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 Connaissance

l’Eglise dans les moeurs médiévales

samedi 19 novembre 2005, par darkbaron

1/ un code d’honneur établi par l’Eglise : l’Esprit chevaleresque

L’ idéologie chevaleresque prend plusieurs directions : militaire festive courtoise et surtout, religieuse.

- D’un point de vue militaire.

Le chevalier recherche la gloire et tente de prouver son courage, sa force et ses capacités militaires (combat et stratégie)... D’où le rôle des tournois attestés depuis le XIIe siècle mais existant sans doute depuis beaucoup plus longtemps. Le tournoi est un entraînement à la guerre dans des conditions réelles, on peut entre autre être blessé, être fait prisonnier (avec demande de rançon) ce qui est l’occasion de ruines ; plus rarement, on peut être tué. On est souvent blessé.

Malgré l’interdiction par l’Eglise de ce genre de pratiques, elles se développent. Il faut savoir également que les joutes du style de celles décrites dans des romans comme "Ivanohé" n’existent pas, les tournois opposent deux armées, jamais deux hommes.

- D’un point de vue festif

Le chevalier doit montrer sa puissance et sa gloire : il se montre donc généreux en offrant des banquets fastueux, plus un homme est riche, plus il se montre généreux, plus il est puissant car il s’attire les faveurs de ceux qui en bénéficient.

- D’un point de vue courtois

Le monde des chevaliers est un monde particulièrement brutal (admirablement décrit dans "la chanson de Roland" avis aux amateurs). L’idéologie courtoise apparaît de façon certaine au XIIesiècle en Aquitaine et se répand grâce à sa dame : Aliénor.

L’amour courtois fait apparaître le sentiment amoureux dans les relations entre hommes et femmes.

Il exalte l’amour hors-mariage : comme tous les mariages sont arrangés et que l’Eglise impos l’indissolubilité du mariage cela devient naturellement le seul amour possible. Mais cet amour n’est pas consommé, il est essentiellement spirituel et toujours platonique. Il inverse le rapport
dominant/dominé : puisque la femme décide.

Enfin, il permet à la société chevaleresque de se policer : on s’intéresse à l’art et à la culture (chansons et poèmes pour plaire à sa Dame...)

- D’un point de vue religieux

En l’an mil, la chevalerie est mal perçue par l’Eglise, c’est un monde par trop violent, qui n’obéit pas à l’idéologie chrétienne. Aussi, l’Eglise cherche-t-elle à imposer des règles aux chevaliers en les empêchant de se battre tout le temps et contre n’importe qui. L’Eglise cherche à récupérer les chevaliers en vue d’en faire les champions de la paix et de la justice.
Mais, avant tout, l’Eglise demande à la chevalerie sa propre protection... Puis, celle de la veuve et de l’orphelin c’est à dire, les hommes qui n’ont pas le droit de porter les armes (paysans, marchands, femmes et enfants)

Vers 1130, cette idéologie chevaleresque prend un nouvel élan avec la création de l’Ordre du Temple. CETTE IDEOLOGIE EST ACCEPTEE EN THEORIE, elle ne fait pas valeur de loi et certains ne la respectent pas.

De ce fait, en 989, est mise en place ce que l’on appelle la Paix de Dieu, afin de renforcer cette idéologie et tenter de canaliser la violence de la société chevaleresque. Les principales directives du texte sont :

- Ne pas tuer gratuitement les animaux, du fait de leur importance économique.

- Moines, clercs et femmes ne portent pas d’armes en théorie, ils sont protégés par la Paix de Dieu et ne doivent pas être attaqués.

- On ne se bat pas les jours saints, qui rappellent la passion du Christ.

2/ L’Eglise dans la vie de tous les jours

Quelques points de repère

- Tous les européens sont catholiques au Moyen-Age, une religion considérée comme universelle. Chacun pratique et croit en la même chose : l’Eglise garantit la cohésion sociale en garantissant un point commun entre tous : la foi en Dieu. Ceux qui font preuve d’hérésie sont poursuivis par la Sainte Inquisition et condamnés à être immolés par le feu.

- Pour gagner le paradis, tout homme se doit selon ses moyens de pratiquer la charité. Il doit respecter le code moral chrétien et obéir aux commandements de l’Eglise.

- Toujours selon ses moyens, pour obtenir le pardon de ses fautes, on peut faire don d’une partie de ses biens à l’Eglise ou effectuer un pelerinage. Les plus pratiqués sont Jérusalem, Rome, et Saint Jacques de Compostelle.

- Un bon chrétien, prie souvent, va à la messe tous les dimanches, communie au moins une fois l’an, et respecte les périodes de jeûne.

- Le "temps privé" n’existe pas. Pour tous, la vie est rythmée par les saisons et par les cloches de l’église du village qui ponctuent la journée de travail et les heures de prière. La vie agricole est rythmée par la vie religieuse, dans les textes, on mentionne les dates au moyen des saints du calendrier.

- L’antijudaïsme est très présent (attention, ce n’est pas encore de l’antisémitisme, on s’oppose à la religion juive non au peuple juif) Les juifs n’ont pas droit de posséder de terres, on les rend responsable de tous les maux parce qu’ils sont un "peuple déicide"... De ce fait, ils pratiquent les métiers interdits aux chrétiens : tout ce qui est en rapport avec l’argent ; ce sont principalement les juifs qui sont usuriers ou banquiers.

Vivre et transmettre sa foi

- Le sacrement du baptême : avant 1200, on ne baptise que des adultes et par immersion totale ; après 1200, le baptême se fait dans les jours qui suivent la naissance et par aspersion.

- La transmission de la foi : l’enseignement catéchétique n’existe pas encore, elle se fait par osmose, grâce aux parents et au parrain, Le parrain tient une place prépondérante, à tel point que le mariage avec son parrain est interdit car considéré comme incestueux.

- Le mariage : est possible dès 14 ans. En principe, ce qui fait le mariage, c’est le consentement mutuel, les fiançailles en sont la première étape, et les rompre est une faute. Le mariage, une fois célébré, est indissoluble sauf s’il n’est pas consommé.

- Les prières : les plus récitées sont : le "Credo" de Nicée "Credo in unum deum, pater omnipotentes..." il est récité par et avec le mourant. Le "Notre Père" "Pater noster quis est in coelis..." et les Psaumes.

- L’aumône : elle est faite aux prêtres, aux pauvres ( le miséreux est considéré comme un autre Christ) d’ou la sacralisation de la pauvreté. "l’aumône éteint les flammes du Purgatoire"

- L’enterrement chrétien : Si le décès menace, le curé apporte le viatique en procession solennelle. L’extrème-onction est réservée aux moribonds et elle n’est pas en faveur dans les couches populaires de la société (pour des raisons de pure superstition). Une fois mort, le défunt est veillé par les moines dans sa demeure puis enterré dans l’église, puis, par manque de place dans le cimetière qui entourait l’église. Le fait de bénéficier d’une sépulture chrétienne est très important, on redoute d’en être privé car l’âme ne trouverait pas le repos.

Les suicidés ne sont pas enterrés chrétiennement
.



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