Tome 1 : Manitou
Tome 2 : La vengeance de Manitou
Tome 3 : L’ Ombre du Manitou
L’ heure de la vengeance est proche. Les indiens n’ ont jamais digéré les massacres perpétrés par les blancs et le vol de leurs territoires. Certains vieux hommes-médecines étaient très puissants à l’ époque, et très liés avec les démons et les manitous, les esprits qui sont en toute chose. Parmi eux, Misquamacus, le légendaire homme-médecine... A l’ aide de certains rituels, il a disparu de la surface de la terre et revient se venger, et venger son peuple, à notre époque . Pour cela il renait dans le corps d’une jeune fille, devant des hommes pétrifiés de terreur, sauf Singing Rock, un autre homme-médecine, et Harry Erskine, un soit-disant occultiste. Ces hommes vont livrer un combat sans merci pour détruire Misquamacus, où au moins le faire retourner d’où il vient. Ils l’ affrontent successivement dans les deux premiers volumes de cette trilogie, pour finalement aller sur son propre terrain, le ’Grand Dehors’, le monde des manitous.
Cette trilogie est celle qui a révélé Graham Masterton au grand public. Ce qui a fait son succès au premier abord est bien sûr le fait que Misquamacus soit sorti d’une nouvelle d’ Howard Phillips LOVECRAFT pour arriver dans notre époque.
Le premier volume est un peu faible à mon goût, on a l’ impression qu’il suffit à Harry Erskine de passer deux ou trois coups de fils et hop, la solution apparaît.
D’ autre part, les personnages sont assez sommaires dans ce premier volume, ils sont largement plus développés dans le deuxième et troisième. Et la venue de Misquamacus, en l’ occurrence dans le corps de la jeune Karen, manque cruellement d’ explications, surtout scientifiques.
Enfin, les policiers et autres intervenants sont trop enclins à croire au surnaturel, ils l’acceptent quasiment immédiatement, ce qu’ils ne font plus du tout, heureusement, dans les deux autres volumes.
Donc après un premier volume un peu faible, mais néanmoins plaisant à lire, nous retrouvons enfin du Masterton en pleine forme. Par contre que les Lovecraftiens ne cherchent pas trop de références à HPL, il n’y en a presque pas, hormis certaines références à la région Miskatonic et sa rivière .
Une trilogie très sympathique donc, à lire, notamment pour les lecteurs intéressés par la magie indienne.





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