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 Connaissance

Religion en Grèce : le culte des divinités secourables

mardi 31 octobre 2006, par darkbaron

L’époque hellénistique apporte un renouveau dans la religion grecque. C’est l’époque où des mortels peuvent devenir des dieux ou s’avérer d’essence divine.
Un grand scepticisme règne à l’égard des dieux traditionnels et déjà existants, dont on critique le silence et l’inaction. certains courants de pensée les accusent de ne pas se soucier du sort des mortels et de les négliger, au lieu d’intervenir.
Ce doute conduit à l’athéisme, ou à un rejet total des dieux classiques.

Devant cette perdition et sa propre misère, on cherche de nouveaux dieux, ou des cultes différents, ce qui explique par exemple le développement des cultes à mystères, déjà existants à l’époque classique. On cherche des divinités plus proches, plus humaines, se souciant réellement du sort des hommes mortels et souhaitant leur venir en aide.
Nous étudierons ces dieux miséricordieux.

Asclépios

Asclépios est un dieu guérisseur, ce qui explique qu’il est très lié aux médecins. Hippocrate est d’ailleurs issu de la famille des Asclépiades, prêtres-médecins au service de ce dieu traditionnel déjà vénéré à l’époque classique.
Il est surtout présent à Cos et Epidaure, où se trouvent aussi des écoles de médecins.

On associe son culte à des divinités comme son père, Apollon, à Epione, sa femme et à Hygie (qui donna le mot hygiène), sa fille.

Ses attributs sont la caducée, bâton autour duquel s’enroule un serpent, et la coupe. Ses animaux favoris sont le coq, le chien et serpent.

La méthode de guérison divine est simple :
On dort dans les portiques d’incubation, le dieu étant censé apparaître en songe pour nous soigner, et on repart guéri grâce aux miracles du dieu.
Bien entendu, il est interdit de mourir ou d’accoucher dans l’enceinte du temple, qui ne saurait être souillé par le sang ou la mort, éléments impurs par excellence.

Sarapis

I Les origines
Sarapis est une divinité gréco-macédonienne. Il serait apparu à Ptolémée Ier Sôter, premier souverain lagide, en songe, qui lui demande d’aller chercher sa statue dans la colonie de Sinope.
Il raconte son rêve à Timothée, interprète des songes, et au prêtre Manéthon, et ils lui répondent qu’il s’agit d’Hadès, mais qu’il est connu en Egypte sous le nom de Sarapis.

L’origine du nom est source de polémiques. Il serait lié au taureau Apis et à Osiris. Le taureau Apis est un taureau divin. À sa mort, il est embaumé et déposé dans un cercueil, qui se dit soros. Soro Apis est l’Apis du cercueil, et la contraction aurait donné Sarapis.

Une autre version serait que le taureau Apis devient un Osiris après sa mort, car il est embaumé et "revivifié" par le rituel de l’ouverture de la bouche. Il est un Oserapis. On insiste ici sur l’idée de deuil d’un animal sacré, car les Egyptiens vénéraient aussi les animaux comme symboles de certains dieux, en choisissant un. Dans les deux cas, Osor-Api est une divinité funéraire.
Sarapis, sous sa forme hellénistique, est le dieu des morts de Memphis.

II L’image
Il est anthropomorphe. Il est représenté comme un dieu grec classique, barbu et chevelu, majestueux, portant tunique et manteau, trônant.
Il porte sur la tête un calatos (ou kalathos) ou modius, une corbeille ou mesure à grain. Il est accompagné d’un chien, que l’on dit être Cerbère, le célèbre gardien des Enfers, ou Eion, qui représente le Temps.

III Fonctions
C’est à la fois un dieu funéraire et agraire, qui garantit la fertilité et le salut. C’est également un dieu guérisseur, qui n’apparaît que dans les songes.
Sarapis, dieu à la figure grecque et au nom égyptien, est également le protecteur de la dynastie des Lagides.

Isis

I Les Origines
Isis est à l’origine une déesse purement égyptienne, mais une forme grecque de son culte apparaît et se répand. Il diffère en certains points, ne serait-ce que sa représentation ou ses fonctions. Ce culte s’étendra considérablement, puisqu’il sera plus tard présent en Italie, chez les Romains.

II La représentation
Elle porte toujours la coiffe hathorique, un soleil entre deux cornes de vache, mais arbore désormais une chevelure bouclée de type grec, et non plus une perruque égyptienne. Sa tunique de style grecque est attachée avec le noeud isiaque.

III La fonction
Selon les épiclèses, épithètes divines qui définissent les fonctions des dieux, elle peut avoir différentes fonctions. Elle est assimilée à Déméter, déesse-mère, dispensatrice de fertilité. On la rapproche de la déesse grecque pour sa quête désespérée à la recherche des morceaux d’Osiris, comparable à celle de Déméter pour retrouver sa fille.

C’est également une déesse universelle avec des pouvoirs particuliers :
« je suis souveraine de la terre entière, j’ai institué des lois pour les hommes, personne ne peut les enfreindre » : elle a inventé les fruits de la terre (déesse agricole). Elle est la souveraine des fleuves.
Elle représente également un aspect civilisateur qui s’étend à l’écriture, aux langues et aux temples.
Enfin, comme Héra/Junon, elle est la déesse protectrice des femmes et des institutions familiales.

Dans les articles suivants sur la religion hellénistique, j’évoquerai les cultes à mystères, ainsi que d’autres divinités de l’époque. J’ai volontairement séparé.



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