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Dark Earth

Le Stallite de Barsi

jeudi 20 août 2009, par Mephis

Sachez tout sur Barsi le Stallite maudit. Quelles sont ses origines, comment y vit on ? Quelle influence l’obscur a-t-il sur ce sombre stallite ?

Historique

Barsi, en tant que stallite, est la progéniture de la ville de Barcelone, sur la côte orientale de l’Espagne d’avant le Cataclysme. Dès 2020, cette ville accueille les retombées du départ économique fulgurant de l’Europe, avec un port spécialisé dans l’exportation des matériau entrant dans le fonctionnement d’énergies nouvelles développées par l’Europe ; un laboratoire concernant cette science énergétique s’installe même sur une colline environnant la ville, accueillant un savoir désormais énorme, et cela dans des bâtiments dernier cri et en partie souterrains. Tout cela a joué dans la balance lors de la grande catastrophe, car la présence de ces cerveaux a mieux minimisé les effets du cataclysme qu’ailleurs. Dès les premiers mois, malgré une mortalité forte au sein de la communauté scientifique, des spécialistes de l’énergie sont devenus assistants humanitaires : avec le peu de machines sauvées dans la partie excavée du complexe scientifique, et avec les quelques éléments végétaux et minéraux subsistant, ils ont pu réaliser des substituts énergétiques pour la civilisation déchue, et en particulier un système de circulation de gaz chauffant et éclairant. Pour la communauté de survivants, installée par les Initiés dans l’écrin d’une colonne de lumière à la périphérie de l’antique cité, il a suffi de perpétuer au fil des années le fonctionnement de ces systèmes “ magiques ”, en développant l’arborescence des tuyaux conducteurs, voire en modifiant leur fonctionnement- même : en effet, la disparition du cycle biologique antique a amené certains à faire des expériences, et après plusieurs dizaines d’années, la fermentation du rueg séché a permis de produire un gaz équivalent à celui des débuts. Un tel réconfort face aux Ténèbres était de taille à relever les fronts, et c’est ainsi qu’à partir des années 260 PA, le stallite de Barsi a pu connaître un développement certes minime, mais perceptible : dans la région de la Balafre, il joue auprès d’autres “ stallites perdus ” ( voir Livret n°2, page 16 ) le rôle d’un centre d’échange, de la même façon que Phénice joue celui de Phare de la Roke ; et cela est d’autant plus facile pour Barsi, que le monde extérieur ne s’est pour l’instant pas du tout occupé de ce petit circuit commercial maudit (au regard de la région qui l’accueille), un petit circuit qui rassemble trois stallites de la région (dont un dans la région de l’antique Tolède), et auquel pourtant les caravanes solariennes s’intéressent depuis environ cinq ans.
Autour du stallite, la région est quant à elle devenue méconnaissable : les pires récits de Marcheurs ne suffiraient pas à couvrir la terreur qui s’en dégage. En effet, au nord de Barsi, les collines boisées ont été minéralisées par le souffle ( les arbres ont été fossilisés, et les restes de leurs troncs se dressent encore comme des pics ) ; entre cette zone et le stallite s’est formé un véritable lac de chaux partiellement durcie : il résulte de la fonte des monts calcaires sous l’effet de la chaleur. L’ensemble de ces territoires constitue les contreforts de la Balafre, et est nommé la Grande Nuit. Le sud du stallite est également gangrené, puisque sur des kilomètres se sont déposés environ deux mètres de cendres cristallisées, qui s’étendent comme une grande tache d’encre vers les chutes de Gibraltar.

Les conditions de vie

A l’équivalent des Phéniciens, les Barsilis se nomment eux-mêmes Célestes. La même division en castes existe, avec cependant une différence concernant les Fouineurs : les rôles de Pourvoyeur et de Rôdeur n’existent pas en tant que tels, et cela pour des raisons qui tiennent à l’atmosphère psychologique du stallite. Tout comportement découle en effet de l’environnement, et à Barsi, c’est l’Obscur qui dicte sa loi : pendant les deux saisons que connaît le stallite (appelés ici Poussière pour le Souffle, et Gelure pour le Frige), les bêtes de la nuit surgissent de la Grande Nuit et attaquent sans répit le stallite isolé, seuls quelques mois au plus fort de la Gelure voient une légère accalmie. Tout ceci est arrivé à un point tel que l’on dénombre environ une attaque d’envergure par jour, plus quelques attaques secondaires disséminées au gré de la volonté des créatures perdues ; dans ces luttes sanglantes, vingt personnes environ sont atrocement blessées chaque jour, dont le quart meurt sous le regard de leurs congénères. Seule la natalité féconde des Barsilis permet de stabiliser la population. Pour contrer cela, depuis environ dix générations, une grande digue de terre ( appelée la Clôture ) autour du stallite est réparée chaque jour, grâce aux bras de la plupart des Fouineurs Barsilis. De plus on voit faiblir l’influence de la religion solaire chez les civils, au profit d’une sacrée camaraderie qui se charge de désacraliser cette “ putain de fatalité ”. Et il apparaît que Barsi se trouve beaucoup plus soudé que Phénice face aux agressions, et moins nombriliste : les conditions de vie y sont plus dures, et les Fouineurs, de par leur utilité, ont acquis un statut très différent de celui dont ils jouissent à Phénice, sans parler de leur forte rémunération ; c’est ce qui explique, entre autres, la relative absence de criminalité organisée telle que l’on peut trouver dans le phare de la Roke. A Barsi, les Fouineurs sont presque entièrement absorbés par la réfection journalière de la Clôture, et de façon annexe par les recherches des Antéquaires ( très considérés ), et, s’ils savent comme d’autres emprunter les chemins de basse vertu, la question est partout présente de savoir si tel acte ne va pas mettre le stallite en danger. En conséquence, la caste des Fouineurs est constituée comme suit à Barsi :
Transporteur : le plus bas niveau de la hiérarchie, car ce métier consiste à louer ses bras pour tout travail, à l’équivalent des manœuvres ; les Transporteurs sont souvent employés aux tâches de reconstruction, mais pour apporter les outils, distribuer les déjeuners, etc…L’autre activité qui les concerne est l’assistance des Antéquaires dans leur travail de récupération : ils s’en font des amis, et sont émerveillés par les trésors de l’Avant qu’ils exhument.
Edificateur : son rôle consiste à participer à ce travail de fourmi qu’est la réparation quotidienne de la Clôture. Les Edificateurs sont très considérés dans le stallite, justement de par leur utilité.
Ferrailleur : même rôle qu’à Phénice, avec ici la nuance que le dépeçage et le tri du métal ( une denrée rare ) est très utile, et donc bien rémunéré.
Proleur : même rôle qu’à Phénice, mais les Proleurs ont ici accaparé un combat qui se teinte d’anti-religion, une forte opposition s’étant développée dans la classe ouvrière envers les Proneurs.
Il reste à parler des Antéquaires qui occupent, on l’a vu, une place également considérable. Celle-ci vient de la relative richesse du sous-sol, et donc en grande partie des vestiges du complexe scientifique de l’Avant : toutes sortes de machines y sont découvertes, et les galeries creusées par les Antéquaires dans le volume de cendres ne semblent pas vouloir stopper. Le bruit de ces travaux est incessant, et le stallite vit au rythme des découvertes. Les Antéquaires, devant le grand nombre des pièces et la pénurie quotidienne, ne sont tenus de garder que les artefacts en bon état et dont l’utilité leur paraît indispensable ; en bref, les autres pièces partent au recyclage, avec une réutilisation de leurs matériaux pour le travail quotidien, le métal partant chez les ferrailleurs, le verre étant concassé pour entrer dans la composition de nouvelles pièces chez les souffleurs, etc…
La caste des Gardiens du feu est bien évidemment, vu le contexte, la caste qui a droit à tous les égards.

Pour ce qui est des Initiés, une chose extrêmement grave est à signaler : il semblerait que, même au sein d’un stallite comme Barsi ( qui abrite la sépulture d’un Runka du stellaire d’Achernard ), la charge négative de la région de la Balafre empêche tout établissement durable des maisons. Les premiers Initiés de Barsi, des Druwed, façonnèrent quelques gardiens mystiques dans le tombeau à rêve de basalte présent sous la ville, mais à la longue, ils sentirent leurs pouvoirs décliner, comme oppressés par les forces shankr ; plusieurs initiés firent part de ces symptômes à leurs supérieurs qui, après un premier temps d’étonnement moqueur, comprirent vite le danger qui en résulterait. Plusieurs conclaves et synodes ne réussirent pas à ramener le calme. Le mal se déclara petit à petit : certains initiés fuirent le stallite quelques cent ans après le cataclysme, et les remplaçants envoyés ne purent faire mieux que de décrire la même torpeur ressentie au bout de quelques mois de présence. La région étant décrite comme maudite par les Marcheurs, certains Elus, alliés à une équipe de Sartharil, ont tenté de percer ce mystère, et leur conviction fut que le passage de la comète Thémis ( voir Livret n°2, p 9 ) avait imprimé à la terre de cette région une dose si forte de Darkessence qu’il en résultait un rayonnement néfaste propre à annuler un champ de pouvoir comme celui que possédaient les Initiés. Les derniers initiés fugitifs ne furent pas remplacés, et la région fut déclarée maudite. Mais ce que les Maisons n’ont pas vu, c’est que, après la dernière vague de remplacements ( en 220 PA ), deux Initiés présents étaient resté, Aupa, 50 ans, et Peldo, 21 ans. C’est donc ce dernier qui assista au terrible sort de son aîné, qui mourut dans d’atroces souffrances, contaminé en esprit par le Shankr. Resté seul, Peldo conseilla de son mieux les Prôneurs de l’époque, tout en œuvrant au développement de la religion de lumière, mais selon un dogme quelque peu étrange, puisqu’il personnifiait la lumière sous deux visages différents : la lumière brûlante et la lumière créatrice, ce qui aboutissait à une dichotomie du concept. A sa mort, en 275 PA, il laissait derrière lui deux jeunes hommes initiés au combat cosmique, Juena et Parro. Ceux-ci, d’un commun accord, convinrent d’enseigner à leurs enfants les rudiments de la Lutte, afin qu’ils prennent leur suite. A l’heure du scénario, c’est ainsi que, en dehors de tout cycle régulier des Maisons, cinq Initiés subsistent à Barsi : Parro ( 60 ans ), ses fils Aldo et Rof, sa fille Aldiana, ainsi que le fils de Juena, Pili. Autant dire qu’ils ont œuvré afin de faire “ canoniser ” leurs ancêtres : ceux-ci font désormais partie des personnages historiques locaux, et il est fréquent dans la journée de se placer sous la bénédiction du grand Peldo. Il est également inutile de préciser que, même s’ils connaissent l’existence confuse des Maisons, ils ne s’attendent absolument pas à voir leurs membres, et ne peuvent les loger selon les règles d’hospitalité ( voir Supplément Les Initiés ).

Le stallite

Voici un plan sommaire (le nord est en haut) avec quelques lieux importants mentionnés :

Cl : la Clôture, immense digue de terre de près de 2 mètres de haut.
1 : quartier des Prôneurs, avec le temple de la flamme suprême : beaucoup moins prétentieux que la Marche des Lumières de Phénice, ce centre religieux inspire toujours respect, surtout pour les tenants de la religion lumineuse, mais également par habitude chez la plupart des “ impies ” (ceux qui abandonnent la religion traditionnelle). On y trouve une rotonde entièrement faite de verre et de plomb (dédiée à la lumière aux deux visages du grand Peldo), ainsi que les habitations éclatantes des Prôneurs, qui se logent dans les ailes de la rotonde, au sein d’une grande architecture de poutrelles de cuivre rouge.
2 : grand triptyque de la flamme suprême : un chef d’œuvre de métallurgie auquel la caste des Ferrailleurs a travaillé pendant près de trois générations, et qui est constitué de deux grandes flammes de cuivre rouge comportant en leur centre un médaillon. Chaque flamme représente un des visages de la Lumière de Peldo, et chaque médaillon exprime une facette de la notion : le dessin d’un pied de rueg en fer blanc pour la lumière génératrice, et .la schématisation d’un orage en cuivre clair pour la lumière brûlante.
3 : centres d’élevage des Nourrisseurs : ici se développent les animaux les plus disparates, au gré des efforts des Nourrisseurs ; il est à noter que ceux-ci ont pu, avec l’aide des chasseurs, apprivoiser de façon relative des animaux de l’Obscur (les seuls qui soient assez abondants dans la région), comme les voulpes et les insectes ; mais il semble que pour réussir ce coup de force, certains Nourrisseurs n’ont pas hésité à manipuler une certaine forme de Darkessence, en chauffant des blocs brut de matière noire jusqu’à la transformer en roche, dans laquelle ils taillent de petites formes qu’ils portent en pendentifs.
4 : grande artère des Faiseurs et des Ingénieurs : toutes leurs boutiques et leurs bureaux sont groupés le long de cette avenue.
5 : centre milicien : il s’agit du quartier général des Gardiens du feu, qui résonne en permanence des clameurs venant d’un gigantesque centre d’entraînement, et des ordres donnés.
6 : zone neutre, où pénètre l’Obscur et où les grands malfaiteurs bénéficient d’un droit d’asile : il s’agit d’une sorte de no-man’s land, un petit triangle entre la Clôture et l’enceinte, dans lequel les grands malfaiteurs de Barsi peuvent se réfugier sans être poursuivis, car c’est dans cette zone que les attaques des créatures de l’Ombre sont les plus féroces, étant donné que l’appareil militaire y est le plus concentré.
7 : serres et greniers des Nourrisseurs, un équivalent des Fourches de Phénice.
8 : zone de cultures : les Barsilis n’ont pas hésité à installer en plein air une zone de culture qui voit renaître depuis quelques années des plantes chlorophylliennes (présentes au sein du complexe scientifique).
9 : ruines du complexe scientifique : l’île aux trésors des Antéquaires, qui y ont creusé des galeries de plusieurs centaines de mètres.
10 : zone réservée aux Marcheurs : depuis les stallites perdus qui se trouvent dans la région de la Balafre (voir plus haut), arrivent quelquefois des Marcheurs, ainsi que de piètres caravanes solariennes. Fidèles à la méfiance générale qui accueille les Marcheurs dans tout stallite, les Barsilis ont établi un périmètre au delà duquel les Marcheurs (mais également les arrivants d’un autre stallite) ne peuvent s’avancer : tout y est donc prévu, depuis les plus sales tavernes, jusqu’aux places de marché, et c’est dans cette zone que les Barsilis viennent lorsqu’ils veulent engager un Marcheur.
11 : quartier des Inventeurs.
12 : quartier des Transporteurs et des Edific ateurs.
13 : avant-poste de Téqué : C’est là que se retrouvent les fortes têtes et les volontaires, pour contrer pendant la moitié de l’année les attaques de l’Obscur. Le fortin est donc équipé des armes les plus dévastatrices, toutes celles-ci étant basées sur le système de la vapeur : canons à vapeur, , Mitraille, Courbois, Pistol à vapeur. Chaque jour, cinq personnes sont blessées au cours des affrontements. Les évacuations d’hommes et de matériels se font par la route qui relie le fortin au stallite.



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