« Vae Victis », malheur au vaincu, telle pourrait être la devise des nobles, dont les Maisons mineures ont été à un moment ou à un autre victimes. Si dix Maisons hissèrent leur étendard au sommet du Sénat de la Nouvelle-Istanbul (future Byzantium Secundus), lors de la chute de la Seconde République, il n’y a guère plus aujourd’hui que cinq Maisons Royales : le décompte est simple... Citons parmi tant d’autres :
- Les Caméton, orgueilleux et sans scrupules, qui luttent bec et ongles contre l’Empereur (dont ils sont les plus ardents détracteurs) pour conserver le contrôle policier et politique de Byzantium Secundus.
- Les Van Gelder, ruinés par la Croisade de Vladimir, à présent sinistres assassins à la solde des Décados pour espérer survivre - et leur unique solution est de rester « utiles » à la Maison de la Mante...
- Les Juandaastas, probablement les seuls nobles à se soucier réellement du sort des xénomorphes, dont ils prônent activement l’égalité avec les humains.
- Les Trusnikron, maîtres dresseurs et cavaliers sans pareils.
- Les Masseri, dont les terres ont été perdues lors de l’invasion de Daïshan par les Symbiotes, aujourd’hui « recueillis » par de charitables Décados.
- Les Chauki, oubliés de l’histoire pendant des siècles après avoir été (en théorie) tous éliminés par les Hazat, aujourd’hui cachés sur le Monde Perdu de Iver - et qui auraient sans doute mieux fait de le rester, car les Hazat ont juré de finir leur sinistre besogne...
- Les Shelit, étranges cyberfétichistes demeurant sur Hira, froids et calculateurs à l’instar des machines qu’ils vénèrent, alliés et armuriers des Hazat face au Califat kurgan.
- Les Torenson, conseillers en étiquette, velléitaires, juges du bon goût.
Aux Maisons Royales, le pouvoir, quant aux Maisons mineures, les miettes que les premières daignent bien leur concéder - mais comme l’orange, une fois que le fruit a été vidé de toute sa pulpe, chacune de ces Maisons risque un jour de sombrer dans l’oubli, si jamais elle perdait son utilité...




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