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Tartarin de Roquefort la Bédoule, Explorateur Thaumaturge marseillais

vendredi 13 mai 2005, par Auberon

Historique

Né le 9 Juin 1837, Tartarin de Roquefort la Bédoule est issu de la petite bourgeoisie campagnarde provençale. Sa vie a toujours été en conséquence, celle qu’il devait avoir : une vie insignifiante, et il était le genre de garçon qui s’émerveillait des histoires d’aventuriers, de ces histoires dont tous les jeunes gens rêvent. De plus la modeste condition dont il était issu l’a très tôt poussé à envier ces richesse matérielles, et la notoriété qui allait de pair.

Ses parents se sont saignés pour l’emmener jusqu’à l’université où il y a étudié les sciences naturelles et la géographie. Un de ces professeurs, au demeurant un brillant enseignant remarqua alors l’impensable chez ce jeune homme paresseux, chez cet étudiant criblé de dettes de jeux : il avait le don. L’homme prit alors personnellement en charge le jeune homme, qui frappé de savoir que finalement il y avait quelque chose d’un tant soit peu intéressant dans sa personne, finit par redoubler d’ardeur au travail.

Il devint l’assistant du vieux professeur, lequel lui apprit comme de coutume dans l’ordre, les connaissances occultes des prospériens. C’est ainsi que Tartarin de Roquefort la Bédoule, chose inimaginable, finit par être un thaumaturge. Même dans ses rêves les plus fous, il n’aurait pu imaginer pareil chose.

Cela ne changea pas grand chose à la nature du jeune homme : il était pas le genre travailleur. Alors, Tartarin eût une idée brillante, une idée de génie. Il allait vivre comme un roi au dépends des bourgeois et de tous ceux qui souhaiterait bien le financer. Il s’inventa un passé et des histoires merveilleuses à raconter et s’introduisit dans la haute société, en tant qu’aventurier et explorateur émérite. Ça marcha fort bien. Bien qu’il n’a pas vécu une seule des histoires qu’il raconte il est toujours parvenu à maintenir l’illusion en façade. En définitive, c’est un parfait escroc auquel on a affaire. Il vit de faux projets qu’il propose aux gens fortunés, aux mécènes, et vit ainsi à leurs dépends. Bien entendu aucun de ces projets n’a été réalisée, mais étant par ailleurs un grand joueur, il parvient toujours plus ou moins à rembourser ses financiers un jour ou l’autre. Son train de vie est très moyen surtout à cause de son vice pour le jeu. Une chose est sûre, s’il se prétend explorateur, la contré la plus lointaine qu’il a du explorer doit s’arrêter aux Alpes du Sud. Et encore peut-être pas, il paraît qu’il y a des dragons là-bas, aussi pourquoi prendre des risques bêtement. Pour être plus crédible il s’est même acheté un vrai vieux chapeau colonial d’explorateur qui lui donne l’air d’un vrai baroudeur sur le départ.
Bref, Tartarin est un parasite doté d’une chance remarquable. C’est un homme aimable, courtois, engagé, affable, joueur, exagérateur (c’est un marseillais), bavard, très bavard, toujours au petit soin avec lui même ; mais également c’est un mythomane avéré, cleptomane, et pardonnez moi l’expression, un lèche cul. Son objectif : des sous, des sous, des sous, de la notoriété, et encore des sous et encore une petite couche de notoriété.

L’ « aventurier » qu’il est regrette beaucoup de ne pas être encore allé aux Amériques, bien qu’il y ait selon lui des sauvages là-bas à ce qu’il paraît ; la plus grand fierté de sa carrière est la découverte de la tombe d’Atoutmosis IV.

Il y a de cela quelques années, un certain Farid Ibn el Qasr est venu le trouver chez lui. L’homme était apparemment un assez riche égyptien. Un mécène potentiel en tout cas. Il est venu le trouver pour lui proposer d’entrer dans un ordre thaumaturge unique en son genre. Pour Tartarin, du moment, qu’il y avait pour lui l’opportunité d’y fréquenter des gens potentiellement d’un niveau social relativement élevé, il n’y voyait pas d’inconvénient. L’homme lui assura que ce serait le cas. Tartarin rejoignit alors l’ancien ordre des temps Chthoniens. Autant être franc, les pratique magiques au sein de cet ordre ne lui plaisent pas du tout, mais c’est une occasion rêvée d’y rencontrer des gens relativement importants, les premiers thaumaturges que Tartarin rencontra en vérité, si l’on excepte feu son mentor. Donc Tartarin resta dans l’ordre ; et le dénommé Farid, semblait être doté d’un certaine opulence, de même qu’un autre des membres de l’ordre, Appolonius. Les autres membres étant un certain Gaston Andrieux, un gentleman de moindre influence, et un certain Mehemet Amhosis, un scientifique égyptien bizarre.

De plus, il y a un an déjà maintenant, en allant réserver sa place sur un bateau au port (en partance pour Toulon), il a rencontré Madame N’dongo, qu’il a présenté aux autres Chtonien. Découvrir un adepte potentiel pour l’ordre est toujours très gratifiant. Aussi il n’a pas hésité.

Récemment, il y a deux semaines, l’ordre Cthonien sur Marseille a subi un coup dur. Au cours d’une expérience dans laquelle le grand maître de l’ordre devait quitter son corps une nouvelle fois, une harmonique de sort est apparue et celui-ci a péri. C’est pourquoi l’ensemble des membres de l’ordre (les personnages) a décidé de se réunir en toute urgence en vue de décider de la conduite a adopter ; tout d’abord, Madame N’dongo a proposé de tenter de contacter l’esprit du Grand Maître dans un premier temps afin de mieux décider de la conduite à adopter. Ils ont alors tous décidé d’un commun accord de se réunir ce soir, chez Appolonius le Merveilleux en vue de se donner à une séance de spiritisme.

Etant membre de l’Ordre des Prospériens, Tartarin maîtrise le Compas du timonier, le Manuel du Ranger, et le guide des Séjours Heureux (page 55 du book of sigils) ; de plus en tant que Chthonien, il maîtrise aussi la Maison Bâtie sur le Sable, et les Tessons de l’Eternité (pages 27 du book of Sigils)

Relations avec les autres :

- Madame N’dongo me doit son appartenance à l’ordre. Sans moi, elle ferait sans doute la manche dans Marseille et serait méprisé des blancs. Au lieu de cela, sous mon égide elle a pu se constituer une petite clientèle et se lancer dans les affaires. Elle assure d’ailleurs ne jamais user du talent pour ses affaires. Et en échange, je peux grâce à mon sens de la mise en scène et grâce à elle impressionner mes mécènes potentiels. Le talent combiné de la Mambo et de ma personne est assez efficace pour escroquer les riches gens. En définitive, je l’aime assez, d’autant qu’elle fait très « couleur locale » ; cependant c’est une indigène après tout, et il faut constamment bien lui expliquer tous les mots. Elle ne comprend certainement pas tout. Le découvreur que je suis ne peut s’empêcher d’interpréter et de traduire à elle les mots le temps qu’elle se familiarise avec notre belle langue. Qui sait peut-être acceptera-t-elle de me servir de guide lorsque je préparerais mon expédition pour les Amériques

- Appolonius le Merveilleux. Il appartiendrait au cabinet de Coupes et bâtons que c’en serait pas étonnant. Lui aussi à un sens particulier de la mise en scène. Mais pour d’autres raisons. Il semble s’émerveiller chaque fois qu’un enfant sourit devant ses prouesses. Et il n’utilise pas l’art non plus pour cela. Tout comme Madame N’Dongo, il pratique la prestidigitation et la fausse magie sans utilisation de l’art. Mais son objectif est tout à fait différent. En vérité c’est un assez joyeux drille, il semble aimer la vie plus que tout. Pourquoi donc a-t-il rejoint l’ordre alors ? en même temps, pourquoi l’ai rejoint moi-même ? Ah si ça y est, pour m’y faire des relations. Bientôt je préparerais ma prochaine expédition aux Amériques et je vais avoir besoin de ces relations pour cela ; mais pour l’heure, j’ai d’autres préoccupations... D’ailleurs monsieur Appolonius me semble être quelqu’un d’influent et de riche.

- Gaston Andrieux : pas assez riche pour être digne d’intérêt. Soyons clair, s’il n’a pas les moyens de potentiellement me financer ou de m’aider dans mes éventuelles explorations, à quoi bon nouer des relations avec lui. Le fait qu’il écoute mes histoires avec attention est aimable de sa part et j’apprécie son attention, le respect qu’il a manifeste pour mes merveilleux récits, peut-être même est-il intéressé par ceux-ci, mais s’il n’a pas le sou, il n’est pas susceptible de m’intéresser ; c’est triste mais c’est ainsi. Il peut certes être un agréable compagnon de discussion, ou de beuverie, mais ce n’est pas d’un camarade dont j’ai besoin, bien que ce soit toujours appréciable de temps à autre pour se retrouver autour d’une table de bridge ou de belote. Faudra que je leur apprenne la belote au compère de l’ordre. histoire de se divertir un peu entre les séances.

- Mehemet Amhosis : Cet homme est particulier. Je ne doute pas de sa compétence et de son esprit scientifique, mais, je ne prêterais pas à une seule de ses expériences. Il m’effraie, je dois l’avouer moi dont le courage est légendaire. Pas autant que les cannibales de la tribu hottentote d’Afrique du Sud, mais tout de même il est quelque peu effrayant. Brrr, j’en en ai froid dans le dos rien que d’y penser... Cependant Farid l’appréciait assez, avant de périr... Seigneur la mort.. ; rien que d’en parler je suis mal à l’aise. Il n’y pas à dire cet ordre est vraiment malsain. Pourquoi chercher le secret de la mort jusqu’à en être obnubilé, alors que la vie suffit largement... la mort, mon dieu, la mort, mais ces gens sont fous ! ! ! En tout cas avec lui mieux vaut éviter le sujet des pyramides, on ne sait jamais, il en connaît sans doute beaucoup plus que moi sur le sujet. Pourtant mon érudition et mon expérience sont légendaires dans ce domaine...

Talents :

- Faible : Aisance sociale, Commandement, Courage, Equitation
- Bon : Bricolage, Escrime, Instruction, Tir
- Excellent : Discrétion, Jeu, Perception, Relations, Sorcellerie

Equipement :

Des habits d’un goût fort douteux qui pourrait offenser toute personne « Comme il faut », aux couleurs et aux coupes approximatives, un rasoir qui évite les poils de moins de trois jours et les met en désordre, un chapeau d’explorateur qu’il ne quitte jamais, une épée, un pistolet...

Description :

Figurez-vous un physique plutôt insignifiant, à la Jean Rochefort vers 35 ans
Vestimentairement, c’est selon :
- soit des costumes aux coupes et aux couleurs approximatives dans le parfait genre du professeur distingué qui vient d’apprendre à s’habiller,
- soit dans le style du routard qui en a vécu beaucoup, avec casque colonial, chemise, short à carreaux et chaussettes remontés jusqu’au genoux, et barbe mal rasé de quelques jours, avec une grosse moustache très fournie

C’est une sorte de mélange entre Indiana Jones (le talent en moins) et Tartarin de Tarascon (la mythomanie incluse). Il prend toujours un air assez fier, toujours en train de parler, de raconter un exploit, il en est presque saoulant. Un flot continu de paroles et d’exploits en tous genres. Toujours à vanter ses prétendus mérites, toujours en quête d’un mécène susceptible de financer son expédition, roublard, débrouillard et menteur et exagérateur comme tout bon marseillais qui se respecte.

Une discussion typique avec lui ressemble a peu près à quelque chose de ce genre :

« Et donc c’est ainsi que j’ai découvert la tombe d’Atoutmosis IV en Egypte »
« Tiens comme c’est amusant : ce nom de Pharaon nous est totalement inconnu »
« C’est normal messieurs les égyptologues, c’était un pharaon peu connu vous savez, il n’était pas très populaire, il avait des problèmes avec sa femme, c’était une vraie traînée paraît-il, enfin c’est ce que j’ai pu comprendre d’après les fresques murales. Au fait je vous ai parlé de mon séjour chez les touaregs ? »
« Euh oui, par quatre fois déjà... »
« C’est un peuple merveilleux voyez vous, très accueillant en plus, si vous saviez. Par contre ce sont de piètres cuisiniers, ils ont beaucoup de progrès à effectuer de ce côté là. Leur confit de serpent est infect pardonnez moi le mot. Mais c’est un peuple si sympathique »
« Certainement »
« Oui, tiens tant que j’y pense, mes très chers associés... »
« Depuis quand sommes nous associés ? »
« Oui donc, je vous disais que j’ai un principe quand je suis en exploration . Et ce principe est que tout ce que je découvre m’appartient. »
« En êtes vous sur, monsieur, c’est tout de même nous qui finançons l’intégralité de l’expédition tout de même, et il nous semble normal que l’intégralité de vos découvertes nous revienne. »
« Allez s’il vous plaît, j’en appelle à vos âmes charitables de mécènes (avec une voix très suppliante) »
« NON, et c’est catégorique, lâchez cet objet il appartient à un musée, ne vous croyez pas tout permis parce que vous l’avez découvert monsieur. »
« Bon d’accord, je vous le rends (air déçu). »
Puis intérieurement :
« Dommage ça en aurait jeté sur ma cheminée. Bon au moins ils ne contestent plus le fait d’être mes associés. Toujours ça de gagné... »



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