SDEN - Site de jeu de role
Accueil > Château Falkenstein > Scénarios > Dans l’Ether, personne ne vous entend crier
Contribuer

Château Falkenstein

Dans l’Ether, personne ne vous entend crier

samedi 14 mai 2005, par Auberon

C’est un scénario court, qui à l’origine a été prévu pour être joué en une séance de 4-5 heures. Il y a toutefois matière à la compliquer pour le faire durer plus longtemps. Ce scénario recquiert pour être mené à terme la présence d’un thaumaturge et de préférence, un illuminati, ou quelqu’un ayant étudié les parchemins du mouvement dimensionnel de Roeun. Ou alors un savant étonnament doué à la rigueur et très imaginatif et débrouillard. Cela étant, vous comprendrez mieux pourquoi en lisant le scénario. De plus ce scénario est rédigé tel que je l’ai utilisé pour mes propres personnages. Il nécessitera sans doute un peu d’adaptation de votre part.

Ce scénario n’est pas très étoffé mais il faut savoir qu’au départ il était fait pour être joué en une séance de 5-6 heures maximum. Disons que c’est un synopsis de scénario un peu développé... On peut toutefois le compliquer en ajoutant par exemple un autre aventurier qui se joint au groupe avec des intentions autres (Comment ça, ça ressemble à objectif lune ; et alors, ça peut être bien, surtout ci le dit personnage est par exemple un agent prussien, ou unsellie par exemple...). on peut également le compliquer plus en s’inspirant des chroniques martiennes de Ray Bradbury

Prologue :

Les joueurs vont être amenés à traverser l’Ether à bord de l’Obus lunaire du Baron Adam Von richter, en vue d’atterrir sur la Lune. Que vont-ils y découvrir, à quels dangers seront-ils confrontés, quelles richesses vont-ils ramener de cette expédition et surtout comment feront-ils pour effectuer le voyage retour ?

Epilogue au voyage sur la Lune

Lune, 15 Novembre 1873,

Nos Héros sont assaillis par une horde composée de ces fameux habitants de la Lune. Le Duc Jürgen Von Reuter, prépare lui son rituel de Retour dans l’Obus, pendant que ses camarades estomaqués le regardent faire. Puis, le rituel prend fin, et le Duc s’empresse de passer le Portail qu’il vient d’ouvrir vers ses appartements de Paris. A sa suite, en toute hâte, le Seigneur Dragon Siragon Arakias le suit. Ils arrivent sain et sauf à travers le seuil, en Nouvelle europe comme prévu.

Pendant ce temps là, dans l’Obus Lunaire, le jeune Adam Von Richter redouble de civilités avec le comte François d’Aubignac, pour déterminer à qui sera le tour.
- "Après vous monsieur le Baron."
- "Je n’en ferais rien Monsieur le Duc."
Le Baron Heinz Bogart Helmut Friedrich Von Lichtenstein, lui observe les mystérieux habitants de la Lune. Il se décide même à aller à leur rencontre mais à peine ouvre-t-il le sas qu’une déchage d’énergie en provenance des sauvages vient lui frapper la main. En grande colère, le baron se décide a rester dans l’Obus.

- "Ces sauvages n’auront que ce qu’ils méritent ! On n’agresse pas impunément le futur Maître du Monde !"

Pendant ce temps, François d’Aubignac a décidé d’en terminer avec les civilités. En effet, le jeune Von Richter vient de lui révéler qu’il n’avait jamais eu l’intention de revenir, mais qu’il comptait finir ses jours sur la Lune. Voyant la Folie altérer les décisions du jeune homme, il se décide à l’empoigner pour l’emmener de force à travers le seuil. Mais le jeune homme est vif et evitant le Comte, court s’enfermer dans la Salle de contrôle de l’Obus.
Heinz Bogart, lui pendant ce temps met à exécution sa vengeance. Il est allé dans la salle des réserves chercher la dynamite qu’il avait emmené à bord. Puis il commence à la disposer dans l’Obus, soigneusement.

- "Mèches courtes ? hum voyons voir, où les ai-je rangé ? ah ça y est !"

Puis s’adressant à François d’Aubignac :

" Mon Ami, je vous prie de passer le seuil rapidement, car bientôt, l’Obus ne sera plus !"

Les deux camarades s’empressent alors sur le champ de traverser le Seuil.

Paris, 15 Novembre 1873

De l’autre côté, le Duc Von Reuter s’impatiente. Mais que font-ils ?
Puis, ils aperçoit les deux hommes, passer le seuil à toute vitesse en criant
" Vite, vite refermez le seuil car tout va exploser !!!"

Le Thaumaturge dans la précipitation s’exécute.
Après 5 trop courtes minutes de calme, le Seigneur Dragon explose dans une colère noire, et commence à prendre son immense forme draconique. En Effet il vient de se rendre compte qu’il avait oublié à bord de l’Obus, la plus précieuse pièce de sa collection qu’il avait emmené avec lui, pièce qui représentait la plus belle des femmes ayant existé à ce jour, une contesse, courtisane à la cour du Roi Louis XIV.

" Qu’avez vous fait de l’Obus !!"

Il empoigne le Baron, le plaque contre le mur. Le baron bredouille des syllabes incompréhensibles, mais le Dragon est pressé et veux tout entendre prestemment.

" Qu’est il arrivé à l’Obus ? Que voulez vous dire par exploser.Vous l’avez fait exploser !!!
" Non, non, pas du tout, aboslument pas, je me suis mal exprimé."

Le Duc Von Reuter dans un élan de courage intervient.
"Ecoutez calmez votre colère mon ami et laissez le s’expliquer, je ne saurais tolérer de violence par chez moi."

Mais le Dragon n’entend plus ce qui lui est dit. En effet, il a commencé à accumuler le Pouvoir pour vérifier les dires du Savant Fou. Et l’improbable se produit !
Les harmoniques venaient de jouer !

Immédiatement après avoir cumulé le Pouvoir, le Dragon vit en lieu et place du Savant Fou, une splendide Dame dont il avait le portrait et qu’il n’avait jamais pu cependant connaître. La comtesse était, du temps de Louis XIV, une courtisane réputée, et la plus grande beauté qui fut jamais porté sur un toile de peinture. Voyant cette radieuse dame devant lui, qu’il avait toujours convoité, mais jamais connu, le Dragon, fondit en larmes. Il la posa délicatement, avant de s’effondrer en larmes au milieu du Salon.
Les autres étaient ébahis : celle qui se tenait maintenant à la place du Savant Fou, était la plus belle femme qui leur fut donné d’apercevoir. En habits d’époque, elle était vraiment radieuse. Le pauvre Savant fou, lui n’y comprit pas grand chose, mais vit de suite les opportunités que pourrait lui offrir son nouveau corps.
Laissant le Dragon a son chagrin et à sa stupeur, Jürgen, François et la contesse Helmut se retirèrent pour converser au calme. Mais le thaumaturge, bien que plus réservé était lui aussi en colère. Avec la destruction de l’Obus, le Lien qu’il avait peiné à établir entre ses appartement parisiens et la Lune était perdu, et la Fraternité ne serait à cause de cette bétise, plus en mesure d’effectuer le trajet inverse.
Il le fit savoir au savant, toujours enfermé dans son magnifique corps de Femme, qui n’en eût que faire et se retira. François d’Aubignac eut du mal à garder une attitude "Comme il faut" en présence d’une aussi belle dame.
Ils décidèrent d’agrémenter une version qu’ils donneraient aux médias. En effet leur retour n’allait pas passer inaperçu, et il leur fallait préparer une version cohérente.

Ils étaient donc rentrés par la Magie du Dragon. Les deux savant (Von Richter et Von Liechtenstein) étaient morts là bas, héroïquement en préparant leur retraite. Ainsi, Von Liechtenstein était maintenant présumé mort, et il pourrait jouir des opportunités que lui offrirait son nouveau corps dans sa conquête du Monde.

Telle serait leur version officielle des faits. Le Dragon sortit alors en toute hâte, pour rentrer chez lui. Il était nu, et le Duc eût beau lui prêter des vêtements, ceux ci étaient beaucoup trop courts pour lui, le ptérodraconis mesurant en effet près de 2 mètres 30 sous forme humaine. Siragon rentra donc chez lui, et alla se cloitrer au milieu de ses collections pour se ressourcer et oublier ces dernières 24 heures.

Les Deux gentlemen restant, le bavarois, et le français se séparèrent donc, en bons amis toutefois.


Paris, 15 novembre 1873, dans la soirée.

Le comte François d’Aubignac se rend au domicile du Dragon.
Il demande aux serviteurs de voir la Duchesse Laetitia, la femme du Dragon. Celle-ci est fort peinée par l’attitude de son mari, et bien qu’elle ne comprenne pas tout, elle est dans un grand tourment. La dame, par ailleurs fort belle, a donc besoin d’un confident, d’un conseiller, d’un ami vers qui se tourner, et se laisse donc aller dans les mains du gentleman français.

Celui-ci, craignant pour la securité physique de la Dame suite à l’immence colère qu’il a eut dans l’après midi, propose, à la charmante dame, de l’héberger, en attendant que la colère du Dragon soit passée. Mieux vaut être prudent après tout. Un peu réticente au début, celle ci se laisse finalement convaincre par le gentilhomme.

En quittant la demeure du Baron, François d’Aubignac, laisse un dernier mot à l’attention du dragon :

Merci pour vos tableaux

Amicalement, François d’Aubignac

Puis il se retire dans ses appartements en compagnie de la Duchesse Laetitia...


Paris, 16 Novembre 1873.

Une dame fort élégante se présente aux appartement du Baron Von Liechtenstein...

- " IGOR !!!!!!"
- " Yes Fraulein, que puis-je pour vous ? Mon Master est absent... nicht hier"
- " Ach, mon très cher Igor, comme tu es stupide, c’est pour ça que je t’ai choisi d’ailleurs. Tu ne me reconnais donc pas ? Il est vrai que ce n’est pas chose facile, mais c’est moi, Igor, le futur maître du monde, Ton maître : Herr Baron Heinz Bogart Helmut Friedrich Von Liechtenstein !
- " Ja, master, je vous avoir reconnu maintenant, mais que vous est il arrivé master ??"
- " Mon pauvre Igor, tu ne brilleras jamais par ton intelligence je le crains..."


Munich, 16 novembre 1873.

Le Télégraphe s’agite dans la Loge Bavaroise des Illuminatis.

"Mes très chers confrères, la mission lunaire est terminé, je rentre pour vous expliquer les détails. Signé : Jürgen von Reuter."


Munich, 16 novembre 1873.

- "On sonne. Allez ouvrir, je vous prie, ce doit être Jürgen."

- " Entrez mon très cher Jürgen, je vous écoute, quelles sont les nouvelles."
- " Mauvaises je le crains. l’expédition est bien rentrée, excepté le Baron Von Richter qui voulait lui rester là Haut. mais tout est allé de travers. Le seuil que j’ai peiné à ouvrir pour notre ordre a été stupidement détruit. Le coupable se nommait Heinz Bogart Helmut Friedrich Von Lichtenstein. Il a tout fait exploser à la dynamite avant de traverser le seuil. Tout contact thaumaturgique avec la lune est maintenant impossible. Le miroir de l’autre côté a du très certainement voler en éclats. Si le miroir avait toujours été là haut en bon état nous aurions sans doute pu ouvrir un seuil dans l’autre sens, de la terre à la lune sans difficultés, mais hélas à cause de la bêtise de ce savant fou, rien de tout cela ne sera possible"
- " Grrr, c’est rageant en effet ! vous avez dit qu’il se nommait, mais pourquoi cet emploi du passé, vous venez de dire que toute l’expédition était rentré sauf Von Richter"
- " C’est exact, mais à notre retour, le Seigneur Dragon, pris de colère a menacé le savant fou. Puis voulant savoir si ce qu’il disait était exact, le dragon, a lancé un sortilège de sa connaissance pour savoir s’il disait vrai. Mais j’ai perçu alors un problème dans les noeuds magique, une puissante harmonique eût lieu, et transforma sur le champ le vieux fou en une magnifique dame vetue à la mode du XVIII siècle.
- " Peu importe, gente dame ou pas, il, ou elle verra qu’on ne s’attaque pas impunément à l’ordre des illuminés de Bavière et elle, ou il, peu importe trouvera en nous un adversaire coriace".
- " Allons gardez un peu votre calme, je sais que nos plans ont été mis en echec mais peut-être ce pauvre bougre n’avait il pas le choix, intervint Morrolan.
- " Je serais inflexible, ce seuil était d’une importance capitale pour notre ordre, et pour la Bavière également, ainsi que pour le second pacte, Morrolan, vous ne pouvez pas l’ignorer."
- " Certes, vous avez raison conclut Morrolan. Quoi qu’il en soit, mon très cher Jürgen, comme promis, je vous enseignerais personnellement la Sorcellerie pendant les 6 prochains mois. Je vous aiderai à perfectionner votre art, et vous apprendrai également de nouvelles choses. Je sais que vous avez déjà beaucoup étudié le Parchemin du Mouvement dimensionnel de Roeun et en ma compagnie, vous poursuivres vos études spatiales. Je vous apprendrais à ouvrir un portail vers le voile féérique, car vous le méritez vraiment."


Paris, 17 Novembre 1873.

- " Je vous le garantis, pour votre sécurité, il vaut mieux que vous m’accompagniez Dame Laetitia. votre mari est très irascible, et en bon gentilhomme, je ne saurais tolérer qu’il vous fasse du mal parce que vous êtes retournée le voir.
- " Je doit pourtant le voir, c’est mon mari."
- " Comme vous le voulez, je ne m’opposerais pas à votre volonté. Maintenant, si vous le voulez bien passons à table et discutons d’autres sujets."
- " Oui je préférerais en effet."

A peine eût elle bu son premier verre que la Duchesse tomba dans un profond sommeil.

- " Notre bateau va bientôt partir Duchesse, vous ne croyez tout de même que vous alliez le manquer. Direction, les Amériques ! Duchesse, vous allez passer les plus beaux jours de votre vie en ma compagnie."

C’est ainsi que François d’Aubignac partit pour les Amériques, en compagnie de la Duchesse Laetitia, pourtant femme du Dragon Siragon Arakias !


Bavière, 18 Novembre 1873.

- " Igor, allons dépechez vous mon ami"
- " Oui Maîtresse.
- " Mes projets de conquête du monde ne sauraient attendre.
- " Yes, Fraulein !


Paris, 18 Novembre 1873
Nouvelles de France

Edition du 18 Novembre 1873
5 centimes
Hommage !
Aujourd’hui, le monde a rendu un dernier hommage au deux scientifiques disparus héroïquement sur la Lune et qui ont marqué de leur nom l’histoire de ce monde.
Nous nous associons à la communauté scientifique, au famille, et aux grands de ce monde pour accorder un dernier hommage à ces deux génies qui auront apporté beaucoup à la science.
Rendons donc un dernier hommage au Baron Adam Von Richter, heureux inventeur de l’Obus lunaire, et au Baron Von Liechtenstein, dont les projets scientifiques ne manquaient pas. Citons par exemple son projet de Télégraphe Portable...

Suite en page 1


Paris, 22 Novembre 1873

Siragon Arakias sort enfin de sa méditation, après une semaine. Après s’être ressourcé au milieu de ses oeuvres, il lui semble aller mieux et pouvoir se contenir.

Sortant de sa pièce, il se dirige vers la chambre de sa femme. Mais elle n’y est pas.
Il fait appeler ses domestiques.

- " Vous désirez Monsieur ?"
- " Où est ma Femme ?"
- " C’est que justement, nous n’avons pas..."
- " Où est elle, parle et vite !"
- " Hé bien, elle est partie l’autre soir avec Monsieur d’Aubignac."
- " Nous avons bien essayé de l’en empêcher, de lui parler mais ce soir là, elle semblait résolue et a quitté le lieux. Elle était très attristée, très peinée par votre état vous savez. Nous n’avons pas osé vous déranger car nous savons que ce n’est pas une chose à faire quand vous êtes dans ce genre d’état."

Après une brève et rapide Enquête, Siragon, put se rendre compte, que Sa femme et celui qu’il croyait pourtant être un ami, François d’Aubignac, avaient totalement disparus ensembles.
Il entra alors dans une fureur noire. Sa colère en fut grandie, quand, il vit accroché à la place d’un de ses tableaux disparus, un mot signé du soi disant gentleman :

Merci pour vos tableaux

Amicalement, François d’Aubignac

L’heure n’étais plus au chagrin. Il ne pouvait laisser ces deux là en semble vivants. Ils voulaient vivre ensemble, très bien, mais lui Siragon Arakias, allait leur donner la mort commune qu’ils méritaient.


Obesrvatoire de Greenwich, 15 Décembre 1873

- " Mon Dieu, c’est incroyable !"
- " Quoi donc cher confrère ?"
- " Venez voir, vous n’allez pas en croire vos yeux !"
- " Bon sang, oui vous avez raison, on dirait... comme une écriture. Attendez... H... E... I... N... Z"
- " Heinz c’est cela même."
- " Pourquoi Heinz ?"
- " Allons, vous ne vous souvenez pas l’expédition lunaire, du mois dernier qui avait à son bord le Baron Heinz Bogart Helmut Friedrich Von Liechtenstein ?"
- " Cette expédition n’était donc pas un imposture. Le nom de ce vieux fou dominera maintenant la Terre pour toujours !"



Encadrement arrondi
Ajouter un commentaire
forum bouton radio modere abonnement

forum vous enregistrer forum vous inscrire

[Connexion] [s’inscrire] [mot de passe oublié ?]

Encadrement arrondi

Tous les éléments et personnages sont des marques déposées détenues par leur propriétaire. Ils sont utilisés ici sans autorisation particulière, dans un but d'information. Si l'auteur ou le détenteur des droits d'un élément quelconque de ce site désirait qu'il soit retiré, les responsables du sden s'engagent à le faire dans les plus brefs délais.

(c) 1997- 2017 SDEN - Site communautaire de jeux de rôle
Tous droits réservés à l'association loi 1901 Elfe Noir.
Les textes et les illustrations des rubriques, sauf avis contraires, sont la propriété de leurs auteurs.