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Exterminateur : le jugement

Autopsie d’un Homme-loup

dimanche 1er mai 2005, par Math Loupgris

Une petite salle perdue d’un vieil hôpital de la banlieue parisienne. Les lumières vacillent sur les néons couverts de toiles d’araignée. Deux hommes s’affairent sur une table d’opération en inox, rayonnante sous le pâle éclat des lampes.

Ils portent les blouses blanches des médecins, et leurs gants de latex dont l’odeur me révulse. Ils ne se parlent pas, amènent une table couverte d’ustensiles tranchants. Je regard le corps qu’ils posent sur la table. C’est un métis, car sinon le corps aurait repris soit forme humaine, soit forme lupine. Ils pointent la caméra sur la fourrure rousse et blanche, salie par le sang de plusieurs blessures. La plupart avaient commencé à régénérer, la mort ne datant pas de plus de 3 heures, le sang continuant encore de couler dans les veines. Il était mort d’un poison violent, introduit par une fléchette dans son cou. Le genre de corps parfait pour une autopsie. J’avais subit moi-même l’attaque, mais ma constitution m’avait permis de résister et je m’étais effondré inconscient ... Pour me réveiller dans cette cage alors qu’il commençait à faire l’autopsie de Hurle-la-Nuit, mon frère de meute ce soir-là.

« Le sujet pèse 245 kg, pour une taille de 2,5m. La mort remonte à 2h38 minute, le sang coule encore. Il présente plusieurs blessures suite aux impacts de balles. Le sang coule encore, bien que la rigidité cadavérique va bientôt commencer. Tant que le sang coule, les blessures se referment lentement, mais actuellement les battements ont ralentit la circulation et l’action accélérée des plaquettes est de moins en moins intense. Un prélèvement de sang étudié au microscope. » Il branche la caméra sur le microscope et l’on voit l’activité des globulines, les plaquettes qui coagulent pour refermer les blessures, agir. Mais elles sont de moins en moins nombreuses et de moins en moins actives.

« Je pense que le pouvoir de régénération du sujet est maintenant suffisamment faible pour que nous puissions commencer l’autopsie. Nous allons d’abord faire le test de l’argent, par pur souci d’exhaustivité. » Je les vois approcher une chaînette en argent du corps froid de mon ami, et je regarde les petits volutes de fumée de la chair qui grésille sous l’application. Les deux chercheurs ont un regard étonné. Ils se précipitent au microscope pour voir l’effet sur la coupe. Je regarde sur l’écran les plaquettes se détruire comme sous l’effet d’une grande chaleur. « La légende parlant de la vulnérabilité des garous à l’argent semble véridique. Les cellules du sujet subissent un effet atrésique comme si une grande chaleur leur était appliquée. »

Ils se tournent de nouveau vers le corps et commence à ouvrir ses chairs. Le scalpel ouvre les chairs comme un couteau de chasseur ouvrirait le corps d’une proie. Il retire la peau et la fourrure, laissant son corps écorché. Ils sont étonnés de la similitude avec un corps humain, la présence de tous les muscles et autres organes internes de tous mammifères s’y trouvant aux emplacements normaux. Ils continuent leur investigation, posant ses viscères sur un plateau d’inox un peu plus loin. Ils continuent d’enregistrer leur boucherie.

« En plus de la présence de tous les organes normaux d’un corps humain, on peut remarquer la présence de glandes chargés de sécréter les phéromones, les odeurs marquant le territoire chez les canidés. ». Ils décident de s’attaquer à la tête. Ils lui arrachent la mâchoire, attestant de la présence de 42 dents comme chez les loups, avec une grande proportion de canines. Ils mesurent la pression au cm3 de la mâchoire, l’estimant à plus de 10 fois supérieure à celle d’un pit-bull, dont pourtant la force est capable de couper une main.

Ils lui ouvrent le crâne. J’aimerai rugir ma colère, mais ma muselière m’en empêche. Ils prennent son cerveau avec d’immenses précautions, mesurant sa taille. Ils attestent qu’il possède la même taille que celle d’un humain normal, et qu’il est en apparence identique sauf sur le lobe gauche où les cellules recevant les informations des 5 sens sont plus développés, afin de mieux profiter des possibilités d’une vue et d’une ouïe affinée.

Ils s’intéressent maintenant aux globes oculaires : plus de cellules en bâtons réceptrices de la lumière, mais moins pour la couleur, comme les vrais loups mais en moins marqués. Tous les autres sens sont ceux d’un loup.

J’en ai assez, je me débats contre les barreaux de ma cage.

La porte d’entrée explose. Des frères sont venus.

Ce cauchemar est fini !



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