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Ars magica

Ibn Faldan, du Gant au Crépuscule

jeudi 24 mai 2001, par JyP

Ibn Faldan, né au sein d’une tribu de nomades du désert, n’avait
ainsi aucune chance a priori de devenir un mage de l’Ordre d’Hermès.
Mais il développa très tôt son caractère, au point
qu’il était prévu de le faire entrer dans l’assemblée
de la tribu rassemblant tous les hommes pour ses 6 ans.

Son Don pour la magie se manifesta pour la première fois à
cette occasion, lorsqu’on lui fît subir l’épreuve des charbons
ardents, une longue étendue de braises à traverser. Des flammes
s’élevèrent bien au-dessus de lui, mais sans le brûler.
On le reconnût alors comme le digne héritier d’El-Bawaf le Flamboyant,
un antique sorcier dont le sang coulait dans ses veines comme pour la plupart
des membres de la tribu. Il reçut alors la garde du cimeterre de son
ancêtre, un cimeterre qui était alors plus haut que lui... (1)

Cela ne changeait cependant rien à sa vie, en dehors du prestige attaché
au cimeterre. Mais le Destin joua alors un fort mauvais tour. Un sorcier,
hébergé par la tribu selon les antiques lois de l’hospitalité,
remarqua le jeune garçon. Faisant appel à un puissant éfrit,
il enleva celui-ci à sa tribu pour le cloitrer dans son palais de Médine,
avant de massacrer et d’anéantir la tribu.

Cherchant ensuite à acquérir la puissance magique du garçon,
le sorcier procéda à un rituel dans ce but mettant en jeu un
djinn fourbe et retors, mais celui-ci le trahit, et plongea les deux mortels
en Crépuscule. Ibn Faldan récupéra alors une partie des
connaissances du sorcier sur les djinns, et son Don fût révélé
de forte manière, car les animaux le fuyaient désormais et les
hommes étaient mal à l’aise en sa présence. Le sorcier,
voyant cela, fît du garçon son apprenti, et lia un genn à
son service, contre la volonté du garçon qui ne voulait rien
apprendre de la magie. (2)

Quelque temps plus tard, un mage de l’Ordre d’Hermès vînt à
passer à Médine. Le sorcier l’invita, dans l’intention de le
tuer et de récupérer ses pouvoirs, mais le mage se révéla
plus astucieux et tua le sorcier. Remarquant l’apprenti de celui-ci, il décida
d’en faire le sien et le ramena à son Alliance de Constantinople, l’Alliance
des Sept Portes.

Le mystérieux lien entre Ibn Faldan et son genn occupa le mage, Cytus
de Flambeau, pendant une bonne partie de son apprentissage, et il réussit
en partie à transformer ce lien pour faire du genn le familier d’Ibn
Faldan. Un marché fût alors passé, Ibn Faldan devant traduire
les écrits ésotériques du sorcier Arabe et rendre une
tour de virtus à Cytus en échange de la liaison du Familier.
Car Cytus, de la lignée ésotérique de Kypris, recherchait
le Phénix, et espérait fort progresser avec un tel apprenti
ayant un tel Familier.

Une fois le Gant passé, Ibn Faldan s’établit avec quelques
autres nouveaux mages dans le Tribunal Provençal dans l’Alliance de
la Tour Emeraude. Il fût alors confronté à plusieurs reprises
à des forces Divines et Infernales, avant de perdre le Don suite à
un choix qu’il avait effectué concernant la sphère Divine. Il
quitta alors la Tour Emeraude, et l’Ordre n’en entendit plus parler pendant
quelque temps, pendant lesquelles il comprit que son salut dépendait
du Divin, grâce à ses études avec des soufis du Tribunal
Ibérique, puis avec des mages soufis de Criamon.

Désormais sur la voie de la Théurgie, il retrouva son Don durant
le Rituel de Salvation, mais celui-ci dépendait désormais du
Divin : son don en Ignem s’était transformé en Feu Purificateur,
ne lui permettant de blesser que les êtres corrompus, et toute sa magie
ne fonctionnait que quand elle était en accord avec le Divin. (3)

Obligé d’étudier son héritage oriental pour satisfaire
son parens, Ibn Faldan se plongea alors dans l’étude des esprits, renforçant
ses invocations avec ses connaissances de la magie orientale, plus poussée
dans ce domaine. Mais il se limita ainsi à l’invocation des esprits
élémentaires apparentés aux Djinns, se fermant la possibilité
d’invoquer d’autres créatures surnaturelles. Il put ensuite avec ces
nouvelles connaissances retremper le lien avec son genn familier, mais cela
signala un arrêt dans la maturation de ses pouvoirs magiques, car il
était désormais tendu vers un seul but : la vengeance envers
le puissant Djinn qui avait massacré sa tribu. (4)

S’il réussît effectivement à occire son ennemi [cf
Le Temple d’Hermès - Le Maure]
, cela eût un prix : un oeil
arraché, mais surtout la perte de l’objectif qu’il s’était fixé
depuis si longtemps. Le mage traversa une période terrible, où
il ne savait quel était son but désormais. Il disparut une seconde
fois pour l’Ordre d’Hermès, pour lequel il n’avait plus d’obligations.
Il partit en fait en pélerinage pour la Terre Sainte, et poussa son
voyage jusqu’à La Mecque.

Déterminé désormais à accomplir sa destinée
par la Théurgie, il décida de s’enfoncer dans le désert,
pour en ressortir à l’autre bout, pour effectuer le Rituel de Salvation
avec ses collègues soufis du Tribunal Ibérique. Ce voyage, très
éprouvant à tous points de vue, lui apporta pourtant quelque
chose, la connaissance des Signes de Feu. Mais il retrouva ses compagnons
soufis massacrés, à cause des Noirs Flambeaux. (5)

A même de combattre ceux-ci, mais gêné par les autres
Flambeaux querelleurs, Ibn Faldan réussit néanmoins à
venger ses amis. Il rencontre ce faisant un puissant enchanteur maure, à
même d’appeler des génies pour enchanter un rubis pour qu’il
puisse voir à nouveau... (6)

Ibn Faldan était désormais connu de l’Ordre et de l’Eglise
comme un exalté pourfendant les démons et les satanistes, et
de fait il avait beaucoup de travail en ce domaine... jusqu’à ce que
son parens, proche du Crépuscule final, décide de partir au
plus profond du désert pour retrouver le Phénix [cf
Le Temple d’Hermès - l’Alchimiste]
.

Sur la route d’Alexandrie, enlevé par une puissante djinn, il donna
le change et récupéra une perle enchantée, mais en l’échange
de son vrai nom... Cela devait se résoudre un peu plus tard, après
la visite de la vallée des morts. Il lui reste maintenant à
accompagner son parens...

D’un point de vue technique

(1) : Le fait d’être de la
lignée d’El-Bawaf le Flamboyant signifie avoir un peu de sang de Djinn
qui coule dans ses veines, cela correspond à la vertu Sang de Djinn
(+0) de l’aide de jeu Genius Magica. Mais Ibn Faldan devait suivre une autre voie...

(2) : Le Crépuscule subi
en cette occasion lui donne 5 points de Crépuscule, et un score de
5 en Djinn Lore. Selon les règles de The Mysteries, cela lui
donnerait 10 points d’initiation, mais dans ce cas particulier on en garde
5 pour plus tard.

De plus, le background particulier d’Ibn Faldan lui permettra peut-être
plus tard d’étudier l’Ars Arabica, la magie orientale. Il prend donc
la vertu Capacité Magique Latente (+2). S’il avait le Don de Velours,
cela lui a été dénié par le Crépuscule.
Cela est balancé par le vice Terrible Secret (-1) : si l’on apprenait
qu’il a été l’apprenti d’un sorcier proche du satanisme, les
Flambeaux se feraient un plaisir de déclencher une Marche des Magiciens
contre lui.

(3) : Gain d’un score de 1 en
Piété, et magie ne fonctionnant que tant qu’il a un score supérieur
à 0. Tous les effets Ignem destructeurs sont inoffensifs sauf pour
les corrompus. Pas d’autres avantages (ie, pas ceux accordés aux Mages
Pieux selon Pax Dei). Gain de Théurgie Hermétique. Cela interdit
au mage de développer la Genius Magica, incompatible avec la Théurgie
Hermétique.

(4) : Plusieurs choses ici
 !

  1. D’abord, étudier les écrits du sorcier lui donne
    accès à l’Ars Arabica (la vertu Capacité Magique Latente
    à +2 est ainsi prise en compte).
  2. Ensuite, restriction de la Daemonologie Hermétique en Invocation
    de Djinns, mais le score en Djinn Lore peut désormais être
    ajouté aux jets d’invocation.
  3. Enfin, le fait de pouvoir retremper le lien avec le genn est équivalent
    au gain de Parhedros (+2), mais avec les Genns. Il lui faut désormais
    traverser d’autres épreuves et ordalies pour aller plus loin, les
    points du Crépuscule ont été utilisés.

(5) Signes de Feu : en traçant
des signes de feu en Arabe pendant [magnitude] rounds pour lancer un sort
formel on peut le lancer comme s’il était maîtrisé (dé
simple, lancers multiples). On peut prendre moins de temps pour ce faire,
mais dans ce cas épreuve de Dextérité de 2x(nbre rounds
supprimés)+ sous peine de botcher automatiquement le sort.

Les Signes de Feu sont un équivalent à l’Ars Notoria (+3),
prenant en compte le background très particulier du mage : des origines
arabes, un lien avec le Divin... pour un effet sur la magie hermétique.

Coût en points d’initiation : Initiation Quest, Purging the Vessel.

(6) : On considère que
le fait d’acquérir un rubis comme dispositif de vision donne accès
au Don de Seconde Vue... Coût : Initiation Quest.

 



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