SDEN - Site de jeu de role
Accueil > EW-System > Aides de jeu > Background > Histoire Romaine, des Origines à 58 av JC
Contribuer

EW-System

Histoire Romaine, des Origines à 58 av JC

jeudi 7 octobre 2004, par Christophe "BJ" BREYSSE

Des racines mythologiques au très connu Jules César, en passant par les premières conquêtes et les Guerres Puniques, l’histoire de la République Romaine ouvre ses portes.

Les Origines et la Royauté

La Légende

Selon la légende, Enée, fils de Vénus et d’Anchise, a quitté les ruines incendiées de Troie peu de temps après sa destruction. De là il passa par la Thrace, la Crète, l’Epire, la Sicile et enfin arriva au Latium où il fondit une cité, Lavinium, en hommage à sa nouvelle femme : Lavinie, fille de Latinus. A la mort de ce dernier Enée lui succède. A ce moment le nom des Troyens disparaît de l’histoire.

Bien plus tard, après bien des roi obscurs, la région du Latium vit naître deux frères : Romulus et Remus. Condamnés à mort par leur grand oncle Amulius, ils furent confiés aux eaux du Tibre et échouèrent près de la grotte du Lupercal, au pied du Palatin, en un lieu où poussait le figuier sacré de la Déesse tutélaire des enfants en bas âge : Rumina. Celle-ci envoya une louve pour protéger et nourrir ceux-ci. Ils furent bientôt découverts par un berger qui les éleva.

Arrivés à l’âge de raison ils décidèrent de fonder une ville avec le concours d’habitants d’Albe-la-Longue. Romulus proposa le Palatin et Remus l’Aventin qui sont deux grandes collines du site de la future Rome. Ils s’installèrent sur leurs collines pour observer les auspices. Remus aperçut un vol de six vautours blancs et Romulus en vit douze. Ils se disputèrent sur l’interprétation à donner à ces présages et Remus fut tué.

Les Racines de la Culture Romaine

Avant -600 environ le Latium n’a guère d’importance car le pouvoir y est aux mains de la confédération étrusque. La civilisation étrusque plongeait ses racines dans la culture de l’Italie septentrionale de l’âge du bronze qui furent teintées d’orientalisation Grecque. Les villes étrusques étaient prospères et attiraient les artisans Grecs. Les 12 cités étrusques les plus importantes constituaient une confédération. Tout d’abords dirigés par des Rois, ces villes virent des magistrats élus les remplacer à la fin du -VI° siècle.

Durant les -VI° et -V° siècle les deux peuples les plus importants d’Italie (Etrusques et Grecs) vivent en équilibre instable. Les Grecs dominaient le sud et une alliance des Carthaginois avec les Etrusques permettait à ceux-ci de dominer le nord et la partie occidentale de la Méditerranée. En -540 au large de la côte orientale de la Corse les Grecs remportent une coûteuse bataille navale contre les deux forces alliées. En -524 la colonie Grecque de Cumes repousse une gigantesque armée étrusque. Enfin en -474 la puissance maritime étrusque est définitivement mise à mal par les Grecs.

Durant cette période d’autres peuples mineurs se développèrent : Ligures, Vénètes, Ombriens, Samnites, Osques, Sabins, Lucaniens, Iapyges, Messapiens, Brutiens, Sicules, Picéniens et Latins. C’est sur cette toile de fond que Rome émergea. Les Latins, sur le territoire desquels s’implanta la cité, constituaient un peuple indigène de l’âge du bronze. Agriculteurs vivants dans de modestes huttes en bois, regroupées en villages, rien ne les distinguait réellement de leurs voisins. Or, quelques siècles plus tard, ils allaient dominer le monde.

Les Sept Collines

Rome est à l’embouchure du Tibre. C’est un paysage marécageux et abrupt offrant une protection naturelle ainsi que des pâturages. Les sept collines qui surplombaient le site étaient le Quirinal, le Viminal, l’Esquilin, le Capitole, le Palatin, le Caelius et l’Aventin. Les Sabins occupaient le Quirinal et la Capitole, les Latins les autres collines. S’étant développés de manière relativement isolées, ces tribus opérèrent un rapprochement religieux dont l’apogée annuelle se tenait le 11 décembre. C’était l’occasion de faire des sacrifices en l’honneur de chaque colline protectrice. C’est le début d’une certaine unité.

Les Sept Rois

Romulus (-753 à -715) a fondé la ville de Rome et entamé l’unification des tribus. A l’époque de nombreux fugitifs venaient trouver asile dans la ville naissante. Ceux-ci manquaient de femmes ce qui fut résolu par l’enlèvement des Sabines. Après un conflit entre Latins et Sabins, dont ces derniers sortirent vaincus, Romulus partagea le pouvoir avec Titus Tatius, roi Sabin. En dépit de l’opposition des cités étrusques de Véies et de Fidènes, Rome perdura et se développa. A cette époque furent institués par Romulus de nombreuses institutions comme le Sénat, l’Armée, les Augures et le Calendrier. Romulus, à sa mort, disparu dans un épais nuage lors d’un orage et fut divinisé.

Numa Pompilius (-715 à -673) succéda à Romulus. Il est originaire de la ville Sabine de Cures. Son règne est paisible et ne connaît pas d’expansion territoriale. Il développe la culture religieuse et améliore le calendrier.

Tullus Hostilius (-673 à -641) eut une politique d’expansion agressive. Il rasa Albe-la-Longue et fit absorber sa population par Rome. Celle-ci devint suffisamment puissante pour se faire admettre dans la Ligue Latine et y jouer un rôle prépondérant. Il fit aussi campagne contre les Sabins.

Ancus Marcius (-641 à -616) repoussa les latins irrités par la destruction d’Albe-la-Longue. Il fit la conquête de plusieurs cités latines dont Rome absorba la population. Il développa les fortifications de la ville, fit construire le premier pont sur le Tibre et fondit le port d’Ostie à l’embouchure du fleuve.

L. Tarquinius Priscus (-616 à -579) fut le premier roi étrusque de Rome sans qu’il y ait eu de conquête, son ascension reste encore obscure. Il agrandit le territoire en luttant contre les Sabins, il soumit tour à tour les cités latines et entreprit la construction d’un temple dédié à Jupiter sur le Capitole. Il fit aménager le Circus Maximus et établir un grand système d’égout.

Servius Tullius (-579 à -534) est le second des rois étrusques. On lui attribue l’achèvement de grands travaux entrepris sous Tarquin l’Ancien. Il fit élever une enceinte, le Mur Servien, longue de huit kilomètres, qui encerclait le Capitole, le Palatin, l’Aventin et le vallon du Forum ainsi que le plateau des collines septentrionales. Sur l’Aventin il éleva des temples à Diane, avec l’aide des villes latines : un geste politique pour renforcer l’unité. Servius est l’auteur d’une réforme constitutionnelle qui fit de Rome un état militaire.

L. Tarquinius Superbus (-534 à -509) fut le dernier roi de Rome. Tyran impitoyable et violent il entreprit aussi de grandes œuvres en prolongeant le système de drainage et achevant le temple de Jupiter. Il maintint la pression sur les villes latines et augmenta la taille de l’armée. Son impopularité atteignit son apogée lorsque Sextus, l’un de ses fils, viola Lucrèce, l’épouse d’un parent. Deux nobles, Brutus et Valérius, soulevèrent la population et chassèrent la famille royale. Tarquin revint avec des partisans, recrutés à Véies et dans d’autres cités étrusques mais il fut repoussé. Plus tard, Lars Porsenna, prince de la cité étrusque de Camars (Clusium), conduisit une grande armée vers Rome. La victoire de cette dernière lors de la bataille du Pont Sublicius marqua la fin de la Royauté et le Début de la République.

La République

Les débuts de la République Romaine

L’organisation de l’Etat Romain ne changea pas fondamentalement lors du passage de la Royauté à la République. Désormais il n’y avait pas un roi mais deux consuls, aux pouvoirs équivalents, nommés pour une année. Néanmoins une vive opposition commença entre les « Plébéiens », originaires de la Plèbe, c’est-à-dire les basses couches sociales, et les « Patriciens », membres de l’aristocratie d’où étaient issus les sénateurs. Finalement le sénat fit des réformes qui calmèrent les esprits. Petit à petit l’accès aux fonctions de magistrat, et par voie de conséquence, à celles de sénateurs voire consul, ne fut plus l’apanage des Praticiens.

Les ennemis venus du nord

La jeune République était entourée d’ennemis. Par-delà le Pô des bandes guerrières Celtes franchissaient les cols et se fixaient au sud des Alpes. Rome étendait son influence et prit la tête des Latins en -493 tout en repoussant les tribus Eques et Volsques. Véies fut vaincue en -396. Enfin Rome étendait sa domination sur la plupart des cités de l’Etrurie méridionale. C’est alors que les barbares attaquèrent.

En -491 près de trente mille Gaulois franchirent les Apennins pour ravager le Sud. Ils assiégèrent Camars qui demanda de l’aide à Rome. Les envoyés de celle-ci tuèrent par malheur un noble gaulois et les Romains refusèrent de livrer le coupable. La guerre était déclarée. Rome tomba et fut pillée à l’exception du Capitole qui résista près de sept mois. Les Gaulois repartirent avec leur butin.

L’expansion en Italie

Contrairement à d’autres états expansionnistes, Rome traitait ceux auxquels elle avait affaire, alliés ou vaincus, avec respect et considération. Le « Droit Latin » apportait des privilèges et la protection de Rome, ce qui en faisait un privilège recherché pour les cités latines. En échange d’un tribut, ces villes étaient protégées par Rome et ses habitants acquéraient le statut de citoyens romains sans aucune ingérence dans la politique locale. Ceux qui en bénéficiaient prirent le nom de « municipes ». Là où il n’y avait aucune implantation préalable les cités nouvellement crées prirent le statut de « coloniae ».

De -343 à -240 l’influence de Rome s’étendit à toute l’Italie mis à part la plaine du Pô où les Gaulois résistaient encore et les villes Grecques du sud, sans compter quelques voisins barbares dans les montagnes. L’antique Ligue Latine cessa d’exister et Rome apparut comme la maîtresse virtuelle de toute l’Italie.

La maîtrise de la mer

En -264 le contrôle de la Méditerranée occidentale est assuré par les deux grandes puissances Grecques et Carthaginoises. La guerre entre Rome et Carthage éclata en Sicile. Messine fut prise par des pirates qui pillaient les convois maritimes. Hiéron II, dirigeant de Syracuse, assiégea Messine qui demanda l’aide de Carthage et de Rome. Les Romains prirent Messine et s’allièrent avec les Grecs contre les Carthaginois.

Petit à petit le territoire de ces derniers en Sicile se réduisit mais la puissance maritime de Carthage était un avantage majeur dans cette campagne. Rome arma donc une flotte de 120 navires sur le modèle d’un Quinquérèmes Carthaginois capturé. Malheureusement l’inexpérience Romaine lui coûta très cher. Non seulement la flotte fut coulée mais en plus les quarante mille hommes envoyés en Afrique furent vaincus en -255.

Malgré tout les efforts reprirent et après avoir réuni une nouvelle flotte les Romains prirent Palerme et la tinrent pendant de longues années. La seconde flotte armée fut elle aussi détruite jusqu’à ce que, en -241, une victoire navale décisive fut remportée. Carthage interdisait à ses navires les eaux romaines, ne devait plus attaquer les villes alliées à Rome et payer à cette dernière une lourde indemnité sur dix ans.

Après près d’un quart de siècle de conflit la première guerre Punique s’interrompait. Grâce à la Sicile, Rome s’emparait de son premier territoire outre-mer et avait un pied vers le monde hellénistique. Vers -230 les romains menèrent une campagne contre des pirates qui s’attaquaient aux navires marchands sur les côtes de l’Illyrie. Cette initiative fut soutenue par les états Grecs mais désavouée par le roi de Macédoine qui prit le parti des pirates. Malgré cela Rome vainquit la menace que représentaient ces derniers ce qui lui attira les foudres des Macédoniens.

Carthage contre Rome

La deuxième guerre Punique commence à Carthagène en -218, dans la province espagnole possédée par Carthage. Hannibal longe la méditerranée jusqu’en Gaule et remporte plusieurs victoires : Tessin, Trébie, Trasimène et Cannes. Malgré cela il n’obtient pas de résultat éclatant. D’un côté les cités latines, contrairement à ce qu’il pensait, ne se soulèvent pas contre Rome et, d’un autre côté, les Gaulois du Pô sont indociles.

La contre offensive romaine se fit sur deux fronts successifs : en Espagne puis en Afrique. Publius Scipion remporta plusieurs victoires en Espagne tandis qu’Hannibal ne recevait pas les renforts de son frère Hasdrubal tué sur les bords du Métaure en -207. La révolte en Sicile fut matée et, en -204, Scipion dit l’Africain, débarqua en Afrique et s’empara d’Utique. Hannibal regagna sa patrie pour être finalement vaincu à Zama, les Romains ayant reçu le soutien de la cavalerie du Roi de Numidie : Massinissa.
Les conséquences pour Carthage furent terribles. Humiliée la cité du démanteler sa flotte à l’exception de 10 vaisseaux. Désormais tous les traités signés par Carthage devaient être validés par Rome. Une énorme indemnité devait être payée et enfin les vaincus renonçaient à tous leurs territoires outre-mer.

Au-delà de cette nouvelle victoire de Rome, les peuples d’Italie se rendirent compte qu’elle seule tenait les rênes du pouvoir. Capoue et Tarente, qui avaient aidé Hannibal, furent durement châtiées. De nombreux territoires Ligures du nord furent annexés. La puissance de la classe dirigeante romaine s’accrut au détriment de la plèbe. Le Sénat, qui avait obtenu les pleins pouvoirs durant cette période de crise se fit prier pour y renoncer. Les mouvements de population en Italie avaient été considérables. Bref l’évolution vers une Démocratie avait été interrompu et marquait un recul : Rome s’engageait sur la voie d’un impérialisme agressif.

La Grèce et la Macédoine

En -202 Philippe V de Macédoine, ancien allié de Hannibal, décide de soumettre le monde égéen. Rome, malgré son épuisement causé par la deuxième guerre Punique, se dresse pour protéger les Etats Grecs. De -200 à -196 le Consul Flaminius mène une campagne contre la Macédoine. Après un débarquement en Illyrie il envahit la Thessalie puis bât Philippe à Cynoscéphale avant de prendre le chemin du retour.

Rome ne voulait pas se mêler des affaires des cités Grecques, mais l’invasion de la Thrace par Antiochos III, Roi de l’Asie Mineure, engage les romains dans une nouvelle campagne qui mènera à la défaite de l’envahisseur en -191 dans le défilé des Thermopyles. La Macédoine se fit encore une fois menaçante mais vaincue en -172 sans toutefois être annexée. Rome lui laissa une relative autonomie politique jusqu’en -149 où, suite à des révoltes Macédoniennes, Rome décide d’en faire une province.
L’effet s’amplifia lorsqu’en -147 une crise éclata à Corinthe. Une délégation romaine fut agressée par la foule. Excédée par ces cités qu’elle avait autrefois admirées mais qu’aujourd’hui elle méprisait, Rome intervint définitivement. En -146 Corinthe fut assiégée, pillée et rasée. L’autorité de Rome s’affirma sur tout le territoire helléniste.

La Destruction de Carthage

Malgré sa défaite Carthage continua de prospérer. Régulièrement Massinissa le Numide empiétait sur les territoires Carthaginois. Il était protégé par Rome c’est pourquoi ces derniers demandèrent l’intervention de celle-ci. Caton, en -153, se rendit à Carthage et constata sa prospérité. De retour à Rome il mena une politique visant à abattre Carthage qui, pour lui, était redevenue la rivale de Rome. Pendant ce temps, en -151, les Carthaginois entrèrent en guerre contre Massinissa. La campagne fut désastreuse et malgré des excuses Rome refusa de pardonner. En -149 les armées romaines débarquèrent. Carthage refusa la reddition totale et sans condition et la troisième guerre Punique commença.

Dans un premier temps les troupes romaines s’enlisèrent dans un siège interminable et la discipline se relâcha. Le sénat envoya un jeune général, Scipion Emilien, qui reprit les choses en main. Au cours de l’hivers -147 / -146 une première brèche est ouverte. Pendant plus de sept jours des combats firent rage dans Carthage jusqu’à la chute de la citadelle de Byrsa. Le feu ravagea la cité pendant dix jours, ce qui en subsistait fut rasé, le site fut salé et maudit. Après sept siècles d’existence Carthage n’était plus.

Une civilisation Gréco-Romaine

Les contacts avec les royaumes hellénistes eurent une influence marquante sur l’art, la culture et le mode de vie des Romains. Une vive opposition naquit, au sein de la société romaine, entre ceux qui exaltaient les valeurs originelles de sérieux, de piété et de simplicités, Caton l’Ancien en tête, et ceux qui s’engouèrent pour la culture helléniste dont Scipion l’Africain fut un parfait exemple. La littérature se développe ainsi que le théâtre, l’art, la philosophie et la poésie.

Deux disciplines philosophiques vont se développer et se partager les faveurs de l’opinion : l’épicurisme et le stoïcisme. Les épicuriens partent du principe que la sagesse réside en l’absence de trouble causé par les désirs et leur satisfaction. Les stoïciens, tirent leur enseignement de Zénon et distinguent ce qui, dans la vie, « dépend de nous » et ce qui « ne dépend pas de nous ». La sagesse réside dans le détachement et la volonté ainsi que dans l’acceptation de l’ordre universel.

Troubles Civils

En -133 Rome est à la veille d’une révolution causée par trois sources de mécontentement : le nombre accru de pauvres dans la ville, le conflit opposant la classe moyenne à l’aristocratie et le ressentiment d’autres villes d’Italie auxquelles on n’a pas reconnu la plénitude des droits politiques et civils. Tiberius Gracchus, Tribun Urbain, tente d’apporter des solutions mais impulsif et obstiné il est décidé à écraser toute opposition. Il propose de distribuer aux pauvres une part des terres conquises, mais sa proposition entraîne une farouche opposition. Sa loi passe finalement. Lorsqu’il se représente au Tribunat une crise éclate qui dégénère en combats de rue entre partisans et opposants. Tiberius ainsi que trois cent belligérants meurent lors d’une rixe au Forum.

Le frère de Tiberius, Caius Gracchus, devient alors le nouveau leader du parti populaire et essaye d’apaiser les trois factions qui s’affrontent : le Sénat, opposé à toute réforme, la Plèbe, souhaitant des réformes mais ne voulant pas d’extension du Droit de Cité, et enfin les Italiens réclamant la Citoyenneté Romaine. Elu Tribun en -123 Caius fait voter une loi pour une distribution mensuelle de blé pour chaque citoyen, il fait fonder trois nouvelle Colonae (Capoue, Tarente et Carthage) et propose une révision du système judiciaire. Le Sénat s’oppose et intrigue, la Plèbe se détache de lui et il n’est pas réélu Tribun pour finalement être considéré en -121 comme ennemi public. Ne pouvant fuir il se suicide et plusieurs milliers de ses partisans sont massacrés.

Le Sénat ressort ébranlé mais triomphant de cette crise majeure. Peu à peu les réformes de Caius sont abrogées mais les tentatives du Sénat pour affaiblir la classe moyenne, celle des Chevaliers, ont peu d’effet.

Vers la fin de la République

Ascension des Généraux Démagogues

Caius Marius fut un général romain qui révolutionna le concept d’armée en changeant le système existant. Au lieu d’accepter des propriétaires terriens dans ses rangs, il proposa aux pauvres de rejoindre ses Légions contre une solde et surtout la promesse d’attribution de terres conquises. Ainsi la puissance militaire de Rome prit un essor considérable. Marius mena campagne an Afrique contre Jugurtha, un chef Numide, puis en Gaule Romaine (Cisalpine et Transalpine) contre les Cimbres et les Teutons, peuples de la Baltique qui menaçaient la Gaule et l’Italie.

En -100 il regagne Rome, est accueilli en héros et réélu Consul pour la sixième fois consécutive. Le Sénat s’oppose alors à Marius qui, lui, a le soutien populaire. Mais ses partisans commencent à se déchaîner et, pour observer la loi, il est obligé de se dresser contre eux. Il décide alors de quitter Rome pour l’Orient et reste éloigné pendant presque une décennie.

Pendant ce temps le problème de l’attribution du droit de cité aux Italiens devient critique. La Guerre Sociale commence en -90 et dure une année, jusqu’à ce qu’un compromis soit accepté. Durant cette période Marius, revenu sur le devant de la scène politique, et Sylla, ancien Questeur de ce dernier, s’opposent.

La Dictature de Sylla

Sylla est soutenu par le Sénat du fait de son origine aristocratique mais il est obligé de fuir Rome suite aux intrigues de Marius. C’est alors qu’advient un événement qui ne s’était jamais produit dans l’histoire de la République : Sylla marche sur Rome avec ses armées. Marius prend la fuite. Maître de la situation Sylla rétablit l’autorité du Sénat et fait désigner trois cent nouveaux sénateurs conservateurs puis il part pour l’Orient avec ses troupes.

Pendant l’absence de celui-ci, qui dura quatre années, Marius revient à Rome et instaure la terreur : de nombreux sénateurs sont assassinés, leurs biens confisqués, leurs partisans massacrés. Marius mourra pendant ces événements. Le calme revenu, Sylla est déclaré hors-la-loi par le parti populaire.

Au printemps -83 Sylla débarque à Brindes avec son armée. Il se rend maître de Rome après une campagne victorieuse. La ville connaît alors une véritable épidémie de violence, les opposants de Sylla sont assassinés et leurs biens redistribués. Lui se fait nommer Dictateur pour un temps illimité. Puis il démantèle la législation démocratique, redonne tous ses pouvoirs au Sénat, réduit ceux des Tribuns, suspend les distributions de blé, renforce la hiérarchie des magistratures, institue de nouveaux tribunaux et remanie le gouvernement des Provinces. Ayant rendu au Sénat son pouvoir, il abdique et se retire loin de la politique.

Spartacus, la Révolte des Esclaves

Spartacus naquit en Thrace ancienne région de la péninsule des Balkans. Devenu adulte, il fut dans l’obligation de s’enrôler dans un corps auxiliaire de l’armée romaine. Ne pouvant supporter de servir les vainqueurs de son pays il déserta bientôt de l’armée romaine et devint bandit. Capturé, il fut vendu comme esclave sur le marché de Rome. A cette époque Rome traversait une période troublée. Sylla venait de mourir laissant la République dans un état déplorable. Les pirates infestaient la Méditerranée, et attaquaient les ports. Des bandes de pillards sillonnaient l’Italie, parfois sous les ordres d’hommes politiques avides d’augmenter leurs richesses.

Spartacus fut acheté par une école de gladiateurs de Capoue, ou il s’entraîna quelques temps pour les combats sanglants, du cirque. Intelligent, il devint vite le chef des gladiateurs de cette caserne. Une nuit, profitant de l’obscurité, Spartacus et ses compagnons réussirent à s’échapper de la caserne, et après avoir dévalisé une rôtisserie pour s’emparer des coutelas, ils s’enfoncèrent dans la campagne. Là après avoir défait la milice de Capoue lancée à leurs poursuite, et récupéré les armes, ils furent rejoints par une petite armée romaine. 80 gladiateurs purent se sauver en se cachant dans les vignes sauvages des pentes du Vésuve. Spartacus et Criscos un gaulois furent désignés chefs par la bande.

La nouvelle de la fuite des gladiateurs se répandit comme une traînée de poudre, et grâce à la fuite d’autres esclaves, la troupe de rebelles atteignit bientôt les 70.000 hommes. Le Sénat commença alors à s’inquiéter et envoya une armée qui fut vaincue et du se replier. Spartacus pus ainsi augmenter ses réserves d’armes en récupérant celles que les Romains avaient abandonnées sur le champ de bataille. Cependant le désir de Spartacus n’était pas de détruire et de dévaster, mais d’amener ses compagnons au-delà des Alpes, ou ils auraient eus les moyens de reprendre leur liberté. Hélas ses compagnons forts de leurs succès, se mirent à piller le sol italien laissant les villes en ruines et les campagnes à feu et à sang.

Le Sénat recruta de nouvelles troupes pour faire face à la menace. Entre-temps, Spartacus avait été abandonné par Criscos et ses partisans, mais il réussit néanmoins à décimer les troupes levées contre lui. La panique gagna alors le Sénat, qui décida de dépêcher contre les 100.000 hommes de Spartacus, une armée de 40.000 hommes commandée par Crassus l’homme le plus riche de Rome qui finança les opérations. La route des Alpes se trouvant ainsi coupée, Spartacus se replia à l’extrême pointe de la Calabre. De là il comptait s’embarquer pour la Sicile avec l’aide de pirates, dans l’espoir de soulever les esclaves de l’île. Mais les pirates empochèrent l’argent avant de disparaître.

Crassus décida alors de construire à l’endroit le plus étroit de la péninsule une palissade de 55 km de long et de 4,5m de profondeurs isolant ainsi les esclaves. Pris au piège Spartacus, parvint à briser le blocus lors d’une offensive et quitta la Calabre. Crassus écrivit alors au Sénat de rappeler Pompée et ses légions qui se trouvaient alors en Espagne (-71). Mais quelques semaines plus tard, Spartacus fut rattrapé par Crassus en Lucanie. Blessé à la cuisse au début de l’engagement il combattit jusqu’à son dernier souffle. On ne retrouva pas son cadavre. Le Sénat fit crucifier 6000 rescapés le long de la route allant de Capoue à Rome. Ainsi finit la révolte des esclaves.

Aujourd’hui, la Lutte pour le Pouvoir

Nous sommes à l’aube de l’ascension fulgurante de Jules César et de la chute de la République. En secret le premier Triumvirat a été constitué. Rome se trouve en pleine phase d’expansion mais aussi de transformation. Intrigues politiques, assassinats, malversations et corruptions foisonnent au sein de la République sur le point de rendre son dernier souffle. Il y a, dans la population, comme un sentiment diffus de malaise, le peuple sent bien que les institutions sont malades et que de grands changements se préparent.



Encadrement arrondi
Ajouter un commentaire
forum bouton radio modere abonnement

forum vous enregistrer forum vous inscrire

[Connexion] [s’inscrire] [mot de passe oublié ?]

Encadrement arrondi

Tous les éléments et personnages sont des marques déposées détenues par leur propriétaire. Ils sont utilisés ici sans autorisation particulière, dans un but d'information. Si l'auteur ou le détenteur des droits d'un élément quelconque de ce site désirait qu'il soit retiré, les responsables du sden s'engagent à le faire dans les plus brefs délais.

(c) 1997- 2017 SDEN - Site communautaire de jeux de rôle
Tous droits réservés à l'association loi 1901 Elfe Noir.
Les textes et les illustrations des rubriques, sauf avis contraires, sont la propriété de leurs auteurs.