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Dark Earth

Sombre venise

jeudi 20 août 2009, par Kobal

Cet article décrit un lieu bien étrange dans l’ancienne Venise de l’Avant. Il nous donne également un début d’explication quant à cet endroit mystérieux.

Caractéristiques

Milieu : Marais

Type : Hostile

Présentation

C’est a la demande de Rusk que j’apporte ma pierre à cet ouvrage. Il y’a une dizaine d’années, j’étais encore Antéquaire à Phénice, toujours plongé dans mes archives et mes trouvailles de l’Avant. Jusqu’au jour ou j’ai entendu parler d’une ruine comportant une immense fresque de l’avant. Très curieux, j’ai engagé un guide qui connaissait l’emplacement de ces ruines ; un type bizarre, à la peau tachée et aux cheveux rares. Son élocution était si mauvaise que je devais lui faire répeter toutes ses phrases. De plus, je dû le payer une fortune.

Nous partîmes donc, franchissant le gouffre qui nous faisait quitter Silice. Après quelques semaines et un yack dévoré par les flottes, nous nous sommes retrouvés pataugeant dans l’eau fétide d’un marais, mon guide montrant de plus en plus de signes d’anxiété et me désignant du doigt une forme sombre et lointaine : les ruines.

Il m’apprit que ces ruines étaient les restes d’une grande ville, très connue avant le Grand Cataclysme.

Après quelques heures de marche, nous arrivâmes a pied d’oeuvre. Les ruines s’étendaient sur un peu plus d’un kilomètre de long, pour 500 mètres de large. Les bâtiment encore deux bouts faisait un ou deux étages, des ouvertures situées sous la surface de l’eau laissaient supposer que le niveau de celle ci devait être moins élevé avant la catastrophe.

Nous progressions en silence quand mon guide me fit brusquement plonger dans l’eau saumâtre. J’allais lui manifester mon mécontentement rapport au manque soudain de vêtements secs, quand un geste me fit taire : suivant des yeux son doigt tendu, je vis naitre une lueur verdâtre derrière un immeuble. Celle ci s’amplifia, puis j’eu la vision d’une barque fantômatique entourée d’une nuée de lucioles tourbillonnantes. A son bord se trouvaient deux hommes de petite taille revétues d’une longue pelisse. Le premier manipulait une longue tige de fer lui servant manifestement a propulser le frêle esquif en s’appuyant sur le fond de l’eau.

Voir ces hommes enveloppés de vêtements chauds me rappela soudain ma triste condition et un éternuement sonore attira l’attention des occupants de la barque. Lachant quelques mots en un langage inconnu, la barque se dirigea rapidement vers nous, ce qui me permit de la détailler plus attentivement : longue de 5 mètres pour un peu moins d’un mètre de large, elle était ornée a sa proue d’une main à l’index tendu. Mon compagnon frémit et partit en courant, hurlant dans LE MEME langage que les deux navigateurs. Celui qui ne dirigeait pas la barque prit un long propulseur et mon guide fut arrêté dans sa course par la présence incongrue d’une flêche d’acier dans sa nuque.

Quant à moi, je jugeais plus prudent de lever les mains vers le ciel, Solaar me pardonne. Je fus attaché et jeté au fond de la barque le temps du voyage (cela me permit de constater que la barque était constituée de longues fibres de rueg liées entre elles et recouvertes de glue ).

La barque fut emmené à travers le dédale des bâtiments, s’arrêtant devant un bâtiment éclairé, puis rentrant lentement dans celui ci. Des chants étranges nous accueillirent, il y’avait dans ces chants une forte connotation religieuse, le ton employé pour le chant me rappelait certaines processions Phéniciennes. Je fus redressé pu enfin voir mes hôtes : des hommes à demi-nus aux corps noueux et contrefaits, de petites tailles, et vétus d’un pantalon s’arrêtant aux mollets et d’une longue pelisse.

La salle ou nous étions se situait un peu au dessous du niveau de l’eau, permettant a ces êtres d’y entreposer les barques, eux mêmes pouvant marcher sur ce qui avait du être le sol d’un premier étage, une dizaine de cm sous l’eau noire et glacée. Je fus conduit sous escorte jusqu’a une volée de marche qui nous mena jusqu’à ce que je compris être une geôle : une pièce nue, sans fenêtre. Je fus promptement débarassé de tout mon équipement et poussé dans la pièce. Avant de me quitter, les être effectuèrent un rituel étrange, passant rapidement leur main droite sur le front, la poitrine, l’épaule gauche puis la droite.

On vint me chercher deux jours plus tard alors que je commencais a envisager de me nourrir du platre moisi tombé des murs. On me conduisit, toujours sous escorte, jusqu’a une nouvelle barque ou je pu cette fois profiter du spectacle : des batiments somptueux de laideur se dressaient : des tours recouvertes de moisissures vertes et de longues traines de lichen noirs, la danse hypnotique des lucioles autour de la barque ( lesquels dansaient en fait autour d’une boite métallique posée au fond de la barque et contenant une luciole cinq fois plus grosse que les autres ), et des chefs d’oeuvre d’architecture rongés par l’humidité et par les rats et, enfin un grand bâtiment que je reconnu pour être un lieu de culte de l’Avant, comme en témoignait la croix gravée sur le fronton. La barque pénetra lentement dans cette église, dévoilant des dizaines de torches fixées aux murs. de grandes estrades métalliques sur pilotis permettaient a la cinquantaine d’hommes et femmes présents de chanter les pieds au sec.

Le plus impressionnant était le plafond : éclairé par les torches, une immense fresque d’une rare beauté s’étalait sur toute la longueur de l’édifice, j’en eu les larmes aux yeux : cette magnificence laissait deviner ce que pouvait être la vie Avant. D’ailleurs, la plupart des fidèles avaient les yeux fixés sur cette merveille, et reproduisaient le rituel dont j’ai déja parlé.

Au bout se tenait un homme en toge blanche, lui aussi rongé par la maladie. Un autel de pierre avait été dressé et je fus attaché sur celui-ci. Les yeux remplis de convoitise du prêtre me firent comprendre que je devais sans doute faire partie des réjouissances sous la forme d’un plat assaisonné. Heureusement pour moi, j’avais bénéficié de quelques conseils de Rusk avant mon départ, aussi c’est avec un certain plaisir que je plongeais dans l’oeil du prêtre le minuscule stylet que j’avais réussi a cacher jusqu’ici. Profitant de la panique, je pu plonger suffisamment profondément pour échapper aux flèches meurtrières qui avaient eu raison de mon guide. Le reste n’est qu’une succession de fuites et de coups de chance.

L’essentiel est que le lecteur comprenne que si il désire contempler la plus belle oeuvre qu’il m’ait été donné de voir, il risque de se faire dévorer par des êtres corrompus par l’Obscur.

Tahlon Irhat, Antéquaire à Drön

Explication

Tahlon a eu la chance de visiter les ruines de Venise, occupées par des hommes dont les ancêtres ont été irradiés. A peine humains, leur culture est basée sur la religion chrétienne, laquelle a subie pas mal de modifications. Des chants religieux en latin ont survécus de génération en génération par une tradition orale. Ils se nourissent en pêchant, gardant les prises humaines pour de grands banquets, les victimes etant immolés au cours d’une cérémonie religieuse se déroulant dans la chapelle Sixtine. Le célèbre plafond de celle-ci a survécut au cataclysme après avoir été plastifié en 2012.


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Les commentaires sur cet article

2011-09-19 15:55:32 - TheKhm

La chapelle sixtine, c’est pas a Venise...

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