SDEN - Site de jeu de role
Accueil > Dark Earth > Aides de jeu > Lieux > Stallites > Les Stallites (10 ans après)
Contribuer

Dark Earth

Les Stallites (10 ans après)

jeudi 20 août 2009, par Mephis

Cette aide de jeu non exhaustive est destinée à tous maître de jeu de Dark Earth ayant envie de posséder quelques suggestions pour faire évoluer le monde phénicien, et en avoir une image possible dix ans après les premières aventures des PJ ; on considérera que la situation décrite est environ celle de l’année 315. Il ne s’agit que de quelques pistes... La première partie sera consacrée aux PJ, la seconde au stallite lui-même, la troisième au territoire extérieur à Phénice.

LES PJ

Pour ce qui est de l’évolution des PJ dans un laps de temps aussi étendu, deux solutions se présentent :
* soit vous préconisez une évolution acquise, qui vous permet de transposer directement vos PJ dix ans plus tard ; en ce cas, pour faire rapidement, prenez les tables de vécu de leurs castes, accordez leur 50 points de vécu (5 points par année comme il est prescrit pour faire un personnage âgé au début du Livret n°1) et opérez les transformations sans détailler.
* soit vous préférez une évolution simulée, qui fait jouer l’intervalle de façon raccourcie mais complète : afin de ne pas trop fouiller cette période, nous proposons de faire jouer aux personnages un scénario tous les deux ans de leur vie virtuelle, et d’intercaler entre ces aventures des parties plus calmes symbolisant leur vie professionnelles normales au sein de leur caste (adoptez alors la méthode précédente consistant à leur accorder 5 à 6 points de vécu par année). Cette méthode a l’avantage d’être plus réaliste, car d’une part vous pouvez inclure au fur et à mesure dans vos scénarii les transformations du monde phénicien exposées ci-dessous, d’autre part, beaucoup d’aventures démarrant sur la demande d’un personnage extérieur (M.L’Ambre ou autre), on peut faire de ceux-ci des relations de travail en les présentant aux PJ dans ces périodes plus calmes. Cette deuxième méthode a donné de bons résultats au sein de mon propre groupe de joueurs.
Normalement, vos joueurs devraient être des Initiés : cette période de dix ans peut être mise à contribution pour leur montrer certaines faces peut-être moins reluisantes des Maisons qu’ils ont choisies. Ou leur montrer les limites de la méthode et de l’idéologie d’une maison : ils peuvent tendre à créer leur propre clan (tant au sein de la même Maison, qu’en dehors, s’ils se sentent appelés vers Gaïa, ou vers d’autres systèmes mis au point par quelque personnage charismatique). L’évolution ne doit pas être seulement physique mais aussi psychologique.

LE STALLITE

Le phare de la Roke a vu ses difficultés intérieures se multiplier, tandis que son prestige augmentait grâce à plusieurs décisions étonnantes (à l’instar de la Croisade de la Ville Mouvement).

LE FRIGE POURPRE

Depuis environ l’année 305, les conditions de vie de la première Marche se sont détériorées au point qu’une révolte grave éclate en plein Frige 310 dans les bas-fonds, rassemblant Fouineurs, Missionnaires, et quelques Marcheurs : cette marée, remontant de nuit la Coulée spirituelle (un signe de légitimité qu’ils voulaient donner à leur action), débordant les défenses de l’Atre, a réussi à s’installer aux abords de la Marche des Lumières, voir à y rentrer grâce à la présence de Missionnaires ; les Prôneurs, surpris et paniqués, ont promis sur le moment des travaux d’habitation dans les quartiers délabrés, avant que l’arrivée brutale des Meilleurs et de la Garde des Purs (voir Livret n°3, p 77) ne chasse la populace en effectuant quelques mises à mort sommaires. Cette explosion de colère a été appelée le Frige pourpre, en souvenir de l’Automne pourpre de 155 (voir Livret n°3, p 7). Depuis, la situation moyenne de la Première Marche n’a pas considérablement évolué, à part quelques décisions concernant les quartiers des Echarpes pourpres et des Libres-tours, entre les années 312 et 316.

AU SEIN DES ECHARPES POURPRES

Les Syndicats y sont encore plus puissants, car ils bénéficient maintenant d’une immunité publique : les Prôneurs, en les déclarant "acteurs du bien du Stallite", ont libéré leur conscience, et ont délégué à ces pachas un pouvoir énorme, à savoir que toute menace ou remarque à l’encontre d’un membre du Syndicat est désormais puni par quelques jours d’emprisonnement (avec la complicité totale des trois foyers du quartier : voir la Carte de Phénice), ou par la saisie des biens matériels de la forte gueule. De quoi bien sûr augmenter considérablement le pouvoir de gens comme Egor KYN (voir Livret n°3, p 36) qui continue sa carrière de "parrain", et qui, parce qu’il se sent moins alerte qu’autrefois (lui qui atteint l’âge vénérable de quarante ans), initie au métier son bras droit, une éminence grise pleine d’avenir du nom de Adolphi CERREA. Egalement, les Prôneurs, en accord avec des Bâtisseurs, ont projeté la reconstruction des blocs d’immeubles des Cités (voir Livret n°3, p 36), en les mettant à bas dans un premier temps (ce qui a été fait) et en prévoyant de les reconstruire sur un plan identique mais avec des murs renforcés : les cercles dirigeants font volontairement traîner en longueur cette deuxième partie du plan depuis bientôt un an et demi ; deux raisons poussent les Prôneurs à opérer ainsi :
d’une part, ils maintiennent les Fouineurs dans des habitats de fortune érigés sur place en attendant la construction, ce qui, pensent-ils, en pousseront beaucoup à la mort ou à l’exil ; ce résultat serait en accord avec les revendications de certains nourrisseurs (ceux du Plan Pénurie prévu depuis longtemps, voir Livret n°3, p 108) qui s’insurgent contre une population grandissante alors que les serres ne peuvent produire plus.
d’autre part, sous la pression des Syndicats qui ont toujours détesté l’organisation des Echarpes pourpres (voir Livret n°3, p 37), les Bâtisseurs et les Prôneurs pensent avoir mis à bas le refuge de ces révolutionnaires, sans savoir que l’atelier clandestin visé (voir Livret n°3, p 37) ne se trouvait pas là, et surtout en ignorant qu’un nouveau leader, Anto FERUY, issu du cirque Orchaos (voir Livret n°3, p 35), a réussi à fédérer les cellules existantes, à la suite de Rob Krasny disparu (voir Livret n°3, p 106).

LES LIBRES-TOURS

Les Tours ont toujours été considérées comme un lieu hautement dangereux, et les Prôneurs ont décidé de supprimer avec l’appui des gardiens du feu l’esprit d’indépendance qui commençait à s’y installer. L’opération vise d’une part à faire de ce quartier un point fort de la partie Nord de l’enceinte phénicienne (à cause des mauvaises nouvelles relatives aux agissements du Clan du Padre au Nord ; voir la partie dévolue au territoire extérieur de Phénice) ; d’autre part à en faire un quartier dans la continuité de celui des Echafaudages. Ces deux raisons ont poussé les Prôneurs à engager un véritable bras de fer avec les Fouineurs de ce quartier, et cela depuis fin 313 environ. La première étape a été de "purifier" (selon l’expression des Bâtisseurs) le quartier, en progressant vers l’Est à partir de la limite Est des Echafaudages : il s’agit en fait de déloger par la force les Fouineurs (d’où les inévitables batailles rangées entre Gardiens du feu et Fouineurs, source d’effroyables dégâts des deux côtés), de détruire ou d’envoyer à la Ferraille les déchets accumulés sur place, puis d’entreprendre le percement du nouvel axe de ce nouveau quartier, dans la continuité de l’Artère du quartier des Echafaudages ; ces opérations ont progressé en trois ans jusqu’à la Tour sentinelle (voir Livret n°3, p 30), et un grand espace a donc été libéré entre la Coulée de l’Amicale et la partie Nord de l’enceinte. La suite de l’Artère a été creusée au centre de cet espace. Entre l’Artère et la Coulée de l’Amicale ont été installées des maisons basses (occupées par des boutiques) qui ressemblent à celles des Echafaudages, et dont les Vertiges (voir Livret n°3, p 40) ont vite conquis les hauteurs, le tout assurant une liaison optique avec le quartier précédent. La chapelle installée auparavant à la limite des deux quartiers est désormais mise en valeur au milieu des échoppes mais alignée avec elles. En face, l’espace entre l’Artère et l’enceinte a été envahie par de gros baraquements accolés à l’enceinte, et qui accueillent une sorte de grand foyer, soit une centaine de Gardiens du feu : ils servent à ramener l’autorité dans un quartier qui avait tendance à la bafouer, et l’Atre peut les utiliser comme une défense efficace et rapide de cette partie du stallite, tant contre les pressions intérieures de l’Est de la Première Marche que contre d’éventuelles attaques extérieures. L’aménagement du reste du quartier semble compromis, d’une part parce que les Fouineurs délogés ont préféré se replier à l’Est dans les Tours restantes plutôt que d’habiter les nouveaux locaux, ce qui, pour la partie restante fait pencher le rapport de force en faveur des Fouineurs, et d’autre part parce que les fonds semblent manquer pour ce projet qui est dorénavant conçu comme une guerre contre la vermine (ce qui insuffle encore plus de désespoir dans la résistance de la prétendue vermine).

LA NOUVELLE HALTE

Il s’agit du dernier grand projet de ces dix années : l’idée, née en 313 d’un groupe de Batisseurs alliés à des Marcheurs, était de construire une nouvelle Halte marchande et habitable sur le flanc Ouest de Phénice, derrière les Affres ; ce quartier, d’abord pressenti pour le projet se révélait difficile à aménager du fait de sa pente et du caractère sacré du Mausolée (voir Livret n°3, p 32). On a donc cherché une solution extérieure, et une gigantesque idée a germé : puisqu’on ne pouvait gagner de la place à l’intérieur de Phénice, il fallait grignoter sur l’Obscur. Un Ingénieur a émis l’idée d’un large socle parallélépipèdique construit en plaques de verre (liées par du plomb), à l’intérieur duquel serait amenée la lumière et la chaleur par la combustion de gaz, au travers d’un prolongement du gazoduc venu de la nouvelle Coulée, alimentant déjà en lumière la Marche des Batisseurs (voir Livret n°3, p 45 : Les Torchères), et perçant la muraille Ouest pour alimenter cette Nouvelle Halte. Le socle constituerait donc une source supplémentaire de lumière, à la limite de la colonne naturelle inondant le stallite, et la large surface de ce socle (environ 1000m sur 700m) pourrait accueillir une grande quantité d’installations, temporaires ou permanentes ; la hauteur de ce même socle (environ 2,5 mètres), alliée à une enceinte résistante établie à faible distance et gardée par un détachement de Vigilants, protégeraient ces installations des intrusions de l’Obscur. L’accès était prévu à l’Ouest par une grande rampe de pierre pouvant laisser passer des caravanes. La majorité de ces travaux ont été réalisés depuis, avec le plein soutien des Prôneurs séduits par l’idée de "grignoter sur l’Obscur" ; les différents aspects du projet ont été respectés, d’autant plus que la fabrication en verre, étant donnée l’abondance relative de sable (mêlé à des cendres) autour de Phénice, était du moindre coût ; seule l’enceinte a posé problème : réalisée en premier afin de garantir protection au chantier, elle a été faite en pierre basaltique, à laquelle déchets et carcasses irrécupérables ont été mêlés, ce qui forme une sorte de monticule écorché, qu’une seule porte de moyenne importance perce au seuil Ouest. Une garnison de vingt Vigilants (on choisit souvent officieusement ceux qui ont été atteints du syndrome de Syrte ; voir Livret n°3, p 18) est astreinte à son contrôle, avec un Prôneur délégué qui institue comme dans les autres Haltes un rituel d’exposition.

NOUVEAUX RAPPORTS

Les nouveaux rapports psychologiques au sein du stallite sont surtout dus à des questions de caste. Dans la Marche des Lumières, les Prôneurs sont toujours engoncés dans leurs intrigues financières et politiques, et perçoivent de toujours aussi loin (si ce n’est plus...) les problèmes de la base qui de toute manière ne les concernent guère. Cependant, on voit depuis environ quatre ans monter une nouvelle génération de jeunes Prôneurs plus fidèles aux vertus de droiture que leurs aînés, et cela sous l’impulsion étroite des Initiés, qui, ahuris par la haine que peuvent susciter les Prôneurs de la Marche des Lumières parmi le peuple, ont décidé de modifier cet aspect, surtout afin que les populations soient plus prêtes à percevoir leur message lors de l’inévitable Grande Révélation (voir Livret n°2, p 63). La nouvelle génération révèle plus d’écoute en faveur des rapports des Missionnaires, et acceptent volontiers les séjours dans des lieux comme le Monastère de l’Epreuve (voir Livret n°3, p 18). Mais les anciens Prôneurs gouvernent toujours, et leur soif de prestige faussent leur mission, au risque de s’attirer les foudres de ceux qui jusqu’ici les soutenaient : les Gardiens du feu. En effet, les Prôneurs ont trouvé des fonds pour des projets comme la Nouvelle Halte, mais des organisations comme la Compagnie Quatorze (voir Livret n°3, p 78) manquent encore cruellement de moyens, devant se contenter de ridicules haches et de bras pour dégager les débris des écroulements, alors que des machines puissantes à vapeur seraient de plus en plus utiles ; d’autant que la Redoute des Huiliers (voir Livret n°3, p 80) avale des moyens extravagants pour des recherches liées à la guerre, mais dont les effets sont somme toute assez limités (à part de grandes opérations comme la Croisade de la Ville- Mouvement). De plus, quelques foyers sont devenus complètement inefficaces dans certains quartiers (comme, dans le quartier des Libres Tours, la Tour Sentinelle, désertée dès 314 durant les travaux du quartier, devant les risques de colère populaire à son encontre, et non réoccupée depuis) ; ils attendent plus d’hommes, plus de moyens, plus de soutien pour faire respecter la justice de Solaar, à l’instar du Foyer des Isolés (voir Livret n°3, p 84) qui a disparu durant l’année 316, lors d’un incendie déclenché par des ivrognes en colère, et qui n’a jamais été reconstruit, laissant presque indépendant un quartier de plus. Au sein des castes elles-mêmes, les rapports ont évolué : en se rapprochant des Prôneurs pour espérer décrocher des chantiers, les Maîtres et Donn Bâtisseurs se sont mêlés à certaines combines, et ils apparaissent au sein de leur propre caste comme des privilégiés, mais surtout comme des avides devenant aussi torturés et machiavéliques que leurs commanditaires. Les Bâtisseurs sont d’ailleurs ceux qui évoluent le plus. Une scission est apparue depuis quelques années entre les Antéquaires et ceux que l’on appelle désormais les Filonneurs : les premiers sont souvent en lien avec des Erudits, et étudient l’Avant de façon pédante, depuis leur laboratoire phénicien, où ils entassent sans distinction les objets intéressants (qu’ils acquierent grâce aux Filonneurs), tentant quelquefois des expériences sur ceux-ci (car ils peuvent en avoir les moyens), mais réfléchissant avant tout sur leurs aspects et leurs matériaux (certaines pièces précieuses peuvent assurer lors de ventes officieuses de substantiels revenus) ; à l’exemple d’Ol DEMERIZ (voir Livret de l’écran, p 11) qui jouit d’un grand prestige après avoir isolé et compris partiellement ce qu’il appelle un "directeur de fonctionnement" (et qui n’est autre chose qu’un moteur de voiture), les Filonneurs sont avant tout des hommes de terrain, qui ont parcouru plusieurs fois les points forts du Plateau de Silice (ruines de Marsala, Palerm, Katan, Syrak), ont souvent risqué leur vie pour récolter de précieuses reliques, et qui grâce à une communication assidue et suivie, commencent à réfléchir de façon active sur certains objets récurrents, sur des ressemblances de découvertes, sur le contexte des découvertes, et à synthétiser les intuitions à l’exemple d’un archéologue, le manque de moyens seul les empêchant d’expérimenter ce qu’ils pressentent. Une nouvelle impulsion pourra être donnée aux recherches des Inventeurs, après la redécouverte partielle de la production d’électricité, en l’année 316, par l’inventeur Ani MARTON. Celui-ci avait d’abord mis au point une machine qu’il pensait proposer aux Faiseurs afin de les aider dans leur travail du verre : en effet, beaucoup de surfaces de verre devaient être refaites à cette époque, tant des lentilles comme celle de la lunette du Dome (voir Livret n°3, p 78) que quelques uns des miroirs du FaHaRa (voir Livret n°3, p 95), et le polissage posait problème, à cause d’impuretés écaillant la silice utilisée. MARTON avait donc construit une machine comprenant une roue large, disposée de façon horizontale, un axe vertical la mouvant, lui-même entraîné par des roues de bois successives (à l’exemple d’engrenages), dont une autre roue, dotée d’une manivelle, déclenchait le mouvement quand elle était actionnée par un homme seul ; la grande roue horizontale était destinée à recevoir la plaque de verre à polir, et on approchait à son contact des tampons en laine de fer, chargés de lisser la plaque pendant sa révolution. A l’exemple des premières dynamos du 19ème siècle, les premières plaques de verre qui sont passées par cette machine se sont retrouvées chargées d’une grande quantité d’électricité, due aux électrons arrachés par les tampons à la plaque, et des manifestations électriques sont apparues au sein du laboratoire : les Faiseurs, en voulant récupérer leurs plaques, ont été surpris par les décharges reçues au contact du verre ; puis ce sont les plaques de verre elles-mêmes qui ont libéré des arcs électriques vis à vis du cerclage en métal de la roue les supportant. Depuis, MARTON a expérimenté, sous l’œil circonspect des Prôneurs, différents aspects de ces charges inconnues (et sûrement venues del’Obscur selon certains), et cela jusqu’à produire une lumière décuplée grâce à un immense arc (qui s’est déclenché involontairement entre deux clous de fer, l’un fiché dans l’axe vertical , l’autre calant une partie du cerclage de la roue) durant quelques secondes.
Une seconde chose permettra sûrement de nouveaux rapports entre la minorité lettrée de Phénice et la majorité peu ou pas, lettrée : il s’agit de l’apparition d’une nouvelle congrégation sur le jeu urbain, LIS GERAT (le lecteur), dont les membres se fixent comme but de rassembler le plus d’écrits possibles et de les diffuser, au lieu de les enfermer dans une bibliothèque, par la copie en attendant un autre système. Leur conception occulte de la culture (qui permet selon eux de repousser l’Obscur si l’on reconnaît les vraies formules efficaces) et les fonds dont ils disposent (ils ont réussi à récupérer le début d’encyclopédie mis au point par CHE MANEGO, et à perpétuer son œuvre grâce à un réseau parmi les Marcheurs) leur ont permis de s’attirer les grâces mitigées des Prôneurs, qui leur laissent recopier pour l’instant les ouvrages de la Bibliothèque déclarés mineurs par les Erudits de la Marche des Lumières. Sûrement LIS GERAT est il appelé à jouer un rôle dans les tensions sociales...

LE TERRITOIRE EXTERIEUR A PHENICE

Pour les Célestes, le Plateau de Silice reste une chose lointaine, vaste et mystérieuse, même si avec les années, les récits abondants des Marcheurs ont pénétré de plus en plus profondément dans les mentalités. Beaucoup d’informations sont tout de même surtout militaires, car elles conditionnent l’espoir du Stallite. Le clan du Padre (voir le Livret de l’Ecran) est désormais connu par la majorité des Célestes, à cause de plusieurs opérations de brigandages dénoncées à l’intérieur du stallite (racket, assassinat de quelques Gardiens du feu, ...) : ce qui apparaissait comme des vengeances de Fouineurs a été attribué en bloc au clan après la prise d’un de ses membres, lors d’une tentative ratée au sein de la Fourmilière, grâce à l’intervention de gardiens de ce quartier (voir Livret n°3, p 37, à l’exemple de Kaïl SAND) ; sous la torture des contre-feux, le racketteur a livré ses maîtres, et une expédition de vingtVigilants a été dépêchée en direction du Nord-Est, sans trouver l’entrée du complexe souterrain (voir Livret de l’Ecran, p 19), mais en ayant des escarmouches avec quelques hommes du clan. Ce que les Célestes ne savent pas, c’est que, afin de mieux racketter les caravanes passant à proximité de Phénice, le clan a installé sur les principales pistes ce qu’il appelle des "repères", petites cabanes entourées d’une enceinte légère, le tout souvent construit à l’ombre d’un relief rocheux, et qui abrite une dizaine d’hommes chacun. Grâce à ces implantations, le clan est maître absolu de tout le Nord-Est du plateau, ainsi que des villes de l’avant : Palerm et Marsala sont occupées par plusieurs "repères" chacune, qui servent à assurer une emprise sur cette "côte" Nord. La Maraude des Naufrageurs (voir Livret n°3, p 33) a été pratiquement réduite à néant par cette avancée (d’autant plus que ses membres se sont divisés à la suite de la mort de leur chef Konrad "Demi-bras"), et a été obligée de se déplacer au Sud, à faible portée de Phénice. Seul l’Avant-poste de l’Ecrin arrive à inspirer peur au clan, mais celui-ci n’a pas hésité à s’en prendre par deux fois, durant les années 314 et 316, au Monastère de l’Epreuve, ce qui a amené les Prôneurs à craindre cette nouvelle force, d’où l’aménagement du flanc Nord de l’enceinte phénicienne (voir le paragraphe Les Libres Tours dans la première partie de ce document). La deuxième chose qui préoccupe les Célestes avertis, est l’augmentation constante depuis quelques années du nombre de créatures de l’Obscur (souvent des Shankréatures) s’attaquant aux lieux "humanisés", dont Phénice ; les avant-postes comme ceux de l’Abîme et de l’Ecrin sont de plus en plus débordés par l’audace incroyable de ces émissaires (quelques combats au corps à corps qui se sont souvent soldés par la mort des deux adversaires). Il s’agit en fait de l’intensification des missions de reconnaissance ordonnées par le Seigneur Shankr (voir Livret n°2, p 54) : il pousse ses attaques toujours plus loin, afin de vérifier ce qu’il pressent de l’état des Runkas, et il n’est pas loin de se décider à passer à l’action, devant les dérisoires réponses humaines...La Bataille finale n’est sûrement plus très loin, même si les Initiés ne semblent pas tous en avoir conscience. Le troisième événement, assez important, est le contact pris avec Phénice par les hommes du Monastère bleu : à l’exemple des envoyés des dernières colonies humaines (voir Livret n°2, p 28 : Les Envoyés), quatre hommes se sont sacrifiés pour tenter de pénétrer dans le stallite et d’exposer leur problème (l’isolement, leur nombre qui diminue, le savoir à conserver) ; ils ont été recueillis accablés par des Marcheurs, qui en ont emmené trois (le dernier étant mort en route) dans la Halte des Lointains. Là ils ont été pris en charge par des Initiés alertés en secret, qui cherchent depuis à comprendre leur langue, et qui ont pu, grâce à leur collaboration, déchiffrer les écrits fragmentaires de l’Avant. La majorité des Prôneurs ne sont pas au courant de ce contact. Les émissaires du Monastère sont pour l’instant gardés en secret par la Maison Sartharil au sein du Domaine.



Encadrement arrondi
Ajouter un commentaire
forum bouton radio modere abonnement

forum vous enregistrer forum vous inscrire

[Connexion] [s’inscrire] [mot de passe oublié ?]

Encadrement arrondi

Tous les éléments et personnages sont des marques déposées détenues par leur propriétaire. Ils sont utilisés ici sans autorisation particulière, dans un but d'information. Si l'auteur ou le détenteur des droits d'un élément quelconque de ce site désirait qu'il soit retiré, les responsables du sden s'engagent à le faire dans les plus brefs délais.

(c) 1997- 2017 SDEN - Site communautaire de jeux de rôle
Tous droits réservés à l'association loi 1901 Elfe Noir.
Les textes et les illustrations des rubriques, sauf avis contraires, sont la propriété de leurs auteurs.