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Dark Earth

Un récit de la grande bataille de la ville mouvement

jeudi 20 août 2009, par Benjamin Cunnac

Au cour de la Campagne de la Ville Mouvement, un combat homérique eut lieu entre l’armée de croisés et la terrible Légions des Damnés.
Cette bataille, au plutôt cette innommable boucherie, nous est contée par quelqu’un qui l’a connu au plus fort de la mêlée, Rath Horback.

L’Affrontement entre la Croisade la Ville-Mouvement et la Légion des Damnés

Le brise-vent parcourut la distance entre la brèche et le campement en quelques heures. Les colons étaient heureusement sauvés mais la horde des damnés allait très certainement se retourner vers la croisade. Rath était très inquiet, après tout, la plupart des soldats n’étaient que des fouineurs qui espéraient tirer gloire et fortune de cette campagne. Quant aux gardiens du feu ils étaient trop arrogants pour se rendre compte du réel danger. Il tourna les yeux vers ses compagnons d’infortune, beaucoup ne reverrait plus Solaar. Il n’espérait pas en faire parti, sa lutte personnelle contre le Shankr n’avait commencé que depuis quelques mois et elle devait durer encore longtemps.

- Dask, je peux compter sur toi en cas de coup dur ?
- Mais bien sur, je te sauverais la vie une fois de plus s’il le faut !

Le marcheur d’un regard plein de surprise, dévisagea Rath. C’était la première fois qu’il le voyait douter de l’issue d’un combat. L’amitié entre les deux compères n’avait fait que grandir depuis la cérémonie du cristal et chacun était devenu le bouclier de l’autre à force d’épreuves surmontées dans les ruelles sombres de Phénice ou dans les landes perdues de l’Obscur.

Dask s’éloigna d’une démarche souple et décidée. Son tempérament aventureux l’avait poussé à rejoindre la confrérie des marcheurs à l’encontre des désirs de ses parents.

C’était un allié sûr en combat, sa virtuosité dans le maniement des katars associée à un physique époustouflant faisaient de lui un adversaire mortel en combat singulier. Il disparut rapidement comme englouti par les ténèbres de l’Obscur.

Les ordres fusaient de toutes parts, la Légion des Damnés était maintenant en vue.

Les machines et chariots de guerre se déployaient pour former un front compact. Un grondement suivi d’un coup de tonnerre déchira la nuit. Le Léviathan prenait sa place dans le système défensif des croisés. Seules ces quelques machines pourraient assurer la victoire tant l’avantage numérique était en faveur des damnés. La nuée d’esclaves avançait lentement aiguillonnée par les soldats d’élites du Maître. Il dominait son armée de sa taille impressionnante, rien ne semblait pouvoir lui résister. Pourtant, il le fallait !

Rath, balance en main, était prêt à affronter l’adversaire même si cette arme ne lui était pas familière ce qui le rendait moins efficace qu’à son habitude.

Deux éclairs fugaces traversèrent la nuit, Dask avait dégainé ses katars sans un bruit. Lui aussi était prêt… La marée s’approchait de plus en plus rapidement, les croisés attendaient les ordres.

Le choc frontal, le temps qui s’arrête, puis tout s’accélère. Les damnés conscients de leur avantage numérique cherchait à encercler les croisés pour en finir le plus vite possible. Ceux-ci repoussaient avec ardeur les flots noirs qui s’abattaient, tel le voulpe sur sa proie, avec froideur et méthode. Les légionnaires menaient à merveilles leurs esclaves vers une nouvelle victoire.

Englués dans un combat rapproché dont l’issue était certaine, les croisés cédaient du terrain à leurs ennemis. C’est alors que le Léviathan entra en action, de sa proue gigantesque surgirent des flots de flammes vengeresses qui noyèrent des centaines d’esclaves.

De minutes en minutes la pression du nombre diminuait, il fallait frapper vite et fort pour maintenir l’avantage. Les croisés l’avaient tous compris et il redoublèrent d’ardeur au combat, peu à peu le combat s’équilibrait. Dask et Rath avaient déjà supprimé plusieurs adversaires lorsqu’ils décidèrent d’en finir. C’est le maître qui insufflait la peur qui faisait avancer les esclaves. Sans lui la horde inhumaine ne serait plus qu’un corps décapité.

Armes aux poings, accompagné de leur unité ils se taillèrent un chemin sanglant à travers les lignes ennemies, ne ralentissant le pas que pour trancher une tête supplémentaire. Un groupe de légionnaires s’interposa face à cet élan qui coupait le courant des esclaves.
Le Maître n’était plus qu’à quelques pas…

Dask d’un coup rapide bloqua la lame de son premier adversaire et enfonça son deuxième katar dans l’abdomen du soldat. Rath avait du mal à contenir les assauts de la brute qui se tenait face à lui. Grâce à ses deux armes il noyait Randolf sous de nombreux coups dont les capacités de parades seraient bientôt dépassées. Le combat n’était pas à l’avantage du croisé qui devait se cantonner à esquiver les coups de son adversaire, une attaque l’avait trop exposé. Rath décida alors de passer à l’offensive, même s’il se découvrait cela restait sa seule chance. Dans un sursaut d’énergie, il parvint à surprendre son adversaire, pour qui le combat était gagné. La première lame de la balance déséquilibra la défense du légionnaire, la deuxième entailla profondément le bras droit. Le combat changeait d’âme, Rath maintenant en position de force pouvait acculer son adversaire grièvement blessé. Le duel toucha rapidement à sa fin.

Un ballet mortel s’était engagé entre Dask et le Maître qu’on nommait le Cauchemar. La puissance brute du fauchard était endiguée par la danse effrénée des katars. Les deux combattants étaient de force égale.

Chaque attaque était parée, chaque feinte découverte, le combat aurait pu durer des heures. Mais Dask semblait s’affaiblir beaucoup trop vite pour quelqu’un de sa résistance. L’aura de malveillance émanant du Cauchemar absorbait l’énergie de ses adversaires leur ôtant rapidement tout espoir de victoire.

Rath se devait d’intervenir sinon son ami servirait de repas à la faune de l’Obscur. D’un magistral coup de fauchard le Maître envoya Dask s’aplatir à quelques mètres. La blessure ne semblait pas critique mais le marcheur ne pouvait plus se relever. Son énergie était au plus bas.

Pour porter ce coup, le maître s’était découvert, Rath profitant de cette unique chance attaqua avec l’énergie du désespoir. La balance fendit l’air, puis la boîte crânienne du Maître.

La plaine résonna du cri d’agonie du maître, les deux armées se figèrent. L’immense créature tombait sans un bruit, lorsque sa tête heurta le sol. Les croisés, galvanisés par cette victoire, se relançaient à l’assaut de la horde des damnés. La bataille touchait à sa fin.

Les survivants contemplaient le charnier. De mémoire d’homme, Sombre Terre n’avait jamais connu tel carnage. La croisade avait éliminé un de plus grands périls de l’Obscur mais elle s’en remettrait difficilement. Les corps furent rassemblés en d’immenses bûchers funéraires. L’éclat terne des flammes ne pouvait percer l’opacité des ténèbres.

Lentement les croisés se remettaient en ordre de marche. Les quelques chars restants et le Léviathan s’ébranlèrent ouvrant la marche aux fantassins. Le moral était en berne.



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