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Brigade Chimérique

Mouche

mercredi 9 mars 2011, par rodi

Mouche est un héros de la superscience. Il vit à Paris après avoir sillonné les routes françaises dans un cirque. Il travaille actuellement pour Maigret suite à plusieurs missions d’espionnage pour le CID.

Jeunesse

Je m’appelle Jules Melville. Je suis né à Caen, en province, à 200 kilomètres environ de Paris dans une famille modeste de la rue Froide. La Rue Froide était lors de ma naissance en 1905 une rue populaire où se côtoyaient artisans et ouvriers tandis qu’à quelques mètres de là, sur la place Saint Sauveur, bourgeois et notables de la ville se partageaient les hôtels particuliers du siècle précédent. Ma naissance fut un grand jour pour mes parents, même si le médecin prétendait que je n’étais pas un bébé comme les autres. Mes traits lui rappelaient en effet d’autres enfants qui par la suite n’avaient pas vraiment grandi. Il avait raison... Je suis un nain.

Je me souviens que mon père, Georges, travaillait chez un imprimeur non loin de là comme ouvrier et livreur. Ma mère, Suzanne, s’occupait de moi et de la chambre de bonne dans laquelle nous vivions. Ma mère semblait vraiment malheureuse mais je ne compris les raisons de sa dépression que bien plus tard lors d’un cambriolage. Mon enfance ne fut donc pas très heureuse mais je mangeais tous les jours à ma faim. Cela était un luxe pour les petites gens que nous étions.

En 1914, lors de la Grande Guerre, mon père partit un matin de décembre, la fleur au fusil, comme tous les autres. Et comme beaucoup d’entre eux, il ne rentra jamais. Un officier nous retourna ses effets personnels en 1919. Il était mort quelques années plus tôt à Verdun en 1916. Ses dernières lettres, écrites de l’hôpital, indiquait une grande souffrance mais la raison n’apparaissait jamais... La censure était passée par là. Le soir même du jour où l’officier nous avait apporté les effets personnels de mon père, ma mère se pendait... A 14 ans, j’étais orphelin...

Les semaines qui suivirent furent terribles. Rendu fou, par la tristesse et la faim, je quittai tout en mettant le feu à la chambre de bonne. Le feu se propagea mais je n’étais plus là pour constater que mon geste, insensé, provoqua la mort de trois personnes... C’est sans me retourner que je pris le premier train vers Paris via Lisieux.

C’est dans la ville de Sainte Thérèse que ma seconde vie débuta. Je fis la connaissance d’Eustache. Eustache était un orphelin, tout comme moi, qui appartenait à un petit groupe de voyous. Ils vivaient de menues rapines sur les marchés ou dans les fermes du Pays d’Auge. Mon intégration à leur groupe lui permis de prendre de l’ampleur. Désormais dénommé Réseau Bombyce, il se transforma en organisation de monte-en-l’air. Eustache prit la tête du Réseau tandis que je planifiais et réalisais les opérations les plus périlleuses. La plupart des maisons bourgeoises de la ville y eurent droit.

Lors d’un cambriolage, je remarquai l’adresse d’un médecin que je connaissais bien. Le bon docteur qui me soignait parfois, quand j’étais plus jeune, Rue Froide avait déménagé et s’était installé sur les hauteurs de la ville dans la commune de Saint Désir. Par nostalgie, je décidai de le visiter une nuit prochaine. Bien mal m’en pris, car dans ses archives, je découvris un dossier portant le nom de Melville. Je l’emmenai pour le lire plus tard. Un secret trop lourd s’y trouvait. La raison pour laquelle ma mère était sans cesse déprimée s’y trouvait. Le bon vieux médecin se faisait payer de façon bien peu avouable. Il ne se réveilla jamais de cette nuit de juillet 1924.

Il me fallait quitter la ville au plus vite. C’est un cirque qui m’en donna l’occasion. Je partis donc deux jours plus tard avec la troupe de M. Bartholomé sillonner les routes de France en tant qu’apprenti trapéziste.

Le sommet puis la chute...

Les semaines passaient et je ne cessais de penser à ce bon Eustache que je n’avais même pas prévenu. Pour oublier tout ce que j’avais laissé et tout ce que j’avais fait, je travaillais dur. Très vite, je devins l’égal du trapéziste de la troupe et je montai un numéro avec lui sous le nom de scène de "La Mouche". Il était réellement très doué et le numéro ne cessait de devenir plus dangereux. Et c’est ainsi que nous prîmes la décision d’enlever le filet qui nous assurait la vie sauve en cas de chute. Dans les premiers temps, cela n’eut guère de conséquence, si ce n’est la jouissance de l’adrénaline lors du numéro. Sauter dans le vide, faire confiance à son partenaire au point de risquer la mort tous les soirs, n’être rattrapé qu’à la dernière minute par une main salvatrice étaient réellement magiques. Cela permettait d’oublier le passé et ses horreurs.

Mais le passé nous rattrape toujours. Lorsque le cirque revint à Lisieux, et malgré toutes mes prières, je vis Eustache. Il me vit également. Il était dans un sale état. Il était soûl comme une vache. Quand il m’aperçut, il courut vers moi et me tomba dans les bras. Dans la mesure bien sûr, où sa grande carcasse pouvait tomber dans les bras du nain que j’étais. Suite à cette absurde accolade, il me raconta une bien triste histoire.

Suite à mon départ, il fit la connaissance d’une prostituée de la ville. Elle s’appelait Zibeline et il était tombé amoureux d’elle. Leur étrange relation dura de longs mois sans qu’elle n’accepta jamais de quitter son métier pour lui. Puis, il y a quinze jours, elle fut enfin d’accord. Elle devait en effet réaliser des photos pour tourner dans un film. Cela lui permettrait d’enfin abandonner sa condition sans pour autant dépendre d’un homme. Malheureusement, elle ne rentra jamais de la séance photo. Eustache réussit, grâce à de nombreux efforts, à la retrouver quelques jours avant mon arrivée. Elle se trouvait dans le manoir du Baron de Harcourt. Malheureusement, trop bien gardé, il ne pouvait y accéder. Du moins pas sans moi. L’opération fut monté dans la journée et eut lieu après le spectacle du soir. Je parvins au péril de ma vie à éviter les gardes, les chiens et les mines et à retrouver Zibeline dans une cabane du jardin. Le visage bleui par les coups, les yeux rougis par les larmes et le corps lacéré et brûlé, je ramenai la malheureuse jeune femme hors de l’enfer dans lequel elle se trouvait. Malheureusement, tandis que tout semblait terminé, un chien me sentit et me mordit le mollet. Ce fut sans conséquence immédiate et je pus rendre sa belle à Eustache. Je repartis avec ma troupe dans l’heure qui suivit sans vraiment comprendre ce qui s’était passé.

La représentation suivante eut lieu à Caen... Place Saint Sauveur... à quelques dizaines de mètre de la Rue Froide... Je n’étais ni physiquement, suite à la morsure, ni mentalement prêt à affronter le numéro ce soir là. Mais il fallait y aller. Le numéro phare du cirque ne pouvait être annulé. Malheureusement la chute, sans filet, fut vertigineuse et suivie de plusieurs mois de coma...

Une deuxième chance

Lorsque j’ouvris à nouveau les yeux, j’étais dans une clinique... Des docteurs et chirurgiens entraient et sortaient de ma chambre. On était loin d’un hôpital de province... De plus quelque chose avait changé en moi. Je me sentais très fatigué mais incroyablement fort. Ce sentiment étrange je ne l’avais jamais connu. Je me sentais comme invincible.

Un médecin m’expliqua ce qui s’était passé. Suite à mon accident, aucun soin ne pouvait réparer mon corps meurtri. Mes jambes avaient subi de nombreuses factures et ma colonne vertébrale avaient été également brisée en de nombreux endroits. Seuls des soins au radium pouvait réparer tout ça. Je fus donc amené dans un coma profond à l’Institut du Radium où le docteur ? s’occupa de moi. Je fus traité au Radium et les fractures, entorses et lésions disparurent. Il n’y avait plus qu’à attendre que je sorte du coma. Cela se produisit le 12 janvier 1935. Le 13, j’entamais la rééducation. Elle dura trois semaines. C’était incroyable... De plus, je pris conscience que mon sentiment d’invincibilité était du à ce que les scientifiques appelaient un pouvoir. Ils m’aidèrent à le développer puis je quittai la clinique. A ma sortie, j’expérimentai le pouvoir et très vite, je compris qu’il me permettait d’effectuer des bons surhumains et de résister à des chutes mortelles pour un humain normalement constitué.

Début 1936, je fus contacté par le CID pour des missions d’espionnage. Il avait eu vent de mes capacités d’acrobate et de mon pouvoir de déplacement prodigieux. Sans ressources et sans repère, c’est tout naturellement que j’intégrai leur service de renseignements. Ma seule volonté était de travailler en binôme avec un ancien compagnon dont j’avais besoin pour planifier les opérations. Ils acceptèrent. Le Réseau Bombyce venait d’être ressuscité. Il me fallut quelques jours pour retourner à Lisieux et convaincre Eustache de se joindre à moi dans l’aventure. Nos premières missions furent de récupérer différents documents chez des individus plus ou moins connus ou plus ou moins fréquentables. Par la même, nous nous emplissions les poches de différentes oeuvres d’art que nous revendions ensuite. Comment porter plainte alors que l’on a des choses à se reprocher ? Cela nous permit d’aménager un ancien grenier de magasin abandonné et d’y installer notre quartier général. Tout se passait donc très bien jusqu’au jour où nous croisâmes par hasard le bon Baron d’Harcourt dans la Rue des Martyrs. Il était accompagné de deux gorilles et marchait d’un pas pressé. Cette crapule était donc à Paris. Il nous fallut deux jours pour localiser son appartement et y faire un tour. Ce dernier, très bien protégé de toute intrusion, ne posa aucun problème à mes super pouvoirs et c’est en deux temps trois mouvements qu’Eustache avait son stéthoscope sur le ventre du coffre du Baron. L’ouvrir fut plus problématique et le temps qui nous restait ne fut pas suffisant. Nous y retournerons car je suis curieux de savoir ce qui se cache dans le coffre de ce gros porc...

Les mois passés et le travail d’espionnage me pesaient car nous multipliions les vols de documents compromettants et cela commençait à m’inquiéter... D’autant plus qu’il y a deux mois, nous avions visité les locaux d’un ancien médecin de l’Institut du radium. Je n’ai pas saisi la raison pour laquelle nous devions le faire mais nous avons trouvé de bien étranges documents. Il y avait dans le double fond d’un tiroir du bureau une liste concernant des soldats de Verdun durant la Première Guerre mondiale. Cette liste recensait des soldats atteints par une bombe au radium lancée par les allemands. Ces soldats furent récupérés et testés durant de longs mois par ce médecin pour comprendre les conséquences d’une exposition au Radium. Les malheureux subirent, semble-t-il, mille tourments. C’est en tout cas ce que révélaient rapports et mémos. Je ne sais si ce médecin, le professeur Ollendahl, fit tout cela pour son compte, celui de l’Institut du Radium ou pour je ne sais qui, mais parmi ses victimes, il y avait un certain Gaspard Melville, mon père...

Cet évènement et la lassitude m’éloignèrent du CID. Je pris quelques jours à la campagne, à Caen plus précisément, pour me ressourcer. A mon retour, le commissaire Maigret me contacta car il souhaitait constituer un groupe de super héros scientifique pour comprendre le rôle très passif du Nyctalope dans la marche à la guerre.

Nous sommes en 1939 et me voilà au commencement d’une nouvelle vie... Encore...

La fiche de personnage de Mouche

Cette fiche de personnage est la fiche de personnage officielle à télécharger sur le site de Sans Détour.

Bibliographie

Certains d’entre vous ont sûrement reconnu l’inspiration de l’excellente BD le Réseau Bombyce.



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