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Château Falkenstein

La Ville de Stahlstadt

dimanche 15 mai 2005, par Pitche

Visitez la Ville de l’Acier d’Herr Schultze, décrite par Notre Bon Ministre de la Science, Jules Vernes, dans son livre, les 500 Millions de la Bégum.

Cette aide de jeu pour Château Falkenstein décrira la ville de l’Acier,
"Stahlstadt" inspire des 500 millions de la Bégum de Jules VERNE.
Préface de Charles-Noël MARTIN et gravures de L. BENETT tirées Les Cinq cents millions de la Bégum de Jules VERNE (1879), Collection Hetzel, Bibliothèque d’éducation et de récréation, J. Hetzel et Cie - 18, rue Jacob à Paris

Stahlstadt, Ville de l’Acier de Herr Schultze

Stahlstadt
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Présentation de l’aide jeu
Celle-ci décrit initialement la ville germanique érigée par Herr SCHULTZE.
C’est le modèle parfait de la fonderie et aciérie réunies au service de la Grande Muette. Mais cette ville peut aisément être transposée dans toute nation fortement belliqueuse ou industrialisée. On pense notamment à la technocrate Grande-Bretagne et ses Seigneurs de la Vapeur ou a la guerrière Prusse.

On trouve par la suite :

- un court résumé du roman,

- une description des personnages principaux,

- la description, l’organisation et la structure de Stahlstadt,

- une Machine Infernale issue tout droit du Cerveau Fou, Herr
SCHULTZE, le Canon d’Acier et ses deux types d’obus,

- quelques synopsis pour se lancer à l’aventures et ouvrir les portes de Stahlstadt à vos joueurs.

Résumé du Roman
Le Docteur Sarrasin hérite de la somme colossale de 500 millions de francs lors d’une succession plus qu’inattendue. Herr Schultze est aussi l’un des légataires. Ils se partagent l’héritage pour partir chacun de leur cote, fonder leur ville modèle d’idéal.
Le premier la baptise France-Ville, modèle d’hygiène. Le second la dénomme Stahlstadt, la Ville de l’Acier, puissante aciérie et fonderie, véritable forteresse militaire férocement gardée.
Herr Schultze n’a qu’un seul dessein : anéantir France-Ville. Il s’emploie à créer un super canon pour la bombarder avec un méga-obus incendiaire.
C’est ce que finira par découvrir le jeune Marcel Bruckmann, l’ingénieux et audacieux ami du docteur Sarrasin. Il s’est infiltré dans le plus grand secret dans Stahlstadt et a réussi à côtoyer le Roi de l’Acier, Herr Schultze.
Marcel parviendra à s’échapper de Stahlstadt mais il est trop tard, l’heure fatidique a sonné : l’obus est tiré. Heureusement une erreur de balistique a permis d’éviter la catastrophe.
Par la suite, Stahlstadt fait faillite suite au décès accidentel de Schutlz, son unique régisseur ayant gardé tous les pouvoirs entre ses mains. Celle-ci se paralysa pour finir étouffée sous le poids des dettes.
Herr Schultze a été tué par l’une de ses expériences diaboliques et meurtrières.
France-Ville poursuivra son prodigieux et merveilleux développement d’harmonie en même temps que Stahlstadt gérée dorénavant par Marcel Bruckmann et Octave Sarrasin, fils du docteur.

in Les Cinq Cents Millions de la Bégum de Jules VERNE, Librio, Flammarion, 1996
Jules VERNE (1828 - 1905), écrivain français. Il fut l’initiateur du roman d’anticipation scientifique.

Extraits de la Préface de Charles-Noël MARTIN
(...) En effet, c’est la Science, avec une majuscule, qui est ici sous-jacente, tout au long, sous forme d’une lutte symbolique entre deux conceptions de l’utilisation que l’humanité en fait. L’éternel dilemme science bienfaisante-science malfaisante est posé en une situtation concrète qui cour du début jusqu’à la fin, selon un rythme haletant parfaitement dramatique. (...)
(...) En cela Jules Verne a été un extraordinaire visionnaire, qui a vu loin, très loin devant lui, car ce n’est pas dans les états-majors qu’il a été chercher ses modèles d’hommes détraqués, c’est dans les laboratoires. Pour lui, le danger est à l’état potentiel dans le microscope du chercheur et dans ses éprouvettes, pour peu que ce chercheur ait l’esprit dérangé par l’ambition et l’orgueil ou même la simple ivresse que donne le pouvoir. (...)

in Les Cinq Cents Millions de la Bégum de Jules VERNE (1879), Collection Hetzel, Bibliothèque d’éducation et de récréation, J. Hetzel et Cie - 18, rue Jacob à Paris,

Description des personnages principaux

Schultze & Sarrasin
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Schultze - Sarrasin
François Sarrasin de Douai
Docteur français en médecine, fondateur de France-Ville

Inventeur du compte-globules du sang. C’est l’héritier de J.J. Langevol, nu-propriétaire de al biens de la Bégum. "C’était un homme de cinquante ans, aux traits fins, aux yeux vifs et purs sous leurs lunettes d’acier, de physionomie a la fois grave et aimable, un de des individus dont on se dit à la première vue : voila un brave homme. A cette heure matinale, bien que sa tenue ne trahit aucune recherche, le docteur était déjà rasé de frais et cravate de blanc."
Instruction [ BON ] - Médecine [ BON ] - Perception [ EXC ] - Charisme [ BON ] - Aisance sociale [ BON ] - Finances [ EXP ]

Monsieur le Professeur Schultze de l’Université d’Iena
Savant Fou et Cerveau germain

"C’était un homme de quarante-cinq ou quarante-six ans, d’assez forte taille ; ses épaules carrées indiquaient une constitution robuste. Son front était chauve ; et le peu de cheveux qu’il avait garde à l’occiput et aux tempes rappelaient le blond filasse. Ses yeux étaient bleus, de ce bleu vague qui ne trahit jamais la pensée. Aucune lueur n’en échappe, et cependant on se sent gêné sitôt qu’ils vous regardent. La bouche du professeur Schultze était grande, garnie d’une de ces doubles rangées de dents formidables qui ne lâchent jamais leur proie, mais enfermées dans des lèvres minces dont le principal emploi devait être de numéroter les paroles qu’il pouvait en sortir. Tout cela composait un ensemble inquiétant et désobligeant pour les autres, dont le professeur était visiblement très satisfait pour lui-même."
Instruction [ BON ] - Bricolage (Chimie et Balistique) [ EXC ] - Perception [ EXC ] - Charisme [ FAI ] - Aisance sociale [ FAI ] - Finances
[ EXP ]

Stahlstadt, Ville d’Acier, description tirée du roman

Description de Stahlstadt | Bloc Central - première rencontre | | Bloc central - intérieur | Habitation personnelle | Cabinet secret | Tour du Taureau | Parc luxuriant de la Tour du Taureau | Sommet de la Tour du Taureau

Description de Stahlstadt

Mais cette fausse Suisse n’est pas, comme la Suisse européenne, livrée aux industries pacifiques du berger, du guide et du maître d’hôtel. Ce n’est qu’un décor alpestre, une croûte de rocs, de terre et de pins séculaires, posée sur un bloc de fer et de houille.
Si le touriste, arrêté dans ces solitudes, prête l’oreille aux bruits de la nature, il n’entend pas, comme dans les sentiers de l’Oberland, le murmure harmonieux de la vie mêlé au grand silence de la montagne. Mais il saisit au loin les coups sourds du marteau-pilon, et, sous ces pieds, les détonations étouffées de la poudre. Il semble que le sol soit machiné comme les dessous d’un théâtre, que ces roches gigantesques sonnent creux et qu’elles peuvent d’un moment à l’autre s’abîmer dans de mystérieuses profondeurs.
Les chemins, macadamisés de cendres et de coke, s’enroulent aux flancs des montagnes. Sous les touffes d’herbes jaunâtres, de petits tas de scories, diaprées de toutes les couleurs du prisme, brillent comme des yeux de basilic. Ca et là, un vieux puits de mine abandonné, déchiqueté par les pluies, déshonoré par les ronces, ouvre sa gueule béante, gouffre sans fond, pareil au cratère d’un volcan éteint. L’air est chargé de fumée et pèse comme un manteau sombre sur la terre. Pas un oiseau ne le traverse, les insectes mêmes semblent le fuir, et de mémoire d’homme on n’y a vu un papillon.
Fausse Suisse ! A sa limite nord, au point où les contreforts viennent à se fondre dans la pleine, s’ouvre, entre-deux chaînes de collines maigres, ce qu’on appelait jusqu’en 1871 le "désert rouge", à cause de la couleur du sol, tout imprégné d’oxydes de fer, et ce qu’on appelle maintenant Stahlfield, "le champ d’acier".
Qu’on imagine un plateau de cinq à six lieux carrées (NDR : 27,5 à 33 km²), au sol sablonneux, parsemé de galets, aride et désolé comme le lit de quelque ancienne mer intérieure. Pour animer cette lande, lui donner la vie et le mouvement, la nature n’avait rien fait ; mais l’homme a déployé tout à coup une énergie et une vigueur sans égales.
Sur la plaine nue et rocailleuse, en cinq ans, dix-huit villages d’ouvriers, aux petites maisons de bois uniformes et grises, ont surgi, apportés tout bâtis de Chicago, et renferment une nombreuse population de rudes travailleurs.
C’est au centre de ces villages, au pied même des CoalsButts, inépuisables montagnes de charbon de terre, que s’élève une masse sombre, colossale, étrange, une agglomération de bâtiments réguliers percés de fenêtres symétriques, couverts de toits rouges, surmontés d’une forêt de cheminées cylindriques, et qui vomissent par ces mille bouches des torrents continus de vapeurs fuligineuses. Le ciel en est voilé d’un rideau noir, sur lequel passent par instants de rapides éclairs rouges. Le vent apporte un grondement lointain, pareil à celui du tonnerre ou d’un grosse houle, mais plus régulier et plus grave.

La ville modèle de Herr Schultze

Cette masse est Stahlstadt, la Cité de l’Acier, la ville allemande, la propriété personnelle de Herr Schultze, l’ex-professeur de chimie d’Iena, devenu, de par les millions de la Bégum, le plus grand travailleur du fer, et spécialement, le plus grand fondeur de canons des deux mondes.
Il en fond, en vérité, de toutes formes et de tout calibre, à âme lisse et à raies, à culasse mobile et à culasse fixe, pour la Russie et pour la Turquie, pour la Roumanie et pour le Japon, pour l’Italie et pour la Chine, mais surtout pour l’Allemagne.
Grâce à la puissance d’un capital énorme, un établissement monstre, une ville véritable, qui est en même temps une usine modèle, est sortie de terre comme à un coup de baguette. Trente mille travailleurs, pour la plupart allemand d’origine, sont venus se grouper autour d’elle et en former les faubourgs. En quelques mois, ses produits ont dû à leur écrasante supériorité une célébrité universelle.

Industrie canonnière

Le professeur Schultze extrait le minerai de fer et la houille de ses propres mines. Sur place, il les transforme en acier fondu. Sur place, il en fait des canons
Ce que chacun des ses concurrents ne peut faire, il arrive, lui, à le réaliser. (...). Herr Schultze ne connaît pas de limites : demandez-lui un canon d’un poids quelconque et d’une puissance quelle qu’elle soit, il vous servira ce canon, brillant comme un sous neuf, dans les délais convenus.
Mais, par exemple, il vous le fera payer ! Il semble que les deux cent cinquante millions de 1871 n’aient fait que le mettre en appétit.
En industrie canonnière comme en toutes choses, on est bien fort lorsqu’on peut ce que les autres ne peuvent pas. Et il n’y a pas à dire, non seulement les canons de Herr Schultze atteignent des dimensions sans précédent, mais, s’ils sont susceptibles de se détériorer par l’usage, ils n’éclatent jamais. L’acier de Stahlstadt semble avoir des propriétés spéciales. Il court à cet égard des légendes d’alliages mystérieux, de secrets chimiques. Ce qu’il y a de sûr, c’est que personne n’en sait le fin mot.
C’est qu’il y a de sûrs aussi, c’est qu’à Stahlstadt, le secret est gardé avec un soin jaloux !

Organisation

En arrivant sous les murailles mêmes de Stahlstadt, n’essayez pas de franchir une des portes massives qui coupent de distance en distance la ligne des fossés et des fortifications. La consigne la plus impitoyable vous repousserait. Il faut descendre dans l’un des faubourgs. Vous n’entrerez dans la Cité de l’Acier que si vous avez la formule magique, le mot d’ordre, ou tout au moins une autorisation dûment timbrée, signée et paraphée.

(...) Arrivé au guichet, ce jeune homme exhiba au chef de poste une feuille imprimée et fut aussitôt admis.
" Votre ordre porte l’adresse du contremaître Seligmann, section K, rue IX, atelier 743, dit le sous-officier. Vous n’avez qu’à suivre le chemin de ronde, sur votre droite, jusqu’à la borne K, et à vous présenter au concierge... Vous savez le règlement ? Expulsé, si vous entrez dans un autre secteur que le vôtre ", ajouta-t-il au moment où le nouveau venu s’éloignait.
Le jeune ouvrier suivit la direction qui lui était indiquée et s’engagea dans le chemin de ronde. A sa droite, se creusait un fossé, sur la crête duquel se promenaient des sentinelles. A sa gauche, entre la large route circulaire et la masse de bâtiments, se dessinait d’abord la double ligne d’un chemin de fer de ceinture ; puis une seconde muraille s’élevait, pareille à la muraille extérieure, ce qui indiquait la configuration de la Cité de l’Acier.
C’était celle d’une circonférence dont les secteurs, limités en guise de rayons par une ligne fortifiée, étaient parfaitement indépendants les uns des autres, quoique enveloppés d’un mur et d’un fossé communs.
Le jeune ouvrier arriva bientôt à la borne K, placée à la lisière du chemin, en face d’une porte monumentale que surmontait la même lettre sculptée dans la pierre, et il se présenta au concierge.
Cette fois, au lieu d’avoir affaire à un soldat, il se trouvait en présence d’un invalide, à jambe de bois et poitrine médaillée.
L’invalide examina la feuille, y apposa un nouveau timbre et dit :
" Tout droit. Neuvième rue à gauche. "
Le jeune homme franchit cette seconde ligne retranchée et se retrouva enfin dans le secteur K. La route qui débouchait de la porte en était l’axe. De chaque côté s’allongeaient à angle droit des files de constructions uniformes.
Le tintamarre des machines était alors assourdissant. Ces bâtiments gris, percés à jour de milliers de fenêtres, semblaient plutôt des monstres vivants que des choses inertes.

(...)Il tira d’un portefeuille de cuir et montra au contremaître un passeport, un livret, des certificats. (...)
Il écrivit sur un registre le nom de Johann Schwartz, qu’il copia sur une feuille d’engagement, remit au jeune homme une carte bleue à son nom portant le numéro 57938, et ajouta :
" Vous devez être à la porte K tous les matins à sept heures, présenter cette porte K tous les matins à sept heures, présenter cette carte qui vous aura permis de franchir l’enceinte extérieur, prendre au râtelier de la loge un jeton de présence à votre numéro matricule et me le montrer en arrivant. A sept heures du soir, en sortant, vous le jetez dans un tronc placé à la porte de l’atelier et qui n’est ouvert qu’à cet instant.

- Je connais le système... Peut-on loger dans l’enceinte ? demande Schwartz.

- Non. Vous devez vous procurer une demeure à l’extérieur, mais vous pourrez prendre vos repas à la cantine de l’atelier pour un prix très modéré. Votre salaire est d’un dollar par jour en débutant. Il s’accroît d’un vingtième par trimestre... L’expulsion est la seule peine. Elle est prononcée par moi en première instance, et par l’ingénieur en appel, sur toute infraction au règlement... "

Bloc Central - première rencontre

(...) l’expression populaire d’un fait parfaitement réel : l’extrême difficulté qu’il y avait à pénétrer dans la division centrale. (...)
Et d’abord, Marcel était attendu. Deux hommes revêtus d’un uniforme gris, sabre au côté et revolver à la ceinture, se trouvaient dans la loge du concierge. Cette loge, comme celle la sœur tourière d’un couvent cloîtré, avait deux portes, l’une à l’extérieur, l’autre intérieure, qui ne s’ouvraient jamais en même temps.
Le laisser-passer examiné et visé, Marcel se vit, sans manifester aucune surprise, présenter un mouchoir blanc, avec lequel les deux acolytes en uniforme lui bandèrent soigneusement les yeux.
Il se trouvait alors dans une salle très simple, meublée de quelques chaises, d’un tableau noir et d’une large planche à épures, garnie de tous les instruments nécessaires au dessin linéaire. Le jour venait par des hautes fenêtres à vitres dépolies.
Presque aussitôt, deux personnages de tournures universitaires entrèrent dans la salle.
" Vous êtes signalé comme un sujet distingué, dit l’un d’eux. Nous allons vous examiner et voir s’il y a lieu de vous admettre à la division des modèles. Etes-vous disposé à répondre à nos questions ? "
(...) Ensuite, Marcel est questionné et mis à l’épreuve dans toute une série de matières et est invité à réaliser un dessin d’une coupe de machine à vapeur, assez compliquée (...)
Le jeune ouvrier fut alors ressaisi par les acolytes gris, et, avec le même cérémonial, c’est-à-dire les yeux bandés, conduit au bureau du directeur général.

" Vous êtes présenté pour l’un des ateliers de dessin à la division des modèles, lui dit ce personnage. Etes-vous disposé à vous soumettre aux conditions du règlement ?

- Je ne les connais pas, dit Marcel, mais je présume qu’elles sont acceptables.

- Les voici : 1° Vous êtes astreint, pour toute la durée de votre engagement, à résider dans la division même. Vous ne pouvez en sortir que sur mon autorisation spéciale et tout à faite exceptionnelle. - 2e Vous êtes soumis au régime militaire, et vous devez obéissance absolue, sous les peines militaires, à vos supérieurs. Par contre, vous êtes assimilé aux sous-officiers d’une armée active, et vous pouvez, par un avancement régulier, vous élever aux plus hauts grades. - 3e Vous vous engagez par serment à ne jamais révéler à personne ce que vous voyez dans la partie de la division où vous avez accès. - 4e Votre correspondance est ouverte par vos chefs hiérarchiques, à la sortie comme à la rentrée, et doit être limitée à votre famille. "
" Bref, je suis en prison ", pensa Marcel
(...) - Bien levez la main... Prêtez serment... Vous êtes nommé dessinateur au 4e atelier... Un logement vous sera assigné, et, pour les repas, vous avez ici une cantine de première ordre... Vous n’avez pas vos effets avec vous ?

- Non, monsieur. Ignorant ce qu’on me voulait, je les ai laissés chez mon hotesse.

- On ira vous les chercher, car vous ne devez plus sortir de la division. "

<Bloc Central - ambiance

Elle ne paraissait pas devoir être aussi triste qu’il l’aurait cru d’abord. Ses camarades - il fit leur connaissance au restaurant - étaient en général calmes et doux, comme tous les hommes de travail. Pour essayer de s’égayer un peu, car la gaieté manquait à cette vie automatique, plusieurs d’entre eux avaient formé un orchestre et faisaient tous les soirs d’assez bonne musique. Une bibliothèque, un salon de lecture offraient à l’esprit de précieuses ressources au point de vue scientifique, pendant les rares heures de loisir. Des cours spéciaux, faits par des professeurs de premier mérite, étaient obligatoires pour tous les employés, soumis en outre à des examens et à des concours fréquents. Mais la liberté, l’air manquaient dans cet étroit milieu. C’était le collège avec beaucoup de sévérité en plus et à l’usage d’hommes faits. L’atmosphère ambiante ne laissait donc pas de peser sur ces esprits, si façonnés qu’ils fussent à une discipline de fer.

Bloc Central - intérieur

Sa vie était enfermée dans une grille de fer de trois cents mètres de diamètre, qui entourait le segment du Bloc central auquel il était attaché.

Habitation personnelle

Marcel se nomma et fut aussitôt admis dans un vestibule qui était un véritable musée de sculptures. Sans avoir le temps de s’y arrêter, il traversa un salon rouge et or, puis un salon noir et or, et arriva à un salon jaune et or ou le valet de pied le laissa seul cinq minutes. Enfin, il fut introduit dans un splendide cabinet de travail vert et or.

Cabinet secret

Il avait appris aussi toujours par les récits legendaires de la cantine, que l’habitation personnelle de Herr Schultze à la base de cette tour, et que la fameux cabine secret en occupait le centre

Tour du Taureau

Il savait que le centre de la toile d’araignée figurée par Stahlstadt était la Tour du Taureau, sorte de construction cyclopéenne, qui dominait tous les bâtiments voisins. Il avait appris aussi toujours par les récits légendaires de la cantine, que l’habitation personnelle de Herr Schultze à la base de cette tour, et que la fameux cabine secret en occupait le
centre

Parc luxuriant de la Tour du Taureau

Le spectacle qui s’étendait devant lui était assurement des plus imprévus. Qu’on imagine un homme transporte subitement, sans transition, du milieu d’un atelier européen, bruyant et banal, au fond d’une foret vierge de la zone torride. Telle était la surprise qui attendait Marcel au centre de Stahlstadt.
Encore une foret vierge gagne-t-elle beaucoup à etre vue à travers les descriptions des grands ecrivains, tandis que la parc de Herr Schultze était le mieux peigné des jardins d’agrément. Les palmiers les plus elancés, les bananiers les plus touffus, les cactus les plus obèses en formaient les massifs. Des lianes s’enroulaient élegamment aux grêles eucalyptus, se drapaient en festons verts ou retombaient en chevelures opulentes. Les plantes grasses les plus invraissemblables fleurissaient en pleine terre. Les ananas et les goyaves murissaient auprès des oranges. Les colibris et les oiseaux du paradis étalaient en plein air les richesses de leur plumage. Enfin, la temperature même était aussi tropicale que la végétation.
Marcel cherchait des yeux les vitrages et les calorifères qui produisaient ce miracle, et, étonné de voir que le ciel bleu, il resta un instant stupéfait.
Puis il se rappela qu’il y avait non loin de là une houillère en combustion permanente, et il comprit que Herr Schultze avait ingénieusement utilise ces trésors de chaleur souterraine pour se faire servir par des tuyaux métalliques une température constante de serre chaude.
Mais cette explication, que se donna la raison du jeune Alsacien, n’empécha pas ses yeux d’être éblouis et charmes du vert des pelouses, et ses narines d’aspirer avec ravissement les arômes qui emplissaient l’atmosphère. Après six mois passés sans voir un brin d’herbe, il prenait sa revanche. Une allée sablée le conduisait par une pente insensible au pied d’un beau degré
de marbre, dominé par une majestueuse colonnade. En arrière se dressait la masse énorme d’un grand bâtiment carré qui était comme le piedestral de la Tour du Taureau. Sous le péristyle, Marcel aperçut sept à huit valets en livrés rouge, un suisse tricorne et hallebarde ; il remarqua entre les colonnnes des riches candélabres de bronze, et, comme il montait le degré,
un léger grondement lui révéla que le chemin de fer souterrain passait sous ses pieds.

Sommet de la Tour du Taureau

Schultze avait soif de dévoiler son secret, et, comme malgre lui, pénétrant dans son cabinet de travail, dont il referma la porte avec soin, il marcha droit à sa bibliotheque et en toucha un des panneaux. Aussitot, une ouverture, masquée par rangées de livres, apparut dans la muraille. C’était l’entrée d’un passage étroit qui conduisait, par un escalier de pierre, jusqu’au pied meme de la Tour du Taureau.
Là, une porte de chêne fut ouverte à l’aide d’une petite clé qui ne quittait jamais le patron du lieu. Une seconde porte apparut, fermée par un cadenas syllabique, du genre de ceux qui servent pour les coffres-forts. Herr Schultze forma le mot et ouvrit le lourd battant de fer, qui était interieurement armé d’un appareil compliqué d’engins explosibles, que
Marcel, sans doute par curiosité professionnelle, aurait bien voulu examiner. Mais son guide ne lui en laissa pas le temps.
Tous deux se trouvaient alors devant une troisième porte, sans serrure apparante, qui s’ouvrit sur une simple poussée, opérée, bien entendu, selon des règles déterminées.
Ce triple retranchement franchi, Herr Schultze et son compagnon eurent à gravir les deux cents marches d’un escalier de fer, et ils arriverent au somment de la Tour du Taureau, qui dominait toute la cité de Stahlstad.

C’est à cet endroit que se trouve le Canon d’Acier d’Herr Schultze.

Pour résumer brièvement :

  • une fortification entoure Stahlstadt. Celle-ci est renforcée par un fossé,
  • on accède à Stahlstadt par de grandes portes réparties à distances égales et gardées par un pont-levis et un guichet,
  • il faut être muni d’un laisser-passer pour passer le guichet d’entrée,
  • on parcoure le chemin de ronde située derrière le premier rempart pour accéder aux portes des sections,
  • l’entrée de chaque section (lettre majuscule) est annoncée par une borne et est gardée par une seconde ligne de remparts et un vigile,
  • on accède alors aux rues (chiffre romain) qui permettent d’accéder aux ateliers (numérotés avec des chiffres arabes),
  • tous les bâtiments sont alignés impeccablement et d’une façon rectiligne et spartiate le long des rues tracées à angle droit, de minuscules fenêtres alignées les parcourent,
  • par exemple : section K, rue IX, atelier 743
  • on reçoit une carte bleu avec son nom et son numéro,
  • on présente cette carte pour passer la muraille extérieure,
  • arrivé à la muraille entourant les sections, on la présente également en pointant avec jeton qu’on prend et qu’on remet à la sortie de son atelier, une fois la journée finie,
  • on loge à l’extérieur de la ville, dans les faubourgs chez un hôte et on peut manger à la cantine de son atelier,
  • le travail est payé pour une troisième classe (bas de classe) 1 $ / jour,
  • au centre se trouve le bloc central cintré par une immense et haute muraille inaccessible,
  • des portes et escaliers souterrains et secrets permettent d’accéder aux bâtiments du bloc central et une immense cour,
  • une porte dérobée permet d’accéder au centre de Stahlstadt, la Tour du Taureau,
  • la Tour du Taureau immense surplombant toute la Ville de l’Acier comprend un jardin tropical, la demeure de Schultze, le canon d’acier au sommet et son laboratoire secret.

Machine Infernale

Canon d'acier de Herr Schultze
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Canon d’acier de Schultze, tirée du roman

Description

C’était la plus grosse pièce de siège que Marcel eut jamais vue. Elle devait peser au moins trois cent mille kilogrammes, et se chargeait par la culasse. Le diamètre de sa bouche mesurait un mètre et demi. Montée sur un affût d’acier et roulant sur des rubans de même métal, elle aurait pu être manœuvrée par un enfant, tant les mouvements en étaient rendus faciles par un système de roues dentées. Un ressort compensateur, établi en arrière de l’affût, avait pour effet d’annuler le recul ou du moins de produire une réaction rigoureusement égale, et de replacer automatiquement la pièce, après chaque coup, dans sa position première.
"Et quelle est la puissance de perforation de cette pièce ? demanda Marcel, qui ne put se retenir d’admirer un pareil engin.

- A vingt mille mètres, avec un projectile plein, nous perçons une plaque de quarante pouces aussi aisément que si c’était une tartine de beurre !

- Quelle est donc sa portée ?

- Sa portée ! s’écria Schultze, qui s’enthousiasmant. Ah ! vous disiez tout a l’heure que notre génie imitateur n’avait rien obtenu de plus que de doubler la portée des canons actuels ! Et bien, avec ce canon-la, je me charge d’envoyer, avec une précision suffisante, un projectile a la distance de dix lieues !

- Dix lieues ! s’écria Marcel. Dix lieues ! Quelle poudre nouvelle employez-vous donc ?

- Oh ! je puis tout vous dire maintenant ! répondit Herr Schultze d’un ton singulier. Il n’y a plus d’inconvénients a vous dévoiler mes secrets ! la poudre a gros grains a fait son temps. Celle dont je me sers est le fulmicoton, dont la puissance expansive est quatre fois superieure celle de la poudre ordinaire, puissance que je quintuple encore en y mêlant les huit dixièmes de son poids en nitrate de potasse !

- Mais, mais fit observer Marcel, aucune pièce, même faite du meilleur acier, ne pourra résister à la déflagration de ce pyroxyle ! votre canon, après trois , quatre, cinq coups, sera détériore et mis hors d’usage !

- Ne tirât-il qu’un coup, un seul, ce coup suffirait !

- Il coûterait cher !

- Un million, puisque c’est le prix de revient de la pièce !

- Un coup d’un million !...

- Qu’importe, s’il peut détruire un milliard !

- Un milliard !" s’écria Marcel.

Caractéristique de jeu

lance des obus (de plusieurs types) [10]
plaque d’acier [0]
leviers actionnant un mécanisme
complexe [1]
portée : 10 lieues soit +/- 55,5 km [8]
pouvoir létal ? rayon de 150 m [8]
SUB-TOTAL 1 [27]
taille de l’objet / effet : immense, des pâtées entiers de maisons [x5]
SUB-TOTAL 2 [145]
Bricolage EXC de Schultze [8]
JOURS [137]
COUT (Mo) [13 700]

Obus

type 1, tire du roman (au gaz carbonique liquide)

Cette fois, Marcel fut oblige de reconnaître que ces engins ne ressemblaient a rien de ce qu’il connaissait. C’étaient d’énormes tubes de deux mètres de long et d’un mètre dix de diamètre, revêtus extérieurement d’une chemise de plomb propre a se mouler sur les rayures de la pièce, fermes à l’arrière par une plaque d’acier boulonne et a l’avant par une pointe d’acier ogivale, munie d’un bouton de percussion.
(...)

- L’apparence est trompeuse, répondit Herr Schultze, et le poids ne diffère pas sensiblement de ce qu’il serait pour vous un obus ordinaire de même calibre... Allons, il faut tout vous dire !... Obus-fusée de verre, revêtu de bois de chêne, charge a soixante-douze atmosphères de pression intérieure, d’acide carbonique liquide. La chute détermine l’explosion de l’enveloppe et le retour du liquide a l’état gazeux. Conséquence : un froid d’environ cent degrés au-dessous de zéro dans toute la zone avoisinante, en même temps mélange d’un énorme volume de gaz carbonique a l’air ambiant.
Tout être vivant qui se trouve dans un rayon de trente mètres du centre d’explosion est ne même temps congelé et asphyxie. Je dis trente mètres pour prendre un base de calcul, mais l’action s’étend vraisemblablement beaucoup plus loin, peut-être à cent et deux cents mètres de rayon !
Circonstance plus avantageuse encore le gaz acide carbonique restant très longtemps dans les couches inférieures de l’atmosphère, en raison de son poids qui est supérieur a celui de l’air, la zone dangereuse conserve ses propriétés septiques plusieurs heures après l’explosion, et tout être qui tente d’y pénétrer périt infailliblement. C’est un coup de canon a effet a la fois instantané et durable !... Aussi, mon système, pas de blesses, rien que des morts !
(...)

- Il n’est que pour aller a deux lieues (NDA : environ 11 km), répondit Herr Schultze en souriant.

type 2, tire du roman (incendiaire)

" (...) Mais, ajouta-t-il en montrant un autre obus, voici un projectile en fonte. Il est plein, celui-la, et contient cent petits canons symétriquement disposes, encastres les uns dans les autres comme les tubes d’une lunette, et qui, après avoir été lances comme projectiles, redeviennent canon, pour vomir a leur tour de petits obus charges de matières incendiaires. C’est comme une batterie que je lance dans l’espace et qui peut porter l’incendie et la mort sur tout une ville en la couvrant d’une averse de feux inextinguibles ! Il a le poids voulu pour franchir les dieux lieues dont j’ai parle ! Et, avant peu, l’expérience en sera faite de telle manière, que les incrédules pourront toucher du doigt cent mille cadavres qu’il aura couches a terre !"

Synopsis d’aventures

Espionnage Industrielle
Les Personnages sont engages par une puissante corporation anglaise pour effectuer un espionnage industriel au sujet des inventions de Stahlstadt.
Lorsqu’ils découvriront le potentiel destructeur de toutes ces Machines Infernale, seront-ils toujours prêts à s’exécuter avec toutes les conséquences qu’engendra leur décision ?

Sabotage !
Les Personnages sont contactés par les services secrets du Second Pacte pour s’infiltrer au coeur de Stahlstadt.
Ils sont chargés d’en saboter les installations et inventions destructrices.



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