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La Voie de l’Âme : théurgie des Pénitents

mardi 31 mars 2009, par Caedmon

Dans les années qui suivirent la Chute, le diocèse isolé de la Haute Thulé sur Malignatius vit la naissance d’une des plus célèbres hérésies de l’histoire de l’Église.

LES NICOLATIENS

Dans les années qui suivirent la Chute, le diocèse isolé de la Haute Thulé sur Malignatius vit la naissance d’une des plus célèbres hérésies de l’histoire de l’Église. Connus sous le nom de Nicolatiens (d’après le nom de Nicolas, évêque du cru et fondateur du culte), les hérétiques (ou Skotophages) cultivèrent une forme extrême d’anti-matérialisme. De telles croyances, d’après lesquelles l’élément physique est systématiquement corrompu, est une hérésie répandue, mais les Nicolatiens parvinrent encore à développer un peu plus le thème...

Pour les Nicolatiens, l’esprit est conçu par le Pancréateur, ce qui le rend bon et parfait, tandis que le corps est un résidu des Qlippoth, et il est donc mauvais par essence, prison dans laquelle l’esprit est enfermé. La première conséquence de cette doctrine est que l’esprit étant parfait, celui-ci ne peut pécher, à l’inverse du corps. Par conséquent, aucun individu ne peut être pécheur, l’esprit ne pouvant être tenu pour responsable des actes du corps, ce qui mène inévitablement à l’anarchie... Ce credo a tellement marqué les esprits, que mille ans plus tard les Skotophages sont toujours autant présents dans les mentalités.

De même, à l’inverse de l’Orthodoxie, les Skotophages enseignent que l’esprit ne quitte pas systématiquement le corps au moment de la mort. Pour libérer définitivement l’esprit, il faut soigneusement détruire le corps. Seulement, une simple destruction physique est insuffisante (crémations, etc.). Ainsi, pour s’assurer de bannir le démon présent dans les tréfonds de la chair, la meilleure solution reste le cannibalisme : au cours d’une cérémonie liturgique, le corps est dévoré par les membres du clergé, protégés grâce à leur fonction - clergé qui parfois n’attendait pas la mort de la personne pour la libérer du démon...

NB : la Haute Thulé est une région isolée, y compris de nos jours. Durant la Seconde République, l’abondance en minerai aboutit à une industrialisation en masse, au détriment des installations agricoles. Le chaos de la Chute provoqua une interruption brutale des ravitaillements en nourriture, et l’hérésie des Skotophages apparut à l’évêque Nicolas comme étant le seul moyen de survivre à la famine... Des preuves montrent qu’au même moment nombre des victimes croyaient sincèrement à la nécessité du cannibalisme.

Les Nicolatiens parvinrent à instaurer leur culte pendant toute une décennie, après quoi les autorités de la planète décidèrent de remettre les choses en ordre - c’est ainsi qu’ils finirent par avoir vent des rumeurs de cannibalisme. Une vaste armée, dirigée par l’Archevêque de Malignatius, fut chargée d’écraser les Skotophages. Mais si la secte fut démantelée et ses meneurs éliminés, plusieurs fidèles purent se disperser et se cacher dans la population de Malignatius. Quelques années plus tard, ils donnèrent naissance à une version "allégée" du Nicolaïsme, devenue partie intégrante des traditions de Malignatius : les "dévoreurs de péchés".

Cette variante consiste en une pratique symbolique du cannibalisme des Skotophages. Dès qu’un villageois décède, sa famille prépare deux repas : l’un, frugal, servi aux invités des funérailles, et l’autre, le plus riche possible, placé sur le cercueil ou le corps. Ce dernier repas est réservé au dévoreur de péchés, l’abondance de nourriture représentant la totalité des fautes commises par le mort : en mangeant cette nourriture, le dévoreur se charge de tous les péchés, permettant à l’âme du mort, enfin délibérée de ce poids, de rejoindre le Pancréateur. Dans certaines régions, le principe est même appliqué aux vivants, le repas étant accompagné d’une notice ou d’un symbole (ex : les cheveux d’un amant adultère sur un gâteau) décrivant la faute.

La charge de dévoreur de péchés est en général héréditaire, remise au premier né. Étant donné sa fonction, le dévoreur est considéré comme étant souillé et corrompu, tenu à l’écart des autres villageois. Néanmoins, un villageois préférera toujours cette alternative à la confession classique, où il devra énoncer ses fautes les unes après les autres, d’autant plus que les prêtres orthodoxes sont toujours des proches membres de la communauté.

PHOTINI & GULO

En 4486, l’Amalthéenne et anthropologue Photini Juandaastas vint sur Malignatius afin d’y étudier le phénomène des dévoreurs de péchés. C’est là qu’elle rencontra Frère Gulo, autrefois curé de village, et depuis dévoreur de péchés et psychomancien. Elle découvrit également que Gulo avait développé une voie psychique unique, adaptée à ses fonctions ecclésiastiques.

Frère Gulo devint ainsi la principale source d’informations de Mère Photini, et également son ami (certains disent même amant, bien que la rumeur n’ait jamais été fondée), jusqu’à ce que l’Inquisition mette la main sur Gulo. Son intention première était de clairement montrer que l’Église désapprouvait les pratiques des dévoreurs, et Gulo fut choisi au hasard pour servir d’exemple. Mais lorsque leur enquête permit aux Inquisiteurs de découvrir les pouvoirs de Gulo, ce dernier fut aussitôt envoyé au Monastère de St Paulus, sur Luna.

LES PÉNITENTS

Durant la Seconde République, l’Église était parfaitement consciente de l’existence de pouvoirs psychiques, mais elle ne s’en formalisait pas pour autant. En réalité, il existait même un ordre mineur (l’Ordre de St Paulus et de St Horace) composé d’ecclésiastiques psychomanciens. Leur symbole représentait un œil au sein d’un Portail - d’après certaines rumeurs, l’ordre aurait même été lié à Doramos, le Façonneur des Mondes...

Puis avec la Chute, la réputation des psychomanciens fut mise à mal, au même titre que celle des sciences. En 4047, l’Inquisition obtint des preuves que le Frère Nicholai Maccavel, responsable en second de l’Ordre, tenta de dominer mentalement le Patriarche en vue de prendre le contrôle de l’Église. Aussitôt, les biens de l’Ordre furent confisqués, ses archives détruites et ses membres arrêtés. Le monastère fut transformé en camp de concentration où serait envoyé tout psychomancien démasqué par l’Église (du moins, ceux qui n’auraient aucune protection au sein de la noblesse ou des guildes...). Jusqu’au jour où Frère Gulo y fut détenu.

Si Mère Photini ne disposait d’aucun moyen de pression sur l’Inquisition, elle avait néanmoins certains contacts auprès des conseillers du Patriarche, ce qui lui permit d’obtenir une entrevue avec ce dernier, durant laquelle elle expliqua à ce dernier la portée des pouvoirs de Gulo. Heureusement pour elle, le Patriarche fit montre de pragmatisme et se révéla intéressé par un changement des relations entre les psychomanciens et l’Église - puisque la noblesse et la Ligue profitaient amplement de cet outil, pourquoi pas l’Église, après tout... Ainsi, le Patriarche ordonna le remplacement de l’Abbé avestite en place, tandis que Mère Photini était nommée bras droit du nouvel Abbé : avec l’aide de Gulo, elle entreprit un long travail afin de remodeler les psychomanciens - l’Ordre des Pénitents était né.

AUJOURD’HUI...

Le monastère de St Paulus reste le centre des activités des Pénitents, même si le Patriarche a permis l’ouverture d’autres sites sur les planètes les plus peuplées des Mondes Connus (Byzantium Secundus, Criticorum, Ligueheim). Chaque site dispose d’une petite communauté permanente, dirigée par un prêtre Pénitent, qui n’a de comptes à rendre qu’à l’Archevêque planétaire. Ils servent de lieu de résidence aux Pénitents itinérants ainsi qu’aux nouvelles recrues, jusqu’à ce qu’elles puissent être envoyées à la Maison Mère en vue de leur entraînement.

L’école psychique du Seelewerk, bientôt dénommée "Voie de l’Âme", forme la pierre angulaire de la discipline des Pénitents. Même si tous les Pénitents ne sont pas formés à la Voie, ils y sont fortement encouragés, d’autant plus que les non-initiés se voient rarement ordonnés prêtres. Régulièrement (une fois par an pour les psychomanciens les plus loyaux), chaque Pénitent doit passer un examen où sa conscience et sa Pulsion sont passées au crible par des maîtres de la Voie et de la Psyché. Dans le cas de l’Abbé de St Paul et de l’Évêque d’Atlantis (l’unique évêque psychomancien toléré, conseiller auprès du Patriarche), l’examen est réalisé par un ensemble de prêtres Pénitents en coordination avec le Synode Inquisitorial et les Kalinthi.

L’engagement du Pénitent stipule que son esprit appartient à l’Église, de ce fait il doit accepter que n’importe quel supérieur puisse employer des pouvoirs de Voie de l’Âme ou de Psyché à tout moment sur sa conscience. Une enquête peut être déclenchée par tout Orthodoxe du rang de prêtre ou plus - cependant des abus peuvent être dénoncés auprès des autorités.

A noter que l’une des plus grandes craintes de certains membres de la vieille garde (dont l’actuel Patriarche) serait une alliance entre les Pénitents et les Eskatoniques. Tout contact entre ces deux sectes est soigneusement surveillé, et tout Pénitent suspecté de déviance se voit interdit de voyager, détenu à St Paul jusqu’à ce qu’il retrouve un point de vue plus conforme à la pensée orthodoxe.

LES TECHNIQUES DE L’ÂME

La Voie est principalement basée sur le contrôle et la manipulation du mental de l’individu, notamment de ceux dotés de pouvoirs occultes. La spécificité de cette école psychique est gardée soigneusement secrète, restreinte aux Pénitents et à la plus haute hiérarchie de l’Église. Les dirigeants de l’Orthodoxie sont persuadés que l’usage de la Voie et de la Psyché leur permet de conserver le contrôle des Pénitents, et jusqu’à présent rien n’est venu les contredire.

Cependant, les effets de certains pouvoirs sont tels que s’ils devaient jamais devenir communs, l’Église ne pourrait résister à la pression aussi bien des psychomanciens que de ses propres théurges, perdant ainsi tout avantage qu’elle tirait des Pénitents...

"THÉURGIE" DES PÉNITENTS

Article de Foi (N1) Foi + Concentration, temporaire, 1A.

Ce rite permet au Pénitent d’employer des habits sacerdotaux et des saintes reliques afin d’augmenter son trait de Psi, de la même manière qu’un théurge.


Signe des Ténèbres (N2) Foi + Observation, temporaire, 1A.

Le Pénitent peut discerner la présence de pouvoirs néfastes (Hubris, Pulsion, activités démoniaques) qui l’entourent. La fiabilité de l’information dépend du score de PV :

- 1 PV : Détection d’une présence nuisible.
- 2 PV : Capacité à déterminer la force de cette présence.
- 3 PV : Distinction entre l’Hubris, la Pulsion, la Possession démoniaque et l’Obédience (Fealty en VO).
- 4 PV : Détermination de la forme d’Hubris (religion Universaliste, Gjarti, Manja) et d’Obédience.
- 5 PV : Perception des "traces" laissées par la présence en un lieu précis.


Ajustement (N3) Introverti + Force d’âme, prolongé, 1A.

Le Pénitent est libre "d’intervertir" ses caractéristiques mentales, au sein d’une même paire.

Ex : un Pénitent avec 5 en Passion et 2 en Calme pourra obtenir 2 en Passion et 5 en Calme pour toute la durée du rite. Néanmoins, dès que le rite se termine, le psychomancien se sent désorienté et mal à l’aise, ce qui se traduit par un malus de -2 aux jets employant Psi ou une caractéristique mentale.


Joindre la Part des Ténèbres (N4) Ego + Empathie, toucher, temporaire, 1A.

Le Pénitent dispose d’un lien vers la facette cachée d’un occultiste, que ce soit son Hubris, sa Pulsion ou son démon dans le cas d’une possession ou de l’Obédience.

Le nombre de PV détermine l’attitude de cette facette vis-à-vis du Pénitent (quoique les démons restent toujours des démons...). Si avec 1 PV celle-ci reste rude et méprisante, avec 5 PV elle montrera du plaisir à converser. Mais dans tous les cas, cette facette ne cessera jamais d’être le concentré des pires aspects de l’individu, et cherchera toujours à utiliser la discussion dans son propre intérêt. Cependant, elle a également accès au conscient et au subconscient de l’occultiste, donc à toute sa mémoire, et pourra souhaiter partager des bribes de celle-ci si cela peut l’arranger...

NB : dès que ce rite est employé, les pouvoirs obscurs de la cible sont éveillés aussitôt après la fin de la conversation.


Strangulation (N5) Ego + Force d’âme, toucher, prolongé, 1A.

Ce niveau de compétence est primordial, puisque l’Église ne considère un Pénitent employant la Voie de l’Âme que comme réellement efficace à partir de celui-ci.

La strangulation permet au Pénitent de réduire temporairement un trait de la cible, bien que l’Église ne permette un usage qu’à l’encontre de l’Hubris ou de la Pulsion pour ce qui est des traits mentaux. Le trait visé est ainsi réduit d’un niveau par PV, tandis que la Pulsion est neutralisée - en sachant qu’un trait rabaissé à zéro aura fatalement des conséquences assez catastrophiques sur la cible...

NB : la cible dispose automatiquement d’un jet de résistance.


Morcellement (N5) Ego + Concentration, toucher, instantané, 1A.

Ce rite permet au Pénitent de rompre un lien ou une influence sur l’esprit d’une personne, que ce soit un lien psychique, une domination, un commandement inquisitorial, une possession démoniaque, voire une dépendance à une substance. Si ce pouvoir est sans effet face à l’Hubris ou à la Pulsion, les plus bas niveaux d’Obédience peuvent être affectés temporairement.

Pour employer ce rite, le psychomancien doit avoir une vague connaissance du lien, notamment de sa nature (en revanche peu importe la source), et chaque lien doit être tranché à part (une personne affectée par deux liens psychiques et une dépendance au selchakah nécessitera ainsi trois rites).

NB : plus la drogue est puissante, plus le jet sera difficile (ex : le tabac aura une résistance de 8, tandis que celle du selchakah sera de 16). Quant aux liens psychiques, la résistance est déterminée par le jet de son initiateur. A savoir que la cible peut aider le Pénitent ou compliquer sa tâche, en ajoutant sa Foi au jet du Pénitent ou son Ego au jet de résistance.


Catharsis (N6) Foi + Torture, toucher, temporaire, dépend.

En prenant contact avec la part des ténèbres de sa cible, et par le biais de la torture, le Pénitent parvient à éliminer efficacement des niveaux d’Hubris, de Pulsion ou d’Obédience. Durant la torture, la victime doit rester constamment consciente et lucide, sans quoi le rite serait un échec.

Pour chaque PV marqué, le Pénitent consomme deux points d’Anima, cause deux points de blessures et élimine deux niveaux de ténèbres. La victime doit nécessairement être consentante, persuadée ou trompée, mais en aucun cas dominée mentalement par le théurge.

NB : à la longue, un usage répété de ce rite aura fatalement des conséquences néfastes aussi bien pour le Pénitent que le torturé. Le premier finira par voir sa Pulsion augmenter, malgré toute sa bonne volonté, tandis que le second risquera de graves problèmes physiques et psychologiques...


Dévorer le Péché (N7) Foi + Vigueur, toucher, instantané, 1A.

Conçu par Frère Gulo, ce rite permet de réduire l’Hubris, la Pulsion ou l’Obédience d’une cible consentante. Chaque PV obtenu permet de réduire un niveau, tandis que le Pénitent gagne parallèlement un point d’Anima ou de Vitalité. De même sa Pulsion augmente d’un point jusqu’à ce qu’il consume l’énergie gagnée.

NB : des rumeurs prétendent que ce rite pourrait être également employé afin de réduire d’autres caractéristiques. Bien que cela ne soit pas confirmé, l’Église a tout de même affirmé que tout pratiquant de cette nouvelle forme d’Antinomie serait aussitôt mis à mort.


Exploitation (N8) Ego + Force d’âme, temporaire, 1A.

Pour chaque PV obtenu, le Pénitent peut retrancher deux points d’une compétence mentale (y compris de Psi ou de Pulsion) ou d’Anima afin de les ajouter à n’importe quelle compétence, à son Anima ou à sa Vitalité. Un effet secondaire de ce rite est que l’état mental du Pénitent est en bouleversement continuel, de ce fait il est totalement immunisé aux pouvoirs de Psyché ou aux rites de lecture d’aura.

Une fois le rite terminé, les points transférés ne régénèrent par immédiatement : une longue nuit de repos est alors nécessaire.

NB : il est impossible de baisser un trait au-dessous de 1.


Proscription (N9) Foi + Intimidation, temporaire, 1A.

Ce rite crée autour du Pénitent un champ supprimant toute activité de l’obscur, d’un rayon de 2m/PV. A l’intérieur de ce cercle, les niveaux d’Hubris, de Pulsion et d’Obédience tombent à zéro, et tout antinomiste qui souhaiterait employer ses pouvoirs dans le cercle ou y entrer devra d’abord réussir un jet d’Antinomie + Intimidation face à Psi + Intimidation.

NB : l’Interdiction n’a pas la puissance de l’Exorcisme, et dans le cadre d’une possession, le démon qui affecte une personne n’est pas chassé pour autant, simplement neutralisé jusqu’à ce que cesse le rite.



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