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Retour funeste

mardi 10 octobre 2006, par Rax

Synopsis

Une secte sans réelle envergure sévit à Dijon. Ses membres sont tous plus ou moins des adeptes du masochisme, plus par désoeuvrement et par folie que par réelle envie ou pulsion. Mais récemment, un de ses membres (Benoît Rabeville), ayant quelques connaissances en occultisme, découvre au travers de ses recherches une légende - mais en est-ce bien une ? - parlant de créatures apparues au Moyen-Âge à Dijon, bourreaux parmi les bourreaux, maîtres de la souffrance. Sans prendre la mesure de ses actes, l’homme décide de retrouver l’histoire des créatures (cf "Créatures", les Cénobites).

Parvenant finalement à retrouver la boîte, il les libère et tient lieu de première victime, après avoir été contraint à quelques explications sur la situation. Ressuscités dans un temps qui leur est inconnu, les Cénobites décident de n’agir que dans l’ombre. Pour commencer, Pinhead cherchera donc à réduire le champ de ses victimes, ce qu’il fera en se concentrant sur les membres de la secte (il lance pour cela son pouvoir "chien de chasse" sur les médaillons identiques à celui porté par l’occultiste, logos de la secte).

Note : les éléments qui suivent n’ont pas d’ordre chronologique, mais finissent par se recouper sur la piste d’Igor Aries. À partir de là, les événements sont classés selon le déroulement de l’enquête.

Convocation des PJs

Le motif pour lequel la SAVE a fait appel aux PJs est la disparition récente d’un homme habitant Dijon, Benoit Rabeville, réputé pour ses vastes connaissances en occultisme (déjà auteur de deux ouvrages ésotériques). Les activités de cet homme touchant au paranormal, les agents de la SAVE devront tenter de savoir si l’homme en question est mort et, dans le cas contraire, le retrouver. Il s’agira également d’identifier un éventuel lien avec l’Inconnu, et le cas échéant de prendre les mesures qui s’imposent pour pallier tout danger. Un billet de train , départ pour Dijon, leur est réservé pour le lendemain midi.

Après leur arrivée sur place, les agents n’auront pas énormément de possibilités : la première chose à faire est de se rendre au domicile du disparu. Là, ils rencontreront la servante de Rabeville, mettant une dernière fois un peu d’ordre avant de chercher un nouvel employeur. La servante ne posera normalement pas de problème si les PJs se présentent comme des personnes qui recherchent Rabeville, pour quelque motif. Elle sait que le seul ami de son employeur était un avocat, dont le prénom était Georges...

La demeure
- mobilier riche
- bureau : sur un agenda, rendez-vous avec "G." assez fréquents ; un fascicule de pub pour une vente aux enchères il y a 4 jours (date et lieu surlignés) ; dans un tiroir fermé à clé, un médaillon (celui de la secte), représentant deux hameçons enlacés dans un triangle ; sur un bloc note, "rendre livres à la bibliothèque" est souligné trois fois .
- Un avocat, Georges... —> Georges Voyer, seul avocat ayant ce prénom sur la ville.

  • Au travail : rien de particulier, homme sérieux et célibataire
  • Chez lui : mort, pendu dans son entrée. À son cou, le même médaillon que celui de son ami.
  • Dans son porte-feuille : une adresse, celle d’un certain "Igor" (son nom complet est Igor Aries, et il s’agit du chef de cette petite secte)
  • Dans sa cave : l’installation et l’outillage complet du parfait amateur de rites sado-masochistes.
  • Dans son salon : les murs sont couverts de photographies diverses, ayant pour thème général la souffrance (guerres, famines, etc...).
    Journal personnel, dans un malle cadenacée dans un placard : arrêté il y a un an. Mention d’un "nouveau départ avec l’entrée dans l’Indicible Souffrance".

La vente aux enchères
Le commissaire priseur a vendu un Gauguin, divers bibelots de différentes époques, et des ouvrages anciens vendus pas lot. Pour ceux-ci, l’acquisiteur est resté anonyme, mais il correspond à la description de Rabeville. Dans le lot figure le journal du père Dalant de Dijon. Les livres anciens ont été placés dans un coffre fort à la banque de Rabeville.

La bibliothèque
Divers empreints de Rabeville le mois passé :

  • "L’art ésotérique" : différents passages soulignés et certaines pages cornées, dans le chapitre des invocations
  • "Dijon, ville du Moyen-Âge" : ouvrage historique sur Dijon.
  • "Visage du corrupteur" : livre écrit récemment par un dément, interné depuis. Un passage est souligné (il permit plus ou moins à Rabeville d’identifier les lieux de l’emprisonnement des Cénobites).
    Passage : "Pour le Démon, souffrance et plaisir ne font qu’un. Ainsi, on retrouvera le corrupteur indifféremment dans un lieu de luxure ou de douleur. Les lieux anciens sont particulièrement sujets à la présence de Satan car les vices y sont empreints depuis plus longtemps."
  • "L’Eglise médiévale" : gros volume (2800 pages), traitant de l’Eglise catholique au Moyen-Âge, au travers de plusieurs de ses représentants. Une page a été arrachée. Par comparaison avec un autre volume (il n’en existe pas d’autre dans cette bibliothèque), il est possible de lire la page manquante. Elle concerne la folie de certains prêtres-érudits, dont un qui disait avoir combattu le démon, et qui ne fut bien sur pas pris au sérieux. C’était le père Dalant de Dijon.

Le journal du père Dalant de Dijon (rédigé en latin)
- il dit avoir été convoqué par un supérieur pour "faire échec au mal"
- les démons qu’il a combattus, sur leur propre terrain, avaient une apparence humaine
- il y avait 5 démons, mais l’un fut tué à l’aide de sa propre arme de torture
- 4 furent "métamorphosés", puis enfermés dans la "boite de lumière"
- la "boîte de lumière" fut ensuite cachée sous une grande dalle, sur le lieu même de l’affrontement
- Dalant fut, de dix hommes de foi, le seul rescapé.

Igor Aries, fondateur de la secte

Cénobites docteurs

À la première visite, les agents, arrivant devant sa maison (en centre ville, dans le vieux Dijon), entendront deux hommes discuter. L’un d’eux dira d’une voix grave et résonnante : "...âme pour le prix de votre pitoyable souffrance." (C’est Pinhead, qui, tombant par son pouvoir chien de chasse, sur l’un des possesseurs de médaillon, vient d’avoir une conversation avec Aries. Celui-ci, en échange d’un répit, a expliqué la situation au monstre et lui a promis de retrouver la boîte.) . Si les agents l’interrogent, il niera avoir parlé avec quelqu’un, et écourtera de toute façon l’entretien. Pinhead sera de toute façon parti.

Evénement suivant la première rencontre avec Aries
Un des membres de la secte, chirurgien, reçoit la visite des Cénobites (sans Pinhead, à ce moment il était avec Aries). Son patient sera retrouvé, suspendu au milieu de la salle d’opération, par une multitude de filins raccordés à ses organes. Le chirurgien, quant à lui, s’en est tiré, mais il est le principal suspect, bien que terrifié : il sera enfermé à l’asile la nuit même. Si les agents l’interrogent, ils constateront qu’il porte le médaillon, et bafouillera quelques phrases incohérentes : "les atrocités sont venues" ; "personne ne pensait que ça irait si loin" ; "père Aries a menti, celui qui sait a menti !!!" ; "nous allons tous mourir !!!" ; "tuez moi, s’il vous plait tuez moi...".

De retour chez Igor (dénoncé pas le chirurgien)
C’est seulement à l’issue d’une joute verbale qu’il révélera ce qui suit :
- l’ennemi à affronter ne peut être battu
- Rabeville est mort sur le Morimont (place médiévale de la torture, formée à présent par une unique grande dalle). C’est là-bas que les créatures sont apparues pour la première fois
- Rabeville avait parlé d’un piège, d’un recours au cas où les chose tourneraient mal.

En réalité, Aries a déjà trouvé la boîte. Il a également déjà sombré dans la folie depuis un moment : il décide de faire chanter les Cénobites, exigeant des "pouvoirs" en l’échange de l’objet, sans pour autant révéler ce qu’il en a fait réellement. Pinhead revient dès le départ des PJs, et n’ayant que peu de goût pour ces mystères l’écorche et le visse au mur.

D’une façon ou d’une autre, les agents apprendront la mort d’Aries. Ils trouveront dans son courrier la lettre d’un moine, le père Christophe :
"Pour votre âme, un homme tel que moi ne peut, je le crains, plus rien. Mais dans sa grande miséricorde, il vous pardonnera peut-être vos pêchés. Quant à votre boîte, je l’ai reçue avec votre lettre et vais suivre vos dernières volontés. Paix à votre âme." Signé père Christophe.
Le cachet de la lettre est des alentours de Dijon. Il ne sera pas difficile de retrouver le père Christophe.

La fin

Il est probable que l’un au moins des agents ait conservé l’un des médaillons. C’est en arrivant au monastère que les agents rencontreront les Cénobites, même si le/les possesseur(s) de médaillon(s) ont déjà été attaqués avant (dans ce cas, les joueurs concernés devraient comprendre que la seule solution est dans la fuite). Si les agents meurent, c’est-à-dire s’ils n’ont pas réussi à trouver la boîte à temps, les Cénobites finiront de massacrer les dernier possesseurs de médaillons. L’affaire ne sera pas étouffée longtemps, et l’histoire des meurtres sanglants éclatera au grand jour. Mais ces démons ne peuvent pas agir dans la même impunité qu’au Moyen-Âge. Après quelques jours, Azar, ou plutôt l’un de ses serviteurs, se chargera de renvoyer les créatures dans l’Inconnu. Le manque de discipline, même pour les créatures de l’Inconnu, est finalement assez mal vu...



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