Conçue pour isoler les mortels des terreurs de ce monde, la Banalité efface la beauté et atténue les peurs. Tout comme les croyances et les rêves de l’humanité ont créé le Songe (un don offert par les Tuatha dé Danaan), son scepticisme a fait éclater la magie, arrachant le Songe au monde ordinaire.
Cette même force étouffante continue de ravager les changelins. Elle peut éroder chez eux le sens de leur âme féerique, et blesser les objets et créatures faits de Glamour, les détruisant parfois entièrement. Les chimères inanimées possédées par un changelin (comme ses vêtements et ses armes) sont un peu mieux protégées. Celles qui ne font pas partie du bagage usuel d’un changelin, cependant, peuvent être détruites si elles sont exposées à trop de Banalité.
Parce que tant de personnes portent les graines de la Banalité en elles, les chimères animées évitent les humains dès que possible. La plupart disparaissent de la vue quand un humain se présente, espérant se préserver. Ces chimères peuvent être chassées par le toucher de la Banalité, qui les blesse, écorchant la Féerie dont elles sont faites.
Certains mortels n’ont aucune créativité. Ces êtres creux, dénommés le Peuple de l’Automne, aspirent la Féerie de tout ce qu’ils touchent, laissant dans leur sillage le grisâtre et la Banalité. Les Gens de l’Automne sont grandement redoutés par les changelins (et par les chimères intelligentes), car ils sont l’antithèse de tout ce que les Kithains chérissent.
Des personnes avec une Banalité très forte, comme les Gens de l’Automne ou les Dauntains (des changelins qui ont rejeté leur nature féerique), peuvent parfois détruire des chimères rien qu’en s’approchant d’elles. Les chimères sont fragiles et éphémères face à la Banalité, car elles n’ont qu’une petite dose de Féerie pour se maintenir. Ceci est une autre des raisons pour lesquelles les chimères conscientes désertent souvent le monde ordinaire en faveur du Songe.



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