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Ars magica

Chronique de Tremere et Tytalus

jeudi 17 octobre 2002, par JyP

les noires racines de la magie de ses deux Fondateurs


Cet article est paru dans

L’article qui suit est une histoire possible de ces deux fondateurs, qui
va plus loin que celle entrevue dans le supplément Houses of Hermès.
On peut la considérer comme une légende de l’Ordre, connue seulement
de ses membres les plus sûrs, où il est ardu de démêler
la vérité du mensonge, seul le Conteur détenant la vérité...

Ces deux Fondateurs étaient les disciple de la puissante sorcière
Guorna la Fétide, qui mourut avant que Trianoma ne puisse la joindre.
Il est peu aisé de concevoir les styles de magie qui s’attachent à
ces mages, en dehors du goût de l’un pour le conflit et de l’autre pour
le pouvoir... Mais cela se comprend aisément lorsque regarde de plus
près leur histoire.

Guorna la Fétide, tout d’abord. Elle est décrite comme une
puissante sorcière, particulièrement en ce qui concerne les
malédictions. Habitant dans un pays envahi par les Cumans (des nomades
des steppes venus d’Asie) deux siècles plus tôt, elle a sans
doute vécu cette invasion... et ainsi connu de première main
les pratiques des shamans des steppes parmi les Cumans.

Tytalus et Tremere étant compté parmi les Fondateurs de tradition
romaine, il est logique de compter Guorna comme étant d’ascendance
romaine également, comme officiante d’une antique société
secrète par exemple. Cela expliquerait également pourquoi Trianoma
avait prévu de la rencontrer.

Mais voici une autre histoire à ce sujet : Guorna, bien qu’ayant été
ordonnées dans une tradition d’origine romaine, trouva beaucoup d’intérêts
aux pratiques des Cumans, car celles-ci donnaient accès à bien
plus de pouvoirs en accord avec son tempérament.

Guorna était donc une initiée du Culte de Mars, l’antique dieu
de la guerre, ce qui demandait déjà des épreuves difficiles.
Mais les Cumans avaient une manière encore plus barbare et rude de
s’initier à la magie, par le biais d’ordalies, d’épreuves où
il fallait sortir soit plus puissant soit mort... Par exemple, leurs sorts
de guérison impliquaient de soumettre la victime au fer rouge, ce qui
avait de bonnes chances d’achever celle-ci si elle n’était pas assez
forte. Sinon, elle était guérie d’une manière assez efficace.

Guorna intégra alors les pratiques des shamans Cumans à sa
magie, celle-ci devenant quelque chose de nouveau, et de terriblement efficace
pour les inclinaisons de la sorcière.
Elle devînt ainsi une puissante invocatrice d’esprits noirs et vengeurs,
et ses malédictions étaient sans égales. Mais cela demandait
une volonté d’acier, un coeur de fer et des principes implacables.

Tremere et Tytalus ont été ses deux seuls apprentis. Ou plutôt
les seuls à survivre aux épreuves qu’elle infligeait pour augmenter
leur puissance et avoir un égal contre qui se mesurer. Mais aucun ne
fût à même de se mesurer à la même aune que
Guorna, ou même de pratiquer sa magie jusqu’à ses tréfonds.

Tytalus, le premier apprenti à survivre, se recentra sur le conflit
sous toutes ses formes, laissant de côté les plus terribles épreuves
de Guorna, les épreuves contre soi-même. Craignant que celle-ci
ne vienne le tuer car le trouvant trop faible, il passa une grande partie
de sa vie à se mesurer aux plus grands mages, définissant en
cela sa voie, mais sachant qu’il perdait ainsi beaucoup de la voie de Guorna.

Tremere fût l’outil forgé par Guorna pour contrer et compléter
Tytalus, car elle n’avait plus l’espoir désormais de trouver quelqu’un
à même d’hériter de sa puissance. Tremere eu moins d’épreuves
à traverser, et Guorna l’éduqua d’une manière plus classique,
semblable à celle qu’elle avait reçue. Elle tenta ensuite de
l’initier aux magies shamaniques, pensant qu’il était assez fort désormais
pour réussir là où ses autres apprentis avaient échoué.
Mais cela ne fût pas le cas, et personne n’hérita des secrets
propres à Guorna, la fusion entre le violent culte de Mars et les cruelles
pratiques des shamans.

La mort de Guorna changea ainsi de beaucoup la face de l’Ordre d’Hermès,
Bonisagus ne disposant d’aucun mage connaissant les pratiques brutales des
shamans, même Bjornaer se limitant aux transformations animales et n’ayant
pas été en contact avec ceux-ci.

Tytalus disposait de plus de connaissances que Tremere sur ce point, et il
les partagea avec Bonisagus. Vu la puissance de Guorna, il est étonnant
que l’on n’entende parler que de la lignée d’Apromor, disciple de Flambeau,
en ce qui concerne Perdo... Pour que cette Technique soit mise à jour
par Bonisagus, il fallût le concours de Tytalus et d’autres traditions
comme l’élémentalisme, Flambeau étant bien inférieur
à son parens sur ce point. Et Guorna était plus mortelle que
celui-ci pour les individus.

Tremere, à moitié traumatisé par les expériences
de Guorna, se spécialisa sur ce qu’il savait être vrai et juste,
et apporta ainsi son concours à Bonisagus pour la Technique Rego. Ensemble
ils mîrent au point le certamen, mais l’apport de Tremere reste assez
mineur d’un point de vue magique, en dehors de l’expérience qu’il avait
pu accumuler en combat.

Si Flambeau utilisait sa magie pour sa seule vengeance, Tremere et Tytalus
n’avaient également pas un usage ésotérique de la magie,
car cela impliquait d’aller chercher parmi les horreurs de Guorna, aussi terribles
pour l’esprit des mages que les livres interdits pour les kabbalistes.

C’est ainsi que la théorie hermétique de Bonisagus, au départ
démonstration de convergence des différentes pratiques magiques
dans le but d’accroître les connaissances communes, se teinta d’un aspect
pratique sur le monde réel, donnant aux mages des pouvoirs impressionnants
pour les vulgaires, dignes de demi-dieux.

La défiance de Tremere et Tytalus vis-à-vis de Guorna déteignit
sur leurs apprentis, mais cette défiance devînt de plus en plus
diffuse à chaque génération, jusqu’à devenir un
trait caractéristique des mages de ces maisons, les Tytalus étant
obsédés par les conflits, et les Tremere assez paranoïaques.

Mais ces mages n’avaient pas coupé les ponts avec Guorna comme l’avaient
fait les Fondateurs, et cela causa par la suite bien du mal, car nul n’égalait
la terrible sorcière... Son influence dans nombre d’évènements
qui ont agité l’Ordre d’Hermès est fermement établie
pour certains, les plus craintifs bien sûr.

Ainsi la maison Tytalus, en voulant faire éclore les secrets de Guorna,
ne réussit qu’à se teinter de diabolisme, jusqu’à être
pratiquement détruite par le reste de l’Ordre d’Hermès, qui
ne laissa de vivant que ceux qui n’avaient rien tenté d’excaver parmi
les noirs écrits de la sorcière.

Beaucoup plus tard, les mages de Tremere tentèrent à leur tour
d’en découvrir plus sur leur héritage, mais malgré leur
rigueur et leur force morale, succombèrent aux attraits du vampirisme,
avant que l’Ordre ne se purge à nouveau de ces éléments
teintés de diabolisme.

En vérité, il semblerait que tous soient maintenant déterminés
à oublier la terrible sorcière, mais cela ne sera pas si facile.
Déjà, de la lointaine Novgorod, on peut entendre les rumeurs
concernant les barbares des steppes, qui se seraient unis sous un puissant
chef. Les forces occultes sont à ses ordres, et les terribles pouvoirs
des shamans sont sien. Et qui a le plus connu les pouvoirs des shamans en
Occident, si ce n’est Guorna ?



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