A l’occasion d’Halloween, les éléments suivants ont été proposés à l’Oujidérépo :
- une citrouille (ou un potiron ou n’importe quelle autre cucurbitacée à votre goût)
- une maison perdue dans la forêt
- une musique obsédante
- des lueurs mystérieuses dans la nuit
- jeune et audacieux
De plus, il était demandé de ne pas faire référence à Halloween dans le scénario.
Le corbeau sur la citrouille
Courge d’été ou courge d’hiver, elle était pour les Iroquoiens des Grand Lacs et du fleuve Saint-Laurent un aliment presque aussi important que le maïs et le haricot. Des tranches de citrouilles étaient posée sur la tête d’un malade atteint d’une crise de délire. Étonné, sidéré de se retrouver coiffé d’une citrouille, ce cucurbitacée avait la propriété de créer un choc psychique sur le malade et remettait d’aplomb les esprits les plus dérangés…
Les agents du BIA sont saisis par une haute personnalité du bureau (un ancien de Yale), d’une affaire de disparition d’un groupe de 3 jeunes gens de l’université de Yale, de bonne famille, en stage d’étude sur les modes de vie des Algonquin et des Iroquois dans la région des Grands Lacs. L’affaire est grave, et la disparition a eu lieu dans une réserve indienne, mais doit être mené avec la plus grande discrétion. L’un des trois jeunes est sa fille.
Ces jeunes gens suivent le cursus "environnement". Leurs travaux d’études portent sur les connaissances des Amérindiens autour des Grands Lacs en matière de nature. Ce groupe est reconnu par les autres étudiants comme étant intrépide et audacieux. Ils sont membres du « Chapter 322 » (skulls and bones).
Tout les trois possèdent dans leur chambre universitaire un enregistrement d’un morceau de musique algonquin : Blackbird. Ce morceau a été composé par un shaman algonquin. Cette musique, écoutée plusieurs fois de suite, provoque dans un premier temps des rêves psychédéliques, où apparaît un corbeau porteur de pouvoir se posant sur une citrouille, un légume fondamental pour les Amérindiens. Dans la chambre de l’un des trois se trouve une carte de la région des Grands Lacs où est délimitée une région plus petite.
L’enquête conduit les enquêteurs dans la dernière réserve où ils ont été vu avant leur disparition. Le shaman du village raconte que la veille du départ des jeunes, il leur a raconté la légende de Topawak, l’iroquois devenu Wendigo après avoir consommé de la chair humaine dans un lieu où poussaient les citrouilles gardées par des corbeaux. La légende raconte que sur ce lieu, au cœur de la forêt, a été construite une maison typiquement iroquoise, les ennemis périodiques des Algonquins. Les enquêteurs n’ont plus qu’à se rendre dans la zone marquée sur la carte. Ce lieu est tabou, plus aucun natif ne pénètre dans cette région. Le vieux chaman les invitera à prendre une citrouille avec eux.
C’est durant l’exploration qu’ils verront des lueurs étranges et entendront la musique de Blackbird ; cette musique semble les attirer quelque part. Ils sont assaillis par des hallucinations. En fait nos agents viennent de tomber dans un piège : ces jeunes étudiants intrépides sont des Tawiscaras participant à une initiation pour devenir Sud, Est et Nord. Les enquêteurs devront les affronter devant une maison iroquois délabrés, dans un combat final où ils devront se protéger avec une citrouille sur la tête.





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