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 Fiction

Au festival du Film Fantastique de Bruxelles 2002

Rien que pour vos yeux (2002)

jeudi 1er juillet 2004, par Jean-Pierre Combaluzier, Pitche

Comme chaque année, le Festival du Film Fantastique de Bruxelles offre l’occasion de découvrir quelques films susceptibles de devenir des sources d’inspiration pour des meneurs de jeu épuisés par des joueurs esseulés. La vingtième édition de ce festival (mars 2002), qui s’est tenue en mars dernier, n’a pas failli à la tradition en présentant un plateau varié de films propres à engendrer des scénarios qui tiendront en haleine les joueurs les plus blasés.

Dog Soldiers - (Neil Marshall, 2001)

Une idée toute simple, qu’on croirait destinée à bâcler une sous-production juste digne d’être diffusée en vidéo, est ici montée avec un tel brio que ce film a remporté (cas très rare) à la fois le grand prix et le prix du jury.
Soit une section de soldats britanniques, en manœuvre dans une région très reculée d’Ecosse, assiégée dans une maison isolée de toute autre trace de civilisation par une meute de loups-garous. Fusils mitrailleurs contre crocs et griffes acérés, la partie s’annonce dure et coûteuse pour tous les participants dans cette confrontation qui tient le spectateur en haleine pendant près de deux heures. Les péripéties et les situations extrêmes s’enchaînent à un rythme soutenu dans ce combat au finish où le plus effrayant n’est pas le sang et les tripes qui coulent à flots (mais sans exagérer dans le gore), mais ce qu’on devine et ce qu’on pressent.

Thirteen Ghosts - (Steve Beck, 2001)

Si vous aimez l’horreur contemporaine et les portes qui donnent accès à des créatures qu’il vaudrait mieux ne pas accueillir, ce film est pour vous. L’essentiel de l’intrigue se compose d’une course poursuite somme toute très banale avec de nombreux participants qui se croisent sans cesse, se dispersent et se retrouvent, mais le charme de ce film provient du fait qu’il se déroule dans un décor superbe et même somptueux, une maison où se rejoignent la mécanique conçue par un savant délirant évadé de la Renaissance et une exubérance dans l’usage du verre digne d’un architecte art nouveau.

Dagon - (Stuart Gordon, 2001)

Courir pour survivre, quoi de plus classique dans ce film adapté d’une nouvelle de Lovecraft ? Tel est le sort de ce groupe de touristes débarquant par hasard dans ce petit village de pêcheurs typique par l’architecture et bien particulier par ses habitants. Soit une bande de "David Vincent" face à une tête de pont installée par un comparse de Cthulhu bien envahissant. Ne brillant ni par son jeu d’acteurs ni par ses scènes à répétition, ce film reste incontournable pour les adeptes de Lovecraft.

Ghosts of Mars - (John Carpenter, 2001)

Ce film ne figurera pas parmi les meilleurs de John Carpenter. Il restera dans les mémoires comme un bon film d’action, où un petit groupe de soldats se retrouvent face à des "humains" devenus bien barbares auxquels ils doivent arracher quelques individus restés apparemment vraiment humains, le tout sur une planète Mars ressemblant au désert du Nevada en plus rouge. Sigourney Weaver face à Conan : un choc sanglant.

Inugami - (Masato Haroda, 2001)

Voici un film qui devrait marquer les esprits au Japon, où pullulent les sectes bouddhistes plus ou moins recluses. Un citadin bien occidentalisé comme-il-faut débarque par accident (de roulage) dans un petit village très retiré. Ce village est construit sur une sorte de terre sacrée où vivent des esprits qui décident du devenir des humains. Possessions, malédiction héréditaire et rituels expiatoires sont au menu de ce petit bijou où le fantastique s’installe peu à peu, où les certitudes du rationnel cèdent peu à peu face à la dévotion consentie au surnaturel.

Impostor - (Gary Fleder, 2002)

Si vous avez aimé Total Recall et Blade Runner, autant pour l’action que pour les décors, ne manquez pas celui-ci. Des extra-terrestres (qu’on ne voit jamais sous leur vraie forme) s’infiltrent en prenant la place d’humains dont ils prennent l’apparence et l’identité. Qui est qui ? Humain, extra-terrestre, ou même bombe camouflée ? Telle est la question qui torture le personnage principal, héros déchu suite à la suspicion de ses ex-collègues, qui doit maintenant mener sa propre enquête en-dehors des circuits officiels et soupçonner lui-même ses "congénères".

Faust 5.0 - (Isodorio Ortis, 2001)

Dans cette version du Faust, point de diable à cornes ni d’effets spéciaux cataclysmiques. Simplement un médecin austère, apprécié pour son génie médical, confronté à une sorte de (mauvais) génie désœuvré, un véritable pot de colle organisé à l’extrême capable de tout vous fournir comme vous l’entendez. C’est au spectateur de construire le fantastique, à lui de dire si ce tentateur est bien le diable ou un dilettante.



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