SDEN - Site de jeu de role
Accueil > Ars magica > Aides de Jeu > Souvenirs d’Alliances > Les Veilleurs d’Ys > Esquisse de la Bretagne
Contribuer

Ars magica

Esquisse de la Bretagne

samedi 30 mars 2002, par JyP

Description de la Bretagne médiévale et de ses peuplades (pas fini).

Source principale : Les magies de la Bretagne, par Anatole Le Braz.
A lire pour récupérer des éléments de folklore
bretons ! En fait, c’est suite à la lecture des deux tomes de cet ouvrage
que je me suis décidé à faire un panorama de la Bretagne,
sans doute un peu daté d’un point de vue historique et même folklorique,
car il propose du folklore du XIXème siècle et non du moyen-âge.
Cela étant, beaucoup de matériel reste exploitable pour le jeu
de rôle. Merci à Loreithel pour les corrections en breton !

Histoire de la Bretagne

Pour les peuplades frustres des temps anciens, de par sa situation géographique,
à l’extrême ouest de l’Europe, la Bretagne avait déjà
une forte valeur mystique. C’était le penn-ar-bed (le bout du
monde), et pour des peuples croyant en un au-delà bien réel,
ils ne pouvaient le situer qu’au-delà de la Bretagne... qui devînt
le lieu où l’on ensevelit les morts. De ces temps oubliés il
ne reste que les menhirs et dolmens, toujours chargés
de fortes symboliques.

Puis vinrent les celtes, conquérants d’un pays qu’ils appelèrent
à juste titre l’Armorique, le pays de la mer. Les tribus et clans locaux
avaient une flotte immense pour l’époque, jusqu’à la conquête
de la Gaule par l’envahisseur romain, César. Plutôt que de se
rendre, les celtes préférèrent couler leur flotte de
220 navires dans le Morbihan (la petite mer).

Avec le joug de Rome, la Bretagne fût en partie latinisée, transpercée
de voies romaines, la population se raréfia, et oublia ses racines.
Durant les Ages Sombres de la décadence de Rome, rien ne semblait pouvoir
la faire revivre.

Mais sur la grande île voisine, les invasions saxonnes repoussaient
les habitants, et ceux-ci se décidèrent à partir pour
la petite Bretagne, avec laquelle ils avaient toujours conservé des
liens. Ainsi, au Vème siècle, commença l’exode, qui dura
près de deux siècles.

Les immigrants n’avaient pas subi le joug romain, et apportaient avec eux
une culture plus intacte qu’ils firent refleurir en Bretagne. Ils s’installèrent
sur les côtes, laissant l’intérieur des terres aux habitants
du cru, qui parlaient un dialecte issu du latin.

Les 7 pères de l’émigration sont Saint-Pol de Léon,
Saint Tudual de Tréguier, Saint-Brieuc, Saint-Malo, Saint-Samson de
Dol, Saint-Patern de Vannes et Saint Corentin de Quimper. Il était
encore commun au siècle dernier de faire le Tour de Bretagne avant
de mourir, le Tro-Breiz. Cela consistait à passer par les 7
villes fondées par les chefs, plus une multitudes de chapelles dédiées
à des saints obscurs.

Dans les mêmes temps que l’exode ou un peu avant, des missionaires
chrétiens arrivèrent en Bretagne. Comme dans bien des endroits,
en s’appuyant sur le folklore local et en le travestissant, la religion chrétienne
devait s’imposer... sauf dans certains endroits de Bretagne, en Trégor,
où les habitants étaient appelés les pagans jusqu’au
siècle dernier. La Légende de la Ville d’Ys est emblématique
à plus d’un titre de la victoire du christianisme en Bretagne. Le pays
fut ainsi organisé en paroisses (plou).

Le Roland de la Chanson de Roland administrait ainsi la marche franque censée
contenir les Bretons chez eux, avant qu’ils ne soient vaincus et intégrés
à l’empire franc en 799. Puis Nominöe profita de l’affaiblissement
de l’empire pour vaincre Charles le Chauve en 845, et redonner son indépendance
à la Bretagne, en récupérant les marches de Nantes et
Rennes. Mais les vikings commencèrent à piller l’Europe, et
Rollon envahit la Bretagne de 919 à 939, date à laquelle Alain
II Barbe-Torte, comte de Nantes, libéra la Bretagne et se fît
reconnaître duc. La suite de l’histoire de la Bretagne face à
la féodalité raconte les tentatives des rois de France et d’Angleterre
de récupérer ces terres, et l’opposition entre le duc et les
comtes de Nantes...

Il faut noter qu’il n’y eût jamais vraiment de monarchie bretonne (certains
se firent élire roi, mais par la suite on se contenta d’un duc). A
mon humble avis, si l’on cherche à mettre en place une saga opposant
cultures celtiques et chrétiennes, il ne peut y avoir ni de roi ni
de capitale en Bretagne, car la culture celte repose sur des tribus indépendantes
qui ne tolèrent pas d’autorité supérieure. Quoique le
premier haut roi d’Irlande (ard ri) était Slaine Mac Roth après
tout (excellente BD par ailleurs, s’y reporter pour l’organisation des cultures
celtiques)...

Au XIIème siècle, il y eût un renouveau de la littérature
par la genèse des légendes d’Arthur et de la Table Ronde. Les
poètes et poétesses de Bretagne ne cédaient nullement
à leurs confrères du pays de Galles, même si leur contribution
à ce cycle est moindre. Il ne faut pas oublier que nombre d’aventures
se passent en effet en petite Bretagne, où se trouve le domaine de
Vivianne en particulier.

Voilà pour l’histoire antérieure à la période
couverte par Ars Magica. Mais quelques faits historiques postérieurs
se doivent d’être couverts :

En 1491, la duchesse Anne de Bretagne se marie au roi de France. Ainsi prend
fin l’indépendance du royaume, même s’il est inscrit sur le contrat
de mariage que les us et coutumes locales devront être respectés.
Ledit contrat sera d’ailleurs invoqué par les Bretons véléitaires
à chaque fois que la main royale se fera trop lourde sur la Bretagne.

Entre 1510 et 1560 la Bretagne connaît sa petite Renaissance : la construction
des chapelles de pierre que l’on peut admirer partout dans le pays date de
cette époque, même s’il existait sans doute des constructions
antérieures. Ne placez pas une chapelle tous les trois kilomètres
au XIIIème siècle si vous jouez de manière historique
 ! (Pour ceux qui jouent de manière mythique comme moi, il est intéressant
d’intégrer les chapelles pour le folklore antérieur qui y est
rattaché).

La flore et le climat

La Bretagne, anciennement appelée Armorique, se divise
principalement en deux zones : l’Armor, le littoral, et l’Argoat,
la forêt, lieu de légendes. Cette forêt dense empêcha
la conquête de la Bretagne par tous les envahisseurs, criblés
de flèches venant des frondaisons. Elle y gagna ainsi sa réputation
de lieu mystérieux et interdit, cachant bien des mystères...

Mais la forêt n’est pas la seule à couvrir la Bretagne. La lande
se taille également sa part dans le Morbihan et le Finistère
surtout. Il y pousse l’ajonc, plante ingrate ornée d’épines,
et pourtant symbole de la Bretagne, qui est en fait utilisé comme bois
de chauffage et se prête à de multiples usages. La lande a été
le théâtre du combat des Trentes.

On trouve également en Bretagne des tourbières - ainsi la Grande
Brière fait 150 km² (yeun en Cornouailles). Ces tourbières
sont censées selon le folklore local avoir une fondrière insondable
à leur centre, le youdic, où l’on précipite les
âmes des revenants incorrigibles une fois emprisonnés dans les
corps de chiens noirs.

Enfin, au sud, on ne peut pas passer à côté des marais
salants, où le sel est récolté de la même manière
depuis des temps immémoriaux.

Les Monts d’Arrée à l’est constituent un cas à part,
tant le roc modèle le paysage et la végétation est inexistante...
Montagnes des temps jadis, érodées, elles ont encore de beaux
restes !

Quant à l’Armor, que dire ? On y trouve quantité de variations,
des falaises du nord aux marais salants du sud. Mais les rochers sont omniprésents,
et la navigation est impraticable par endroits, les récifs nombreux.
Les nombreuses îlse du morbihan (plus de mille selon certains,
quoique certaines soient juste des rochers à fleur d’eau), et le bon
nombre d’entre elles qui entourent la Bretagne expliquent sans doute la vocation
maritime du pays...

Le climat peut être très changeant. Ainsi à Brest, on
peut parfois avoir les quatre saisons dans la même journée...
de la neige, du beau soleil, du crachin et du vent froid.

Les hommes

Une différence de culture sépare les Bretons, la Haute-Bretagne
(Breiz-Uhel ou Gorre Breizh) à l’est et la Basse-Bretagne
(Breiz-Izel ou Goueled Breizh)à l’ouest. Les Bas Bretons
sont de culture celtique, tandis que le pays gallo rassemble les habitants
antérieurs à la migration des celtes au Vème siècle.
En pratique, l’on parle la Langue d’Oïl en pays Gallo et le Breton en
Basse Bretagne.

Cette séparation recoupe quelque peu celle des gens de l’Armor
face aux gens de l’Argoat. Les pêcheurs sont par nature plus
aventureux et moins casaniers que ceux des terres, mais ceux qui vivent au
fond des bois sont encore plus ostracisés par leurs métiers.

Ainsi la confrérie mystérieuse des sabotiers, qui possèdent
leur propre langage et des signes de reconnaissance occultes. Ils vivent dans
des abris n’ayant pas varié depuis des temps immémoriaux, se
serrent les coudes, mais sont appelés galls (étrangers)
par les autres Bretons.

Le travail seul de la terre étant juste pour nourrir son homme, les
habitants de l’Argoat bricolent quelque peu la majeure partie de l’hiver.
Ainsi les paysans des hautes terres (les monts d’Arrée), qui se donnent
le sobriquet de Tussed ar Ménez (lutins de la montagne), descendent
l’été vendre le fruit de leurs travaux sur la côte, où
ils sont appelés pillawers (colporteurs).

Un autre métier particulier est celui de paludier, récolteur
de sel dans les marais salants. Ce métier étant en quelque sorte
héréditaire, les paludiers sont des gens à part, d’origine
bien plus lointaine que les celtes. Ils en imposent plus par leur apparence
et leurs manières que les autres Bretons, comme s’ils étaient
les lointains descendants d’antiques rois. Ceux qui parcourent les routes
pour vendre le sel sont les sauniers, toujours à l’affût des
ennemis de leur confrérie, les gabelous et maltôtiers, c’est
à dire ceux chargé de taxer le sel et d’y prendre leur part
pour les seigneurs.

La Bretagne compte de plus différentes régions, chacune correspondant
sans doute au départ à une tribu, car les caractères
des personnes diffèrent grandement entre chaque région. Voici
sommairement les points saillants de certains de ces peuples.

La Cornouailles, au sud-ouest, est une contrée verdoyante dans laquelle
vivent des gens plus insouciants et joyeux qu’ailleurs. Ils se plaisent à
chanter, mais par nature sont assez flâneurs et touche-à-tout,
et peuvent paraître manquer de sérieux.

Le pays de Léon, au nord-ouest, en est en quelque sorte l’opposé.
Pays de pierre et de lande, terre pauvre, cela déteint sur son peuple
à la manière de leurs homonymes espagnols. Ici on s’habille
en noir, on a de la religion, et tout est pris avec un sérieux et une
abnégation inébranlables.

Le Trégor, au nord, constitue un juste milieu entre les Léonards
et les Cornouaillais. Mais ici les racines celtes sont plus fortes, la religion
chrétienne n’a jamais pris. Les Trégorrois sont également
connus comme de fiers dresseurs de chevaux.

Le Rohan, au centre de la Bretagne, fait partie du pays Gallo. Donc pas de
traditions celtiques ici, un langage différent, et des gens plus représentatifs
de l’Ouest de la France de manière générale.

Le Morbihan et le pays de Retz, au sud, se distinguent surtout par la présence
des marais salants. Le pays est entièrement tourné vers la mer,
mais la fatalité et la résignation des marins ne sont pas connus
par ici. Les plus belles filles de Bretagne sont sans conteste les îloises,
les filles de l’Île aux Moines, dans le Morbihan.

Le caractère Breton

cliché du Breton, homme de chêne, homme de granit : Ni zo
Bretoned, tud kalet
(nous sommes les bretons, race dure)

Légendes - traits principaux

Les Bretons étant les habitants du penn-ar-bed, le bout du
monde, d’où étaient censé partir les morts dans les très
anciennes légendes celtiques, il s’ensuit qu’il s’agit d’un peuple
grandement préoccupé par l’au-delà. On peut reconnaître
ainsi deux sources principales de créatures fantastiques et surnaturelles
dans le folklore : d’une part les morts, qui ne sont jamais loin, et d’autre
part les sidhes, issus de la culture celtique plus spécifiquement irlandaise,
des êtres immortels. Evidemment, la confusion entre les deux est présente,
certains morts pouvant devenir des sidhes...

Il s’ensuit que dans les villages, le lieu de vie principal n’est pas l’église,
mais bien le cimetierre. Toutes les fins de semaine il faut venir entretenir
la tombe des morts, c’est également ici que l’on se promène
avec son aimée, qu’on la demande en mariage. La proximité des
aieux n’est pas une source de terreur mais de réconfort, tant que l’on
ne franchit pas certaines limites. Le cimetierre est visité par les
vivants le jour, mais est réservé aux morts la nuit.

Ainsi, un grand nombre de créatures hantent les nuits bretonnes, parmi
lesquelles on peut citer les kannerezed-noz, les lavandières
de nuit qui battent leur linge au bord des ruisseaux, le hoper-noz
ou crieur de nuit auquel il ne faut surtout pas répondre sous peine
de prendre sa place, le bugel-noz ou pâtre de nuit... De fait,
les morts font la même chose que de leur vivant. On les appelle les
Ames de manière collective, an Anaon, et ils sont tout à
fait semblables aux vivants en apparence. Selon certaines légendes,
chaque paroisse dispose d’un Ankou, qui administre les morts , et qui est
le dernier mort de l’année précédente. Il est représenté
sous les traits d’homme grand et maigre aux longs cheveux blancs, ayant un
marteau ou un pieu comme arme (la faux au tranchant extérieur étant
une influence de la croyance en la Faucheuse, sans doute postérieure).

Communiquer avec les morts ou refuser de le faire semble un choix bien difficile,
car la plupart des légendes sont empreintes de fatalisme, et même
ceux accomplissant une bonne action pour soulager un mort meurent souvent
dans l’année ou la semaine...

Un autre élément de folklore concernant les morts est celui
des chemins des morts. Il existe de nombreux passages entre les champs, souvent
assez bien cachés pour qui ne fait pas attention. Pourquoi de tels
chemins sont-ils laissés ouverts, alors que les bêtes risquent
de s’échapper ? Car il s’agit des chemins des morts, qui descendent
vers la mer, et que celui qui en fermerait un s’exposerait à la colère
d’an Anaon. Pas de mentions de chemins féériques ici
(cf le supplément Faeries), mais l’idée est sensiblement
la même que celle des faerie trods.

Un autre aspect important du folklore breton est la croyance dans les intersignes.
Il s’agit de présages annonçant la mort d’une personne, dont
voici quelques exemples :

La fontaine du Trépas - Feunteun-an-Ankou. La première
nuit de mai, l’on y voit la tête de son squelette si l’on doit mourir
sous peu.
La source miraculeuse de Barenton : une seule goutte répandue sur le
perron de la fontaine suffit à faire éclater un orage, salutaire
ou destructeur...

Un marin, sur son lit de mort, déclarait perdre ses forces avec la
marée, et expira lorsque la marée eût atteint son point
le plus bas...

Mais assez parlé des morts, même si ceux-ci semblent être
la principale source de surnaturel. Parlons maintenant des pratiques magiques
des gens du cru.!

Pour les plus croyants, certaines femmes ont comme pratique de faire le tour
des chapelles et alcôves dédiés aux saints pour leur payer
leurs respects. Tel saint est ainsi réputé pour soigner la goutte,
un autre pour guérir le mal de dos, et ainsi de suite... Beaucoup de
magies curatives en fait, mais beaucoup ne peuvent prendre le temps d’aller
visiter un saint, et ces femmes en ont donc fait leur métier, car elles
savent que faire face à chaque alcôve, le rituel se montre différent
pour tous !

Voici le folklore associé à saint Yves de la Vérité,
qui se révèle particulièrement fourni. En tant que saint
de la vérité, sous une forme implacable, on le visite pour faire
justice au nom de la vérité.

Pour aller le visiter, il faut mettre un sou dans ses sabots. Trois pélerinages
à jeun sont considérés comme nécessaires. Une
fois arrivé devant la statue du saint, il faut lui secouer rudement
l’épaule, puis prononcer le texte suivant : "Tu es le petit
saint de la vérité. Je te voue un tel. Si le droit est pour
lui, condamne-moi. Mais si le droit est pour moi, fait qu’il meure dans le
délai rigoureusement prescrit.
" (Il faut évidemment
remplacer "un tel" par le nom de celui que l’on voue). L’on dépose
alors une pièce comme offrande, et l’on récite les prières
usuelles en commençant par la fin. Puis l’on fait trois fois le tour
de l’oratoire, sans tourner la tête. La personne vouée, si coupable,
meurt dans le mois !

Le mot breton pour fée que j’ai pu retrouver est gwrac’h, ce
qui signifie vieille sorcière ou vieille femme portée sur l’occulte.
Une place spéciale peut être faite aux femmes de l’île
de Sein, qui sont censées vouer à la mer, c’est-à-dire
jeter une malédiction qui entraîne un marin à périr
englouti par les flots... On dit d’elles qu’elles font des sabbats avec les
démons de la mer les nuits de pleine lune.

En fait, personne ne sait qui sont les sorcières parmi les femmes
de l’île. Mais si un homme croise une femme qui lui ordonne de l’accompagner
vers les marais, il obéit et ne révèle jamais qui est
une sorcière, par peur des représailles. On les appelles collectivement
les Vieilles du Sabbat (Groac’hed ar Sabbad). Plus de renseignements
sur leur embarcation, le bateau-sorcier (Bag-sorserez) dans une prochaine
mise à jour ! On peut également rattacher ce folklore à
l’histoire de la sirène (dont j’ai parlé sur la ML anglophone)...

Par suite, parlons du diable, ou Pôl. On ne l’appelle pratiquement
jamais sous son nom, mais par des métaphores : le gars aux pieds de
cheval (Paotr e dreid marc’h), le serpent-roi (An aeraouant),
ou l’homme aux ongles de fer (Paotr e ivinoù houarn). Des noms
particulièrement parlants ! Il circule des histoires mettant en scène
des démons et des prêtres (ces derniers se révélant
les plus sages et triomphant), mais surtout du folklore sur un livre de démonologie,
l’Agrippa.

Ce livre possède différents noms : Egremont, Egromus, le vivant
(Ar Vif), An Egromans, le livre de l’igromancerie. Il s’agit peut-être
de l’ouvrage de Cornelius Agrippa (1495-1534), De occulta philosophia.
Il est haut comme un homme, ses feuilles sont rouges, les caractères
noirs, est fermé par un cadenas et suspendu par une chaine a la plus
forte poutre de la pièce, qui doit être tordue. Ce livre est
réputé être vivant, il faut être plus fort que lui,
le dompter pour pouvoir accéder à ses sombres connaissances.
On ne peut s’en défaire que sur son lit de mort, par un prêtre.
D’ailleurs, chaque prêtre est censé posséder une copie
de l’Agrippa, qui renferme d’énormes connaissances. Tout autre homme
qu’un prêtre ne peut que succomber face à la tentation offerte
par ce livre... Une légende postérieure à l’époque
d’Ars Magica, mais qui vaut le coup de l’adaptation !

Enfin, du folklore sur la faerie, moins fourni je le crains. Le Don de Seconde
Vue est ici fortement présent. Possèdent le don de voir : ceux
qui ont passé en terre bénite sans avoir été baptisés,
ceux qui ont trouvé le trèfle à 4 feuilles, l’épi
à 7 têtes, le grain qui n’a pas été moulu ou n’a
pas cuit...

La légende d’Ys présente les êtres féériques
de la mer. D’autres légendes évoquent les cloches d’Ys que l’on
peut entendre la nuit, et il se dégage de cette cité engloutie
une idée singulière : la mer des hommes est une plaine fertile
pour les êtres féériques. Ainsi par temps clair serait-il
possible d’apercevoir Ys, toujours intacte, avec les habitants vaquant toujours
à leurs occupations...

Voilà, c’est tout pour cette fois, en attendant que j’ajoute les légendes
dont j’ai parlé sur la ML (Korrigans face aux diablotins dans les menhirs,
légendes arthuriennes de CJ, plus de légendes de l’île
de Sein...)



Encadrement arrondi
Ajouter un commentaire
forum bouton radio modere abonnement

forum vous enregistrer forum vous inscrire

[Connexion] [s’inscrire] [mot de passe oublié ?]

Encadrement arrondi

Tous les éléments et personnages sont des marques déposées détenues par leur propriétaire. Ils sont utilisés ici sans autorisation particulière, dans un but d'information. Si l'auteur ou le détenteur des droits d'un élément quelconque de ce site désirait qu'il soit retiré, les responsables du sden s'engagent à le faire dans les plus brefs délais.

(c) 1997- 2017 SDEN - Site communautaire de jeux de rôle
Tous droits réservés à l'association loi 1901 Elfe Noir.
Les textes et les illustrations des rubriques, sauf avis contraires, sont la propriété de leurs auteurs.