Les Sables de T’ruis sont connus pour leurs dunes gigantesques, dont certaines mesurent jusqu’à 30m de haut. De par la quasi-absence de vents dans les plus basses couches de l’atmosphère, on pourrait alors penser que ces dunes n’ont jamais changé de forme ou de taille. Erreur... Les Sables ne cessent d’évoluer, pour une raison toujours inconnue (certains expliquent ce fait par des mouvements de magma sous la légère croûte terrestre). Ces deux régions n’ont guère qu’une seule couleur : un gris uniforme et monotone.
Les deux déserts sont séparés par une chaîne de montagnes, toutes connues sous le nom de "Lames de Rasoirs" ou "Crocs du Hurleur", chaque parcelle étant aussi incommode que le restant de la planète. On prétend que les rochers sont si acérés qu’il est pratiquement impossible de franchir les montagnes, et les passes sont très rares. Un vaisseau vao se serait cependant écrasé dans les environs, aiguisant certains appétits... Plusieurs ruines parsèment le paysage - parmi elles, la rumeur voudrait qu’il y ait plusieurs cliniques psychiques de la Seconde République, soigneusement dissimulées aux regards inquisiteurs de l’Église.
L’atmosphère de Nulpart est extrêmement fine et l’emploi de respirateurs est nécessaire la plupart du temps. La faiblesse des vents, vue précédemment, occasionne souvent un silence parfois angoissant. A l’inverse, les vents des plus hautes couches de l’atmosphère sont beaucoup plus vifs, de ce fait les nuages se déplacent rapidement, comme dans un mauvais film d’horreur républicain, lorsque le démon Méphistophélès s’apprête à frapper... Quant aux températures, celles-ci sont relativement basses, si ce n’est à l’équateur où elles avoisinent les 50°. De nuit, le ciel de Nulpart est constellé de quatre lunes, dont l’une brillera au moins partiellement - des évènements étranges se produisent toujours lorsque toutes les quatre sont voilées, mais ce cas est rarissime.
Une région volcanique située dans l’hémisphère nord, du nom de Fournaise, s’est réveillée il y a peu : d’innombrables volcans ont émergé d’un jour à l’autre, tout autour de la ville de Kangel’sk. Certains pensent que la ville est toujours intacte, entourée d’un rempart protecteur formé par l’activité volcanique. Cette région est en mouvement, et s’étend lentement vers le sud, pour une raison toujours inconnue.
La seule présence d’eau/glace digne d’intérêt se révèle être la Mer Rampante, un phénomène propre à Nulpart. Comme son nom l’indique, la "Mer" gèle régulièrement, et se déplace comme un glacier avant de se liquéfier de nouveau... Ses mouvements sont toujours aléatoires, et la distance peut varier de quelques centimètres jusqu’à une dizaine de kilomètres par an... Les mouvements de magma déjà mentionnés seraient impliqués dans cette étrange activité, puisque la "Mer" n’a cessé de rester une seule et même masse, au fil des fontes.
Les deux seules villes connues de Nulpart sont le spatioport d’Oulan-Bator et la capitale de Zyanne. Toutes deux accueillent un petit contingent de soldats de la Garnison de Stigmata, ainsi que 100 000 habitants chacune. En revanche, on ne compte plus les tribus nomades qui sillonnent les étendues désertiques, n’ayant pas droit de cité, à jamais exilées, forcées de voler de la nourriture dans des caches oubliées ou lors de razzias sur les fermes hydroponiques.
La célèbre Gargouille de Nulpart, le Hurleur, se tient à six jours de voyage à l’ouest d’Oulan-Bator, dans le Drasien. C’est apparemment le seul objet d’intérêt de la planète - et sa seule source de revenus.




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