à la mode. Ils peuvent même se lier d’amitié avec elle, voir plus si un des investigateurs est bien de sa personne et qu’une fois dans un club de danse, il se laisse draguer. C’est au MJ de développer un peu cette partie, en improvisant un peu.
En fait, Sandra est vieille de plus de 200 ans (San 0), son but est d’apprendre un maximum de renseignements sur les investigateurs et ensuite de prévenir Delattre. De plus si elle en a l’occasion (c’est à dire si elle se retrouve seule avec un investigateur), elle en l’éliminera et partira aussitôt ensuite pour la Provence. Par exemple si elle couche avec un P.J. : prendre le joueur à part et lui infliger une déflagration mentale en plein acte sexuel... Le reste du groupe sera sans doute surpris de retrouver leur ami nu et égorgé dans une chambre d’un hôtel de passe (avec Sandra qui a disparue).
Sinon, dès qu’elle sentira qu’elle n’est plus surveillée, elle prendra sa voiture et rejoindra Delattre à coté de Noir-Mesnil.
A l’université de Paris, on apprend que Delattre est un nom inconnu, du moins pour un archéologue français diplômé. De plus, aucune personne correspondant à son signalement n’a été aperçue à l’université. Enfin, le tumulus de César n’a pas été pillé au 19eme, mais fouillé par des scientifiques de l’université de Paris, ceux-ci ignoraient d’ailleurs que quelqu’un avait retravaillé sur ce site protégé et décident de porter plainte contre l’A.A.E. (ou du moins contre Delattre, vu la suite du scénario).
A la bibliothèque nationale, (jet sous bibliothèque pour chaque indice), les P.J. peuvent trouver quelques renseignements :

  • Delattre n’a aucune adresse personnelle dans la ville, ni ailleurs ou du moins il n’a pas le téléphone.
  • On peut trouver une photo et un court article dans "Le courrier du Morbihan", prise lors de l’ouverture du tumulus de César, elle représente M. Delatte archéologue réputé maniant la pelle au milieu des ouvriers. On voit bien un petit bonhomme, maigre et quasiment chauve qui porte des petites lunettes rondes, il a bien du mal et est tout en sueur...
  • Avis de recherche dans "La dépêche du Tarn", la petite Elise de village de St-Aignan, a disparue dans la nuit du 23 janvier (il s’agissait bien-sûr d’une nuit de pleine lune).
  • Même origine : Accident mortel près de Carcassonne, une grange s’effondre le 22 février et écrase 4 personnes, les enquêteurs s’interrogent sur certaines blessures et songent à un meurtre déguisé.
  • Idem : Arrivée du prêtre Grégorio à Carcassonne, cet homme spécialement détaché par le Vatican vient visiter notre région et résidera au monastère St-Romain à partir du 28 février.
  • Dans "Le petit François", journal parisien des amateurs d’événements bizarres : article du 3 mars, s’interrogeant sur la venue en France du plus célèbre exorciste du Vatican. Y a t - il un rapport avec les récents événements de St-Aignant, village déjà célèbre dans l’histoire pour son église et son macabre passé.
  • Dans "Les sombres faits du moyen-âge des Pyrénées orientales", thèse d’histoire de 1846 par Francis De l’âtre, l’abbaye de St-Aignan est décrite comme le lieu de refuge des sorciers qui fuyait l’inquisition et la purification contre les cathares et les cultes païens, l’auteur parle d’une mystérieuse crypte, où des sacrifices humains étaient pratiqués pour se concilier les forces démoniaques.
  • Dans le même ouvrage sont répertoriés tous les sites, réels ou imaginaires où des manifestations du démon ont eu (ou aurait eu) lieu autour de Carcassonne, ce livre confus et sordide reflète un esprit passablement dérangé et peu objectif, la lecture prend 1 journée et fait perdre 1 ou 2 points de SAN (selon la réussite du jet). Le château de Noir-Mesnil est mentionné page 235, il correspondrait à un lieu privilégié pour prendre contact avec les forces obscures et serait un lieu de passage vers d’autres mondes.


Normalement, avec tout cela, les P.Js partent pour Carcassonne avec plusieurs options :

  • contacter le père Grégorio, au monastère, qui avec ses 3 diacres est venu régler l’affaire de St-Aignan, la prise de contact sera un peu difficile car le père circule beaucoup, dans une voiture noire en permanence avec ses 3 aides, ensuite, il rentre au couvent. Pourtant, les P.J. peuvent les rencontrer à l’ancienne abbaye car les fouilles étant fermées (en ce moment), il ne peut y avoir accès alors que les P.Js, eux, ont les autorisations pour faire rouvrir la crypte.
  • aller directement à l’abbaye, se faire ouvrir les portes par le gardien, un peu en force car il a la consigne de n’ouvrir à personne, et faire le ménage. F Delattre n’étant pas la mais au château de Noir-Mesnil, la chose peut se faire assez facilement. Avec 1/ visite des ruines aériennes et du camp de fouille, 2/ décente dans la crypte archéologique, 3/ découverte et exploration de la crypte cachée.
  • aller trouver Delattre (à Noir-Mesnil) et soit l’agresser directement soit discuter et se rendre compte qu’il s’agit d’un malade (et d’un sorcier prêtre de Nyarlathotep). Et si les P.Js ne sont pas assistés de l’exorciste italien, cela risque d’être dur.



Aux portes des Pyrénées :

  • A Carcassonne, les P.Js peuvent obtenir les mêmes renseignements qu’à la bibliothèque de Paris, mais en y passant moins de temps (bonus de 25% aux jets sous bibliothèque). Les ruines de l’abbaye de St-Aignan se trouvent à 50 km au sud de la ville, le site de Noir-Mesnil est lui dans les Pyrénées et donc un peu plus loin (environ 100 km) ; les P.Js ont donc besoin d’un moyen de transport personnel pour s’y rendre (mais peut-être vont-il louer, à Carcassonne, une superbe Talbot V8 pour l’équivalent de 2$ la journée).
  • L’Abbaye de St-Aignan : elle est située un peu en retrait du village (2km), les habitants de celui-ci on pris l’habitude de se barricader chez eux toutes les nuits de pleine lune et ces soirs là, les étrangers sont reçus avec de la chevrotine : alors avis aux amateurs ! (les nuits de pleine lune étant : le 22 avril, le 21 mai, le 19 juin, le 20 juillet, le 18 août...). La petite Elise n’a toujours pas été retrouvée, l’accident de la grange est maintenant une affaire classée, et de toutes façons, le seul représentant de la loi dans le village est le garde champêtre. Si les P.Js posent des questions, leur servir une sauce classique avec des loups-garous, des cathares maudits qui viennent se venger, en ajoutant au passage un petit mot ou deux sur la venue dans le coin du prêtre italien qui va régler tout cela en moins de deux.



Les ruines, en elles-mêmes, sont assez simples, on trouve surtout des bases de murs, quelques voûtes encore debout et une ou deux salles par trop effondrées : elles servent aux archéologues pour entreposer leur matériel (une des salles peut même se fermer à clef). A l’entrée de l’abbaye, il y a une petite maison où loge le gardien, celui-ci (payé par Delattre) a pour but de faire décamper les fouineurs et d’une façon plus générale toute personne qui n’a pas autorité pour pénétrer sur le site (c’est d’ailleurs lui qui possède les clefs pour ouvrir la salle entrepôt, et la grille du souterrain fouillé). Le champ de fouille est en ce moment stoppé, les 8 personnes qui travaillent normalement sur le chantier sont donc absentes. Seul le gardien de l’entrée peut poser problème, surtout qu’il possède trois Bas-rouge agressifs et sournois. Mais avec peu de diplomatie (surtout ne pas tenter d’entrer en douce sinon chien-chien), un peu de pot de vin ; et en montrant les autorisations d’entrée sur le site, le gardien laisse rentrer les P.Js (éventuellement accompagnés).

L’abbaye de Saint-Aignan :

Elle se trouve est au milieu d’un domaine entouré par un mur de 3 mètres de haut (parfois à ½ effondré), si les ruines voisinent une sorte de pelouse, on entre rapidement dans le bois qui occupe les ¾ du domaine. Ce bois a d’ailleurs commencé à envahir les ruines, comme c’est le cas pour le jardin, et l’herboristerie (Œ et ).
Les constructions et bâtiments encore utilisés sont : (plan)
 : la grille d’entrée, en fer forgé avec une cloche pour appeler le gardien et faire gueuler les molosses. Le gardien Guy Fourcade arrive au bout de 5 à 15 minutes.
 : la maison du gardien, il y est seul et heureusement parce que ce bâtiment n’est pas grand. Il s’occupe du domaine, entretien un peu le bois, chasse, cultive un petit jardin ainsi que quelques pieds de vigne pour faire son vin.
 : un endroit de terre battue avec un peu de gravier pour garer un camion et les voitures des archéologues.
ƒ : les niches des chiens, ils ne sont jamais attachés et errent dans tout le parc boisé.
 : anciennes cuisines de l’abbaye, ce bâtiment est encore en bon état, il sert aux archéologues : cuisine, entrepôt de gros matériel, une douche est même bricolée dans un coin, rien de que du bien normal. NB : lors de la période de fouille, les archéologues dorment sous tente ou au village et les employés habitent tous St-Aignan.
...il s’agit du seul bâtiment de l’abbaye dont les portes tiennent encore le coup, elles ne sont pas d’origine et sont fermées par un gros cadenas (dont la clef est dans la maison du gardien). A l’intérieur : tout le matériel de fouille, des caisses de rangement pour les objets, une table pour tenir le carnet de fouille. Ce carnet est d’ailleurs dans le tiroir de la table, si on le lit, on peut voir (Lire et écrire le français) qu’il était tenu au départ par Delattre lui-même, mais que les notes sont floues et mal prises, ensuite il s’agit dune autre personne : Yves Canérot de Toulouse, Second archéologue du site qui lui est parfaitement compétent. Un second jet de compétence permet de tomber sur une note mentionnant le refus catégorique de Delattre quand Yves a proposé d’attaquer le deuxième souterrain : celui près de la petite chapelle. Enfin parmi les objets collectés on ne trouve pas grand chose d’intéressant, tout ayant été envoyé à Londres.

Les constructions et bâtiments en ruines sont : (plan)
Œ : Les ruines sont gagnées par la mousse, les fougères et les arbres, il s’agit de l’ancienne herboristerie qui se trouvait à coté du jardin. En observant la végétation on peut en conclure qu’aucune fouille n’a été entreprise ici.
 : Jardin : retourné à l’état sauvage depuis longtemps, cependant, un jet sous Histoire Naturelle permet de découvrir des plants d’herbes médicinales : Hellébore, Hysope.
Ž : Un bâtiment en ruine dont l’origine et le but initial ne peuvent être découvert sans une étude poussée et même moi je l’ignore...
 : Le cimetière de l’abbaye, avec 5 pierres tombales encore debout, la mission archéologique à respectée ses sépultures espérons que les joueurs en feront autant.
 : Ancien pigeonnier : il reste encore deux mètres de mur, mais ils permettent juste d’identifier la fonction de cette construction cylindrique en briques.
 : Le puits, il est utilisé par l’équipe archéologique, la corde et le sceau sont neufs mais l’armature ne résisterait pas au poids d’un homme.
 : L’église : lieu de prière principal, au centre de la nef, vers ce qui était la porte principale, une grille a été posée sur un escalier en colimaçon descendant vers les souterrains (fouillés par l’équipe archéologique). La clef de cette grille massive est conservée par le gardien. La fausse pierre tombale qui fermait l’ouverture est posée à coté, il n’y a pas d’inscription particulière dessus. (pour le souterrain officiel voir paragraphe suivant).
 : Petite chapelle annexe, devait servir pour des cérémonies spéciales, mais en trop mauvais état pour en dire plus.
 : Bâtiment principal, il était séparé en 6 pièces distinctes avec sans doute des salles de travail et des dortoirs. Dans le coin NO, près de la petite chapelle, un tas de matériel est entreposé, couvert par des bâches ; si on les soulève un jet en T.O.C. permet de voir qu’en dessous se trouve une autre grille fermée par un autre cadenas (dont la clef est cette fois détenue par Delattre lui-même). La pierre qui fermait cette ouverture est ornée d’une inscription en Latin, qui si elle est déchiffrée veut dire : "Et que seuls les Vrais Croyants pénètrent en ces Sombres Lieux". (pour le souterrain secret, voir paragraphe suivant).
 : Un bâtiment en ruine dont l’origine et le but initial ne peuvent être découvert sans une étude poussée.
¥ : Sans doute le réfectoire de l’abbaye, ce que confirme sa position : à coté des cuisines.

Les parties souterraines : où le père Grégorio peut être utile...

  1. Le souterrain officiel : des lampes à pétrole ont été installées dans tout ce souterrain, elles sont toutes éteintes mais fonctionnent.
    1. L’escalier en colimaçon descends sur environ 5 mètres, soit 40 marches, il donne sur un couloir (vers l’Est). Sur les marches on peut voir des traces de pas mais sans véritables significations ; enfin la maçonnerie semble ici relativement saine et les investigateurs peuvent descendre en confiance...
    2. La première salle comprend six tombeaux, tous ouverts et vidés de leur contenus, chaque squelette est déposé en vrac dans une petite caisse à coté du tombeau, il s’agit visiblement de restes de moines de l’abbaye. De cette salle partent deux couloirs, l’un vers le Nord (sur 12 mètres) et l’autre vers l’est (sur 8 mètres).
    3. Le couloir vers le Nord est à demi éboulé, l’équipe archéologique a consolidé le tout mais les risques d’éboulement existent : chaque personne doit lancer un D100, si le résultat est inférieur à son score en Taille, il y a un petit éboulement : 1D6 Dom et relancé du D100. Un résultat de 01 provoque un éboulement majeur : tous les P.Js subissent 1D6 Dom et le couloir est bloqué (les P.Js ayant déjà franchis le couloir étant à l’intérieur). Au fond du couloir, on trouve un embranchement et 3 petites salles à voûte ronde, dans chacune un ossuaire style catacombe, les "niches du Nord et de l’Ouest ont été fouillées par l’équipe, la niche de l’Est est ensevelie sous un éboulement. (Note : de toutes façons, il n’y a que des os).
    4. Le couloir vers l’est conduit à une salle vide, il devait y avoir un autel mais il n’en reste plus que l’emplacement : là où il n’y a pas de poussière. Un escalier en colimaçon descend vers le nord.
    5. En bas de l’escalier, dans une roche plus tendre, un couloir part ver le nord, le long de ce boyau haut d’1m50, des alcôves sont creusées (des deux cotés et sur trois hauteurs), dans chacune, un squelette ou une plaque tombale et derrière un squelette. Si les 12 premières contiennent des moines normaux, les suivantes contiennent des cadavres plus spéciaux. 6 d’entre eux sont visiblement des moines d’un autre ordre : jet en Histoire : "des cathares ?" d’une branche inconnue, et 3 sont remplis de cadavres d’enfants entassés à 4-5 par alcôve : jet en médecine : morts éclatement du crâne (Jet San 1/1D3).
      Dans la tombe d’un "cathare", un jet de T.O.C. réussis permet de trouver une bague qui à échappée aux archéologues, il s’agit d’une petite émeraude sur monture d’or qui peut emmagasiner au maximum (Pou du porteur/2) points de magie (en ce moment elle est vide, se charge au rythme de 1 point par jour). La suite du boyau est obturée par un éboulement, les archéologues sont en train de dégager cette zone, mais pour l’instant, ils n’ont exploré que 10 mètres de profondeur (sur un total inconnu).

  2. Le souterrain secret : aucune lampe n’est installée.
    1. L’escalier en colimaçon descends environ 8 mètres, soit 50 marches, il donne sur une salle cubique où siège un autel massif. Visiblement peu de personnes sont descendues dans la pièce, mais le sol a été balayé (Jet sous Idée : soit pour le fouiller soit pour enlever la poussière et d’éventuelles traces de pas). Sur l’autel, à plat, une croix de métal de 25 cm est rivetée ; si on la tourne de 180° pour en inverser le sens (et la signification), un passage s’ouvre au sud : escalier en colimaçon. (ah... les passages secrets sous les autels...).
    2. L’escalier en colimaçon descends environ 4 mètres : soit 25 marches, il est plein de poussière (dans laquelle on voit des traces de pas : nombreux passages mais 2 à trois personnes différentes seulement). Il donne sur une salle cubique vide, avec une ouverture vers l’est, voûte sculptée avec des visages infernaux et bestiaux, ceux-ci donne la sensation que d’être jaugé par les forces infernales, de subir une sorte de test d’immoralité qui se solde par un jet sous la San et une perte de 1/1D3 au premier passage sous la voûte (et ça commence...).
    3. Après cette voûte, les couloirs font place à un boyau creusé dans la roche moins dure, il est irrégulier, descend un peu, mais globalement vers l’est. Au bout de 25 mètres, un embranchement : nord et sud ; dans la poussière, des traces de pas, nombreuses et diverses : T.O.C. : des traces de sabots de 12-15 cm de diamètre : jet sous Mythe : Goule. De plus, dans l’air une odeur de pourriture, de renfermé avec au fond, un bruit diffus indistinct, mais qui met mal à l’aise : jet sous SAN : 0/-1D2.
    4. le couloir nord oblique vers l’est au bout de 10 mètres, il zigzag un peu sur une cinquantaine de mètres (globalement plein est) puis débouche sur une salle naturelle, humide et sombre avec des champignons noirs qui poussent sur les parois, deux bêtes immondes sont en train d’en avaler : deux goules : Jet de San, Combat... Si le combat dure plus de 10 Ass, deux autres goules arrivent (venant du boyau descendant, c’est à dire du monde souterrain).
      De cette salle partent deux autres couloirs, un au sud (puis l’ouest), qui rejoint l’entrée, l’autre vers l’est ; ce dernier, par lequel un air chaud et vicié remonte, donne une mauvaise impression. Comme si un monde entier, peuplé de créatures de cauchemars, se trouvait plus bas... Et comme c’est le cas, alors un petit conseil, si les P.Js s’y aventure : faites leur comprendre qu’ils doivent faire demi-tour.
    5. Quand on se dirige vers l’ouest, le bruit de fond augmente et se précise, on se rend compte au dernier embranchement qu’il s’agit d’une musique, comme seul un fou pourrait jouer avec un pipeau désaccordé. Après 15 mètres, le couloir sud se scinde en deux, une partie vers l’est rejoignant la salle 2D, l’autre vers le sud-ouest. Au bout de 10 mètres, encore un embranchement, un couloir part ver l’ouest et l’autre continu vers le sud-ouest. Ce dernier mène après 25 mètres à une salle, un peu transformée par la main de l’homme et meublée. On y trouve un bureau de bois vermoulu mais encore solide, une sorte de bibliothèque (mais privée de ses livres), des étagères et du matériel de chimie (ou d’alchimie ?) ainsi qu’une armoire massive. Dans un tiroir secret du bureau : jet sous T.O.C., pour trouver un livre épais, à couverture de cuir noir : il s’agit d’un des 14 exemplaires de la première édition du Culte des goules ! ! !. Peu d’objets à récupérer, pas de sculptures horrifiques ; mais dans l’armoire, un corps, bâillonné et attaché : visiblement un enfant. Jet de San : 1/1D4, puis récupération d’1D2 points de San quand on s’aperçoit qu’il n’est qu’évanoui. Cet enfant, kidnappé à Paris il y a 3 jours, fils d’immigré espagnol et parlant mal le français, est dans l’armoire depuis 2 jours, il meurt de faim, de soif et a fait ses besoins sur lui : mais il est vivant ! Quand les P.Js auront vu quelle fin lui était destinée gain d’1D6 points de San supplémentaire (s’ils le sauvent bien entendus).
    6. Plus on se rapproche de cette salle et plus le bruit devient perceptible, il s’agit bien d’une musique, comme celle d’une flûte aiguë, mais sans logique apparente, jouant sur un mode inhumain sans prendre de temps pour respirer : jet sous Mythe : serviteur des dieux extérieurs. Si on s’en approche, par le couloir qui va l’ouest, on arrive dans une grande salle avec des concrétions calcaires noires et luisantes. La créature se trouve derrière un autel sombre maculé par du sang, encore rouge et donc pas si vieux que cela...La chose qui tient la flûte n’a rien d’humain, ni rien de terrestre d’ailleurs. Description, jet de San, Combat, fuite...
      Remarque : la créature possède un pouvoir particulier : en jouant de ses flûtes, elle peut lancer sur une personne le sort de contrôle mental (jet Pou contre Pou). La victime succombant au sort, ne pense plus qu’à une chose : aller chercher l’enfant et le sacrifier sur l’autel. Enfin, si la bête est tuée, elle disparaît dans un nuage de fumée et on peut découvrir dans un coin de la salle quelques cadavres d’enfants (3 sont récents dont celui de la petite Elise).



Les ruines de Noir-Mesnil :

Ici pas de grandes explorations, il s’agit en effet des restes d’un château "cathare", perché au sommet d’un pic, à cheval sur une crête au milieu des nuages... Il n’en reste pas grand chose, juste le chemin d’accès, des bouts de murailles, un donjon et deux ou trois débris de tours. Et c’est tout ! Si les P.Js arrivent de jour, ils ne trouvent personne ; des gens sont venus et un peu de matériel est entreposé (jet sous Idée pour voir qu’il s’agit plutôt d’appareils de terrassement que de matériel archéologique), mais rien d’autre...
S’ils fouillent le site, seule la réussite de deux jets de chance et d’un jet sous T.O.C. permet de trouver le petit sentier qui part de la tour nord, descend le long de la falaise et guide les personnages vers une petite caverne sous le château. Faire un jet sous Grimper, si le jet est raté, le personnage risque de glisser du sentier et tomber dans le vide : environ 150 mètres de chute à pic. Les membre de la secte ont quant à eux fixés des pitons, et quand ils se rendent à la caverne, ils accrochent une corde à ces 5 crochets (d’ailleurs bien dissimulés et trouver chacun nécessite un jet sous T.O.C.).
De jour, l’intérieur de la grotte est gardé par deux hommes qui passent le temps en jouant aux cartes, ils sont armés et dangereux : ils ont en plus de leurs armes le sort Déflagration mentale. L’un est tatoué au bras gauche de deux poissons noirs qui s’entre-dévore. L’autre d’une balance déséquilibrée rouge-sang dont le plateau inférieur contient une tête d’homme noir et dont le plateau le moins lourd contient un triangle avec un oeil. Ces hommes sont des fanatiques, ils ont tous les deux une capsule de cyanure et s’en serviront si besoin.
De nuit, plusieurs voitures sont garées à la limite de la route, il s’agit d’une voiture sportive italienne deux places : une Isotta-frachini (que l’on peut reconnaître comme la voiture de Sandra) et d’un véhicule plus lourd pouvant transporter 6 personnes : Talbot V8. Si on surveille l’arrivée de ces personnages, on peut voir Sandra avec sa belle voiture (payée par l’A.A.E.), accompagnée de Delattre, 15 minutes plus tard arrive la Talbot avec 5 personnes dont 4 hommes très solides et un petit binoclard. Tous se dirigent vers le château, puis vers la caverne.
La caverne est composée d’une petite salle d’entrée, les deux hommes de garde s’y trouvent en permanence, ils ont avec eux des armes, de quoi s’occuper et de la nourriture pour une journée. Puis il y un petit boyau raide s’enfonce dans la falaise, il descend environ 50 mètres de dénivelé pour 180 mètres de long. Il conduit à une salle cubique à moitié effondrée que Delattre et ses hommes sont en train de dégager, les sorciers qui l’accompagnent sont présents pour lui indiquer le meilleur endroit où creuser ; les 4 brutes sont là pour le travail de terrassement, les deux gardes continuant à surveiller l’entrée.
Ce qui est enterré dans la salle, personne ne le sait, et c’est mieux ainsi. Si les P.Js ne le font pas, le père Grégorio fera sauter la caverne à la dynamite.
La lutte contre Delattre sera brutale, lui et ses acolytes ne vont pas essayer de savoir qui sont les P.Js, il s’agira d’un combat à mort, quasiment perdu d’avance si les P.Js ne sont pas épaulés par le prêtre et ses 3 diacres (avec fusil à pompe et sorts offensifs façon ange de Daniel à INS/MV).
Chacun des adversaires a un tatouage représentant un signe du zodiaque perverti, Delattre arborant un bélier à visage humain et aux cornes démoniaques. Lors du combat, la jeune femme disparaît, (pour cela elle active une bague et le sort téléportation).
Ce combat marque la conclusion de l’épisode Delattre, la fraude est terminée car le faux archéologue a été démasqué et s’est enfui (du moins cela sera la version officielle). Lors de la lecture du Culte des goules, ont peut apprendre l’existence d’une ancienne société secrète du nom des Serviteurs du Grand Zodiaque. Ce groupe fondé au XI° siècle par des " cathares " renégats avait pour but de servir les grands anciens et plus particulièrement l’homme noir, afin de mener la civilisation humaine à sa perte.
Si on consulte des ouvrages spécialisés dans l’occultisme, on peut découvrir que cette secte était supposée avoir disparue, il y a bien eu reformation du groupe au 18°, mais il a été anéanti durant la révolution française ; pas d’autres traces...
La société est donc reformée et ses activités peuvent servir de lien à une campagne...

Fin de la première partie de ce scénario :

Les P.Js peuvent déjà gagner de l’expérience avant de s’attaquer au cas Yardgrave : car après tout, il s’agit de la véritable cible des personnages, il est responsable du trafic d’objets d’arts. En fonction de leur comportement et de la réussite su scénario, le gardien peut récompenser ses joueurs en attribuant entre 1D4 et 1D10+2 points de San par personnages.
Mais, si après l’affaire Delattre, les joueurs ont l’impression d’avoir terminer leur travail, leurs employeurs peuvent leur rappeler que des objets ont été trouvés sur les marchés des oeuvres d’arts londoniens et que Delattre ne peut en être responsable. S’ils veulent accuser Yardgrave, ils doivent trouver des preuves car son influence et sa respectabilité sont telles que sans elles, rien n’est possible...
Les P.Js ont donc sans doute comme objectif de se rendre à Aulis, car ils savent que c’est dans les caisses de ce site que l’on a retrouvé des objets phéniciens et que les objets vendus sur le marché noir sont quasiment tous d’origine grecque période classique, avec par exemple des vases peints (représentation du siège de Troie, scènes de batailles).

Perspectives :

Une journée permet de faire le voyage vers Marseille, deux jours d’attente et le paquebot l’Agamemnon emmène les P.Js au Pirée en 7 jours d’une croisière très agréable : pour le prix de 50 $ (150$ en première classe). Rejoindre le site d’Aulis prend 2 jours, il faut avoir louer une voiture à Athènes (pour 10 $ la semaine, on peut avoir une Fiat 501 qui peut emmener 5 personnes).
Le second scénario commençant aux portes du champ de fouilles d’Aulis...

Enaméril P°




Caractéristiques des PNJs principaux :

Serviteur des Dieux Extérieur :
Il correspond au monstre décrit dans les règles de base, seuls ses flûtes (qui contiennent le sort déflagration mentale) diffèrent un peu, mais elles ne sont pas récupérables et disparaissent avec le monstre.

Goules :
De la même façon, elles correspondent aux caractéristiques du livre de base

François Delattre :
Cet homme n’est pas un archéologue, il s’agit en fait d’un prêtre de l’homme noir, c’est à dire Nyarlathotep. Il est âgé de 250 ans et fait partie de la secte maléfique des Serviteurs du Grand Zodiaque depuis la révolution française. En se faisant passer pour un archéologue, il tente de rouvrir des sites démoniaques que la secte avait crée au XII° siècle.

APP : 9

FOR : 13CON:14TAI:11INT : 18POU : 19
DEX : 13 EDU : 23SAN : 0PdV : 13


Bonus aux dommages : +0
Armes : Poignard enchanté : 45% dommages 1D4+2
Sorts : Déflagration mentale, Suggestion mentale, Fletrissement, Contacter goules, Invoquer contrôler Horreur chasseresse, Contacter Nyarlathotep, Invoquer contrôler Serviteur des dieux extérieur.
Objets magiques : Un médaillon qui se charge au rythme d’un point de magie par jour, il peut en stocker autant que le POU du porteur et celui-ci peut les utiliser pour lancer un sort. Mais aussi, une bague qui augmente le Pou de son porteur de deux points, ainsi, le pou de Delattre passe de 17 à 19. Porter cette bague coûte fait baisser le maximum de San du porteur de 2 points, celui-ci se sentant artificiellement plus fort.

Sandra Martial :
Cette femme connaît Delattre depuis le 19°, elle aussi a été rendue insensible au temps par Nyarlathotep dont elle est la terrible et fidèle servante. Par contre, elle considère qu’il faut rester en vie pour servir son maître et elle utilisera donc le sort téléportation au moindre danger (pour repartir au volant de l’Isotta-Frachinni).

FOR : 11CON : 09TAI : 11INT : 19POU : 20
DEX : 15APP : 16EDU : 21SAN : 0PdV : 10



Bonus aux dommages : +0
Armes : Poignard enchanté : 55% dommages 1D4+2
Sorts : Bénir la lame, Téléportation, Déflagration mentale, Suggestion mentale, Flétrissement, Contacter goules, Invoquer contrôler Horreur chasseresse, Contacter Nyarlathotep, Invoquer contrôler Serviteur des dieux extérieur, Signe de Voor, Terrible malédiction d’Azatoth.
Objets magiques : nombreux et variés, bref elle doit pouvoir s’en sortir indemne.

Homme de main de la secte du Zodiaque :
Il s’agit de grosses brutes qui sont parfaites pour surveiller un site, dégager une salle des ses éboulements ou protéger les membres importants de la secte ; et c’est exactement à cela qu’ils servent.

FOR : 15CON : 16TAI : 15INT : 08POU : 11
DEX : 13APP : 10-12 EDU : 12SAN : FaiblePdV : 15


Bonus aux dommages : +1D4
Armes : Gourdin : 65% dommages 1D6+1D4+2
Pistolet semi-automatique Cal 38 : 50% : 1D10, 2 tirs par round, 8 balles
Sorts : Déflagration mentale
Objets magiques : Aucun

Marcel Nuizon :
Historien, récent membre de la secte de Zodiaque, il n’est ici que parce qu’il est spécialiste des Cathares, au combat, il est nul et il ne connaît que le sort de Flétrissement.

FOR : 08CON : 10TAI : 13INT : 15POU : 12
DEX : 09APP : 11EDU : 22SAN : FaiblePdV : 09


Bonus aux dommages : +0
Armes : Gourdin : 65% dommages 1D6+1D4+2
Révolver Cal 32ACP : 30% : 1D8, 1 tir par round, 6 balles
Sorts : Flétrissement
Objets magiques : Aucun

Père Grégorio :
Il s’agit effectivement d’un très bon exorciste, venu dans le sud de la France à la demande du clergé local. Il fut missionnaire au Moyen-Orient et sait donc se battre, de plus il connaît nombre de sorts et ses compétences en font un aide essentiel à la réussite du scénario.

APP : 14

FOR : 12CON : 12TAI : 15INT : 17POU : 21
DEX : 15 EDU : 25SAN : 78PdV : 12


Bonus aux dommages : +0
Armes : Mauser 1912 : 72% : 9mm, semi-automatique, 10 balles, 1D10, 2 tirs/round.
Dague enchantée en argent : 60%, 1D6+2
Sorts : Flétrissement, Apaisement, Contacter Goules, Contacter Habitants des sables, Contacter homme des sables, Signe des anciens, Guérison.
Objets magiques : Signe des anciens, dague.

Diacre de père Grégorio :
Equivalant à des hommes de main, il s’agit de grosses brutes pas trop bêtes pour pouvoir prendre des initiatives et lancer quelques sorts, mais surtout à l’aise avec un fusil à pompe dont ils ont tous un exemplaire.

FOR : 14CON : 15TAI : 14-15 INT : 12 POU : 14
DEX : 14APP : 12-14 EDU : 18SAN : 65-70PdV : 14


Bonus aux dommages : +1D4
Armes : Gourdin : 70% dommages 1D6+1D4+2
Fusil à pompe : 75%, cal 10 chevrotine : 4D6+2, 1 tir/round, Pistolet semi-automatique Cal 38 : 50% : 1D10, 2 tirs par round, 8 balles
Sorts : Signe des anciens, Signe de Voor, Terrible malédiction d’Azatoth, Guerison
Objets magiques : Aucun, sauf un peu d’eau bénite...

Feuille à fournir aux joueurs :

  1. Site de Twig’leight Horn : Highlands, Ecosse, site picte, 5 personnes, Sir Patrick Francis.
  2. Village de Skiererson : Danemark, site viking, 12 personnes, Sir Patrick Francis.
  3. Tumulus de César : Bretagne, France, site gallo-romain, 25 personnes, F. Delattre.
  4. Abbaye de St-Aignan : Provence, France, site médiéval, 8 personnes, F. Delattre.
  5. Château de Noir-Mesnil : Provence, France, site médiéval, 26 personnes, F. Delattre.
  6. Villa d’Augustus Pompei : Sicile, Italie, site romain, 55 personnes, Juliano di Rosso.
  7. Port de Barbiros : île d’Aeos, Grèce, site grec, 120 personnes, Juliano di Rosso.
  8. Temple d’Hermès : Delphes, Grèce, site grec, 150 personnes, Sir Herbert Yardgrave.
  9. Site d’Aulis : Péloponnèse, Grèce, site grec, 200 personnes, Sir Herbert Yardgrave.
  10. Port de Skousos : île de Styros, Crète, site phénicien, 75 personnes, Sir Herbert Yardgrave.
  11. Pyramide de Shaouret III : Egypte, site égyptien, 150 personnes, Sean Lafferty.
  12. Port d’Alexandrie : Egypte, site égyptien, 250 personnes, Sean Lafferty.
  13. Temple d’Amon : Egypte, site égyptien, 500 personnes, Sean Lafferty.
  14. Château de Ambourg : Autriche, site médiéval, 125 personnes, Heinrich Schlieman.
  15. Ville de Mycènes : Péloponnèse, site grec, non commencé, Heinrich Schlieman.




SCHLIEMANN : d’après l’Encyclopédia Universalis

SCHLIEMANN HEINRICH (1822-1890) (bon OK, pour la date on adapte un peu la réalité historique)

Fondateur de l’archéologie préhellénique. Fils d’un pasteur ruiné, autodidacte complet, l’Allemand Heinrich Schliemann révéla très jeune ses grandes qualités intellectuelles en apprenant seul plusieurs langues anciennes et orientales ainsi qu’une quinzaine de langues vivantes. Très doué pour le commerce, il dirigea une importante société en Russie où il parvint rapidement à acquérir une grande fortune qu’il consacra, dès 1868, à démontrer l’existence de la civilisation décrite par Homère dans L’Iliade et L’Odyssée. La ténacité incomparable de ce véritable " visionnaire " du monde mycénien le mena à Ithaque, sur les traces d’Ulysse, puis en 1870 à Hissarlik, sur la rive asiatique des Dardanelles, où il permit de découvrir (mais avec de grandes erreurs de sa part dues à une interprétation souvent trop hâtive des trouvailles) le site vraisemblable de la ville de Troie où il crut avoir mis au jour le légendaire trésor de Priam. À partir de 1874, Heinrich Schliemann revint en Grèce propre et entreprit des fouilles à Mycènes où il exhuma, en particulier, la remarquable série des tombes à fosse et le "trésor des Atrides", en fait beaucoup plus ancien que la génération d’Agamemnon.
Ces trouvailles permirent ainsi d’imaginer une époque préhomérique et prémycénienne qu’allaient bientôt mettre en lumière les fouilles de sir Arthur Evans sur le site de Cnossos en Crète. Heinrich Schliemann travailla ensuite à Orchomène, à Tirynthe et en Argolide, suivant infatigablement la trace des héros qui avaient hanté son enfance.
Jusqu’en 1869, on faisait commencer l’histoire de la Grèce en 776. Quand Schliemann mourut à Naples, les limites chronologiques avaient reculé jusqu’en 2500 pour Troie et en 1500 pour Mycènes. On croyait que le trésor de Priam, 260 objets au total, avait disparu au cours du bombardement de Berlin en 1945. Mais en 1993 les Russes ont admis qu’il avait été emporté à Moscou en juillet 1945 et qu’il se trouvait depuis cette date dans les réserves du musée Pouchkine où des représentants des musées de Berlin ont pu le voir. Le trésor devrait faire l’objet d’une exposition à Moscou en 1996... ? Des négociations sont en cours pour que le musée de Préhistoire et de Protohistoire de Berlin, propriétaire du trésor, puisse le recouvrer.



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