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 Connaissance

Yakuza !

mardi 1er juin 2004, par Sanjuro

Venant des bas fonds des villes, des couches sociales les plus basses, des parias d’autrefois, ils se sont introduits depuis 400 ans jusqu’au sommet de la société japonaise. Un peu à l’image du nom qu’ils se donnent aujourd’hui, ils se considèrent comme le rebut de la société, mais ils organisent la vie sociale sur les franges de celle-ci. Voici une histoire, courte, condensée et incomplète des yakusa, les « sans-valeurs ».

Naissance sous l’Ere Edo.

Avec le début de l’ère Tokugawa (début du 17ème siècle), qui allait durer près de 300 ans, la paix s’installa au Japon. Cette paix eu pour conséquence de laisser sans emploi de nombreux samouraïs. Même si certains trouvèrent de nouveaux emplois, d’autres se regroupèrent en bande, les Kabuki-mono (les servant du Shogun), ils portaient des habits excentriques, se coiffaient bizarrement et s’amusaient à terroriser les gens, voire à les tuer.

Par réaction se formèrent des groupes de défense, les Machi-yako (les serviteurs de la cité). Groupes assez hétérogène, ils étaient formés de boutiquiers, de bateleurs, de marchands, d’aubergistes et même de ronin. Ils avaient souvent en commun le goût du jeu et c’est dans des maisons de thé qu’ils se côtoyaient
Ces groupes ont laissé dans l’imaginaire populaire une image de Robin des bois aux yeux de leur concitoyens.
Edo, nouvelle capitale et future Tokyo, ainsi que d’autres grandes villes sont les lieux où vont s’épanouir des structures organisées.

En fait plusieurs groupes qui existaient déjà vont servir de terreaux et des apports extérieurs vont les façonner pour donner ce que nous connaissons aujourd’hui. On y retrouvait les Machi-yako, devenus des vigiles urbains, ils protègeaient les marchands et le bas peuple contre les ronin et les Kabuki-mono. Il y avait aussi les Tobi, les milans noirs : à la fois charpentier de grande hauteur et pompier, ils faisaient parti des Machi-ykeshi (pompiers de la cité) qui était organisé par les habitants.
Les Tobi étaient réputés pour leur bravoure, pour leur sang chaud. Leurs chefs étaient souvent des chefs de quartiers. Une branche particulière des pompiers, les Jobikeshi assuraient la protection des résidences des Daimyo, mal payés, ayant peu de choses à faire, ils avaient une très mauvaise réputation.

Deux groupes se démarquent dans l’ensemble de la population citadine. Le premier, ce sont les camelots, les marchands des rues, les tekiya. Population itinérante, les tekiya allaient de villes en villes. Il sse protégeaient les uns les autres. Ils prirent le contrôle des marchés et les foires. Ils étaient connus pour souvent tromper les clients sur la qualité de la marchandise.
Le deuxième groupe était celui des marchands de travail, les Oyakata ou Oyabun, reconnaissables par les tatouages qu’ils portaient.
Afin de contrôler la population flottante des travailleurs journaliers, le Bakufu (gouvernement shogunal), décida qu’ils devaient se faire enregistrer et ainsi obtenir une licence pour travailler. Les Oyakata régnaient ainsi sur une population forte de 10000 journaliers à Tokyo.

D’autres populations étaient aussi contrôlées. Les eta (être souillés au sens bouddhiste du terme) qui étaient souvent des tanneurs ou des équarrisseurs et les hinin (les non-humains). Ce dernier groupe était surtout formé de gens déchus, de condamnés pour de petits larcins, d’enfants naturels. Ce statut, provisoire et non héréditaire, à l’opposé de celui des eta, le devin sur la fin de l’ère Tokugawa. Ces deux statuts ont quasiment perduré jusqu’au 20ème siècle. Les eta avaient mêmes leurs propres villages qu’ils n’avaient pas le droit de quitter.

A cette population de roturiers (heimin) venait s’ajouter de nombreux samouraïs devenus ronin ainsi que d’anciens soldats et des mercenaires. Ils ont apportés une bonne part de la sous culture de la pègre japonaise avec son code d’honneur et ses cérémonies d’intronisations. Celles-ci consistaient souvent dans un échange de coupes de saké devant un temple shinto ce qui donnait un caractère plus sacré à la cérémonie. Cette partie de la sous culture de la pègre a forgé l’image du kyokaku, la bandit d’honneur ayant un esprit chevaleresque (ninkyo) calqué sur celui du bushido.
Le lien entre toutes ces parties, ces communautés, est encore une fois le jeu. Souvent interdit, mais jamais supprimé, le jeu, aussi bien celui de dé que celui de carte, se développa énormément chez les eta et les hinin. Déjà courant chez les samouraïs et les autres roturiers, il était sous le contrôle des Oyakata.
Dans les franges de la société se développa ainsi un groupe à part entière vivant uniquement du jeu, la communauté des bakuto, des joueurs professionnels.
Encore aujourd’hui, il existe une frange de la population qui ne vie que du jeu et en particulier du pachinko.

Epoque Meiji à 1945

L’ère Meiji avec l’abolition du système féodale et du système des castes modifia la donne, et la politique entra rapidement en jeu.
Bien qu’une faible fraction de la pègre se soit tourné vers le banditisme social (dans le style Robin des bois), la pègre des villes s’associent à l’extrême droite et les marchands de travail, essentierllement au pour combattre les syndicats et les mouvement ouvriers. Ces associations se concrétisèrent par la création de sociétés à mi-chemin entre syndicats, partis politiques et groupe d’hommes de mains.

Ces groupes jouent un rôle majeur dans la vie politique aussi bien au Japon qu’en dehors (surtout en Chine).
Beaucoup de ces sociétés étaient structuré par les liens Oyabun/Kobun et possédaient une grande force de mobilisation. Elles défendaient une politique libérale et nationaliste.

Voici quelques exemples qui illustrent bien ces sociétés :

Genyosha : Société de l’Océan Noir, créé en 1881, elle était constituée de guerriers en rupture de ban, de simples voyous et d’agitateurs. Elle servait l’expansionnisme japonais par de nombreux attentats, comme celui contre la Reine Min en Mandchourie. Cette société s’est construite sur un groupe dirigé par Toyama Mitsuru qui avait en charge le recrutement de mineur, ce qui lui a permis de bénéficier des richesses provenant de l’exploitation des mines. Cette société servait de lien entre les hautes sphères du nationalisme et les couches les plus interlopes de la population. Elle a été active
jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale.

Dai Nippon Kokusuikai : Association pour la Pureté Nationale du Grand Japon, fut fondée en 1919 sous les auspices de Tokonami Takejiro, ministre de l’intérieur de l’époque. A l’origine, Tokonami était un grand marchand de main d’œuvre et est arrivé jusqu’au gouvernement. Il reproduisit à l’échelle nationale son organisation pour discipliner la main d’œuvre et contrer les syndicats. L’organisation Kokusuikai regroupait 60000 voyous et truands de toutes sortes ainsi que des bandes de joueurs professionnels. Soutenu donc par le ministère de l’intérieur et la police, l’organisation Kokusuikai qui fonctionnait sur le modèle des chemises noires mussoliniennes, prétendait rassembler 600000 membres. Ainsi « légalisé », ils se réclamaient d’un esprit chevaleresque mais qui dans les faits se traduisait par une extrême violence contre les syndicats.
On peut encore citer le Dai Nippon Seigidan, le Corps pour la Justice du Grand Japon, créé en 1925 ou le Sekku Boshidan (corps anti-bolchévique). Elles reflètent les mouvements politiques existant au Japon à l’époque, majoritairement des mouvements d’extrême droite.

Avec le territoire que le Japon se taille en Asie, apparaît une autre forme de gangstérisme, le gangstérisme patriotique, dont les activités principales sont le renseignement, les attentats et les trafics divers. La présence d’aventuriers japonais en chine remonte au début du 20ème siècle. Ils étaient appelés tairiku ronin : les guerriers sans maîtres du continent (bien qu’ils furent rapidement connu sous le nom moins romantique de taikiru goro : gangster du continent). Pour citer un personnage haut en couleur de cette époque, il y a une femme, Yamamoto Kikuko, connu aussi sous le nom chinois de Han Taitai, qui après avoir été fille de bar, prostituée, concubine de fonctionnaire chinois, elle devint la maîtresse d’un chef de bande. Celui-ci mort, elle prit sa place à la tête de la bande et en fit une des mieux organisées de Mandchourie, surtout active dans le trafic avec la Corée.

Beaucoup de ces sociétés sont restés actives pendant la guerre, mais la criminalité diminua sensiblement durant la guerre du Pacifique (1941-1945) par l’instauration de punitions spéciales en vertu de la loi sur les crimes commis en temps de guerre.

1945 à nos jours

Avec la fin de la guerre et la défaite du Japon, tout est désorganisé, le rôle de chacun est flou, voir même inversé. Profitant de la désorganisation et par esprit revanchard, les pègres étrangères essayèrent de pénétrer au Japon. Les coréens et les chinois de Taiwan tentèrent de prendre le contrôle des marchés noirs. Ils furent appelés les daisangokujin. La police étant affaiblie à la suite de la purge effectuée par les forces d’occupations, elle laissa les daisangokujin agrandir leur territoire. Cela amena a des situations paradoxales, comme celle qui eut lieu à Kobe, où le gang du Yamaguchi-Gumi, avec son jeune chef à sa tête, armé de couteaux et de lances de bambou, libéra des policiers pris en otages dans leur commissariat par des truands coréens.
Des événements similaires eurent lieu à Kyoto, Osaka et Tokyo. A cette époque le gangstérisme des yakusa pris un nouveau tour patriotique, cherchant à expulser les étrangers qui occupaient leurs territoires. La violence était très présente à l’époque. Des combats au sabre ou a la mitraillette en pleine rue avec les daisangokujin étaient courant dans certains quartier de Tokyo (Ginza, Shimbashi ou Shinjuku). Ils ressemblaient plus au Chicago d’Al Capone qu’à la ville que nous connaissons actuellement. Une des plus célèbre bataille eu lieu entre les tawainais et les tekiya. Ces derniers avaient récupérés la mitrailleuse d’un avion militaire. Après l’avoir installé sur le toit d’une maison, ils arrosèrent les tawainais les forçant ainsi à abandonner le marché de Shimbashi.

Très rapidement après la fin de la guerre, les yakusa furent une des premières institutions sociales à se réorganiser, avec la bienveillance des forces d’occupations, qui voyaient en eux une force régulatrice (ils en profitèrent pour recruter de nombreux informateurs). Les marchés noirs furent les points de départ de la réorganisation. Celui de Shinjuku à Tokyo fut pris en main trois jours après la défaite par Ozu Kinosuke future chef de l’Inagawa-kai.

Mais deux groupes sociaux sont présents dans la pègre de l’immédiat après guerre. Celle plus traditionaliste, datant d’avant-guerre ayant encore une partie de ses traditions et une autre plus violente, sans passé dénommés gurentai. Plus, jeune, moins organisés, plus violente, cette criminalité a pris naissance dans la crise sociale de l’après-guerre. Leurs spécialités étaient le trafic d’amphétamine et la prostitution, avec ses activités annexe comme la pornographie.
Entre 1955 et 1965, les gurentai furent absorbés dans des groupes plus importants. Cette absorption n’était en fait que le reflet d’un mouvement de concentration des diverses bandes existantes. Deux grandes organisations émergent : Inagawa-kai dans le Kanto (région de Tokyo) et Yamaguchi-gumi dans le Kansai (région d’Osaka). Cette absorption était surtout du au fait qu’à l’origine ces groupes étaient des bakuto et des tekyia, c’est-à-dire fortement structurés.

Parmi tous les yakusa et les organisations, un personnage haut en couleur se distingue : Taoka Kazuo, troisième chef du Yamaguchi-gumi, la plus puissante organisation criminelle du Japon. Né en 1912 dans un village perdu, orphelin de père avant sa naissance, il perdit sa mère à l’âge de 5 ans. Recueilli par un oncle et une tante qui le déteste, il subit un véritable apprentissage de l’endurance.
A l’école, il se lie d’amitié avec Yamaguchi Hideo qui était le frère cadet du chef d’une petite bande de yakusa opérant dans le port de Kobe. En 1929, sans travail, recherché par la police, il est amené au siège du Yamaguchi-gumi (la bande à Yamaguchi).

Cette bande avait été créée par le père d’Hideo, marchand de main-d’œuvre sur les docks, auquel le grand frère d’Hideo, Noboru avait donné une certaine notoriété. Taoka réussi à se faire admettre comme apprenti (sanshita) et fut formé par un joueur professionnel. Echappant de peu à la mobilisation, il blessa plusieurs syndicalistes avec son sabre.
Pour cela, il passera un an l’ombre.
Fin 1936, quelques mois après sa sortie, il tua un membre d’une bande rivale et passera, cette fois, huit années en prison. Libéré en 1943, il ne fit pas la guerre ; mais la mobilisation et les arrestations réduisirent la bande à une vingtaine de membres. En 1946, Taoka devint le chef de ce qui restait du Yamaguchi-gumi.
Avec son sens de l’organisation, Taoka transforma sa petite bande en un puissant syndicat du crime. D’abord il contrat les bandes chinoises et coréennes avec des actions parfois spectaculaires, ce qui aida à forger son image.

La plus célèbre de ces actions consista à pénétrer dans un tripot coréen avec son sabre dégainé suivi d’un acolyte qui tenait une grenade dégoupillée, forçant ainsi les coréens à quitter les lieux. Il aidait aussi la police (comme lors du sauvetage du poste de police à Kobe), ce qui lui permit non seulement de nouer des dettes de reconnaissance avec celle-ci mais aussi d’agrandir son territoire.

En octobre 1946, il devint officiellement le nouvel oyabun du Yamaguchi-gumi. Dans les années qui suivirent, il absorba ou élimina de nombreuses bandes rivales, devenant la principale organisation dans le Kansai et commença à progresser vers le nord. En 1964, le Yamaguchi-gumi avait pénétré 21 préfectures. En 1972, sept organisations dominaient le milieu nippon, elles se réunirent lors d’un sommet de la pègre avec les principaux parrains des grandes bandes de l’est et de l’ouest du Japon.

Comme façade à ses activités classiques (jeux, racket, prostitution, trafic divers),
le Yamaguchi-gumi développa deux activités : le contrôle de dockers et la promotion des spectacles. Le contrôle de la main d’œuvre étaitt une activité classique des yakusa. Taoka réussi à prendre le contrôle de docks de Kobe en créant une association destinée à améliorer les conditions de vie, association à laquelle participa le ministre de l’équipement de l’époque.
Bien qu’il ait obtenu des améliorations réelles, il s’est toujours opposé à la création de syndicats ouvriers.
La seconde activité, la promotion des spectacles, permis à Taoka de découvrir de nombreux talents et même une des plus grandes vedettes de la chanson populaire. L’organisation mettait aussi au point des spectacles. Lors des tournés, des yakusa escortaient la troupe, ce qui leurs permettaient de prendre des contacts avec des bandes locales.
Parmi les activités moins classiques, les yakusa réussirent à pénétrer le monde bancaire en profitant de la bulle spéculative foncière dont le sommet fut la fin des années 1980. A la tête de nombreuses sociétés d’investissement, ils générèrent des créances douteuses d’un montant colossal qui encore aujourd’hui pèsent sur l’économie japonaise. Ainsi, il fut mis en évidence que les yakusa étaient arrivés à pénétrer tous les niveaux de la société japonaise.

Taoka mourut le 23 juillet 1981, alors que le dauphin se trouvait derrière les barreaux. La veuve de Taoka devait assurer l’intérim, mais le dauphin mourut en prison, laissant une immense organisation dans la confusion la plus totale. La succession de Taoka est une histoire que nous ne raconterons pas ici.

Filmographie :
Du rififi chez les truands (Hakuchû no buraikan), de Kinji Fukasaku 1961
Combat sans code d’honneur (Jingi naki tatakai), de Kinji Fukasaku 1973
Le caïd de Yokohama (Nihon bôryokudan kumichô), de Kinji Fukasaku 1969
The Yakuza, de Sydney Pollack (1975)
Soleil Rouge, de Philip Kaufman (1993)
Tampopo, de Juzo Itami (1985)
Samourai Fiction, de Nakano Hiroyuki (1998)
Postman Blues (Posutoman Burusu), de Sabu (1997)
La série Baby Cart (1972 à 1974) 5 films

La structure des organisations Yakusa

La structure Oyabun/Kobun est une structure de clan familiale. Pour mieux comprendre les structures familiales à la japonaise, il faut avoir en mémoire le fait qu’il n’est rare pour un mari de prendre le nom de sa femme et par là de se faire adopter (au sens légal du terme) par sa belle-famille, ceci afin de porter et par là faire perdurer un nom illustre. Et pour finir cet aparté, actuellement et à ma connaissance, le seul moyen de se faire naturaliser au Japon est de se faire adopter par une famille Japonaise.

Le chef est appelé Oyabun, le père. Ses mots ont force de loi au sein du clan, tout le monde lui obéit au doigt et à l’œil. Juste sous lui, il y a son conseiller, le Saiko-komon qui dirige les comptables, avocats et les secrétaires. Le Saiko-mono a son propre gang. Le chef des enfants (Wakashu) de l’Oyabun est appelé Waka-gashira est il le numéro 2 du clan, si ce n’est en rang, du moins en autorité. C’est l’intermédiaire de l’Oyabun, il veille à ce que les ordres soient bien exécutés. Les enfants peuvent être chef de gang et les membres des gangs avoir pouvoir sur un gang. On obtient ainsi une structure avec beaucoup de ramifications avec de nombreuses sous-familles. Le chef des frères de l’Oyabun, les Kyodai, est appelé Shatei-gashira. Il est d’un rang supérieur au Waka-gashira, mais il a moins d’autorité. Les frères ont leur propres fils ou frères, qui ont aussi leurs propres gangs.



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