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Deadlands

Elliot Harper, guide dans le Junkyard

mercredi 6 janvier 2010, par Gabriel

Laurent / Elliott / Gabriel nous livre un historique bien documenté. Il fera le bonheur des férus d’histoire et vous y retrouverez de nombreux éléments du background de Salt Lake City. Vous pouvez découvrir ses aventures dans la rubrique inspirations.

Historique

Je me suis finalement décidé à prendre un crayon et quelques feuilles volantes afin de laisser des traces derrière moi, à l’aube d’une période qui, je l’espère, va révolutionner Salt Lake. Je ne sais pas quel fut mon rôle dans tout cela, je l’estime au mieux comme ayant été négligeable… Mais bon, les fragments de ma vie, s’ils tombent entre de bonnes mains (ce ne sera pas ma descendance naturelle, je le sais, mais peut-être spirituelle), pourront je le crois servir de leçon à d’autres…

Je suis né le 18 décembre 1837, à Chicago, dans l’Illinois. Mon père était militaire au fort Dearborn, qui fut fermé l’année de ma naissance. C’est cette fermeture qui fit de ma mère, Emma, une femme seule tentant d’élever son enfant de son mieux. Mon père disparut en effet de sa vie, déplacé quelque part, Dieu seul sait où… Ma mère se mit à travailler alors dans un saloon de Chicago, la Railway’s Tavern, qui accueillait les travailleurs du rail fraîchement arrivés dans la région. Chicago changea de visage extrêmement vite : d’un petit hameau, elle devint un gros bourg, puis une petite ville en deux ou trois ans. C’est au début de l’année 1840 que notre vie bascula, à ma mère et moi : Andrew Philips, un bel homme d’une trentaine d’années franchit les portes du Railway’s pour « ramener les brebis égarées dans le droit chemin ». Parmi elles, Emma Harper.

Ma mère tomba sous le charme du verbe et de la flamme d’Andrew, ce qui fut apparemment réciproque, puisqu’il nous emmena à Nauvoo, dans le Missouri, rejoindre les Mormons. Il en était un en effet, et ne tarissait pas d’éloges à propos d’un certain Joseph Smith, qu’il voulait nous présenter. Je n’ai vu cet homme que quelques fois, et encore étais-je jeune au moment de sa disparition, mais il me fit forte impression, me traitant comme son fils. De plus, ma mère, même après la disparition du « Prophète », entretint son image présente à mon esprit. Quittant le monde des hommes après des années pleines de turpitudes, Joseph fut contacté par un ange dans une forêt où il s’était retiré, et il reçut les vraies tables de la Loi, ainsi qu’une vision de l’Apocalypse…
Je reçus toute mon éducation chez les Mormons, avec leur bible comme livre de lecture unique. La foi et la générosité exemplaire du Prophète me servirent de guide, flamme entretenue par ma mère. Les années passèrent, et c’est à peine si je vis se profiler derrière tout cela l’ombre d’un ange déchu, le révérend Young.

J’avais sept ans quand notre guide, ainsi que son frère, disparurent , dans les geôles du gouverneur Ford. Le temps était venu de nouveau pour nous de nous enfuir, les Gentils ne nous tolérant plus en leur sein. Ce fut le jeune révérend Young qui prit la tête des opérations, et nous conduisit dans l’Utah, sur les bords du « Great Salt Lake ». Une région hostile au possible, en plein désert, tous les Saints dépendant des cours d’eau descendant péniblement les Wasatch Mountains. Le printemps 1848 fut l’occasion d’une nouvelle épreuve, à laquelle j’assistais complètement ébahi. Des millions d’insectes se jetèrent sur nos maigres cultures, nous donnant une vision des plaies d’Egypte. Et le cycle se répéta, je ne sais plus combien de fois… Jusqu’au prétendu miracle, annoncé par le révérend Young : des mouettes firent leur apparition sur les îles du lac, et se gavèrent de nos ennemis. Elles y prirent tellement de plaisir qu’elles revinrent tous les ans, jusqu’ il y a une dizaine d’années de cela…

Les années passèrent, et je gravis peu à peu les échelons chez les Saints, pour devenir second conseiller du Bishop Doherty, d’une paroisse de Salt Lake City. J’avais à peine trente ans lorsque nous obtînmes la création d’un gouvernement autonome pour les Mormons, sous la pression de Brigham Young, en 1866. C’est cette année-là que ma mère mourut, et je ne pus qu’y voir un sombre présage. Le révérend Young m’inquiétait de plus en plus, et je ne pouvais m’empêcher de penser que c’était suite à ce genre de revendications que nous avions été chassés de nos terres précédentes : je ne pense pas que nos lois, et notamment notre interprétation très libre du mariage et des femmes « spirituelles » soient du goût de nos hôtes. Entre temps, les événements de Mountain Meadows, dont je n’ai connu le fin mot qu’il y a très peu de temps, auraient pu confirmer cette impression… J’en reparlerai le moment venu.

Je n’ai commencé à m’écarter visiblement du « droit chemin » qu’à partir du milieu des années 1860. Les Dix commandements restent pour moi quelque chose de sacré, et je commençais à m’inquiéter de la disparition des Gentils qui avaient quitté Salt Lake après Mountains Meadows… La multiplication des assassinats de ces personnes avait quelque chose de dérangeant ; j’étais sûr en tout cas que le Prophète n’aurait jamais toléré cela. Et je commis des impairs aux yeux de mes concitoyens, les Saints. Ce qui n’échappa pas aux oreilles du Deseret News : j’apparus pour la première fois dans la « liste noire » du journal après avoir évoqué auprès du Bishop Doherty la possibilité d’une enquête sur Mountains Meadows, en 1868. Je me tins dès lors tranquille, mais ruminais secrètement à l’encontre de la tournure inquisitoriale que prenait le gouvernement Young.

L’arrivée d’Hellstromme en 1870, suite à la découverte de roche fantôme deux ans auparavant, changea le visage de la ville, favorisant en partie d’ailleurs la verrue qui lui est poussée sur le visage : le Junkyard. Je ne connais désormais que trop bien cette jungle métallique quasi invivable, mais je n’ai jamais réellement compris comment elle avait pu pousser si vite, et sans que finalement personne ne s’y intéresse, même pas moi, au départ.

C’est en 1872 que j’y pénétrai définitivement, et sans réellement d’état d’âme. Cinq apparitions consécutives dans la « liste noire » ont scellé mon destin. J’appris qu’en plus du regard de mes voisins à affronter, il existait aussi une garde prétorienne dévouée corps et âme à Brigham Young, les Danites. Ils ont sonné à ma porte, et m’ont expédié manu militari dans le Junkyard, avec une heure pour rassembler mes affaires personnelles… J’allai devenir mineur de roche fantôme…
Le choc fut cependant terrible, et je commençai une longue descente aux Enfers ; une fumée épaisse, grasse, gluante et un univers fait d’un enchevêtrement inextricable de poutrelles, passerelles, tuyaux… J’allai désormais vivre sous terre, dans les entrailles métalliques d’une ville-champignon.

Passons les détails : je fus purement et simplement digéré par le Junkyard, pour finir dans ses intestins, le Sludge et ses environs, dissolvant les corps et les âmes, dans un maelström puant. J’errai à droite, à gauche, survivant d’expédients pendant plusieurs semaines, pour finir par déboucher sur le Steamer, et surtout Granny Smith. La rencontre avec cette femme énergique me remit sur les rails. Je pris une chambre au Salt Lake City Grand, profitai des joies de son piano, et finis par avoir du travail chez Hellstromme.
Mes semaines d’errance avaient fait de moi un connaisseur du Junkyard et de ses pièges, que les années suivantes allaient confirmer. Hellstromme finit par me confier des travaux mieux payés, car de confiance.

Pour me tenir au courant, je suis plusieurs fois retourné dans Salt Lake : j’assistai à quelques cours de Young à l’université, où je pus me rendre compte de son charisme ; je pris quelques livres chez Warwick, pour maintenir le contact. J’ai même été au Tabernacle, pour essayer d’entendre les grattements de « l’Ancien perdu », avec l’espoir secret qu’il annoncerait de terribles nouvelles pour Brigham, mais rien.
Il y a environ deux ans, j’eus une nouvelle preuve du pouvoir du révérend, qui m’a profondément troublé : l’affaire des « voleurs de dîme ». Ce qu’il restait de ces hommes m’a ancré dans l’idée que le Tout-Puissant ne pouvait pas être le soutien de Young, puisqu’Il n’aurait pu tolérer ce qui a été fait à plusieurs de Ses créatures, même si elles n’étaient que des Gentils.

Je continuai à survivre dans le Junkyard, y devenant un des guides reconnus du coin, et ayant donc de fréquentes relations avec les « commerçants » du « quartier ». Ma dernière aventure a commencé il y a plusieurs jours, lorsque Hanuman, l’homme de confiance d’Hellstromme, comme toujours en costume avec attaché-case, est venu me voir pour louer mes services de guide, comme toujours accompagné de ses gardes quasi-invisibles.

La suite de cet historique est le récit de la campagne jouée par Elliott. Elle se trouve dans la rubrique Inspiration.

Caractéristiques principales

- Perception 3d6 (Détecter 5 / Scruter 1)
- Connaissances 2d12 (Junkyard 5 / Occultisme 2 / Salt Lake 4 / Cout. Indiennes 2)
- Charisme 2d6 (Persuasion 3)
- Astuce 3d12 (Conn de la rue 4 / Dénicher 3)
- Ame 3d8 (Foi 3 / Tripes 4)
- Dextérité 2d10 (Crocheter 1 / Rech rapide 2 / Tirer Pistolet 5 / Tirer Fusil 3 )
- Agilité 4d10 (Combat couteau 3 / Equitation 1 / Furtivité 3 / Grimper 4)
- Force 2d6
- Rapidité 4d8 (dégainer 2)
- Vigueur 3d6



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