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C.O.P.S.

La Revolte des Boueux

vendredi 4 août 2006, par Loki

UN 10-18 clefs en main...

Ce qui a commencé comme un 10-8 un peu original, est devenu surtout une ambiance plus qu’un évènement à mettre directement dans les pattes des COPS.

La situation : les éboueurs du quartier de Montebello (ou un autre, mais le bordel est d’autant plus grand si le quartier est pauvre) ont décidé de se mettre en grève pour protester autant contre leur salaire de misère que contre les brimades dont ils sont victimes de la part de la population. Au bout d’une semaine, la situation est devenue difficile pour la plupart des usines du coin, qui produisent des déchets à la tonne. Les particuliers résistent une semaine de plus avant que les ordures ne se mettent à déborder de partout. Petit à petit, les allées des lotissements se couvrent d’immondices, de piles de sacs qui laissent échapper une odeur écoeurante. Assez rapidement, la faune va profiter de cette manne ; d’abord attirés par les déchets de la production agro-alimentaire, des représentants de toute une chaîne alimentaire se régalent... et ravagent le semblant d’ordre qui avait pu être mis en place dans les poubelles. Les patrons d’usine arment leurs gardiens pour éviter la prolifération. Les résidants passent leurs nerfs en tirant sur les bestioles, sans souci pour la sécurité de leurs voisins. La grève dure six semaines - six semaines où la situation devient de plus en plus apocalyptique... les rues sont presque impraticables, les gens sont de plus en plus agressifs, de plus en plus stressé, de plus en plus malades aussi. La mairie est débordée totalement. Les autres quartiers refusent toute aide et regardent la dégradation d’un œil méprisant. Montebello est devenu la fosse à purin de la ville. Même quand les éboueurs auront repris le travail, il faudra plus d’un mois pour que la situation redevienne normale.

L’impact en jeu : l’idéal serait d’avoir un des COPS habitant Montebello pour que l’équipe soit au première loge de la dégradation. Sinon, il suffit de les faire passer régulièrement par là, et d’entretenir l’ambiance grâce aux bulletins d’informations quand ils n’y passent pas. L’important est de faire progresser la situation par palier, presque insidieusement : d’abord une grève apparemment bénigne, puis un problème sanitaire, puis des problèmes d’ordre public graves, puis un "apocalypse" local... Si les COPS se réveillent un jour en réalisant que la situation est devenue intenable, vous aurez réussi votre coup.

Concrètement : l’ambiance s’entretiendra plus facilement avec quelques petits évènements qui stigmatiseront les problèmes rencontrés par Montebello.

- 1) l’administration du quartier (et / ou la mairie, je connais mal le système politique en place) demande aux COPS, présumés neutres puisque extérieurs à Montebello de prendre contact avec les grévistes. Ceux-ci ne répondent pas au téléphone, et sont enfermés chez eux le plus souvent. Le directeur de la société d’enlèvement refuse également tout dialogue.

- 2) en passant dans une rue pavillonnaire, les COPS tombent sur une équipe télé en plein reportage, avec gros plans sur les sacs d’ordure qui commencent à s’accumuler, réactions indignées des résidents, etc.

- 3) à proximité d’une usine, un vautour - 80 cm de haut, 2 m d’envergure, pas loin de 50 kilos - vient s’écraser sur le capot de la bagnole des COPS. C’est un chasseur payés par l’usine la plus proche pour dégommer les charognards qui vient de faire un carton, sans se soucier de ce qui pouvait passer en dessous. Evidemment, il n’a pas la moindre autorisation administrative de faire ça... mais il n’a pas l’intention que les flics l’empêchent de faire un boulot pour lequel il est bien payé et qu’il juge amusant. Un petit dialogue tendu en perspective...

- 4) un appel urgent lance les COPS sur un début d’émeute - il s’agit en fait d’une "visite" de la part d’un gang du quartier voisin, qui a trouvé l’occasion intéressante pour venir se moquer sur place et contribuer à l’anarchie ambiante. Ce sont des jeunes entre 14 et 18 ans, pas vraiment agressifs et sans armes, juste un peu cons. Malheureusement pour eux, après avoir foutu le feu à quelques tas d’ordures, bombé des insanités sur quelques murs et avoir bien picolé, ils sont tombés sur les habitants de Montebello. Et ceux-là n’avaient pas besoin pour être énervés. De fait, les COPS vont devoir faire le tampon entre une centaine de locaux en furie, mais relativement bons citoyens en temps ordinaire, et la trentaine de petits cons à l’origine de tout ce bordel.

- 5) plus grave - les COPS arrivent alors qu’un type est en train d’être hissé à un réverbère, une corde autour du coup. Il s’agit d’un des grévistes, reconnus au moment où il sortait faire ses courses et prit à parti par la foule. Oui, le lynchage est un crime. Non, les COPS n’ont pas de lacrymo à demeure dans leur bagnole.

Inspi : l’essentiel de ce 10-18 est tiré d’un excellent roman américain - Tristan EGOLF, Le seigneur des porcheries (Le temps venu de tuer le veau gras et d’armer les justes), Paris, Gallimard, 1998. Soit dit en passant, il n’existait pas de V.O. en 1998, la seule édition existante était la traduction française. Cela à peut-être changé depuis.



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