SDEN - Site de jeu de role
Accueil > Connaissance > Cultures > Japon > Le Japon, gouvernement et géographie
Contribuer

 Connaissance

Le Japon, gouvernement et géographie

mercredi 16 novembre 2005, par darkbaron

Quelques données géographiques

Le Japon est un pays couvert essentiellement de montagnes volcaniques (le plus célèbre étant le mont Fuji). On trouve les plaines sur le littoral et elle ne couvrent que 16% de la surface du pays. A l’exception de la plaine d’hokkaido (extrême Nord du pays) elles sont toutes de faible superficie. Parmi les plus grandes on trouve la plaine d’Osaka, qui abrite les métropoles de Kobe, Kyoto et Osaka ; la plaine de Kanto où se trouve Tokyo. Les eaux y prennent parfois une importance exceptionnelle, notamment dans celles qui s’ouvrent au niveau de la mer, que les Japonais dénomment suigo (pays de l’eau). Dans la plaine de Waju, près de Nagoya, les digues enserrant les cours d’eau ont délimité de véritables polders.

À l’égard de l’eau, la situation du Japon est paradoxale. La montagne est partout mais l’absence de glaciers a façonné un réseau hydrographique particulier. Les rivières et les fleuves japonais sont courts, avec une pente très forte ; ils sont anormalement larges en raison du volume d’eau important qu’ils doivent écouler en un laps de temps très court. Le plus long est le Shinano (369 km). Parmi les cours d’eau importants, il faut citer le Tone (322 km), qui draine la plaine de Tokyo. Les autres grandes rivières de Honshu sont le Kitakami, le Tenryu et le Mogami. Parmi celles d’Hokkaido, citons le cours d’eau qui vient au second rang des rivières japonaises, l’Ishikari, puis le Teshio et le Tokachi. Le Yoshino est la plus longue rivière de Shikoku. Les rivières participent à l’irrigation des rizières dans une
proportion de 65%. Quant aux lacs, d’origine tectonique ou volcanique, ils sont nombreux : le plus grand est le lac Biwa (674 km2), qui alimente en eau douce Osaka et Kyoto.

La grande variété et la luxuriance de la végétation au Japon s’expliquent par la chaleur, l’humidité des étés et le relief. La forêt couvre 68% de la superficie totale du Japon. C’est une forêt de montagne, ce qui explique son exceptionnel degré de conservation. Le Japon n’ayant pas connu les grandes glaciations du quaternaire, la végétation du Pléistocène a été épargnée ; elle est caractérisée par un grand nombre d’espèces végétales. Sept pour cent de cette forêt est considérée comme primaire. On recense au Japon plus de 17 000 espèces végétales. Les pruniers, blancs et rouges, de même que les cerisiers (sakura), ont une floraison précoce : avec le bambou et le pin, ils sont un des symboles traditionnels de la civilisation japonaise.

On distingue plusieurs types de paysages. Dans le Nord et l’Est d’Hokkaido, les conifères forment la majorité du couvert végétal, associés au bouleau et au frêne. La forêt tempérée réunit feuillus et conifères (chênes, hêtres, érables, thuyas, pins rouges et noirs) au Nord de Honshu. Ensuite, la forêt de type pénétropical s’observe à l’ouest (conifères, chênes se trouvent mêlés aux bambous, magnolias et chênes verts). Les conifères issus du reboisement sont désormais majoritaires mais les espèces insulaires comme le sugi, ou cèdre du Japon, qui atteint parfois une hauteur de 46 m, constituent encore des massifs importants. À Kyushu, Shikoku, et dans le sud de Honshu, ce sont les arbres de la végétation subtropicale que l’on rencontre, tels le bambou, le camphrier et le banian ; on y cultive aussi l’arbre à thé et l’arbre à cire. Outre la forêt, il convient de citer un paysage typique du Japon, l’Osega hara, une prairie humide qui s’est sans doute développée sur d’anciennes forêts essartées et qui apparaît entre 300 et 1500 m d’altitude. Elle est le milieu d’élection des bambous nains (sasa) et des mizu basho, les bananiers d’eau.

Le gouvernement japonais de l’après guerre

Depuis le 3 mai 1947, le Japon est régi par une Constitution élaborée sous la pression des autorités américaines d’occupation, et adoptée au titre d’amendement à la Constitution Meiji. Elle en diffère sur des points essentiels : alors que l’empereur possédait tous les droits de souveraineté, la nouvelle Constitution stipule que le "pouvoir souverain est détenu par le peuple". L’empereur Akihito, qui est monté sur le trône en 1989, est le cent vingt-cinquième de sa lignée. Selon les dispositions de la Constitution de 1947, l’empereur n’a plus que des fonctions honorifiques.

Le pouvoir exécutif est confié à un cabinet ministériel de 18 ministres, ayant à sa tête un Premier ministre. Le Premier ministre, qui est élu par la Diète, est en général le chef du parti majoritaire à la Chambre. Il choisit les membres du cabinet au sein de la Diète et soumet son choix à l’approbation de cette dernière. Le Premier ministre et le cabinet sont tous deux responsables devant la Diète.

Celle-ci se compose de deux Chambres : la Chambre des représentants (Chambre basse) et la Chambre des conseillers (Chambre haute). Les représentants (500) sont élus pour quatre ans. Les membres de la Chambre des conseillers (252 membres) sont élus pour six ans. Les Chambres se renouvellent par moitié tous les trois ans. La Chambre des représentants a la prééminence sur la Chambre des conseillers ; les décisions prises par la Chambre haute peuvent faire l’objet d’un veto de la part de la Chambre basse, laquelle exerce aussi son contrôle sur les lois portant sur les traités et les
questions fiscales. Le premier système de scrutin, dit "intermédiaire", a été remplacé en janvier 1994 par un système partiellement proportionnel de représentation. Dans les deux chambres de la Diète, certains sièges sont directement pourvus au moyen d’élections de district, et d’autres sont attribués aux divers partis politiques, en se basant sur les résultats des élections nationales. Tous les citoyens japonais ayant atteint l’âge de 20 ans ont le droit de vote.

Les 47 préfectures du Japon sont chacune administrée par un gouverneur élu et une assemblée. Chaque municipalité possède une assemblée composée de représentants élus au suffrage universel. Les municipalités ont des pouvoirs assez importants ; elles contrôlent l’enseignement public et peuvent lever des impôts.

La Constitution de 1947 a dévolu le pouvoir judiciaire à une Cour suprême. En même temps, elle précise qu’il ne peut y avoir de juridiction d’exception. Le système judiciaire se compose de la Cour suprême et de huit tribunaux supérieurs, d’un tribunal de district par préfecture (sauf Hokkaido qui en a quatre). La Cour suprême, composée d’un président de tribunal nommé par l’empereur sur recommandation du cabinet, et de 14 juges nommés par le cabinet. C’est un tribunal de dernier
ressort qui juge en appel et est compétent pour juger de la constitutionnalité des lois, règlements et décrets. Les tribunaux supérieurs jugent en appel les affaires civiles et criminelles venant des tribunaux inférieurs. Les tribunaux de district ont compétence à la fois en appel et pour l’affaire originelle. Les tribunaux "sommaires" sont exclusivement des tribunaux de première instance, qui ont compétence pour juger les litiges administratifs. Les tribunaux japonais, dans les affaires qu’ils évoquent, ont la faculté de refuser l’application des mesures législatives qu’ils jugent inconstitutionnelles.



Encadrement arrondi
Ajouter un commentaire
forum bouton radio modere abonnement

forum vous enregistrer forum vous inscrire

[Connexion] [s’inscrire] [mot de passe oublié ?]

Encadrement arrondi

Tous les éléments et personnages sont des marques déposées détenues par leur propriétaire. Ils sont utilisés ici sans autorisation particulière, dans un but d'information. Si l'auteur ou le détenteur des droits d'un élément quelconque de ce site désirait qu'il soit retiré, les responsables du sden s'engagent à le faire dans les plus brefs délais.

(c) 1997- 2017 SDEN - Site communautaire de jeux de rôle
Tous droits réservés à l'association loi 1901 Elfe Noir.
Les textes et les illustrations des rubriques, sauf avis contraires, sont la propriété de leurs auteurs.