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L’élémentalisme : la Voie de l’Equilibre

Essai sur la discipline de l’élémentaliste

jeudi 11 février 2010, par Soledango

De la notion de l’équilibre et de ce qu’elle implique pour le monde et les élémentalistes.

Mon maître aime à dire que si la réalité était transparente, nous n’aurions pas de raison d’être, nous autre élémentalistes. Comme tout les adeptes, nous voyons le monde par le filtre de notre discipline. Comme tout les lanceurs de sorts notre discipline nous montre des choses que nul autre ne peut comprendre. Nous voyons les choses telles qu’elles sont au lieu de les voir telles que nous les pensons. Nous les comprenons, nous comprenons leur fonctionnement, leur équilibre. L’équilibre est fondamental. Il est la garantie du tout, la condition à l’existence même. Et nous sommes garants de cet équilibre.

Voilà, en substance, ce qu’un élémentaliste clair expliquera à quelqu’un qui lui pose des questions sur sa discipline. Ne nous y trompons pas : il y a là beaucoup d’inexactitude et un peu de vantardise. Un peu comme quand un sorcier prétend être le seul à comprendre les forces que nous utilisons tous, quand un guerrier dit être le seul à vraiment comprendre l’âme du combat. Oui nous percevons la réalité, nous tentons de la comprendre à chaque instant un peu plus. Ce n’est pas aussi simple que de le dire et les résultats sont moins garantis.

Tout revient, il est vrai, à l’équilibre. Mais le premier équilibre que nous cherchons à garantir n’est pas celui du monde. En vérité le monde existait bien avant les élémentalistes et existera bien après. Les feux ont toujours brûlés les forêts qui se nourrissent de la terre qui stoppe le vent qui assèche l’eau qui éteint les feux. Le monde élémentaire est équilibré. Le déséquilibre naît des donneurs de noms et des horreurs. Cette similarité vous fait frémir ? Moi aussi. Pourtant il est inutile de le cacher, nous avons ce point commun, et je pense que c’est une des raisons à notre vulnérabilité à la corruption. Le dire à certaines personnes qui préfèrent s’aveugler m’a souvent valu de devoir faire preuve de mon art.

L’élémentaliste doit avant tout garantir que les donneurs de noms ne mettent pas l’équilibre du tout en danger. Et le premier donneur de noms auquel nous nous confrontons, c’est nous même. Les gens pensent que si nous tenons tant à préserver l’équilibre élémentaires, c’est pour protéger ici une forêt, là une rivière, et certains d’entre nous se plaisent à le croire. Mais au fond nous cherchons avant tout à préserver le monde de notre existence. Les éléments, la nature n’ont pas d’objectifs, ils sont. Même si les esprits élémentaires peuvent nous parler et agir, ils ne dérogent pas à cette règle. Mais nous, nous désirons, nous construisons, nous détruisons selon une logique qui n’a rien d’élémentaire. Notre volonté déséquilibre le monde. Nous laissons des traces, nous modifions sans se soucier de l’équilibre.

C’est pourquoi le premier pas de l’élémentaliste consiste à se comprendre sois même et à trouver l’équilibre. On peut y passer toute une vie sans y arriver, et l’équilibre parfait n’est peut être qu’une légende. Il ne s’agit pas de quelque chose de rationnel, d’explicable. Nous ne passons pas notre temps à nous demander quel élément nous domine, lequel nous oublions. Nous essayons d’être équilibré. Car malgré nos talents nous ne percevons qu’une petite partie du grand équilibre et ne pouvons prétendre le comprendre. Nous ne pouvons donc consciemment, logiquement, faire exactement ce qu’il faut pour le préserver. Nous devons donc le devenir nous-même, nous rapprocher de cet équilibre pour ne pas le mettre en péril.

Nous savons que nous nous rapprochons de ce but lors de relation avec les esprits élémentaires. Ils sont aux éléments, au monde, ce que nous sommes aux donneurs de noms : le lien entre les deux. Ils sont des éléments doués de paroles et ce dernier détail ne doit pas les faire prendre pour nos semblables, rien ne serait plus faux. Ils ne réfléchissent pas comme nous. Mais quand un élémentaliste approche de l’équilibre élémentaire ils change sa façon de voir le monde et se rapproche un peu plus des élémentaires. C’est pour ça que nous semblons si étranges aux yeux de la plupart des gens. Les éléments on acceptés de se douer de paroles, nous acceptons de réfléchir autrement qu’en donneurs de noms : chacun paye, les deux peuvent se concertés, l’équilibre est là.

Cepandant nous sommes loin d’être le principal déséquilibre. Nous connaissons tous l’incarnation du déséquilibre : les Horreurs. Elles sont faîtes des mêmes éléments que nous mais présentent toutes quelque chose de tordu, de vicié et surtout lorsqu’elles détruisent, elles ne construisent rien. Elles sont la destruction, la négation de ce qui a créé notre monde. Pourtant elles partagent avec nous deux traits complètement étrangers aux cinq éléments : la parole et la magie. Ce qui pose de nombreuses questions sur notre origine. Mais ce sont là des questions sans réponses. Une chose est sûre par contre : les éléments et les donneurs de noms sont alliés contre les horreurs, et l’élémentaliste est l’incarnation de cet alliance. Voilà pourquoi tout élémentalsite qui se respecte traque la corruption où qu’elle se trouve. Nous dépendons de ce monde, de cette réalité : elles nous permet de vivre et nous a longtemps protégé des horreurs. C’est à nous maintenant de chasser les dernières horreurs, de rétablir l’équilibre pour assurer notre survie à tous.

De la façon dont un élémentaliste vit sa discipline et ressent le monde

Si t’as croisés d’autres élémentalistes et écouté leur blabla, tu dois te demander comment un ork peut faire un bon élémentaliste, emporté et colérique comme il est. Je vais te dire, c’est de la connerie. Bien sûr qu’on est plus proche du feu que d’autre donneurs de noms. Mais les obsidiens sont plus près de la terre, les sylphelins de l’air, les Ts’krang de l’eau et les elfes du bois. Alors ça change rien. Et si tu reste sceptique parce que je vit pas assez longtemps pour bien comprendre les forces que j’utilise, qu’un élémentaliste elfe va passer des années de plus que moi à étudier avant de sentir près, tu te plante aussi.

J’ai pas besoin d’étudier. On ne comprend pas les éléments, ils sont pas comme nous. Tu sens l’élément, tu le devient. Etre élémentaliste c’est le pied mon gars. Je suis tempête, foudre, tremblement de terre, incendie et jungle. Je suis le pluie qui nourris les champs, l’air qui pousse les navire, la terre qui nous porte tous, le feu qui nous réchauffe et la forêt qui nous abrite. Et si je te parait trop impatient, pas assez réfléchit pour connaître quoique ce soit à l’équilibre, tu te fourre le doigt dans le l’oeuil. Après tout les esprits élémentaires continuent à tous me parler, et ça c’est un signe qui ne trompe pas. Oui mes boules de feu font des ravages. Mais elles laissent des cendres qui nourrissent la terre, qui nourrit l’arbre, etc. Oui je suis pas le genre d’élémentaliste qu’on appelle pour aider une récolte. Je m’éclate plus dans la puissance des éléments, quand ils se déchaînes et si il y a du tonnerre, je danserai sous la pluie. Mais les éléments se déchaîne, c’est dans leur nature, et ça n’a jamais rompu l’équilibre. Parce que je ne fait pas ça pour moi, je ne calcule pas, je suis, je vis, je fais, et c’est tout. C’est ma voie, et à mon avis elle est beaucoup plus fidèle aux éléments que celle de nombreux élémentaliste blablateur qui réfléchisse tout le temps à leurs actions. Comme s’ils savaient vraiment ce qu’il faisaient !

Laisse moi te dire un dernier truc petit : méfie toit toujours d’un type qu’il dit qu’il comprend toujours ce qu’il fait. On réfléchit avec nos tête mais on est tous fait de feu, d’air, de terre, d’eau et de bois, et tout ça ça réfléchit pas, ça est. C’est ça que ça veut dire, quand on vous dit que nous voyon la réalité : nous notre domaine c’est l’être. Le reste c’est du blabla.

D’une approche étrange de l’élémentalisme : suivre un élément, le feu.

La pureté. C’est tout ce que je vise. Pourtant je provoque l’inquiétude de nombreux autres élémentalistes et certains me voient même comme un déséquilibre.

Le feu coule dans mes veines bien plus que n’importe quel autre élément. Chaque seconde de mon existence est intense, je sais où je vais, ce que je veux et oui, j’ai un caractère emporté, qui ne souffre pas d’insultes. Je connait les autres éléments mais suis la voie d’un seul. Cela ne veut pas dire que je en les respecte pas. Ce n’est pas parce que le feu brûle les forêts qu’il ne respecte pas l’élément boit. Mais les choses sont ainsi. Je peux être ainsi parce que je ne suis pas seul. Je en suis qu’une petite flamme dans le grand tout, une étincelle dans le brasier qui consume le monde. Mais derrière moi je laisse des cendres fertiles. Et si je m’emporte trop, quelqu’un viendra m’éteindre, me refroidir, et ainsi va la vie. Ne croyez pas que cela veut dire que je ne me soucie pas de l’équilibre. Je suis et reste un élémentaliste. Mais j’ai choisi de participer à l’équilibre en me rapprochant du feu.

Ce que la plupart des gens ne comprennent pas c’est qu’il y a deux voies pour l’élémentaliste : comprendre, embrasser la voie de l’équilibre ou la voie de l’élément. Je respecte mes condisciples qui ont une telle perception du tout, mais je le clame haut et fort : aucun d’entre eux n’aura jamais une telle proximité avec un élément. Je suis Feu. Je vis par et à travers lui et perçois des choses dont ils n’ont même pas idée. Et réciproquement. Qui peut prétendre être plus élémentaliste que l’autre ? Les esprits nous parlent à tous et c’est une réponse suffisante pour moi.

Des rapports entre les élémentalistes et les autres donneurs de noms.

Si tu demandes à n’importe qui de te demander qui sont les types les plus bizarre on te répondra presque toujours les élémentalistes ou les ethermanciens, ou encore les obsidiens. Sauf si tu demandes à un obsidiens qui lui te répondra "tout le monde". Tout le monde sait pourquoi les ethermanciens sont chelou, ces types sont flippant vraiment, trop près de la mort, tout ça, ça peut pas être des types reglos. Nous, les élémentalistes, c’est autre chose. Et, je vais te dire, c’est simple, c’est parce qu’on est équilibre. Oui je sais dès que tu demande un truc à un de nous il te répond "équilibre" et ça commence à te lourder, mais c’est juste que c’est vrai.

Regarde les donneurs de noms : les obsidiens et les nains sont fait de rocs et de terre, les Tskrang ne se sentent bien que dans la flotte, les elfes ne quittent pas leur végétaux sans une bonne raison, les orks et les trolls brûlent d’un feu à te réchauffer une nuit d’hiver, les sylphelins, ben on vole, l’air nous porte et les hommes... ils ont pas d’affinité mais toute cette variété, toute cette envie de tout contrôler, c’est pas cool, tu vois ? Bien sûr c’est des généralité, et il y a des nains têtes brûlées, des trolls méditatifs, des elfes urbains, tout ce que tu veux. Mais un élémentaliste a cette approche unique sur l’équilibre, il est obligé de se connaitre, de savoir quels éléments le dirige et comment. Ce qui fait que je suis un sylphelins qui sait se poser plusieurs jours durant. C’est pas ma tasse thé, ouaip, mais faut bien, histoire de pouvoir jacter avec les esprits de la Terre. C’est comme ça. Et puis à force de cherche les choses telles qu’elles sont, on sait plus les maquiller, on les dits telles quelles.

Pour cette raison les gens pensent que nous ne comprenons rien aux donneurs de noms, qu’on est trop plongés dans notre trip, mais c’est faux. On comprend très bien, selon notre vision, notre discipline.

Hier soir par exemple, je vois débarquer ce maître d’arme ork dans une taverne, plein aux as et d’exploits de as dernière aventure. Mec, le type brûlait comme le ventre d’un dragon, alors forcément, un moment donné il s’est chauffé avec un troll, ils se sont battu et le troll a failli y passer. C’était évident : quand t’es face à un incendie, tu va pas rajouter du feu en le provoquant. Tu va pas le nourrir en essayant de le raisonner, de discuter élaboré, construction, bois. Tu va pas essayer de le contrer par la force avec une montagne, il grimpera dessus. Tu peux par contre le détourner en soufflant dessus, mais t’as intérêt à savoir où tu l’envoie par ce que comme ça, tu lui donne plus de force. Si tu veux l’éteindre, ben tu utilise de l’eau, tu le noie, tu vas sur un terrain autre que celui de sa force, tu change, tu s’adapte, tu le calme. c’est aussi simple que ça.

Autre exemple. T’as besoin d’une archive dans la bibliothèque de Throal, et tu t’aperçois que c’est une putain de montagne et que tu connait pas les sentiers. C’est un gros tas de rocs. T’as le droit d’aller y faire mumuse, mais si tu connais pas, tu te donne de la peine pour rien. Qu’est-ce que tu vas faire ? L’eau va couler dessus sans laisser de trace, à moins d’y aller à l’usure, mais même un obsidien n’aura pas cette patience (encore que). Inutile donc de paraître autre chose que ce que tu es, d’essayer de t’adapter à eux, sont trop rigide : pas de pots de vins, de fausses autorisation. Le feu ? Ha ! Essaye de brûler une montagne : c’est aussi inutile que la colère face à l’administration naine. Le vent ? Que peut le vent contre une montagne hein ? Tu peux avoir l’esprit aussi affuté que tu veux, il te faudra des siècles pour comprendre le cœur, le fonctionnement de bordel. Mais le boit, là oui. Créé quelque chose avec ces scribes, nourris toi d’eux, tout simplement, tu les entraines avec toi, tu leur montre que tu travaille, que tu construit quelque chose à partir de leur travail, bref tu leur montre à quel point leur travail est utile et tu peux t’en servir, t’en nourrir, comme les racines plongent dans la terre.

Bien sûr c’est plus compliqué que ça. Il ne faut pas oublier les autre éléments. Il n’y a que très peu de choses qui ne sont faites que d’un éléments et du coup, t’es obligé d’avoir une approche qui en utilise plusieurs. Mais au fond t’as trois cas de figures : un élément pur, t’utilise l’élément opposé ; un mélange d’élément, dans lequel tu as toujours un élément dominant : tu te laisse guider par l’élément opposé à l’élément dominant sans oublier les autres ; un ensemble équilibré, tu n’as pas besoin de te casser la tête, il est "simple", sage, c’est comme l’orichalque : quelque soit la forme, c’est toujours bon à prendre.

Ça c’est la théorie, mec. Y arriver, c’est l’histoire d’une vie. Comment prendre le temps d’y ajouter des salades ? La réalité est déjà assez compliquée et passionnante.



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