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Changelin : le songe

chapitre IV

vendredi 17 février 2006, par Sephyroth

Le voyage se fit en voiture, afin de vraiment passer inaperçu. Coupés du reste des kithains et pourchassés, le groupe entra dans le Royaume des Saules et dans la chaleur du sud des Etats-Unis. Après trois jours de route, ils arrivèrent à la Nouvelle Orléans, ville construite au milieu des marais et aux inspirations multiples architecturalement. Les principales étaient indéniablement françaises et espagnoles, ayant marqué la ville à jamais. Pour beaucoup, la Nouvelle Orléans était la ville des plaisirs et du jazz, véritable religion perpétuée de générations en générations par de nombreux musiciens célèbres. Mais pour nos aventuriers, la Nouvelle Orléans allait être synonyme de peur.

Selon les indications d’Eclis, Merilhe était parti enquêter sur une rumeur qui disait que la Perle était réapparue entre les mains de la Duchesse Lisette Levay de la maison Eiluned, qui régnait sur la ville. Merilhe avait obtenu ses informations de la part de Kheltar et depuis, il n’avait plus donné signe de vie. Devant le peu d’information qui s’offrait à eux, nos héros décidèrent d’aller voir directement la Duchesse Levay afin d’obtenir des informations sur Merilhe et la Perle. Ils apprirent qu’elle tenait sa cour hors de la ville dans les marais de Barataria, à un endroit appelait le Hall des Esprits. L’endroit était perdu la nature et le seul moyen d’y aller était de passer par un village de Cajuns pour y être emmené.

Le groupe partit pour ce village et tomba dans un endroit sale et franchement peu entretenu. Au fur et à mesure qu’ils avançaient dans les rues entre les maisons de tôle, ils observèrent une population décharnée et maladive qui les regardait d’un mauvais œil. Ils finirent par arriver à une maison en bois, bien plus belle que le reste du village, dans le pur style colonial. Là, un homme mauvais au regard colérique et un peu fou leur demanda ce qu’ils venaient faire ici. Il avait l’air agressif et guère sympathique. Tout en se demandant intérieurement dans quoi ils avaient mis les pieds, nos héros déclarèrent être venus voir la Duchesse pour lui faire leurs hommages. L’homme, visiblement enchanté, sourit d’un air sadique et partit. Il revînt en compagnie d’un sidhe qui les accueillit d’un air ennuyé. Il dit être le sénéchal de la Duchesse et accepta de les accompagner jusqu’au hall des esprits.

Le groupe monta dans une grande barque à fond plat, accompagné du sénéchal et de deux cajuns enchantés. Lorsqu’ils débarquèrent en plein milieu des marais sur une île, ils se sentirent de plus en plus mal. C’était un lieu enchanté dans lequel il y avait un arbre torturé très grand, qui soutenait un étrange château de bois. Le sénéchal alla chercher la duchesse tandis que le groupe restait dehors, sous le regard menaçant des deux cajuns dégénérés mais armés de fusils de chasse. Du haut d’un balcon, une sidhe apparut. Elle était elle aussi du peuple cajun, mais ne semblait pas marquer par l’allure maladive de ses congénères. Par contre, elle possédait la cruauté de ces derniers dans le regard, ce qui contrastait avec sa beauté de jeune métisse café au lait. Elle tentait de cacher ses jambes qui semblaient avoir souffert d’un accident, puisque toutes déformées.

Nos héros firent leurs salutations auxquelles répondit d’un ton pincé mais poliment la Duchesse Levay. Puis ils lui demandèrent des informations sur le chevalier Merilhe qui était venu chez elle à la suite d’une rumeur comme quoi elle posséderait un artefact puissant, nommé la Perle de Lune. La Duchesse Levay ne répondit pas et regarda froidement les nouveaux venus. Puis elle leur dit qu’elle n’était pas au courant pour ces histoires et leur demanda de prendre congé immédiatement. Elle dit alors à son sénéchal de les ramener au plus vite. Celui-ci sourit et hocha la tête.

Le groupe repartit avec le sénéchal et les deux dégénérés, sentant que quelque chose avait mal tourné. Ils en eurent la confirmation lorsque le sénéchal arrêta le bateau en plein marais. Il leur dit d’un ton navré que la Duchesse n’avait pas beaucoup apprécié la tournure de la discussion et qu’elle voulait s’assurer que cela ne se reproduirait pas. Il montra alors les vastes étendues d’eau croupissantes et leur dit de courir. Si ses compagnons ne les rattrapaient pas et qu’ils quittaient la ville assez vite, alors ils auraient la vie sauve. Kenneth, le sidhe rebelle, s’apprêtait à protester lorsqu’il se ravisa. L’un des deux dégénérés venait de se transformer, sa tête prenant des traits de loup. Le groupe comprit alors qu’il avait à faire à ces fameux prodigues qu’étaient les Loups-Garous.

Devant la situation catastrophique, la comtesse Aria tenta de négocier. Elle fit remarquer qu’elle était une des rares personnes à pouvoir récupérer la seconde bague qui permettait d’ouvrir la Perle. De plus, elle rappela qu’il était peu judicieux pour la Duchesse Levay de faire disparaître des visiteurs aussi connus qu’elle, car assurément, cela attirerait l’attention sur les marais. Grâce au baratin très réussi de la jeune pooka, nos héros réussirent à se tirer d’un très mauvais pas, quitter la ville sans faire d’histoire. Encore aujourd’hui, ils se demandent pourquoi ils ont eu la vie sauve (NdA : le maître de jeu aussi, d’ailleurs... Je devais être très fatigué ce soir-là).

De retour dans le centre ville, il fut évident au groupe qu’il leur manquait des informations sur la Nouvelle Orléans. Adoptant le profil bas, la pooka, la trollesse et le sidhe partirent en quête d’autres kithains. En se promenant, ils rencontrèrent chacun dans leur coin différents types de personnes. Kenneth alla faire la fête avec une bande de fées unseelies, alors qu’Aria, flanquée d’Artémisia, allait à la recherche des seelies. Le dernier groupe rencontra une société appelait " Les enfants de la lumière", un groupe de kithains mené par un eshu qui cherchait à contrer l’influence sans cesse grandissante des unseelies dans la ville. L’un des leurs, un cajun pooka caïman du nom de René Dévereaux, leur expliqua que d’étranges disparitions avaient eu lieu au cour des dernières années, rendant les marais de Barataria un lieu dangereux pour les touristes.

Lorsque nos héros demandèrent si un chevalier se faisant appeler Merilhe était venu il y a deux ans, les enfants de la lumière se rappelèrent effectivement de cette personne. Il était venu, avait posé des questions sur la Duchesse, puis avait disparu soudainement. Les enfants de la lumière n’avait pas eu de nouvelles depuis, pensant qu’il avait quitté la ville ou avait rencontré un plus sombre destin.

De son côté, Kenneth apprit que la Nouvelle Orléans était l’aire de jeu de la Cour de l’Ombre et de ses alliés prodigues. Apparemment, la Duchesse Levay laissait faire, se soumettant au mouvement ou l’accompagnant, c’était selon les avis.

Devant la complexité de la ville, le groupe décida de laisser passer quelques jours afin de calmer les choses, avant de se lancer dans leur vraie tâche : retrouver Merilhe.



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