Cet ordre de guérisseurs ne vise qu’à apporter pitié et réconfort aux Mondes Connus. Si l’adhésion est ouverte à tous, peu de personnes se portent cependant volontaires pour cette tâche altruiste, en raison des risques encourus à servir notamment dans un hôpital militaire sur le front de Stigmate ou d’Hira. Ainsi, les prêtres du Sanctuaire sont peu nombreux, mais véritablement aimés de tous - ce qui leur vaut une solide protection face à l’Inquisition.
Le Sanctuaire fut fondé par Sainte Amalthée, femme médecin et disciple du Prophète. Après la mort de ce dernier, elle tenta de bâtir une Église différente de celle de Palamède Alecto ; mais malgré sa grande popularité, elle ne put toucher autant de monde que l’Église Universelle. Finalement, le Sanctuaire fut incorporé à celle-ci et sa voix s’élève toujours pour protester contre les édits les plus sévères des Patriarches.
Le principal monastère de l’ordre se situe sur Artémis, où chaque initié se rend en vue de recevoir une formation dans l’art de soigner le corps comme l’esprit. Une fois ordonnés, les prêtres ont le choix entre repartir pour leur monde natal afin d’y employer leurs compétences, rester sur Artémis ou devenir guérisseurs itinérants. Certains seront envoyés sur les fronts militaires, en tant que médecins voire diplomates, mais jamais en tant que soldats.
Les Amalthéens parlent peu au sein des cercles du pouvoir de l’Église, mais ils prêchent toujours en faveur des droits de tous les êtres vivants, de toutes les races. De même, ils exhortent ceux qu’ils aident à ne jamais nuire à un animal ou à leur prochain - en cas de menace, ils peuvent se défendre, mais ne doivent jamais tuer.
Personnalités : Archevêque Sakhya d’Artémis (à la tête de la secte), Évêque Deander de Stigmate (médecin en charge des hôpitaux militaires), Chanoine Teras Myrin (guérisseur errant populaire), Cardinal Oma d’Apshaï (ambassadeur auprès des Vao).
Notes : les Amalthéens doivent lutter contre leurs pensées négatives, jusqu’à les éradiquer. En même temps, ils doivent avoir pitié des défauts d’autrui et se refuser à les juger. Cette dualité a créé un noble complexe du martyr chez ces prêtres, persuadés que leurs péchés sont systématiquement pires que ceux de tout autre personne. Ceci les rend plus fragiles, car ils n’ont au final aucun moyen de pouvoir confesser leurs fautes... Ainsi, ils craignent plus que nul autre la solitude, certains que la présence de compagnons de voyage les empêchera de commettre des mauvaises actions - et peu de gens refusent la compagnie de médecins aussi compétents à leurs côtés.




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