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Armures et protections

jeudi 26 mars 2009, par Anne Vétillard

Le problème suivant se posait : comment les antiques armures ont-elles disparu, et à quoi bon s’en servir dans un monde où les armes à feu sont courantes ?

La disparition des armures médiévales n’a pas été provoquée par l’apparition des armes à feu ; sinon, on ne retrouverait pas tous les officiers et nobles en armures durant toute l’époque moderne (cf. les tableaux représentant Richelieu au siège de La Rochelle, Louis XV à Fontenoy, etc.).

On retrouve des armures dans l’armée jusqu’au début du XXe siècle, dans la cavalerie lourde, les cuirassiers entre autres. Même si elle est réduite au plastron et à la dossière, elle reste présente et ce n’est pas pour rien. Ainsi, les cuirassiers napoléoniens formaient l’un des corps les plus craints sur les champs de bataille de leur époque - les armes à feu ont bien joué leur rôle dans la régression du port de l’armure, mais celui-ci n’était pas essentiel.

Cette disparition toute relative de l’armure chez les combattant est due à de nombreux facteurs :

- Le coût : ce n’est pas pour rien que seuls les combattants les plus fortunés (donc les nobles, exclusivement ou presque) pouvaient s’équiper d’une armure complète au Moyen Age.

- Le manque de mobilité : au bout d’un moment, les stratèges ont préféré des soldats mobiles à des soldats protégés - la vie humaine n’a jamais été une denrée de valeur...

- L’entraînement physique nécessaire pour supporter une telle charge : à partir du moment où l’on possède une armée de conscription, il est difficile de disposer de soldats d’un gabarit suffisant.

- Les problèmes de remonte, c’est-à-dire qu’un cavalier doit disposer de plusieurs montures pour espérer être efficace en campagne. Seulement, il est difficile de trouver suffisamment de chevaux de qualité pour tout un régiment, capables de supporter le poids d’un homme en armure.

- L’apparition de l’armée de conscription : plus besoin de combattants d’élite, qui ont pu passer des années d’apprentissage à se servir de leurs armes et à supporter le poids de leurs armures ; on se contente désormais du paysan moyen, plus doué à la charrue qu’à l’épée. On apprend à ce brave paysan à se servir d’un fusil (ça, c’est le réel avantage des armes à feu : l’apprentissage éclair) et on l’envoie au feu sans grande protection (qui serait jugée exagérée par les stratèges).

L’armure est donc réservée à certains corps d’élite et aux officier, mais toujours est-il que son efficacité n’a jamais été remise en cause du fait de l’arrivée des armes à feu : un carreau d’arbalète est tout aussi efficace qu’une balle pour transpercer un plastron.

Là où l’armure a une réelle influence sur l’armement, c’est sur l’évolution des armes blanches : les armes de taille devenant de moins efficace face au « blindage » d’un combattant en harnois complet, les épées ont laissé la place à des armes de pointes, plus légères et maniables, permettant de frapper au défaut de la cuirasse. Les seuls combattants à garder une véritable arme de taille seront les cavaliers : difficile de frapper d’estoc lors d’une charge ! Mais le sabre du soldat napoléonien sera à son tour remplacé par la baïonnette - on se retrouve de nouveau avec une arme d’estoc.



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